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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 10:57

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Je suis l’envers du monde, qui ne me voit pas, ne peut me voir – je suis comme un miroir du monde
Je ne me vois pas mais : par le monde je me sais
Toute chose au monde, issue de moi, me revientFEUILLES-VERTES-PERLEES.JPG
Toute chose au monde est de moi, et n’est pas moi
De vrai le monde n’est pas moi mais je suis ce monde en son entier, et plus encore
Et l’on pourrait m’y percevoir à son moindre détail
Mais nul ne me trouve qu’en remontant à sa propre source
Et celui qui me trouve, d’emblée il s’unifie, et il se confond à moi
Son devenir le lâche, se défait, soudain traîne à terre
Car les espaces et les temps, qui sont du monde, pour lui se résorbent en éternité
Or l’éternité est instantanée, n’a lieu nulle part
Le mode du monde est d’existence, colorations d’existence en devenir
Mon mode n’est pas d’existence, ni de passage : il est d’être, sans autre
Il est au principe de toutes les colorations
Je suis qui n’existe pas, et ma présence est absolue
Ne me voyant pas, l’on me pressent, me cherche
Qui me pressent, il me cherche sans le savoir
Qui me cherche çà et là tente de me nommer, et il déploie son langage, ses rites
Tantôt il s’égare dans les bonheurs, tantôt il s’aveugle dans les idées, tantôt il s’abîme dans les tourments : la joie l’ignore
Comme il veut me nommer, son langage-même et sa pensée-même lui voilent le sujet de sa quête
La vie tant que la mort lui restent des entraves, occurrences de crainte, car il les oppose
DSCF0124b.jpgOr ce sont naissance et mort qu’il convient de discerner
Naissance et mort de concert sont le moteur et un terreau pour la vie
Voici : la vie vive, outre naissance et mort, sans trêve s’épanche de moi
Cependant, qui me cherche je suis en lui comme je suis au cœur de toute chose
Que de quête en quête, non çà et là mais en son for intime il me pressente, me sente
Qu’en lui-même il me cherche, ainsi le sachant : son langage vient à s’inverser
Il ne tente plus de me nommer mais aspire à me connaître
Ses mots s’orienteront vers le silence d’où fluent et se divisent les vocables du monde
Car le langage épouse le monde et répudie le monde
Mais un silence est à la source de ce langage
Ce silence est mon verbe, qui comprend toutes les langues
Qui me trouve, il n’a plus à parler : il entend mon verbe et y trouve la vie vive
Au-delà des tourments et des bonheurs : une joie est pour lui
Les idées ne le perturbent pas : la peur n’est pas pour lui
Et s’il parle, sa parole accompagne la quête de qui me cherche
Et elle renverse le sens du monde
Au vrai, voici : je n’ai ni mort ni naissance ni vie, mais vie vive
Je me pressens en qui me cherche, je me connais en qui me trouve
Je me sais en qui me sait : ma joie n’a pas de nom.
 DSCF1392.JPG
 
Texte anonyme reçu et édité en janvier 1995 par les Editions Perpétuelles :
Babel éditeur, La Métairie Basse d’En Froment, 81200 Mazamet 
Photos de Roger Sensevy
 
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commentaires

D
Il me semble entendre ce que l'on ne peut "nommer", si ce n'est que par le mots "éveil", "qui s'adresse", à ce que l'on croit être qui cours après ce qu'il croit extérieur...
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Y
magnifique texte.
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S
Merci beaucoup enfant d'azur, j'ai mis sur le blog ton poème qui m'a touchée, pour le partager entre tous. Très amicalement. Pascale
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E
bonjour pascal,<br /> te voici ce poème d'un indièn appelé tagor que j'aime énormement;<br /> <br /> La Corbeille de Fruits ;<br /> <br /> <br /> Toujours, tu te tiens solitaire par delà les ondes de mes chants. <br /> Les vagues de mes harmonies baignent tes pieds, <br /> mais je ne sais comment les atteindre. <br /> Et ce que je joue pour toi est une musique trop lointaine. <br /> C'est la douleur de la séparation qui s'est faite mélodie : elle chante par ma flûte.<br /> Et j'attends l'heure où ta barque traversera l'eau jusqu'à mon rivage, <br /> et où tu prendras ma flûte dans tes mains. <br /> <br /> <br /> Écoute, mon coeur ; dans cette flûte chante <br /> la musique du parfum des fleurs sauvages, <br /> des feuilles étincelantes et de l'eau qui brille; <br /> La musique d'ombres sonores, d'un bruit d'ailes <br /> et d'abeilles. <br /> La flûte a ravi son sourire des lèvres <br /> de mon ami et le répand sur sa vie. <br /> <br /> <br /> <br /> Cet amour entre nous n'est point un simple <br /> badinage, mon aimé. <br /> Encore et encore les nuits rugissantes <br /> des tempêtes se sont abattues sur moi, <br /> éteignant ma lumière ; <br /> des doutes noirs se sont amassés, effaçant toutes les étoiles de mon ciel. <br /> Encore et encore les digues ont été rompues, laissant les flots balayer mes moissons, <br /> et les plaintes et le désespoir ont déchiré mon ciel de part en part. <br /> Et j'ai appris que dans votre amour, <br /> il y a des coups douloureux, mais jamais <br /> l'apathie glacée de la mort.
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