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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 17:22

Depuis quelques temps déjà, ce qui me frappe dans les discussions et échanges, c'est la peur. La peur d'être soi, la peur d'aimer, la peur de s'engager, la peur de se tromper, la peur de dire non, la peur de dire oui, la peur de tout, sur fond de peur ambiante abondamment alimentée par les médias... Je pourrais la résumer par la peur de vivre, qui vient, d'après mon expérience, de la peur de souffrir.

J'ai eu la chance de vivre une grande souffrance l'année passée et d'être au chômage à cette époque. Donc, j'ai pu la vivre pleinement, j'avais du temps pour ça, et une volonté de ne pas me dérober, de ne pas fuir, de ne pas faire semblant, de ne pas me distraire...

Et l'intensité de cette souffrance, traversée en pleine conscience, n'a pas duré très longtemps, finalement, quelques semaines, peut-être deux mois... mais chaque matin, je la regardais en face, je la vivais complètement...

Et la traversée s'est faite.

Après la grosse douleur, il y a eu une alternance de pensées, imaginations, films noirs,  prises de conscience, désillusions, colères, dépressions, ressentiments, sur fond d'une joie fine et sereine sous-jacente, à peine perceptible à certains moments, qui m'a portée de bout en bout.

Et puis, un jour, je me suis rendue compte que je prenais pieds sur la terre ferme. Plus de colère, ni de ressentiment, ni de tristesse, juste le bonheur de vivre ce qui était là, à ma portée.

Et puis, petit à petit, je me suis rendue compte que je n'avais plus peur de vivre. Ayant traversé une intense souffrance en pleine conscience, d'en être sortie plus forte, je n'en ai plus peur. Et sans peur de souffrir, plus de peur de vivre... et ça change la vie...

Durant cette période, en plus, j'ai découvert et pratiqué le Focusing, ce qui m'a enlevé tous mes doutes quant à mes choix. Aujourd'hui, je ressens immédiatement ce qui est bon ou juste pour moi, mon corps, mon intuition, me le dit et je l'écoute... ça aussi, ça a tout changé!

Je vous invite vraiment , à faire cette traversée, je peux vous assurer que cela change la manière de vivre et qu'on vit plus grand.


Aujourd'hui, je me sens libre de vivre ce que je porte en moi de vivre, de m'engager joyeusement sur des chemins inconnus ou escarpés, d'expérimenter de nouveaux territoires extérieurs et surtout intérieurs. Je me sens beaucoup plus libre d'être moi, de me dire, d'aimer... quel bonheur que  de pouvoir dépasser toutes les peurs, car il y en a encore qui viennent frapper à ma porte, mais, n'ayant plus celle de souffrir, je peux dépasser leur limite et vivre plus grand, plus loin...

Et vous? par rapport aux peurs, racontez-moi...
Grande tendresse,
Pascale






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commentaires

J
"Wo aber Gefahr ist, wächst<br /> Das Rettende auch"<br /> <br /> écrit Höderlin dans Patmos ("La où est le danger, là est aussi ce qui te sauve").<br /> <br /> Aller vers ce qui nous répugne, nous dégoute, nous tétanise, nous angoisse, vers ce que nous trouvons lourd, pénible, insupportable, vers ce dont nous nous détournons naturellement.<br /> <br /> Et rester au centre de ce lieu, voir comment nous le ressentons corporellement.<br /> <br /> Palper ce ressenti, le toucher à tatons.<br /> <br /> Etre transpercé, traversé en ce lieu, lui faire face.<br /> <br /> S'en départir, prendre de la distance, y revenir, le jauger.<br /> <br /> Par ce mouvement de va-et-vient, le laisser nous transformer, nous métamorphoser.<br /> <br /> Puis s'en aller, partir sans se retourner.
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J
"Wo aber Gefahr ist, wächst<br /> Das Rettende auch"<br /> <br /> écrit Höderlin dans Patmos ("La où est le danger, là est aussi ce qui te sauve").<br /> <br /> Aller vers ce qui nous répugne, nous dégoute, nous tétanise, nous angoisse, vers ce que nous trouvons lourd, pénible, insupportable, vers ce dont nous nous détournons naturellement.<br /> <br /> Et rester au centre de ce lieu, voir comment nous le ressentons corporellement.<br /> <br /> Palper ce ressenti, le toucher à tatons.<br /> <br /> Etre transpercé, traversé en ce lieu, lui faire face.<br /> <br /> S'en départir, prendre de la distance, y revenir, le jauger.<br /> <br /> Par ce mouvement de va-et-vient, le laisser nous transformer, nous métamorphoser.<br /> <br /> Puis s'en aller, partir sans se retourner.
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S
Merci infiniment pour vos partages...
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I
Joli témoignage... bienq ue, je dois avouer que personnellement, je trouve qui"boire son vin jusqu'à la lie" est très souvent inutile et fondamentalement masochiste... mais visiblement, tu as su en faire de belles choses alors c'est tant mieux! Le principe étant de se libérer et chacun ses manière^^
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G
la peur ? vaste sujet ...<br /> merci de ton témoignage pascale , et le tien sylvie .<br /> ce que je peux en dire pour ne pas trop entrer dans les détails , c'est qu'à l'approche de la mort que j'ai vécu deux fois , paradoxalement ,<br /> la peur est partie ...<br /> alors que depuis que je suis à nouveau " en santé ", les peurs reviennent de toutes parts !<br /> je réapprivoise la confiance , en m'abandonnant progressivement dans le grand Je ou "Jeu" de la Vie .
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