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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 13:08

Si vous êtes poète, vous verrez clairement un nuage flotter dans cette feuille de papier. Sans nuage, il n'y aurait pas de pluie ; sans pluie, les arbres ne pousseraient pas ; et sans arbre, nous ne pourrions faire de papier. Le nuage est essentiel pour que le papier soit ici devant nous. Sans le nuage, pas de feuille de papier. Ainsi, il est possible de dire que le nuage et la feuille de papier « inter-sont ». Le mot « inter-être » ne figure pas encore dans le dictionnaire, mais en combinant le préfixe « inter » et le verbe « être », nous obtenons un nouveau verbe, inter-être. Sans nuage, nous n'aurions de papier, nous pouvons donc dire que le nuage et la feuille de papier inter-sont.


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En regardant encore plus en profondeur dans cette feuille de papier, nous y voyons aussi le soleil. Sans soleil, la forêt ne pourrait pousser. En fait, rien ne pourrait pousser, nous ne pourrions nous développer. Par conséquent, nous percevons aussi la présence du soleil dans cette feuille de papier. Le papier et le soleil inter-sont. En continuant d'observer, nous découvrons également le bûcheron qui a coupé l'arbre et l'a amené à la fabrique de papier. Et nous voyons aussi le blé : nous savons que cet homme n'aurait pu vivre sans son pain quotidien. C'est pourquoi le blé qui a servi à la confection du pain dont s'est nourri le bûcheron est présent dans cette feuille e papier. Et le père et la mère du bûcheron y sont également. Si nous observons de cette manière, nous remarquons que, sans tous ces éléments, cette feuille de papier ne pourrait exister.


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En examinant encore plus profondément, nous y découvrons notre présence. Ce n'est pas difficile à voir : lorsque nous regardons cette feuille, celle-ci fait partie de notre perception. Votre esprit s'y trouve et le mien aussi. Par conséquent, nous pouvons dire que tout est présent dans cette feuille de papier. Il vous sera impossible de me montrer une seule chose qui n'y soit pas – le temps, l'espace, la terre, la pluie, les minéraux du sol, le soleil, le nuage, la rivière, la chaleur... Tout co-existe avec cette feuille de papier. Voilà pourquoi je pense que le mot « inter-être » devrait être dans le dictionnaire. « Etre », c'est « inter-être ». Vous ne pouvez pas « être » simplement par vous-même. Vous devez forcément inter-être avec toutes les autres choses. Cette feuille de papier « est » parce que tout le reste « est ».

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Supposez que nous essayions de retourner un seul de ces éléments à sa source. Supposez que nous renvoyions sa lumière au soleil. Pensez-vous que l'existence de cette feuille de papier soit alors possible ? Non, sans la lumière du soleil, rien ne peut exister. Si nous retournions le bûcheron à sa mère, nous n'aurions pas non plus de papier.Le fait est que cette feuille est uniquement constituée d'élément « non-papier » ; et que, si nous retournions ces éléments « non-papier » à leurs sources respectives, il n'y aurait alors plus de papier du tout. Sans ces éléments « non-papier », tels que l'esprit, le bûcheron, la lumière du soleil, etc..., il n'y a pas de papier. Aussi fine que soit cette feuille, elle contient en elle-même tout l'univers.

Thich Nhat Hanh - Le coeur de la compréhension

 

P1060465



Tout ça pour nous faire comprendre que nous ne sommes pas séparés, mais que nous sommes UN. Vous pouvez essayer avec n'importe quoi, c'est pareil. Tout ne peut fonctionner qu'ensemble, même plus qu'ensemble, puisque rien ne peut exister sans tout le reste. Et nous sommes ce TOUT, nous sommes ce UN .

L'autre est moi, je suis l'autre. L'autre est Dieu, je suis Dieu...

 

Très belle semaine à tous.

Pascale

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Published by SOURIRE - dans Dharma
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commentaires

Jeancouleurs 17/12/2012 16:30

Ce texte est magnifique !
Clair , lumineux , évident .
Ramana Maharshi avait abordé cela avec une autre approche , montrant que tout avait un dénominateur commun .
La science , elle même , montre que tout ce qui existe dans l'Univers , à l'instant du Big Bang , était une source unique de matière-énergie qui s'est ensuite différenciée tout en gardant les "
briques " de départ s'assemblant de manières variées.
Les spécialistes de la physique quantique sont presque tous certains que les particules de matière sont douées d'un minimum de conscience !
Ce qui conduit à la même affirmation , par chemin détourné , de Thich Nhat Hanh et de Ramana .

SOURIRE 18/12/2012 11:20



Oui, c'est tout à fait ça, et je retrouve pleinement cette théorie scientifique dans la suite du texte de Thich Nhat Hahn. Bien sûr, Thich Nhat Hanh et Ramana Maharshi, se rejoignent et je
continuerai avec un post sur Tout est Un (Ellâm Onru) recommandé par le Maharshi. J'aime les enseignements de Thich Nhat Hahn car ils sont simples, même un enfant peut comprendre, et ça me va
bien... Joyeusement, Pascale



sevim 17/12/2012 14:46

Chère pascale, je ne vois de meilleur messager que toi pour partager une telle "idée". Malheureusement, je vis cela toujours "à l'envers", par le constat d’interdépendance issue d'un conflit. Cela
me mène de plus en plus à l'amour, et cet émerveillement que tu incarnes est sans doute le ressenti indispensable associé à cette "idée". C'est en fait une évidence que chacun par le chemin qui lui
est propre, que Dieu a voulu pour lui, retrouve un jour ou l'autre. Ma tristesse devant les personnes qui souffrent de ne pas voir cela en est d'autant plus grande. Car devant cette évidence, je ne
peux que me taire, ne pouvant rien faire pour les autres que de prier. Je ne peux rien faire à la place de Dieu. Si ce n'est L'accueillir, donc accueillir tout ce qui est. La prière rejoint cette
idée. Elle rejoint le "Oui à ce qui est", l'amour inconditionnel.
Je te remercie beaucoup mon amie. Je suis en chemin vers Lui, et j'en suis heureuse, mais n'ai sûrement pas entrevu le quart du tiers du millième de la merveille de ce qu'Il est réellement! Bises
très tendres. Sylvie

SOURIRE 18/12/2012 11:26



Tout comme toi, je n'ai entrevu qu'une infime partie de la merveille d'Amour qu'est le Soi ou Dieu, mais  ma confiance en lui  grandit chaque jour. Moi, aussi je suis triste pour des
personnes qui souffrent et pour qui on ne peut que prier... Des proches d'ailleurs... Oui, accueillir tout et cheminer, à l'endroit ou à l'envers, peu importe, car si tous les chemins mênent à
Rome, alors tout aussi bien ils mènent à Dieu si notre intention y est... Découvrir qu'on peut être triste et en joie en même temps, cette joie tout au fond de nous, cette joie qui est Dieu, et
qui ne nous quitte jamais. Très beaux jours de cette fin d'année qui nous rapprochent toujours plus de la réalisation de notre véritable nature... Tendresse infinie. Pascale