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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 09:48
 A la lumière de cette sagesse, nous apprenons à t’aimer, à aimer notre Père et à nous aimer. Nous savons que cette manière non-dualiste de regarder les choses et la sagesse de l’inter-être peuvent nous libérer de la discrimination, de l’angoisse, de la jalousie, de la haine et du désespoir. Nous te promettons de transmettre cette vision profonde aux générations futures. Nous ne sommes plus naïfs au point de croire que nous sommes les maîtres de l’Univers. Nous avons dépassé l’idée d’un créateur formé à l’image de l’homme. Plusieurs d’entre nous avons transcendé la vue dualiste du bien et du mal et nous ne nous posons plus de questions sur les desseins de la Terre et du Ciel. Nous ne croyons plus qu’un vieil homme à la barbe blanche, assis dans le ciel, dirige tout ce qui se passe sur terre ou bien qu’une déesse sur un nuage peut nous secourir quand nous sommes en danger. Noble Mère, la dimension ultime de la réalité est notre vraie nature de la non-naissance, de la non-mort. Lorsque nous savons comment entrer en contact avec elle, nous expérimentons la paix, le bonheur, la bénédiction de non-peur et de non-anxiété. La dimension ultime de la réalité n’existe pas séparément de la dimension historique. Quand nous sommes en contact profond avec quoi que ce soit dans la dimension historique : une feuille, une fleur, un rayon de lumière, une montagne, une rivière, un oiseau ou notre propre corps, nous touchons en même temps la dimension ultime. Cette dernière est l’ainsité, la réalité telle qu’elle est. Elle transcende toutes les notions d’être/non-être, de matière/conscience, d’objet/sujet, d’humain/non-humain. La dimension ultime brille toujours et en contact avec elle, nous ressentons du bien-être et du bonheur, comme les oiseaux qui se réjouissent dans le ciel bleu ou le cerf dans la forêt. Nous sommes conscients que nous n’avons pas besoin de rechercher l’ultime très loin car étant notre nature véritable, il est en nous, à cet instant même. En pratiquant la pleine conscience, en contemplant la co-production conditionnée, en réalisant la vacuité et l’inter-être, nous pouvons entrer immédiatement en contact avec l’ultime, à tout moment. Certains de tes enfants ont expérimenté la souffrance et sont sûrs que ce qui la provoque est le mal et ce qui apporte le bonheur est le bien. Ils ignorent que la souffrance et le bonheur dépendent de notre manière de regarder. De plus, nous percevons les choses comme ceci car nos organes sensoriels sont comme cela. Si nos organes sensoriels avaient été formés différemment, nous percevrions sûrement les choses différemment. Ainsi, nous comprenons que le Royaume de Dieu et le monde de la souffrance, le bonheur et la souffrance dépendent de notre façon de contempler les choses. La réalité ultime transcende tous les concepts de naissance, de mort, d’être et de non-être. Le Bouddha peut être une personne ou une étoile. Les bouddhas et les grands boddhisattvas sont là depuis la nuit des temps et pas forcément sous la forme d’une personne car l’être humain est une espèce apparue très tard sur cette planète relativement petite, toi, chère Mère. Comme notre Père le soleil, ta nature est la non-naissance et la non-mort. Si ta nature est ainsi, la nôtre doit être pareille. Tu t’es manifestée comme un boddhisattva, sous la forme d’une planète et non d’un être humain et nous t’en remercions. Même, si nous te personnifions en t’appelant Mère comme nous le ferions pour notre propre mère, nous sommes conscients que tu es la mère de toutes les espèces, dont l’espèce humaine. Notre nature est la non-naissance et la non-mort. Notre lumière et notre durée de vie sont illimitées. Noble Mère, bien des personnes invoquent tout le temps Père, sans savoir qu’il est présent en eux et se trouve juste au dessus de leur tête. Ils ignorent que leur nature est Amitabha, la lumière illimitée, la durée de vie illimitée. Ils ne savent pas qu’ils sont les enfants du Soleil, de Père. Même notre maître le Bouddha Sâkyamuni s’est considéré comme descendant de la lignée du soleil. Nous pouvons être en contact avec Père, jour et nuit, comme une réalité merveilleuse et non pas comme l’évocation d’un simple nom. Si notre Père est la lumière et la durée de vie illimitée, nous le sommes aussi. Chacune de nos cellules peut rayonner de lumière et tendre vers l’avenir. Chère Mère, bien des personnes parmi nous marchent sur toi en aspirant à une terre pure et ne savent pas que tu es déjà un merveilleux paradis, dans le moment présent. Elles sont incapables de voir que la terre pure existe dans leur propre cœur. Si notre esprit est calme et paisible, là où nous posons nos pas, ce lieu devient la terre pure. Nous pouvons en jouir, jour et nuit, grâce à cette vision profonde, grâce à notre pratique de nous établir en pleine conscience dans le moment présent. Nous sommes déjà dans la terre pure, nous ne la recherchons plus. Mère, tu es capable de nous porter encore pendant 500 millions d’années au moins. Ensuite, tu te manifesteras probablement en une autre planète et nous, nous serons d’autres réalités merveilleuses sur ta surface. Noble Mère, tu as des enfants qui sont fiers d’être de bons mathématiciens, des architectes doués, des artisans habiles mais peu d’entre eux ont vu que tu es la plus grande mathématicienne, l’artisan le plus expérimenté, l’architecte le plus ingénieux. Il suffit de regarder une fleur de pêcher, une coquille de crustacé ou une chauve-souris pour reconnaître cette vérité. Parmi nous se trouvent des artistes géniaux, cependant, comment leurs tableaux pourraient-ils être comparés à tes œuvres d’art, révélées au fil des quatre saisons ? Comment pourraient-ils peindre des levés de soleil aussi resplendissants, des couchers de soleil aussi flamboyants que les tiens ? Parmi nous, se comptent des musiciens talentueux mais comment leurs compositions pourraient-elles égaler les concerts merveilleux de la Terre et du Ciel, la musique majestueuse de la marée montante ? Parmi nous, des héros courageux marchent sous la canicule ou dans la tempête, franchissent montagnes et rivières, mais qui pourrait avoir ta patience, ton endurance et ta capacité d’embrasser ? Nous avons aussi de magnifiques histoires d’amour, mais qui parmi nous serait capable d’un amour aussi illimité que le tien, qui embrasse tous les êtres sans discrimination ? Respectable Mère, maintenant chaque fois que je fais un pas sur toi, je peux me libérer des concepts de matière et d’esprit. Ta réalité merveilleuse les transcende. Matière et esprit ne sont que des notions, deux facettes d’une même réalité. Le pin n’est pas seulement de la matière car il a le savoir en lui. Un grain de poussière n’est pas uniquement de la matière puisque chacun de ses atomes contient l’intelligence, c’est une réalité vivante. Notre propre nature est ta propre nature qui est aussi celle de l’Univers. C’est la nature de l’inter-être, de non-naissance/non-mort, de non-croissance/non-décroissance, de non-matière/de non-esprit, de non-intérieur/non-extérieur, de non-venir/non-partir… Tu es l’un des quatre éléments fondamentaux mais tu embrasses les trois autres éléments car tu es faite d’éléments non-terre. Ces quatre éléments portent aussi en eux le temps, l’espace et la conscience. Chaque pas fait en pleine conscience nous révèle l’inter-être de tous ces éléments comme une réalité. La nature de Bouddha se trouve chez les humains mais également chez tous les êtres. En contemplant les phénomènes dans la dimension ultime, nous pouvons nous libérer de toute souffrance Chère Mère, tu es un grand boddhisattva qui a mis au monde d’innombrables bouddhas et boddhisattvas. Ton cœur enveloppe tout le cosmos et ta compréhension éclaire toutes les directions. Certains de tes enfants souffrent beaucoup, ne t’ont pas encore comprise et t’ont reproché de les avoir mis au monde. Mais leur est-il possible, à partir de leur cœur limité, de juger ton immense amour et compréhension ?  En regardant profondément, nous pouvons nous libérer de toute souffrance et de tout ressentiment. En contact profond avec la dimension historique, nous découvrons la dimension ultime et pouvons mieux comprendre ce qui se passe dans la dimension historique. Dans la dimension ultime, il n’y a ni naissance ni mort, ni souffrance ni bonheur, ni partir ni venir, ni bien ni mal. Nous devons apprendre à regarder le monde des phénomènes à partir de la perspective de la dimension ultime. S’il n’y avait pas la mort, il n’y aurait pas la naissance; s’il n’y avait pas la souffrance, il n’y aurait pas le bonheur ; sans le mal, le bien serait impossible; sans la boue, le lotus ne pousserait pas. La boue et le lotus ne sont pas ennemis. Ils dépendent l’un de l’autre pour se manifester et il en est de même pour le bonheur et la souffrance, pour le bien et le mal. Parce que notre compréhension du bien et du mal est encore dualiste, certains d’entre nous t’en veulent et te font des reproches ainsi qu’au Ciel. Souvent avec notre tout petit cœur, nous jugeons ton cœur illimité, Mère et celui du Ciel. Les inondations, les tornades, les tsunamis, les tremblements de terre n’expriment pas ta colère ou celle de Père. Ils ne sont pas des punitions mais simplement ce qui doit se produire de temps en temps dans la dimension historique pour rétablir l’équilibre. Pour rétablir l’équilibre dans la nature, certaines espèces doivent parfois subir des pertes. Mais si le besoin de la survie est remplacé par l’avidité et l’arrogance, la violence qui en résulte entraîne encore plus de drames et de désastres. Nous avons vu que quand une espèce se développe trop rapidement et au-delà des limites fixées par la nature, elle cause beaucoup de dommages et menace la survie des autres espèces. Alors, naturellement, apparaissent des causes et des conditions qui mènent pour elle à de grandes pertes voire à son extinction afin de rétablir l’équilibre entre les espèces. Ces causes et conditions surviennent souvent de l’espèce elle-même. Nous avons appris une leçon : quand nous commettons des actes violents et nuisibles à l’encontre de notre propre espèce et des autres, nous nous faisons violence. Et quand nous savons protéger tous les êtres, nous nous protégeons. Nous aspirons à être ta belle continuation et à te protéger pour que tu sois toujours là avec nous Chère Mère, nous avons tous la nature du Bouddha parce que nous sommes tes enfants, que nous soyons humains, animaux, végétaux ou minéraux. Nous les humains, sommes souvent fiers d’avoir un mental mais celui-ci n’est qu’une fonction parmi d’autres fonctions de la conscience, comme la conscience du tréfonds et la conscience vimala[1]. Notre mental nous permet de reconnaître notre propre présence et celle de l’Univers, dans le moment présent, mais il est encore limité par notre tendance à la discrimination entre l’être et le non être, la naissance et la mort, l’intérieur et l’extérieur, l’individuel et le collectif. Parmi tes enfants, certains ont pratiqué, ont médité, se sont purifiés et ont réalisé la sagesse de la non-discrimination. Ils sont entrés en contact avec le nirvana, avec leur nature de non-naissance et de non-mort. Tu as été sûrement fière d’eux car ils sont ta continuation sur le chemin de l’évolution. Ils ont pu guider et mener les autres vers la sagesse de la non-dualité pour transformer toute discrimination, angoisse, peur et désespoir. Tu as mis au monde d’innombrables bouddhas et grands boddhisattvas. Nous te promettons sincèrement de les suivre, eux qui sont nos grands frères et nos grandes sœurs sur le chemin pour progresser. Nous voulons être dignes d’être tes enfants et faisons le vœu d’incarner ta conscience merveilleuse et sublime. Nous savons que toute chose est impermanente et dépourvue de soi, même les bouddhas, les bodhisattvas, notre Père-Soleil et toi. Nous comprenons que dans la dimension ultime, ta durée de vie comme celle de Père et de toutes les espèces, y compris les fleurs et les feuilles, est illimitée et libre de la naissance et de la mort. Mais dans la dimension historique, nous voulons toujours te protéger, chère Mère, pour que tu puisses continuer à demeurer longtemps sous ta belle forme actuelle, non seulement d’ici à 500 millions d’années mais au-delà encore. Nous voulons te protéger pour que tu sois toujours là, avec nous, dans ce chaleureux système solaire. Nous prenons refuge en toi, Mère et tu peux également compter sur nous Chère Mère, par le passé, nous tes enfants, avons profondément souffert des catastrophes naturelles. Nous sommes conscients que lorsque nous souffrons, tu souffres également. Parfois, nous nous sommes tournés vers toi et t’avons demandé : « Pouvons-nous avoir confiance et prendre refuge en toi, Mère ? » A ce moment-là, tu ne nous répondais pas tout de suite. Après nous avoir regardés de tes yeux compatissants, tu nous as répondu : « Bien sûr, vous pouvez prendre refuge en votre mère. Je serai toujours là pour vous. Mais mes chers enfants, vous devez également vous demander si votre mère peut avoir confiance en vous et compter sur vous.» Noble Mère, nous avons passé plusieurs nuits blanches à cause de ce koan que tu nous as donné. Aujourd’hui, nos visages couverts de larmes, nous venons vers toi, notre chère Mère aimante. Nous nous inclinons respectueusement devant toi et te répondons sincèrement : « Oui, Mère. Tu peux avoir confiance en nous et compter sur nous. » Chère Mère, nous voyons tout l’Univers en toi et toi en nous. Même si tu es la mère de toutes les espèces et pas seulement des humains, nous pouvons toujours nous confier à toi, avec notre langage, car tu peux nous comprendre. Tu veux que nous vivions de manière à ce qu’à chaque instant de la vie quotidienne, nous puissions engendrer l’énergie de la pleine conscience, de la paix, de la solidité et de l’amour. Nous faisons le vœu de faire comme tu le souhaites. Nous croyons fermement que si nous les humains continuons à générer quotidiennement ces énergies saines, nous pourrons aider à soulager la souffrance sur terre, en particulier celle causée par la guerre, la pauvreté et les maladies. Nous apprendrons aussi à goûter la joie de vivre, à nous réjouir de ta présence et de celle de tout l’Univers. Nous pourrons également contribuer à diminuer les catastrophes naturelles telles que les inondations, tempêtes, tremblements de terre, tsunamis. S’il te plaît, Mère, sois tranquille et fais nous confiance. Corps et esprit parfaitement réunis, je m’incline avec gratitude devant vous qui offrez la vie sur la grande planète terre, le Tathagata Vairocana et Amitabha, le Bouddha de la lumière et de la durée de vie illimitées. Corps et esprit parfaitement réunis, je m’incline avec gratitude devant toi, notre Mère compatissante, la Bodhisattva Terre Pure et Fraîche, qui nourrit toutes les espèces, les protège et les guérit continuellement. -------------------------------------------------------------------------------- [1] Quand la conscience du tréfonds parvient à l’état de compréhension et de compassion parfaite, quand elle devient aussi claire et pure qu’un miroir, elle est alors « vimala ».  

 

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Published by SOURIRE - dans Dharma
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commentaires

Carl Larmonier 09/08/2012 17:20

Oui, c'est moi les fleurs sauvageyonnes,Sourire, si vous voulez en prendre quelques unes pour illustrer votre site, je vous les enverrai, j'en serai même touché.
En fait j'ai encore mieux. Plutôt, je vous en enverrai, moi-même, des inédites, pour vous. Des encores plus belles.De mes dernières, rien que pour vous. A mon retour ( je pars aussi quelque jour
).

Bonne méditation et à trés bientôt.

Carl Larmonier.

SOURIRE 21/08/2012 21:59



J'accepte les fleurs pour le blog, Merci de l'attention.


La méditation a été très bénéfique, comme toujours, malgré les difficultés physiques...


A bientôt. Sourire



Carl Larmonier 08/08/2012 17:41

La vie est comme une partition de musique ou chaque note est une surprise. La vie est comme un Boléro de Ravel sans cesse renaissant.Bel Ete de même.
Sourire ce blog est à ton image, il donne le sourire.

Carl Larmonier.

SOURIRE 09/08/2012 13:16



Oui, c'est tout à fait cela, chaque note est une surprise... C'est si bien dit... Merci de sourire à mon sourire... Est-ce bien vous, les fleurs sauvageyonnes? Je pars dans quelques heures pour l'Ardèche, pour  3 jours de méditation. Au plaisir.
Sourire



Carl Larmonier 06/08/2012 15:02

En étant à chaque instant de plus en plus nous-même, nous sommes nécessairement nécessaire à nous-même. Carl Larmonier.

SOURIRE 07/08/2012 08:49



Oui, en étant de plus en plus relié à ce qui se passe en nous, en l'accueillant, en lui faisant place, et en le respectant, nous sommes en harmonie avec nous-même, et avec la vie... Bel été Carl
et merci de vos visites