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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 21:03

Pour moi, à l'heure d'aujourd'hui, ce qui me semble le plus important, la première pierre du chemin si je puis dire, c'est l'amour pour soi-même. Je partage donc avec vous ces quelques paroles de Pema Chödrön, extraites de son livre "Entrer en amitié avec soi-même". Très beau livre, très important livre, que je vous conseille.

Tout d'abord, une phrase du Maître zen Dogen:
"Vous connaître vous-même ou vous étudier vous-même c'est vous oublier
et si vous vous oubliez alors toute chose vous éveille".

Et Pema de rajouter:
Nous connaître ou nous étudier signifie seulement que cela est notre propre expérience de la joie, notre expérience de la douleur, notre expérience du soulagement et de la discussion ouverte et notre expérience du chagrin. C'est tout ce que nous avons besoin pour vivre le dharma - pour nous rendre compte que le dharma et notre vie sont une seule et même chose.

Bord du lac ce matin...


La pratique de la méditation n'a pas pour but de nous rejeter nous-même et de devenir meilleur. Son objet est de nous lier d'amitié avec la personne que nous sommes déjà.

Il ne s'agit pas de se défaire du moi, mais plutôt de commencer à s'intéresser à soi-même, de faire des recherches,
d'être curieux à son propre sujet.

Voir comment nous fuyons continuellement le moment présent, comment nous évitons d'être simplement là tel que nous sommes est l'une des principales découvertes que permet la méditation.

Etre satisfait de ce que nous avons déjà est une clef d'or magique pour vivre pleinement, libre et de manière inspirée. L'un des obstacles majeurs à ce qu'on appelle traditionnellement l'éveil est le ressentiment, se sentir floué, en vouloir à la personne que l'on est, au lieu où l'on se trouve ou à ce qu'on est.

Ce qu'il faut retenir, c'est que notre véritable nature n'est pas un idéal auquel nous devons aspirer. C'est la personne que nous sommes maintenant et
c'est ce avec quoi nous pouvons entrer en amitié et célébrer.

Nous croyons que si nous pouvions seulement apprendre comment éviter la douleur nous serions alors heureux. C'est le malentendu innocent et naïf que nous avons tous en commun et qui nous maintient malheureux.

Le désir de changer est, fondamentalement, une forme d'agression envers nous-même.

Heureusement ou malheureusement, ce sont nos complexes qui contiennent notre richesse; notre névrose et notre sagesse sont faites du même matériaux; si nous rejetons notre névrose, nous rejetons aussi notre sagesse.

... il ne faut pas essayer de nous en débarrasser mais au contraire, entrer en amitié avec cela. Cela signifie arriver à le connaître à fond, avec une certaine douceur, et une fois que l'on en a fait complètement l'expérience, apprendre à lâcher prise.

...l'essentiel reste simplement d'apprendre à être extrêmement honnête et sans réserves à l'égard de ce qui existe dans notre esprit - pensées, émotions, sensations physiques, bref tout ce qui forme ce que nous appelons "moi" ou "je".

Il n'existe ni enfer ni paradis en dehors de la façon dont nous entrons en rapport avec notre monde. L'enfer n'est que résistance à la vie.

...voir ce qui est, en prendre note, l'accepter et laisser la vie suivre son cours... ce qui signifie "revenir à la simplicité de l'immédiateté", à la simplicité de l'expiration.

...nous rendre compte que la base est de développer une bienveillance envers nous-même... cultiver un sentiment de tendresse envers nous-même. Ce qui est alors nourri c'est notre confiance en notre propre sagesse, notre propre santé, notre propre courage, notre propre bonté. Nous avons peu à peu l'impression que notre façon d'être - le type de personnalité que nous avons et notre manière d'exprimer la vie - est bonne et que, en étant complètement celui (ou celle) que nous sommes, en acceptant totalement cela et en ayant du respect pour nous-même, nous demeurons debout sur le terrain du guerrier.

Il n'y a pas de situation meilleure que celle que nous avons. Elle est faite pour nous.
(ça, j'en suis totalement convaincue!)

Lever de soleil dans l'eau, ce matin...

Et voilà la fin de ce petit voyage en tendresse. S'aimer m'apparaît de plus en plus comme essentiel à notre chemin, à notre amour pour la vie, à notre amour pour les autres. Il est impossible d'aimer sans s'aimer soi-même. C'est ce dont j'ai l'expérience aujourd'hui et j'avais envie de le partager avec vous. Je vous embrasse. Pascale

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commentaires

W
coincidence ? j'ai souvent cité le dalai-lama, Pema Chödrün, ou Thich NATH Hahn, sur mon blog ! bonne soirée ! witney
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M
Encore un beau moment de partage. Merci
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S
Oui, la simplicité m'est importante aujourd'hui, Sylvie. Tendresse<br /> <br /> Je n'avais pas vu le livre de Pema Chödrön comme les Lodjong enseignés d'une autre façon, Djangsem, mais je te fais confiance. L'essentiel c'est que c'est simple et accessible à tous. A pratiquer sans modération!!! Je t'embrasse.
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D
Coucou,<br /> C'est justement l'idée des lodjong (son livre est en fait une façon de les enseigner), que je n'avais pas encore pris le temps de lire attentivement. Le fait que je les publie sur le site SR, me permet de mieux comprendre et Pema C. a une très belle façon de les expliquer.<br /> (Coincidence ?)
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S
Merci Pascale pour ces mots qui montrent une direction toute simple...Tendresse
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