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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 13:17
Interview III
Info Reiki
 
Cette troisième interview fut réalisée pour la revue Suisse Info Reiki à laquelle Patrice Gros collabora plusieurs années. Celle-ci fut publiée dans le numéro 7 de mai 1998 traitant du thème «maître et maîtrise».
 
Pourquoi avez-vous décidé de devenir un enseignant de Reiki et comment avez-vous vécu cette étape ? Racontez-nous l’histoire de votre initiation...
En fait, l’ai-je vraiment décidé ?! N’y a-t-il pas parfois quelque chose en nous ou dans l’Univers qui décide à notre place, au-delà de nos intentions et de notre ego relatif ? Il y a eu pour ma part tout un concours de circonstances qui a fait que je suis devenu enseignant en Reiki-Usui traditionnel. J’ai eu principalement deux formateurs : la première personne, Jane Cherrington, est un être que je considère comme une grande dame dans le monde du Reiki. Un exemple d'honnêteté, d’intégrité et de respect pour la forme traditionnelle du Reiki transmis en occident par Madame Takata. Elle était d’ailleurs membre et responsable de l’Alliance-Reiki pour la France. Elle nous a malheureusement quittés en juillet 1997. C’est d’elle que je reçus mes deux premiers degrés du Reiki, respectivement en mai et octobre 1988. J’ai rencontré par la suite Don Alexander, un enseignant d’envergure internationale, respecté et reconnu, et par Phyllis Furumoto et par la majorité des maîtres en Reiki à travers le monde, quelles que soient les obédiences. C’est un être à part, hors du commun, d’une très grande spiritualité et sincérité également. Il fut moine pendant dix ans en Thaïlande. Don est très versé dans la culture et la philosophie bouddhiste ainsi que dans les pratiques de méditations, qui constituent en fait l’arrière-fond spirituel du Reiki. Cela a donc trouvé tout naturellement une certaine résonance en moi quand je l’ai rencontré, puisque j’étais bouddhiste depuis de nombreuses années. J’ai par conséquent participé à la quasi-totalité des stages qu’il animait en France et ce fut pour moi comme une deuxième naissance dans le Reiki. Chacune de ses paroles, chacune des explications données et des initiations reçues devenaient une nouvelle source d’inspiration. Une fois, en présence d’amis, je me suis surpris à dire : Si un jour, je deviens maître en Reiki, ce sera avec Don et pas un autre, dusse ai-je attendre de nombreuses années pour cela (car à l’époque, je ne me sentais pas du tout prêt, ou croyais ne pas l’être). Par contre, je désirais vraiment poursuivre mon chemin spirituel et mon évolution dans la voie du Reiki, mais plus que la “maîtrise” en elle-même, ce qui me semblait réellement important, c’était de la recevoir de Don et de poursuivre le travail avec lui. Je ne pensais pas à l’époque en termes de donner l’enseignement du Reiki. Je voyais plutôt cela comme une progression dans une voie de guérison spirituelle, et dans ma vie tout court. Puis, un concours de circonstances a fait que Don allait revenir une nouvelle fois en France pour animer des stages de Reiki et former également un tout petit groupe de personnes au niveau de la maîtrise. Une amie commune lui avait dit aussi que je tenais absolument faire celle-ci avec lui, et en entendant cela, il n’en a pas été du tout surpris. Il a même rajouté : “Ah vraiment ? C’est bien !”. Je sais par ailleurs qu’il m’appréciait beaucoup. Lorsque j’avais dit effectivement “qu’un jour” je voudrais être maître de Reiki, je ne pensais pas que cela allait être si rapide dans le temps, car je n’en avais ni les moyens financiers et encore moins la possibilité de me rendre aux États-Unis, comme cela aurait dû être le cas au départ. Mais puisque cela se passait en France et, qui plus est, tout près de chez moi, avec le fait d’être accepté par quelqu’un envers qui je n’avais pas encore officialisé la demande, alors je lui ai écrit une requête en bonne et de la forme ! Il a longuement tardé à me répondre et il a aussi beaucoup médité avant de le faire afin d’être vraiment sûr, pour me dire finalement que je devais patienter encore un peu ! C’était l’épreuve finale du lâcher prise. Il n’avait pas dit que je n’étais pas prêt, il n’avait pas dit non plus qu’il ne l’était pas, il avait juste signifié que les “circonstances” n’étaient pas complètement appropriées et qu’il fallait attendre un peu que les harmonieuses interdépendances se mettent en place ! Ce qui fut finalement le cas un mois plus tard. C’est ainsi que je fus initié (je pourrais dire, à travers l’expérience qui fut la mienne, intronisé, car j’ai vécu cette initiation comme un véritable baptême et un profond sacrement) à la maîtrise du Reiki, un mercredi du mois de novembre 1990. Ce fut une semaine particulièrement intense, inoubliable, telle que je vivais mes propres retraites de méditation bouddhiste Tibétaine. Nous avons reçu un enseignement extrêmement approfondi sur chacun des quatre symboles traditionnels d’Usui et nous avons pratiqué également de nombreuses méditations en relation avec eux. Nous avons bien sûr appris toutes les procédures d’initiations des premiers, deuxième et troisième degrés (degré de maître) du Reiki, et aussi pratiqué de nombreux exercices. Nous nous sommes mutuellement initiés, à tous les degrés, et dés la fin de cette semaine, Don nous a aussi demandé de l’assister dans un stage de second degré et d’initier avec lui. Quel honneur ! Ce fut un apprentissage riche d’expériences, de bénédictions et j’éprouve un profond respect pour Don que je continue de rencontrer au moins une à deux fois par an. Je dois cependant compléter ceci en affirmant que mes treize années de pratiques bouddhistes m’avaient considérablement aidé dans l’accession à ce niveau de maîtrise, car je ne peux absolument pas dissocier le Reiki de ses origines ni de ses objectifs spirituels. Le Reiki est une expérience sacrée et c’est ce que j’ai profondément ressenti dans chacune de mes rencontres avec Don et dans ce que je suis amené à partager maintenant avec de nombreuses personnes.
 
Comment concevez-vous la maîtrise de Reiki ? À quoi sert-elle et à qui sert-elle ? À quoi s’engage-t-on lorsqu’on reçoit l’initiation de maître ? Quelles sont les relations entre le maître et les élèves ?
Un initiateur en Reiki est un être perfectible, au même titre qu’un autre être humain. Il n’est ni mieux, ni moins bien qu’un autre individu. Il est en chemin comme tout le monde et il n’est pas un saint ni un être réalisé. Le maître Reiki est une personne qui doit avoir, je le lui souhaite, la maîtrise de son art et de ce qu’il enseigne, et une certaine expérience de la pratique. Mais surtout, il doit savoir rester un éternel étudiant, et posséder l’esprit du débutant. Plus j’enseigne, plus je me rends compte de la responsabilité que nous avons en tant qu’enseignants. En tant qu’enseignant de Reiki je ne me sens pas pour autant un être d’exception. Je suis une personne qui, avec joie et respect, partage simplement avec d’autres mon expérience et ma passion pour cette Énergie sacrée de guérison. Je ne suis pas pour autant délivré de mes émotions, ni éveillé spirituellement le moins du monde. Au contraire, je suis constamment en travail sur moi-même, grâce au Reiki bien sûr, mais aussi grâce à la méditation et par le biais d’une psychothérapie. Si l’on veut vraiment être clair avec les autres, encore faut-il commencer par être clair avec soi-même et entreprendre des démarches dans ce sens. Peu, actuellement, sont soucieux de l’enseignement véritable, originel et traditionnel du Reiki, ni n’en respectent les principes éthiques et spirituels. De plus, l’admission à un tel degré nécessite un certain temps de pratiques et d’expériences du Reiki, c’est pourquoi la personne doit posséder une bonne expérience des soins (sur soi-même déjà, et sur autrui) ainsi qu’une certaine philosophie de la guérison. Pour être tout fait juste et en accord, elle doit aussi être engagée sérieusement dans une tradition spirituelle authentique (pratiquant par exemple l’assise silencieuse méditative), ainsi que dans un travail personnel effectué lors d’une démarche psychothérapeutique ou analytique. Enfin, dernier point, un suivi assez long me semble important et indispensable avec son initiateur. Nous sommes donc bien loin de certaines annonces publicitaires que l’on voit fleurir, ici ou là, ou d’une formation à la maîtrise durant une fin de semaine ! Le maître de cette discipline de guérison est donc une personne qui, d’un certain coté, a dévoué sa vie au Reiki. Il s’engage ainsi à servir à travers le Reiki. Il se fait même un honneur de partager ses connaissances avec respect, et il doit posséder également une saine motivation, principalement s’il en fait son activité principale. Il doit savoir rester à l’écoute de chacun, surtout des personnes qu’il a enseignées, et ne causer du tort à qui que ce soit. L’Alliance-Reiki, et d’autres groupements dans le monde, ont adopté des chartes précises en relation avec les quelques critères évoqués ci-dessus. Le lien créé par l’initiation est selon moi profondément sacré : c’est une connexion à vie qui s’établit. C’est la raison pour laquelle l’initiateur se doit de rester disponible envers tous, tout en sachant préserver sa vie privée, affective et familiale, afin d’éviter les débordements. L’initiateur est aussi une personne qui rend chacun autonome et responsable, et il ne doit pas créer, consciemment ou inconsciemment, de liens de dépendance envers lui, ni se prendre pour un “guru”. Le sens de l’humour est ici très important !
 
Quelle est votre plus belle expérience en tant qu’enseignant de Reiki ?
Ma plus belle expérience, c’est cet échange et ce partage du sacré que je ressens quasiment à chaque fois, dans l’animation de mes stages. Il se manifeste certains moments de silence et de présence d’une réelle intensité, une pure méditation spontanée. Sinon, bien sûr, c’est toujours impressionnant, lorsqu’au cours d’un stage, un participant en finit définitivement avec une souffrance, soit physique, soit d’ordre émotionnel. Mais ce n’est pas en fait l’aspect le plus profond, quoique le plus spectaculaire. J’aime observer les changements, les transformations profondes, dans le cœur de chacun et l’impact spirituel qu’apporte le Reiki. Beaucoup d’aspects de sa vie se trouveront modifiées suites aux initiations du Reiki. Mon plus beau miracle, ce sont aussi ceux que mes propres stagiaires accomplissent par la suite ! C’est réellement difficile de partager ici une expérience, sans sombrer dans le “sensationnel”. Le plus fort se réalise surtout dans la simplicité : par exemple, l’aspect émouvant d’accompagner, par un travail d’impositions de main, une personne vers un mieux être, ou un échange de regard avant ou juste après une initiation, ou encore un moment d’enseignement particulièrement intense où vous n’avez plus vraiment l’impression que c’est “vous” qui parliez... C’est surtout l’ambiance d’un stage qui est en soit le plus significatif. Chaque degré apporte aussi sa part d’émerveillement.
 
La maîtrise est-elle une autre façon pour toi de pratiquer le Reiki ? Le pratiques-tu encore pour toi-même?
Incontestablement, la maîtrise est pour moi une autre façon de pratiquer le Reiki. L’enseignement est vraiment devenu ma pratique principale ! Celle entre autres de partager avec bonheur ma passion du Reiki et d’apprendre à chacun à se prendre en charge lui-même, à se prendre en “main”, à l’aide d’une pratique spirituelle de guérison. Par contre, cela n’a jamais interrompu la pratique envers moi-même. En enseignant les autres, j’ai souvent l’impression de m’enseigner aussi moi-même, et je sais au fond de moi que je resterai éternellement un “étudiant” au service du Reiki. Je suis amené à pratiquer sur d’autres individus également, sans parler des soins que je reçois de tierces personnes, ou encore des groupes d’échanges auquel je participe. En effet, on ne peut réellement enseigner et transmettre un art vivant comme le Reiki sans l’intégrer pleinement à sa vie quotidienne. Le Reiki ne nous coupe pas du monde. Bien au contraire, le Reiki nous intègre avec compassion dans celui-ci. Concernant ma pratique plus personnelle, je ne me relie pas au Reiki seulement par l’imposition des mains, mais parfois je médite les différents symboles, je les contemple en esprit, les calligraphie ou les invoque avec le coeur... Je répète les mantras aussi, et il y a en fait tant de manières de (bien) faire !
 
Encore quelques mots ?
Quand Don me transmit le degré de maîtrise, qui fit de moi un enseignant, il me rappela que le seul but du Reiki était de promouvoir l’illumination, le bonheur et la paix des êtres, et que chaque initiation favorisait l’épanouissement spirituel de chacun. Il n’y a pas d’autre objectif au Reiki que celui-ci. Les initiations du Reiki, disait-il, ouvrent la voie à l’illumination. Je rajoute qu’à leur tour, mes stagiaires seront capables de transmettre la même énergie d’éveil par leur toucher de lumière. C’est pourquoi j’insiste en disant que le Reiki est davantage un chemin de vie et d’ouverture de la conscience, qu’une simple technique ordinaire de soin. Le Reiki est en réalité un grand cadeau qui permet à chaque être humain de rentrer en contact avec sa nature de paix. C’est ainsi que le Reiki peut tenir une place de plus en plus importante dans notre monde actuel, en recherche de nouvelles valeurs comme celle de la libération spirituelle. L’aspect profondément sacré du Reiki, ainsi que ses origines traditionnelles, lui confèrent sa justesse et sa crédibilité. De plus, on réalise l’importance d’une dimension spirituelle véritable dans un processus complet de guérison, puisque les causes siègent originellement dans la nature même de notre conscience. D’où l’intérêt d’une pratique qui induit à la fois une transformation et une purification au niveau du corps, de l’énergie subtile, des émotions et de l’esprit. Le but d’une pratique de guérison comme le Reiki est d’apporter un remède à nos maladies et surtout, à ses causes premières qui siègent toutes dans l’âme. Le Reiki inclut donc, dans son approche, un travail sur le corps, sur la force vitale ainsi que sur l’esprit, en intégrant une dimension spirituelle du soin, notamment par l’usage de symboles et de mantras sacrés de guérison. La totalité de l'être est ainsi traitée et harmonisée. C’est l’initiation encore une fois, véritable ondée de grâce, qui confère ce pouvoir et cette bénédiction particulière, indispensable à une transformation authentique de l’être. Merci à vous de m’avoir donner cette nouvelle occasion de parler du Reiki.
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