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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 19:48

 

On ne traverse pas cette vie sans avoir, tôt ou tard, le coeur arraché par une main glacée qui entre dans notre poitrine comme si elle était chez elle, qui vous prend le coeur et qui le jette aux bêtes.

C'est impossible de vivre vraiment sans souffrir affreusement à certains moments.

Mais il y a un secours qui nous reste dans les pires heures.

Un brin de lilas dans un verre d'eau en enfer, porteur d'une force explosive...

Un brin de lilas au centre de l'enfer, mais qui parle d'autre chose, c'est la consolation du réel.

C Bobin


Primev-res-031.jpg

Un brin de lilas, ou une primevère...

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:48

Je sais ce que c'est maintenant, un chat:

c'est quelqu'un qui ressemble à un chat, qui vient

et qui vous prend le coeur.

C Bobin L'homme joie


DSCF1019

Oui, Mimi, aux yeux couleur mirabelle, a pris le mien. Il est mort il y a plus d'un an et pourtant, il me manque encore tellement...  comme une personne... mais l'amour ne meurt pas, je le sens, et il continue à rayonner de part et d'autre, au-delà de la vie/mort... Pascale

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:53

OUI

 

Savoir qu'on est vivant est tout savoir.

 

blog fleurs 5

 

 

Il n'y a rien de plus à trouver dans cette vie que le "oui" qui définitivement l'enflamme.

 

C Bobin - Un assassin blanc comme neige


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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 21:53

 

Le livre de Christian Bobin La présence pure est son livre qui m'a le plus touchée.
Il y parle de son père, souffrant de la maladie d'Alzeimer qui vit en maison de retraite et de l'arbre qui vit devant sa fenêtre: deux présences pures...
Une pure merveille et cette vidéo est un plus à cette merveille...
"Merci supervielle"

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 15:38

 

Les pivoines explosent comme des pétards dont on n'entend pas le bruit, dont on découvre seulement la tête déchiquetée.


 pivoine caline

 

Les pivoines en s'ouvrant donnent tout, comme des saintes qui, écartant leurs côtes de deux mains fermes, offrent leurs coeurs de lionnes.


 blog pivoine 8

 

Le parfum des pivoines tire sur mes nuits un drap d'air brodé d'eau, comme une mère remonte le drap sur le corps de son enfant endormi.


 pivoine rigolotte rouge

 

 

Les jeunes pivoines inclinent leurs crânes de bons enfants caillassés par la lumière.

 

Pivoine rose

 

L'âme des pivoines ne se donnent pas, elle explose en plein vol sous mes yeux qui n'en découvrent que les débris glorieux, blanc, rouges et roses.


 pivoine rose dans pot

 

Elles fanent les pivoines. Ils s'éloignent, nos jours purs.


pivoines rigolottes 

 

pivoine bordeau géante

 

Extraits du livre: Eclat du solitaire de Christian Bobin chez Fata Morgana

 

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 18:43

divers-011.jpg 

Ce qui me bouleverse chez autrui est toujours lié à la solitude. C'est toujours là où je sais que la rencontre peut avoir lieu. Qu'elle dure une seconde ou qu'elle aille sur plusieurs années, ça n'a aucune importance parce que ce n'est plus de l'ordre du temps. La mort, qui est très goulue, prendra beaucoup de choses en l'autre et en moi, mais pas ça parce que ça, ça lui échappe! C'est hors de sa poigne. Ce sont pourtant des choses extrêmement simples. C'est la simplicité vivante et faible de chacun. Quand elle est laissée telle qu'elle, quand elle est laissée à voir. Quand enfin quelqu'un se débarrasse de ses épaisseurs qui sont de pauvres armures: le savoir, la conscience de soi, la bienséance parfois, l'habitude, toutes ces choses qui servent d'écrans, de murailles, de vêtements lourds que l'on met sur soi. Quant à certains moments tout ça tombe, la solitude est alors entière, et en même temps c'est la fraternité qui est là. C'est très étrange parce qu'il demeure aussi la séparation. Il y a l'autre dans un état où je sais que je ne pourrai jamais le rejoindre parce qu'il est abîmé - dans tous les sens du terme - dans un songe, dans une pensée, dans un amour ou dans une détresse qui n'est qu'à lui, qui n'est connaissable que de lui, et qui n'est peut-être même pas exprimable, et en même temps c'est là où j'éprouve ce qui de lui et de moi appartient à un socle commun, appartient à la même humanité. Je sais, à ce moment-là, que je suis fait comme lui, de la même matière. Perdue, exposée, faible... et lumineuse, irradiante. 


Je me retrouve complètement dans ce texte... 

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 13:45
La confiance est la matière première de celui qui regarde: c'est en elle que grandit la lumière.


La confiance est la capacité enfantine d'aller vers ce que l'on ne connaît pas comme si on le reconnaissait. "Tu viens d'apparaître devant moi et je sais qu'aucun mal ne peut me venir de toi puisque je t'aime, et c'est comme si je t'aimais depuis toujours."

La confiance est cette racine minuscule par laquelle le vivant entre en résonance avec toute la vie - avec les autres hommes, les autres femmes, comme avec l'air qui baigne la terre ou le silence qui creuse un ciel.

Sans confiance, plus de lien et plus de jour. Sans elle, rien.

Bobin - Boubat : "Donne-moi quelque chose qui ne meure pas"
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 12:19






   La beauté, le Christ ne fréquente
   qu'elle, dans son vrai nom: l'amour.


   La beauté vient de l'amour comme
   le jour vient du soleil, comme le soleil
   vient de Dieu...








Et si toute beauté pure
procède de l'amour,
d'où vient l'amour,
de quelle matière est sa matière,
de quelle nature sa sur-nature?






La beauté vient de l'amour. L'amour vient de l'attention. L'attention simple au simple, l'attention humble aux humbles, l'attention vive à toutes vies...

(extraits du livre Le Très-Bas de Christian Bobin)




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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 08:48


Des quatre femmes assises dans le couloir, j'en embrasse ce jour-là trois et me contente de serrer la main de la quatrième dont le visage, déformé par la maladie m'inspire un secret dégoût et me dissuade de le toucher, même dans l'effleurement d'un baiser. Elle le devine et m'interpelle: "Et alors, on ne m'embrasse pas aujourd'hui?". Je la prends dans mes bras et l'embrasse en riant pour cette leçon magnifiquement donnée et les chemins ouverts en une seconde de moi à elle.

Mon père, lui, n'a plus ce souci des apparences. Plusieurs fois je l'ai vu se pencher comme un adolescent devant des malades particulièrement disgraciés et leur dire: "vous avez un merveilleux visage, je ne vous oublierai jamais." Cette scène à chaque fois me bouleverse comme si l'infirmité pendant un instant n'était plus dans le camp de mon père mais dans le mien.

La vieille femme qui parle très fort dans le couloir m'appelle du prénom de son fils, Basile. Quand je lui dis que je ne suis pas son fils et que mon prénom est Christian, elle balaie mon objection d'un revers de la main, comme pour dire: je le sais mais cela n'a aucune importance, tu es bien mon fils puisque je me réjouis de te voir, on ne va quand même pas s'arrêter à ces détails.

C. Bobin - La présence pure (mon livre préféré - de mon auteur préféré!)
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 19:33

« Dans le banal, je vois des miracles », article de Christian Bobin paru dans le dernier magazine Psychologie :

 

Extraits:

 

Qu’est-ce qu’une vie simple au fond ?

C’est une vie qui ne se soucie pas trop d’un ailleurs, ou plutôt qui va chercher l’ailleurs sous ses pieds. C’est une vie qui ne fuit pas le nécessaire, ni le trivial, ni tout ce qui revient chaque jour et peut être un peu harassant, comme faire les courses ou travailler. C’est une vie qui cherche partout la gaité, même et surtout dans les moments obligés inévitables qu’il aurait été si facile de vivre en somnambule. C’est une vie qui ne renonce jamais à être surprise.

 

Cette capacité à voir des miracles dans la réalité la plus triviale, c’est aussi celle de votre écriture, non ?

Oui, parce que la vie est tissée de banal. Quand on est enfant, on sait cela : on regarde les choses s’approcher, s’éloigner, on court d’une couleur à une autre, on vit comme dans une île aux trésors… En ce qui me concerne, il y a des visages, des paroles, des rencontres qui m’on frappé, parfois c’est la feuille d’un arbre qui tombe, la fuite d’un nuage dans le ciel… Des quantités de miracles qui, si je ne les avais notés, auraient glissé dans le néant du sans-mémoire, du sans-parole, du non-partagé. Je me suis aperçu que les choses qui ne sont pas notées se perdent à jamais. L’écriture garde la trace de ce qui était fragile, éphémère et si vital. Elle permet de maintenir le vol même de la vie.

 

Comment garder cette fraîcheur ?

Je ne sais pas et je ne choisis pas non plus. Je crois que chacun de nous a affaire à ces moments d’existence pure, mais ils passent ou entrent en nous sans être reconnus. Il y a des jours où mes yeux ne voient rien. Rien ne s’y reflète. La vie continue pourtant de m’envoyer des merveilles, mais c’est moi qui suis défaillant, à cause de mon impatience, de ma mauvaise humeur ou de mon angoisse. Et les contraintes, les imprévus, la lourdeur du quotidien, je les accepte, car c’est parfois de ce qui me dessert le plus que va tout à coup arriver la grâce suprême…

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