Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Profil

  • SOURIRE
  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...

Texte Libre

Rechercher

Archives

24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:55
Copie-de-DSCF0155c.jpgVOIE DU BOUDDHA C - Lama Wangmo (+ David) 
28/29 février 2004
 
OUVRIR SES FRONTIERES
 
L'évolution normale de l'enseignement, c'est faire au moins 3 VBA, puis 3VBB, puis faire des week-end ou semaines SA-VI avant de faire des VBC qui sont l'entrée dans le Mahayana.
 
Le Mahayana prend racine dans la discipline de l'attention et du calme. Nous sommes moins dans l'égocentrisme où nous n'avons pas peur de nous ouvrir aux autres.
 
Dans la pratique, si nous n'allons pas assez loin, nous ne rencontrerons jamais nos résistances, au plus profond. Des périodes de retraite avec une pratique intensive sont absolument indispensables sur la voie. Miroir. Il faut passer par soi pour aller au-delà de soi. Ouvrir ses frontières. Sortir de notre cocon, de notre bulle, arrêter d'être sur la défensive, par rapport à tout ce qui est autre. Dans la fermeture, on se sent séparé. Dualité. Peur des autres, peur de l'inconnu.
 
Quand, dans la méditation, on revient à l'instant présent, on lâche le contrôle et on découvre une intelligence. Pas de contrôle, pas de résistance. La paix c'est l'absence de résistance. Cela nous apprend à découvrir l'ouverture. Dans l'ouverture, on ne choisit pas ce qui nous convient et on ne rejette pas ce qui ne nous convient pas. Dans l'ouverture, on reste ouvert et accueillant à toutes choses quelles qu'elles soient. Etre simplement un espace d'accueil. (Comme le ciel qui ne choisit pas les oiseaux et ne rejette pas les nuages noirs!!!) La focalisation remplit tout l'espace intérieur. Retrouver l'espace vide où se dissout la fermeture.
 
La détente, l'absence de tension, nous amène à retrouver cet espace occupé par l'attention, la vigilance. Il s'agit d'une ouverture enracinée dans la clarté, dans la "non-fixation". Se rappeler que ce qu'on veut saisir a la nature de l'eau!
 
La véritable protection, c'est de se détendre et de se laisser aller à l'ouverture. Cela peut aller jusqu'au delà de nos limites intérieures et extérieures. L'ouverture, dans le Dharma, se fait par l'éveil du COEUR-ESPRIT. Bodhicitta. L'habitant du Bodhisattva.
 
Me rendre compte que l'expérience que je vis, les autres la vivent aussi. Que nous aspirons tous au bonheur. Le reconnaître, c'est le point de départ de l'ouverture. Nous commençons à nous ouvrir à ceux qu'on aime et progressivement, nous pouvons arriver à nous ouvrir à nos ennemis. Motivation. Envie de dépasser son territoire. Bonne intention et entraînement.
 
Bodhisattva = vacuité et compassion. Armes du héros de la compassion. Non ego = Bodhicitta absolue. Développer Bodhicitta relative = amour et compassion. Les deux ne sont pas séparées. Compréhension claire et lucide et non aveugle. Compréhension sans ego.
 
Attention de ne pas s'installer dans le rôle du pratiquant et développer un ego de pratiquant!!!
 
Intégrer les autres. Tous ceux qui me mettent en colère, qui réveillent en moi l'énervement, les émotions négatives. La paix est à tester en toute situation. Considérez l'autre comme étant aussi important que vous-même. Mettre les autres au centre. Sur le coussin, nous avons changé notre relation à nous-même, il s'agit maintenant de changer notre relation aux autres.
 
La compassion est "sans moi". Compassion par rapport à un être qui souffre. Je suis touché par la réalité de l'autre, sa souffrance, sa condition. La compassion s'éveille comme ça. De cette compassion découle l'envie de comprendre les causes de la souffrance. Le Bodhisattva a la capacité de ressentir la souffrance des êtres.
 
Le Dharma nous explique les causes du bonheur. Examiner ce qui, dans notre vie, nous rend plus heureux.
 
Dans cette ouverture spontanée et bienveillante, nous sommes gentils. Importance de la gentillesse.
 
Etre clair et lucide et voir aussi l'inhumain dans l'humain.
 
DSCF0356.JPGLe Bodhisattva ne désespère jamais. Sa compassion est pour tous, elle rayonne comme le soleil.
 
La souffrance est au-delà de toi et moi. Quand on parle de la souffrance de l'autre, on parle aussi de la sienne.
 
Quand on veut faire plaisir à l'autre pour ne pas le faire souffrir, y mettre de la clarté pour être juste. Examinons comment nous aimons.
 
L'autre n'est pas là pour combler ce qui nous manque. Examiner en nous, à partir d'où nous sommes en relation, à partir du manque? Aimer, c'est accepter l'imperfection de l'autre, ce n'est pas tout lui demander. On se rend compte de la perfection de l'imperfection. On accuse l'autre et c'est la dualité... Je souhaite qu'il soit heureux et qu'il puisse éviter les causes de la souffrance. Ce sont l'amour et la compassion, les deux faces d'une même pièce. L'autre est aussi important que moi, voire plus important! Tout le bonheur vient du souci que j'ai des autres et tout le malheur vient du souci de soi-même. On ne peut être heureux que dans l'ouverture aux autres. Il n'y a pas de bonheur sans bonté. Je ne me sens pas séparé des autres. Sur la base d'une relation saine de ce que je suis. Je ne suis pas dans le souci de l'autre pour fuir ou combler quelque chose en moi. Se soucier aussi de soi. Juste équilibre. Changer son regard.
 
Accueillir toutes les expériences négatives et offrir le meilleur de nous même. Est-ce que j'offre toujours à l'autre le meilleur de moi-même? Notre bon fond? Ce qu'il y a en nous de plus beau, bon, joyeux? J'accepte de prendre tout ce qu'il y a de désagréable. On donne toutes nos vertus, notre bon Karma et on prend le mauvais Karma. Tonglen.
 
Tonglen : accueillir dans l'inspiration, donner dans l'expiration. Pratique alchimique. Transformation des émotions négatives en positives. A pratiquer dans le quotidien. Cela transforme l'énergie des situations.
 
Plus je me détends intérieurement, plus je me détends au niveau du corps et vis versa. Importance fondamentale de la DETENTE.
 
* * * * * * *
 
Comment pouvons-nous aider quelqu'un?
La plus grande aide que nous puissions donner à l'autre, c'est suffisamment d'ESPACE pour qu'il puisse trouver la solution de son problème lui-même.
ECOUTE SPACIEUSE qui n'intervient pas. Un espace où l'autre peut se rencontrer lui-même comme dans un miroir.
 
* * * * * * *
 
Nous mettons en place des résistances pour nous protéger comme dans une tour. Cela engendre la peur. Plus on se protège, plus on a peur.
On donne toute confiance à notre moi pour trier les situations! Dans l'ouverture, on lâche les résistances, les fermetures, tout ce qu'on construit, qu'on rejette. Tomber dans un espace ouvert et lucide, dans le coeur plein de compassion.
Dans l'ouverture nous pouvons nous laisser toucher. Ce que nous craignons le plus, c'est d'être touché, d'être vulnérable. Mais la meilleure protection est la vacuité et la compassion. Marcher dans l'ouvert. Il nous faut du courage. Le courage de s'ouvrir.
 
Un Bodhisattva peut être comme un roi, comme un passeur ou comme un berger. Les autres sont plus important que lui même. (pratiquer Tonglen).
 
Mettre en application les 6 Paramitas.
 
La Générosité.
Donner. Offrir. Sortir de son sentiment de pauvreté. Développer l'attitude du coeur pur, sans l'ego qui embrouille toute l'histoire. Apprendre à se déposséder. Si l'on désire quelque chose, l'offrir aux 3 Joyaux. Cela peut être aussi offrir de son temps, des biens matériels, à ceux qui ont besoin. Offrir de l'enseignement. Voir comment on peut mettre cela en pratique dans notre vie quotidienne. Aller au-delà de nos résistances. Plus on donne, plus on est riche de ses dons. C'est l'ego qui se sent pauvre, qui veut garder. Mais c'est comme vouloir retenir de l'eau dans sa main. Si je suis dans la saisie, je me pose la question: mais qu'est-ce que je veux saisir exactement? J'accepte d'être le perdant dans les situations où je veux gagner. Accorder la victoire aux autres et prendre la défaite sur soi. On découvre que dans la paix, on est toujours gagnant.
 
La Discipline.
Tout mettre en application pour vivre le Dharma. Méditation. Respect de l'éthique. Bonté envers tout vivant. Nous aide à retrouver le bonheur de l'instant et nous sort de notre négligence. (L'absence de négligence c'est savoir revenir à l'instant.) On ne se pose pas la question, on fait sans attendre. Agir. Faire. La discipline n'est pas l'inverse de la liberté mais le chemin qui y mène. Etre dans l'ouverture, ce n'est pas rejeter les autres, cela demande une vigilance intérieure.
 
La Patience.
Le remède à l'impatience, c'est le coussin. L'impatience nous fait tellement faire de bêtises! Il y a beaucoup de sagesse et d'intelligence dans la patience. On voit mieux les choses. Patience, ouverture pleine de bonté (même au supermarché !!)
 
Il n'y a pas de situation à exclure de notre pratique. N'attendons pas et profitons de chaque situation pour pratiquer. Patience aussi pour la pratique. Etre capable de supporter l'inconfort, le mal de jambes... se détendre dans l'instant. Ce qui nous amène à:
L'Effort et l'Energie.
Nous avons toujours beaucoup besoin d'énergie pour la pratique. Pour pratiquer 24h/24. L'énergie que nous mettons dans la méditation et nos pratiques nous donne l'énergie pour notre pratique quotidienne. S'entraîner sur le coussin et faire le lien avec notre expérience quotidienne. Le coussin est notre véhicule qui nous emmène vers la libération!!!
 
La Méditation.
Qualité qui développe un vécu au-delà de l'ego. Assise et dans l'action. Présence à l'instant. Lâcher les fixations. Grâce à la méditation, nous pouvons développer:
 
L'Intelligence.
Des choses telles qu'elles sont. Vides d'entités, vide de soi.
 
Les Paramitas sont là pour voir ce qu'on met en oeuvre dans notre vie quotidienne. Que vais-je mettre en application? Comment vais-je intégrer la pratique en dehors de Karma Ling?
 
* * * * * * *
 
TONGLENCopie--2--de-DSCF0159b.jpg
 
Cette pratique ne doit pas rester mentale. Pour toucher et éveiller son coeur- esprit, nous devons prendre un support. Nous prenons une personne pour qui nous avons le plus de gratitude et de reconnaissance (en principe notre mère). Reconnaissance pour tout ce qu'elle nous a donné sans attente et ressentir que nous sommes nous-mêmes la mère de tous les êtres. Nous sommes capables de cet amour éveillé, sans condition, pour tous les êtres. Avant de prendre les souffrances des autres, prendre les nôtres. Les nommer = douleur physique, difficulté actuelle. Accueillir les problèmes et les laisser se dissoudre dans l'expérience. Transformation. Mouvement fluide. On peut visualiser: une fumée noire pour les difficultés (inspiration), fumée blanche pour ce qu'on donne (expiration). Commencer par pratiquer SA-VI. Se détendre. Puis évoquer l'image de notre mère, ce qui touche notre point sensible, notre vulnérabilité et sentir que c'est là notre force. Nous pouvons donner à tous les êtres.
 
On commence par soi-même, puis on prend quelqu'un que l'on aime, puis, petit à petit, on étend à notre environnement et puis à ceux qui nous sont moins proches jusqu'à nos ennemis. Rester ouvert à l'émotion qui arrive.
 
On rencontre des résistances en nous. On cesse de penser que les ennemis sont en dehors de nous mais on comprend qu'ils sont à l'intérieur de nous. Tonglen, c'est être touché en plein coeur. Le Bodhisattva est heureux de se laisser toucher.
 
Toujours pratiquer les 4 points :
 
OUVERTURE
POINT SENSIBLE - ETRE TOUCHE
COMMENCER LA PRATIQUE PAR SOI-MEME
ETENDRE LA PRATIQUE A TOUS LES AUTRES.
 
Faire quelques minutes de Tonglen au début de votre pratique SA-VI.
Dans la vie de tous les jours, accueillir toute situation difficile et offrir du bon. (Pratiquer Tonglen en situation.)
Garder le lien avec notre Bonté Fondamentale dans notre vie quotidienne.
Rien n'est jamais acquis. Nous devons pratiquer du début du chemin à la fin.
Se rappeler que toute situation peut nous amener à l'éveil.
La visualisation nous aide. Fumée noire (inspiration).Fumée blanche (expiration). Mais il s'agit plus d'un ressenti. L'expérience du coeur. La pratique ne doit pas rester mentale.
Nous ne sommes pas séparés les uns des autres. Pour tous les êtres en souffrance, ceux qui souffrent des guerres, de la torture... nous pouvons accueillir leurs souffrances et pratiquer Tonglen. Leur offrir nos souhaits les meilleurs...
 
* * * * * * *
 
Comment aider les autres?
D'abord, s'aider soi-même. Notre désir d'aider ne doit pas être intrusif. Respect de l'espace entre moi et l'autre. Ecouter la souffrance de l'autre. Si la personne nous demande des conseils, on peut lui en donner mais c'est à elle de remédier à sa souffrance. On peut aussi voir que derrière sa souffrance, il y a les racines même de la souffrance. Offrir la générosité de notre présence et un espace où l'autre puisse trouver les remèdes à sa souffrance. Reconnaître parfois qu'on ne peut pas aider. On peut faire confiance. Me poser la question: où est-ce que je me situe dans la situation? La compassion, ce n'est pas résoudre les problèmes à la place de l'autre. Résolvons d'abord les nôtres.
 
 
 
L'autre n'est pas là pour combler ce qui nous manque, alors il est là pourquoi?
L'autre nous fait don de sa présence, on l'oublie trop souvent! Accueillir les autres personnes avec cette reconnaissance du don qu'elles nous font. Cela met de l'espace dans la relation et dans cet espace, l'autre peut être pleinement ce qu'il est. C'est la générosité de l'autre d'être là. Etre vigilant quand on est dans l'attente de l'autre. L'autre est libre d'être là où de ne pas y être. Etre dans une relation avec l'autre de "non-ego" à "non-ego". De Tchenrezi à Tchenrezi.
Quand on se sent accueilli dans un espace suffisant, on peut donner le meilleur de nous-même. On prend conscience de ce que peut apporter à l'autre une attention ouverte qui vient du coeur. Voir l'espace qui est autour des choses. Espace autour de l'arbre, autour de l'autre. Dé focaliser son regard. Ouvrir son regard. La source des ennuis, vient de la focalisation. Je ne permets pas aux autres de changer car je les vois toujours de la même façon. Voir que l'autre apparaît dans cet espace. Un vrai regard n'est pas un regard. Un regard peut être juge. Regarder sans regarder. Dans ce regard, l'autre ne se sent pas pris. Entrer dans une vision sacrée, sans a priori, sans fixation. Attitude de reconnaissance et de gratitude vis à vis de l'autre. Merci à l'autre d'être là.
 
Névroses?
Nos difficultés sont le terreau de l'éveil. C'est avec nos névroses que nous allons travailler. Toute la voie nous aide à travailler avec cela. Il y a nos névroses mais il y a aussi notre bonté fondamentale. Un esprit = 2 états. C'est dans ma façon d'entrer en relation avec les émotions que je pourrai les transformer en liberté. Ce qui fait la névrose, c'est la saisie. (5 énergies: côté sain et côté névrotique).
 
Voir l'ouverture où la relation va être possible. Ne pas se focaliser sur la personne et rester spacieux. Là où il y a un vide de fixation, il y a une plénitude.
On peut faire cette expérience de l'espace en méditant sur le ciel. Vous vous laissez être le ciel. La pratique nous permet d'élargir notre vision. Apprendre à voir l'infini... Laissez vous regarder par la neige, par la fleur.
 DSCF0322b.jpg
 
 
MAXIME :
 
CHANGE TON ATTITUDE SUR PLACE.
 
Partager cet article
Repost0

commentaires