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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:57

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VOIE DU BOUDDHA B - Lama Wangmo - 29-30 mai 2004
 
DEVELOPPER SES QUALITES
 
Pourquoi êtes-vous là?
Pour me réveiller... Pour devenir moi-même... Pour m'ouvrir aux autres...
Etre soi-même c'est être débarrassé du "petit moi".
En fait, nous vivons en ayant peur de vivre.
Etre capable d'un contact direct avec les choses. Etre dans l'énergie des situations. Apprendre à se détendre, à se relaxer dans les situations. Aller vers une vie de qualité, plus heureuse. Nous avons l'intuition que c'est possible.
 
Nous sommes dans un état de mal-être. En tout vivant, il y a une graine qui est une aspiration au bonheur, à une vie de qualité. Il faut arroser régulièrement ses qualités, en prendre soin, les faire grandir. Mais il faut les reconnaître d'abord. On est souvent dans une situation confuse, brouillée, pas claire (comme un bocal avec de l'eau boueuse. Avec une pépite d'or qu'on ne peut pas voir).
 
C'est la représentation des choses qui nous fait mal et non les choses elles-mêmes.
 
(Faire attention à ne pas engranger en nous des empreintes fortes).
 
Pour voir la pépite, il nous faut changer de regard. Lâcher prise c'est amener une ouverture alors qu'on était fixé sur un phénomène. (Garder la main ouverte au lieu de la main fermée). Lâcher prise dans notre vie quotidienne. Si le bocal agité que nous sommes se pose, on se rend compte que, naturellement, la boue se dépose au fond et qu'on peut voir la nature claire de l'eau et la pépite. Nous n'avons pas à rejeter la boue car la pépite est à l'intérieur. KL005B.jpg
 
Pratique de la méditation = façon d'y voir clair = retrait de l'agitation. C'est là qu'on peut contacter ses qualités.
 
Prendre conscience des qualités en nous c'est faire confiance en ses qualités. Développer ses qualités et purifier toutes les négativités qui sont en nous. Prendre soin des bonnes graines en nous et les faire fructifier. Etre attentif. Faire attention à ne pas ensemencer de mauvaises graines.
 
D'autres, avant nous, on pu, grâce à ce potentiel, le faire fructifier et le mener à terme. C'est une grande inspiration pour nous. Lire les biographies des maîtres, c'est essentiel.
 
Nous avons tendance à oublier que nous avons ces qualités. Il est nécessaire de s'entraîner. Nous avons à nous éduquer en permanence. Considérer que le bonheur est un art. Nous sommes des apprentis sages !!! La voie est comme un tuteur pour une plante. La voie nous aide à reconnaître nos qualités, à les développer.
Voir quelles sont les qualités qui sont là dans un moment de bonheur. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre ce qu'on a à faire. Regarder les causes de ce moment de bonheur. C'est une façon d'y voir clair. Qu'est-ce qui a fait que j'ai vécu ce moment de bonheur? J'était dans un moment d'ouverture? de bienveillance?
 
On choisit de voir la pépite derrière la boue plutôt que de toujours regarder l'esprit confus et agité. Un bouddhiste, c'est quelqu'un qui regarde à l'intérieur. Il verra ensuite qu'il n'y a ni intérieur ni extérieur, mais c'est le point de départ.
 
Si on patauge dans notre boue intérieure, on ne voit pas la beauté extérieure. Il est très important d'aller vérifier dans l'expérience, les moments heureux. Comment on l'a quitté? Qu'est-ce qui a précédé? etc...
 
(L'idée qu'on existe séparément = souffrance.)
 
Aller au-delà des pensées qui nous enferment. Lâcher prise sur tout ce qu'on solidifie. La vie nous fait voir les choses. La méditation nous apprend à ne pas s'identifier à nos pensées. Nous pouvons nous détendre dans notre vraie nature, nous pouvons nous détendre dans notre espace intérieur. On peut se vivre d'une façon plus fluide, plus ouverte.
 
L'ego est un processus de solidification. Regardez vos croyances. Les croyances que vous élaborez. Nous n'expérimentons que ce que nous croyons. Nos croyances font qu'on a une certaine attitude envers le monde.
 
Quelles sont les causes du bonheur? Qu'est-ce qui fait qu'il y a du bonheur en ce moment alors qu'il n'y a pas de causes extérieures? Examinez aussi les causes de la souffrance. (Intérieurement, je me laisse prendre, enfermer par mes pensées négatives). Examiner les émotions qui ont amené un certain état de malaise, de mal-être, qui va soit imploser, soit exploser. Il y a des étapes. Je peux agir à chaque étape. Je peux faire un effort pour passer de l'autre côté. D'où le développement de la vigilance. C'est le coeur de la méditation. Nous avons un outil très précieux qui est la vigilance. Le bon chemin c'est la bienveillance, la douceur, le pardon, la paix, être sans jugement. L'état dans lequel je suis va conditionner ma vie, mes relations avec les autres. Rechercher les causes profondes au delà des apparences. Il ne s'agit pas d'intervenir sur les apparences. C'est l'état intérieur de la personne qui conditionne son action et peut-on changer l'état intérieur de la personne? Quelles sont les véritables causes? se méfier de nos jugements... Nous avons tellement d'a-priori, il ne faut pas le nier, il faut le voir. Restent les apparences. Par rapport à la personne. Voir comment nos jugements nous enferment. Comment nous excluons de notre environnement un certain nombre de possibilités. Manque d'ouverture. Peur de vivre, peur de l'inconnu. Trop de sécurité = mort.
 
La vie n'est pas confortable! On est toujours dérangés! Tout ce qui nous arrive, c'est la vie. On vit comme si tout nous dérangeait. On voudrait être tranquille! En fait, on voudrait être mort!!! Trop de sécurité = mort. On est comme une aiguille dans l'eau.
 
Quand on commence à accueillir l'inconfort de la vie, on voit qu'on est comme du sel dans l'eau. On peut se détendre. Jusqu'à réaliser qu'on est de l'eau dans de l'eau. Pas de résistance, pas de limites, pas de séparation... Se laisser traverser par la vie. Lâcher le besoin de sécurité et de confort. Mais on fuit, on se protège de la vie. Le Dharma, c'est faire tomber cela. Lâchez vos fantasmes, vos souvenirs. Acceptez la douleur émotionnelle. Acceptez ... Acceptation avec une compréhension profonde, c'est le vrai chemin vers le bonheur, il n'y en a pas d'autre. (Si je résiste, c'est que je n'ai pas compris).
 
Comprendre dans l'expérience = très important.
Développer sa vigilance. Faire le lien avec sa propre vie.
Expérimenter nos qualités = méditation = apprentissage.
 
Pour sortir de nos schémas, de notre disque rayé, il faut faire un saut dans le vide. Il faut apprendre à lâcher. Sur le coussin.
 
Faire confiance dans le potentiel qui est en nous. Nos schémas reviennent tout au long de notre vie. C'est à chaque instant qu'on peut lâcher et il nous faut développer la capacité à revenir à notre état spacieux dans notre vie quotidienne.
 
Il n'y a pas de bonheur sans paix intérieure. C'est la base. C'est Samatha. Entrer en contact avec la pensée, dans la douceur, dans la bienveillance, sans la saisir. Nous ignorons que nous sommes l'océan et non pas seulement la vague. Espace intérieur sans habitant! Il n'y a pas de penseur derrière la pensée. Ce sont les pensées qui créent le penseur. Garder l'esprit ouvert. Etre vigilant à laisser l'esprit ouvert.
 
Les koans sollicitent notre intelligence profonde. Quelque chose en nous comprend.
Koan = Observer encore et encore l'esprit inobservable.
 
C'est l'esprit qui nous permet de réaliser l'enseignement. Pratique de la médication, pratique de la paix. Nous avons vraiment besoin de faire une pause. Avant de parler = pause. Moment de recueillement. Moment de vigilance intérieure. On ne se précipite pas dans l'action, mais on prend le temps de se poser, de s'enraciner dans l'instant. Revenir à la base.
 
L'esprit rentre chez lui dans la respiration. Revenir à l'instant. Lâcher ce qui nous rend absent pour devenir réellement présent. Je peut être là sans "moi". Sans cette fabrication de mon "moi illusoire".
 
DSCF1825.JPGCOMPRENDRE - EXPERIMENTER - INTEGRER.
 
(Intégrer dans notre vie quotidienne).
 
Trouver tous les moyens pour que le quotidien soit un entraînement de micro pratique.
On s'arrête et on se demande : où suis-je?
(Importance de se faire des rappels).
Abandonner le discours intérieur. Les pensées alimentent les pensées. Si on apprend à lâcher les pensées, l'énergie se transforme. Dans une émotion, garder le contact avec la sensation. Aller s'asseoir et entrer en contact avec ce qu'on ressent. Un refoulement n'est pas la solution mais un défoulement non plus! L'accepter en tant que tel. Sentir que c'est une énergie, qu'on peut la garder, car elle est neutre. Apprendre à laisser passer les pensées en restant en contact avec l'énergie de l'émotion. C'est "moi" qui est touché dans la situation. Alors devenir plus fluide. Soyons patients et non dans l'attente de résultats. Lâcher les attentes, les résultats... Soyons dans l'in-espoir. Soyons détendus vis à vis de la pratique. Bien faire ce que nous avons à faire au moment où nous le faisons est facteur de paix et de joie.
Entrer en amitié inconditionnelle avec ce qui se présente.
 
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Questions
 
Comment sortir de la torpeur dans la méditation?
La torpeur est à vivre telle qu'elle est et elle disparaît car il n'y a personne pour s'en saisir. Tenter l'expérience. La représentation qu'on en a nous empêche de la vivre. Mais si on lâche sa représentation, on accueille la torpeur et on s'aperçoit qu'on sort de la torpeur. Parce qu'en nous nous avons la vigilance. Et s'il y a 20 minutes de torpeur, c'est très bien! C'est une bonne méditation! On expérimente ce qu'il y a, avec patience et sans jugement. Et on s'éclaircit petit à petit... On peut faire confiance...
 
Importance de la notion d'apprenti. Nous n'y arriverons pas en une fois. On peut se détendre et faire confiance. (Quand on oublie quelque chose, si c'est nécessaire, cela nous reviendra - confiance!)
 
Accepter le moment de la méditation comme un moment où l'on ne saisit rien. Tout le bric à brac qu'on a dans la tête se purifie dans la méditation. Cela fait de la place dans l'espace de la méditation. On le laisse se dissoudre dans l'espace. On ressent plus de clarté.
 
* * *
 
Lucidité et bienveillance envers soi-même mais sans jugement = point de départ = fait surgir la compassion qui vient du bon fond.
 
On peut juste offrir à l'autre un espace pour qu'il ait envie de changer lui-même. On peut juste semer une graine pour que, peut-être plus tard, il se mette à changer. Dire aux autres ce qu'ils doivent faire est une agression.
 
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 Confiance et changement de regard. Lâcher prise = changement de regard. On voit le monde différemment. Ce n'est pas quelque chose de passif mais nous permet d'avoir un autre regard. Lâcher prise = ressource essentielle. (L'absolu est aussi dans ma noirceur!) Cela se cultive. Essayez. Faites en l'expérience dans votre vie quotidienne.
 
Apprendre à tourner notre regard à l'intérieur. Se poser. Nous voyons les mécanismes dans lesquels nous fonctionnons, nos croyances.
 
Croyance que nous existons réellement + croyance qu'il faut se protéger, que le monde est hostile, par ex. Ces croyances nous empêchent d'entrer en relation directe avec ce qui est, avec l'énergie de la vie. La vie, c'est toutes les situations inconnues, l'énergie des choses qui peuvent nous faire peur. Accepter d'être là avec ce qui est. Cela demande du courage. Ce qui nous encombre, c'est "moi". Cela nous empêche de nous ouvrir. (le "moi" = conditionnement mental, mécanisme).
 
Que signifie être dans la présence ou être présent? Cela veut dire disponible, ouvert, en amitié inconditionnelle avec ce qui est. Rester avec ce qui est, y compris l'inconfort, la douleur émotionnelle. C'est être dans cette fluidité. Même si on fait des projets, on a la disponibilité nécessaire pour les changer si nécessaire. Ce n'est pas une indifférence ni une insensibilité. Les pensées nous encombrent. Ne pas s'y accrocher. Il faut beaucoup de patience. Détermination et patience. Etre déterminé à ne pas fuir.
 
Attention au ouistiti qu'est notre esprit qui nous entraîne à ne pas pratiquer. Remettre notre esprit chez lui alors qu'il veut toujours courir devant soi (comme un petit chiot qu'on remettrait délicatement dans son panier à chaque fois qu'il en sortirait, avec beaucoup de douceur et de patience).
 
Sentir en vous où vous êtes. Etes-vous dans une émotion qui va guider votre action, vos paroles ou êtes-vous dans une disponibilité intérieure qui vous permet d'accueillir ce qui vient? Où suis-je? Est-ce que je peux changer de regard? Est-ce que je peux recontacter la confiance? Les qualités sont là. Je peux les contacter. Quand j'ai été entraînée et que ça s'est tricoté tout seul, je peux détricoter la situation en faisant appel à mes qualités.
 
Les formes de notre vie sont fluides, c'est nous qui les solidifions. Puisqu'on les refuse. Nous ne les intégrons pas. La méditation nous montre que nous sommes prisonniers de tout ce qu'on solidifie.
 
Tout est la pratique. Au sein même de là où nous sommes, c'est là qu'il faut nous éveiller. On sent le quotidien comme quelque chose qui nous empêche mais c'est une résistance. Il ne s'agit pas de nous libérer de notre quotidien mais de se libérer de "soi". La vie est toujours inconfort. Je suis engagée. Rester avec. Laisser être ce qui est. Ne pas partir dans l'agitation pour oublier. Trouver le souffle d'air en vous-même. Dans la méditation. Tous les moments sont à pratiquer. Les moments de pause sont nécessaires. Pause intérieure. Paix intérieure. Détermination. Patience. Et non attente. In-espoir. Ce qui va nous rendre le plus naturel, c'est l'absence d'attente. L'attente espère. La non attente ne signifie pas l'absence d'action. Faire bien ce que l'on a à faire sans se soucier des fruits de l'action. On ne s'en saisit pas. On ne s'encombre pas. Simplifier. Se désencombrer = sens de la voie, sens du remède. Remède qui dissout tout ce qui l'obscurcit.
 
Développer ses qualités, c'est déjà savoir qu'on les a en nous. Ôter les voiles. Purifier l'esprit. Voiles de l'ignorance, de la dualité, du Karma, des passions... Laisser les qualités déjà là rayonner et en prendre soin. S'entraîner à les retrouver, à les amplifier. S'entraîner à mieux aimer. Soi et les autres. Développer la compassion. S'entraîner au bonheur. C'est un art à développer pour devenir de véritables êtres humains. Ou nous cultivons les mauvaises graines qui mènent à plus de souffrance ou nous cultivons les bonnes graines qui mènent à plus de paix intérieure et de bonheur. D'où discipline. Engagement qui nous amène à prendre le chemin de la liberté.
 
Le refuge, c'est prendre la bonne direction pour rentrer chez soi. Ce n'est pas une dépendance. On est plein de souffrance et on désire retrouver notre terre natale, notre terre sacrée, au-delà de l'ego.
 
Rigueur et douceur à la fois.
 
Comment faire pour que nous puissions pratiquer au quotidien? Que le lien continue. Dans la vie quotidienne, on se sent souvent isolé. Il est difficile de pratiquer. Il nous faut nous entraider, lire des textes qui nous inspirent, instaurer une pratique assise régulière chez soi.
 
Nous avons une partie de nous même qui veut pratiquer et une partie qui fait de la résistance. Alors, la première dit à l'autre : "parle, parle, ce soir je médite"... Arriver à se dépasser, c'est une discipline. On se sent toujours faible mais on peut se dépasser. Trouver le juste milieu entre le laxisme et la rigidité.
 
La paix va avec la joie. Il n'y a pas de paix sans joie.
 
Savoir être heureux des petites choses, savoir être heureux des petits bonheurs. Vous gagnez en simplicité et en sagesse quand vous savez vous réjouir des petites choses. Il y a un espace qui s'ouvre. Vous prenez soin des choses. Votre quotidien devient aussi sacré. Faire toutes les choses comme des choses sacrées. Ne pas agresser les choses, les autres. Tout peut être agressivité. Dans notre regard, dans notre voix. Comment parlons nous à nos proches? Quel est notre ton? Ou ma façon d'approcher l'autre crée-t-elle une ouverture? On vit notre vie comme des inconscients permanents. Vigilance à comment nous entrons en relation avec les choses, les êtres. L'ego est fondamentalement agressif.
 
Discipline = regarder dans notre vie quotidienne comment nous instaurons un espace de paix, d'ouverture, pour les autres. Ou sommes-nous en train de saisir ou de manipuler? Travailler à chaque instant. J'étais en train de saisir cela. Pause. Inspiration. Lâcher. Se rappeler.
Actes sains = santé. Actes malsains = souffrance.
On a besoin de rappels. Extérieurs d'abord et qui deviennent fondamentalement intérieurs.
 
Plus on développe l'assise, plus on développe notre générosité naturelle. Les actes sont aussi là pour qu'on se rende compte comment on fonctionne.
 
Soyons honnête envers nous-même. Envers ce que l'on est. Envers nos faiblesses, nos qualités. Enlever nos masques. Cela simplifie la vie. On est souvent surpris du résultat. On est très bien accueillis quand on dit la vérité.
 
L'autre est un autre moi même. C'est le fondement de la discipline, de l'étique.
 
Imaginer qu'on offre ce que l'on désire. Transformer nos désirs en offrandes. (S'il y a quelque chose qu'on désire fortement et qu'on ne peut pas obtenir, s'imaginer qu'on l'offre à quelqu'un qui en est très heureux). Renoncer à ses désirs, ce n'est pas être frustrés! Un frustré ne fera jamais un éveillé! Ne pas confondre le renoncement et la frustration! Se réjouir du bonheur des autres.
 
Le bonheur ne va pas sans la bonté. Le bonheur s'est aussi prendre soin des autres. Ce n'est pas un bonheur purement individualiste. Ouverture aux autres.
 
Ce qui sous-tend cette discipline, cette étique, c'est l'empathie. Etre capable de ressentir ce que l'autre ressent. Ne pas se sentir séparé. Etre conscient de la souffrance de l'autre...
 
Nous sommes renvoyés à l'intelligence de la situation. La discipline, ce n'est pas un dogme à appliquer. Voir notre état d'esprit, c'est ce qui compte.
 
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QUESTIONS
 
Comment reconnaître le vrai bonheur?
Le vrai bonheur est indépendant des conditions. Pour le reconnaître, se demander : est-ce que mon état intérieur fluctue avec les conditions extérieures?
Etat qui se réjouit de tout ce qui est. Le vrai bonheur est relié à la paix. Savoir goûter les moments tels quels et accepter ces moments, sans les saisir. C'est simple. Apprécier ce qui est là, ce que nous vivons. Etre heureux où nous sommes, avec les personnes qui sont avec nous.
 
* * *
 
Quelle action pouvons-nous entreprendre dans une situation agressive? (Un père qui giffle son enfant devant nous, par ex).
Quand on est pratiquant du Dharma, on ne peut pas se laisser aller à son impulsivité. On peut essayer d'appréhender l'ensemble de la situation, les interactions plus vastes. Mais personne ne peut vous dire ce qu'il faut faire. Le Dharma n'est pas une baguette magique. Nous sommes à nouveau renvoyés à notre intelligence. Faire confiance à cette intelligence.
Dans notre intervention, il doit toujours y avoir le respect de la personne et de l'ensemble de la situation. Se demander : va-t-elle engendrer plus de douleur ou plus de paix?
Se rappeler que de ne pas intervenir peut être une action juste. On peut aussi faire Tonglen et souhaiter que ces êtres se libèrent de la souffrance.
 
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Comment prendre soin de ses qualités pour les faire grandir?
Les arroser souvent! Avec la discipline, une pratique régulière. S'aider avec le Dharma, le Sangha, les livres. Regarder ce qu'il a d'inspirant chez les autres. Les belles personnes qui nous aident à faire grandir nos qualités. Ne jamais oublier de regarder la beauté des choses. La compassion, c'est voir la souffrance mais aussi voir la beauté du monde. Et de cette beauté, nous pouvons nous réjouir. Beau silence, belle présence, apprécier ce qui est. Qu'est-ce que j'ai vu de beau aujourd'hui? Dont je peux témoigner? C'est une ressource pour faire vivre ses qualités.
 
* * *
 
Comment savoir si je progresse dans ma pratique?
En se rendant compte que notre horizon est plus vaste qu'avant. Il y a une ouverture, une perspective plus vaste. On vit dans un monde plus ouvert. C'est moins étouffant. Il y a de l'air qui entre dans notre vie. Qu'est-ce que je veux changer? Qu'est-ce que je veux réellement transformer en moi? Ca commence par l'acceptation. Ce n'est pas tant dans un changement spectaculaire mais dans la capacité à faire intervenir la pratique dans ma vie de tous les jours.
 
* * *
 
Comment être heureux, trouver la paix, avec tout ce qui se passe dans le monde?
La paix est déjà là. Instaurons en nous la paix. Si on désespère du monde, on ne pourra rien faire! Si nous avons tous les moyens pour pratiquer et si nous ne le faisons pas, nous faisons du tort aux autres. La paix est une action. Si de plus en plus de monde pouvait l'amener dans sa vie, le monde se porterait mieux. Le monde, c'est nous. Ce qu'on fait pour soi, on le fait aussi pour les autres. Nous avons cette responsabilité. La pratique est une action de paix. Pratiquer pour les autres, pour la souffrance du monde.
 
* * *
Je ressens un sentiment de gratitude.
Oui, cette vie est un don. Savoir recevoir, accueillir, se réjouir de ce qui nous est donné.
 
* * *
 
 
Voir le film NEMO de Walt Disney - il y a pleins de belles choses dedans!
 
PRENDRE SOIN, C'EST ÊTRE ATTENTIF.
 
Quand on est présent et attentif, le monde est toujours important. La personne qui se trouve là, avec nous, à cet instant, ou n'importe quelle situation qui est là, est la plus importante à vivre à cet instant. Si je fais la vaisselle, c'est l'action la plus importante de ce moment, c'est l'action la plus belle de ce moment. Vivons ouverts. Sacraliser chaque instant de notre vie par la présence à l'instant. Dès que je suis présent à l'instant, je marche sur une terre sacrée. Si je suis distrait, je suis dans le samsara.
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commentaires

W
tu connais lama Wangmo ? witney
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