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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 21:04

DSC00106.JPGL'arbre est devant la fenêtre du salon. Je l'interroge chaque matin: 
"Quoi de neuf aujourd'hui?" 
La réponse vient sans tarder, 
donnée par des centaines de feuilles: "Tout".

C. Bobin

Extrait de "La présence pure" - Le temps qu'il fait

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:38

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Ce qu’on sait de quelqu’un empêche de le connaître
Ce qu’on en dit, en croyant savoir ce qu’on dit, rend difficile de le voir.
 
***
Très peu de vraies paroles s’échangent chaque jour, vraiment très peu.
 
***
La parole d’amour est antérieure à tout, même à l’amour.
Je t’aimais. Je t’aime. Je t’aimerai. Il ne suffit pas d’une chair pour naître. Il y faut aussi cette parole. Elle vient de loin. Elle vient du bleu lointain des cieux, elle s’enfonce dans le vivant, elle ruisselle sous les chairs du vivant comme une eau souterraine d’amour pur… elle imprègne aussi bien les feuilles des arbres, le poil des animaux et chaque grain de poussière volant dans l’air… Je t’aime. Je t’aime d’un amour éternel, éternellement tourné vers toi – poussière, bête, homme… Bien avant que tu sois né. Bien avant la fin des temps. Je t’aime dans toutes éternités.
***
C’est toujours par un sommeil que les grandes choses commencent.
L’événement est la vie qui survient dans une vie. Elle survient sans prévenir, sans éclat.
***
Les mères ont Dieu en charge.
 
La beauté vient de l’amour. L’amour vient de l’attention. L’attention simple au simple, l’attention humble aux humbles, l’attention vive à toutes vies…
                                                        ***
La sainteté c’est la joie. Elle est le fond de tout.
 
***
 Dieu est la part non maîtrisée de l’enfance, la part non décidée de l’éducation – et c’est la part de l’infini.
***
Le lieu où nous vivons vraiment n’est pas celui où nous passons nos jours, mais celui où nous espérons – sans connaître ce que nous espérons, celui où nous chantons, sans comprendre ce qui nous fait chanter.
***
Un rien décide de tout.
***
 
On peut très bien faire une chose sans y être. On peut même passer le clair de sa vie, parler, travailler, aimer, sans y être jamais.
 
***
François d’Assise.
Il devine à l’instinct que la vérité est bien plus dans le bas que dans le haut, bien plus dans le manque que dans le plein…
Il sait maintenant où loge le Très-Bas : au ras de la lumière du siècle, là où la vie manque de tout, là où la vie n’est plus rien que vie brute, merveille élémentaire, miracle pauvre.
 
***
Dans le monde de l’esprit c’est en faisant faillite qu’on fait fortune.
 
***
Il est toujours infiniment demandé à celui qui désire d’un désir infini.
 
***
Ce n’est pas la pureté que je veux. La pureté laisse l’impur en dehors d’elle et je ne veux plus d’en-dehors, je ne veux plus d’une église avec ses anges dans le chœur et ses diables à la rue, le visage écrasé contre les vitraux comme des pauvres à la Noël aux carreaux du boulanger. Je ne veux plus rien que la vie nue et fraternelle.
 
***
Le vrai père, c’est celui qui bénit, pas celui qui maudit. Le vrai père c’est celui qui ouvre les chemins par sa parole, pas celui qui retient dans les filets de sa rancœur.  
***
Il parle aux hirondelles et s’entretient avec les loups. Il entre en réunion avec des pierres et organise des colloques avec des arbres. Il parle avec tout l’univers car tout a puissance de parole dans l’amour, car tout est doué de sens dans l’amour insensé.
  SP_A1144.jpg
***
 La vérité tient sa lumière en elle-même, non dans celui qui la dit… la vérité n’est jamais si grande que dans l’humiliation de celui qui l’annonce. 
***
C’est le corps de François d’Assise, c’est son propre corps qu’il appelle ainsi : « mon frère l’âne » - manière de s’en détaché sans le rejeter, car c’est avec ce compagnon qu’il faut aller au ciel, avec cette chair impatiente et ces désirs encombrants : par d’autre accès aux sommets éternels que par celle voie-là, escarpée, caillouteuse, un vrai chemin de mulet. 
***
« On ne peut dire de personne qu’il soit insignifiant, puisqu’il est appelé à voir Dieu sans fin ».
***
La parole qui adore comme celle qui maudit ignorent tout de ce qu’elles nomment, et d’ailleurs souvent se succèdent en une seconde sur les mêmes lèvres, à propos du même objet, de la même personne.

***
Dans son imitation naïve, presque maniaque des Ecritures, François d’Assise ne pouvait éviter cette rencontre avec une femme aimante, sa sœur, son double… Ils aiment du même amour, ils sont faits pour s’entendre, ivres du même vin… ensemble et séparés… Séparés dans les apparences et les lieux. Réunis par l’entretien sans fin des âmes, par ce ravissement d’avoir trouvé l’interlocuteur privilégié, celui et celle qui entend tout, même les silences, même ce qu’on ne saurait dire pour soi dans le silence, la sœur, le frère sans qui le temps passé sur terre n’aurait été que du temps – rien d’autre.
Il mourra avant elle et c’est sans importance, l’amour ayant dès sa venue, dès son premier frémissement, aboli les vieux décrets du temps, supprimé ces distinctions de l’avant et de l’après, ayant seulement maintenu l’aujourd’hui éternel des vivants, l’aujourd’hui amoureux de l’amour.
***
Si l’on veut connaître un homme, il faut chercher celui vers lequel sa vie est secrètement tournée, celui à qui, de préférence à tout autre, il parle, même quand apparemment il s’adresse à nous.
 
Quand on est amoureux, on parle à son amour et on ne parle qu’à lui seul. Partout, toujours. 
***
…Il dit : je t’aime et je suis désolé de t’aimer si peu, de t’aimer si mal, de ne pas savoir t’aimer. C’est que plus il s’approche de la lumière et plus il se découvre pleins d’ombres.
 
Il n’y devant l’amour aucun adulte, que des enfants, que cet esprit d’enfance qui est abandon, insouciance, esprit de la perte d’esprit.
 
Dieu, c’est ce que savent les enfants, pas les adultes.
 
***
Mais la joie dont je vous parle… Elle n’est ni heureuse, ni malheureuse. Elle est insouciance du bonheur comme du malheur.
 
Je vous invite à être comme la terre, nue oublieuse d’elle-même, faisant même accueil à la pluie qui la bat et au soleil qui la réchauffe.
 
…je ne vous demande pas d’être parfaits. Je vous demande d’être aimants, ce qui n’est pas la même chose, ce qui est si peu la même chose que c’en est tout le contraire.  
***
 
L’amour est manque bien plus que plénitude. L’amour est plénitude du manque.  
***
  Le monde veut le sommeil. Le monde n’est que sommeil.
Mais l’amour veut l’éveil. L’amour est l’éveil chaque fois réinventé, chaque fois une première fois.
***
  La joie, c’est de n’être plus jamais chez soi, toujours dehors, affaibli de tout, affamé de tout, partout dans le dehors du monde comme au ventre de Dieu.
 
***
Loué sois-tu pour notre sœur la mort… Plus rien ne le sépare de son amour puisque son amour est partout, même dans celle qui vient le briser.
 
Loué sois-tu pour notre sœur la mort – voilà, c’est dit, c’est fait : il n’y a rien entre la vie et sa vie, il n’y a plus rien entre lui et lui, il n’y a plus ni passé ni présent ni avenir, plus rien que le Très-Bas, soudain Très-Haut, soudain partout répandu comme de l’eau.

Annecy-005-copie-1.jpg 
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 15:27

DSC00104.JPG
   Il n'y a rien de   
   nécessaire
   sauf d'être là, 
   à chaque instant,
   de plus en plus.
                                   C. Bobin

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:06
Il faudrait accomplir toutes choses et même les plus ordinaires, surtout les plus ordinaires - ouvrir une porte, écrire une lettre, tendre une main - avec le plus grand soin et l'attention la plus vive, comme si le sort du monde et le cours des étoiles en dépendaient, et d'ailleurs il est vrai que le sort du monde et le cours des étoiles en dépendent...
                                        C . Bobin
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:05
 
 
"Vous reconnaissez vos amis à ce qu'ils ne vous empêchent pas d'être seul, à ce qu'ils éclairent votre solitude sans l'interrompre."
 
 
Ceux qui ne se veulent rien - ni responsables, ni irresponsables - qui ne veulent qu'aimer encore et encore, ceux-là ont l'air chantant et léger.
 
                                                                         C. Bobin
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 20:51
LA MERVEILLE ET L'OBSCUR de CHRISTIAN BOBIN (extraits)
 
 
D'un côté les hôpitaux et les prisons: quand ça va mal, on vous y met.
D'un côté les bureaux ou les usines: quand ça va bien, on vous y met.
 
                                                 ************
 
Votre expérience de la vie, elle est intransmissible. Elle ne vaut que pour vous seul.
 
On transmet à un enfant ce qu'on est, jamais ce qu'on croit qu'il faut être.
 
On est élevé par des gens qui ont été enfants: c'est donc leur enfance à eux qui nous élève.
 
Que font les parents, ils font deux choses: ils vous donnent la vie et ils vous empêchent de vivre.
 
                                                 ************
 
On ne fait pas pousser une fleur avec des idées sur la botanique mais avec de l'eau, de la lumière, de la patience.
 
Dieu merci, la vertu de désobéissance est la première vertu d'enfance.
 
Souvenir d'enfance: une main, c'est une main lumineuse, une main de compagnie.
 
Aimer c'est prendre soin de la solitude de l'autre sans jamais prétendre la combler ni même la connaître.
 
Un enfant est d'emblée dans la solitude, dès le premier souffle, dès le premier cri. Il y baigne, comme l'oiseau dans le ciel, comme la peinture dans le silence. Si l'on veut vraiment parler d'une découverte de la solitude, il faudrait imaginer une découverte qui serait très douce. Un long et calme regard sur toutes choses, sur ce qui, dans les choses, vous ignore à jamais.
 
Un enfant a une connaissance immédiate de tout. Ce qu'on lui tait, il l'entend. Ce qu'on lui cache, il le voit.
 
                                                 ************
 
Si nous contemplons le monde, si nous nous en laissons imprégner, irradier -comme le fait l'enfant- alors, nous n'aurons que très peu de savoir sur nous-même. A l'inverse, si nous privilégions notre propre apparence, si nous nous prenons nous-même comme objet de contemplation ou de souci, nous nous condamnons à ne presque rien voir du monde et à en aimer très peu. Dans ce sens, l'amour et l'insouciance ne font qu'un.
 
 

Comment pourrons-nous jamais prendre soin de l'autre si nous ne somme pas, en même temps, complètement insouciant de nous?
 
                                                 ************
 
"Attention, surveille-toi, pense à ton avenir, pense à tes devoirs, pense à toi partout dans le monde et rappelle-toi, tu n'es plus un enfant"...
 
Ceux qui ne se veulent rien -ni responsables, ni irresponsables- qui ne veulent qu'aimer encore et encore, ceux-là ont l'air chantant et léger.
 
De ceux-ci ou de ceux-là, qui veille le mieux sur le monde, sur la vie, qui est le plus responsable?
 
                                                 ************
 
Dans le même temps où les choses vous sont données, dans le même temps, elles vous sont reprises.
 
                                                 ************
 
L'enfance est le plus clair reflet de Dieu. Mais ce n'en est que le reflet. 
                                                 ************
 
Si l'on veut voir le paradis sur terre, il suffit de contempler le visage de l'autre quand un sourire étend ses traits, quand ce visage est baigné -comme dit Verlaine- par le "bonheur d'une paix sans victoire", quand enfin se suspend cette lutte de chacun contre tous, cette volonté de s'agrandir aux dépens de l'autre ou cette tristesse de diminuer à son profit. Quand nous ne sommes plus dans l'enfermement ni la conquête, quand nous jouissons -toujours selon Verlaine- de la lumière d'être simple sans plus attendre.
                                                           
                                                 ************
 
L'adolescence est, de tous les âges, le plus difficile. On ne peut plus revenir en arrière, on ne sait plus aller en avant. Une vie que l'on ne peut ni quitter, ni habiter: voilà ce qu'est l'adolescence. Là où nous nous désespérons de toute issue, la vie en propose des dizaines. Il suffit de lui garder confiance.
 
                                                 ************
 
Dans la vie, il n'y a que des problèmes existentiels qui irradient la personne entière -chair, esprit et âme- mais on ne peut faire un seul pas dans une épreuve existentielle sans s'y engager pleinement: car les données du problème, c'est soi tout entier.

                                                 ************
 
Spinoza, il est difficile de ne pas l'aimer. On a rarement écrit aussi près de l'amour de la terre. On a rarement pensé aussi près du silence. "L'Ethique" (de Spinoza), vous le secouez sur votre table et ce sont des dizaines de fleurs de champs qui tombent sur la table. Plus on connaît les choses simples, et plus on connaît Dieu. Ce n'est plus un livre, c'est une terre ruisselante de lumière et de vent.
 
                                                 ************
 
La vie réussit à nous trouver quand plus personne ne sait où nous sommes, pas même nous.
 
                                                 ************
 
Le vrai secours consiste parfois à laisser l'autre disposer de toute sa solitude, à ne pas, précisément, lui venir en aide.
 
                                                 ************
L'écriture est comme la pluie d'été.
 
L'essentiel ne croupit pas dans les livres mais continue de briller sur le coeur, de raffraichir un regard.
 
Remplaçons, si vous le voulez bien, ce mot de "poésie" par celui de "parole amoureuse".
 
Je n'attends que cette parole, je ne cherche que cette parole, je ne désire et ne veux fréquenter qu'elle. Où qu'elle soit. Elle peut fleurir dans un livre de poèmes mais aussi sur une page de roman, comme n'importe où dans la vie. La poésie est parole aimante, parole émerveillante, parole enveloppée sur elle-même, pétales d'une voix tout autour d'un silence. Toujours en danger de n'être pas entendue. Toujours au bord du ridicule, comme sont toutes les paroles d'amour. La poésie, on ne l'écrit pas avec des mots. La matière première d'un poème, son or pur, son noyau d'ombre, ce n'est pas le langage mais la vie.
 
Se faire silencieux, se rendre attentif, vivre, aimer, écrire, ce sont des actes qui n'en font qu'un seul. Si la poésie n'est pas la vie dans sa plus belle robe, alors ce n'est rien.
 
Le travail d'un troubadour, c'est quoi? être amoureux, porter l'amour et le chant de château en château, de buisson en buisson, foutre le feu à la forêt de vivre.
 
Ce ne sont pas les événements qui décident de notre vie. C'est notre vie qui décide -par l'accueil ou le rejet que nous en faisons- du sens des événements.
 
Comment quitter la volupté ordinaire d'une maîtrise, sinon par goût et l'attrait d'une volupté plus grande, tout aussi sûre: celle d'accueillir sans retenir, celle de jouir non du cadavre des choses et des gens, mais de la contemplation de leur infinie liberté. Contemplation sans terme, sans but, sans volonté.

Pour voir une chose ou un être, il faut le faire entrer dans notre songe, l'incorporer à notre douceur, à notre silence, à notre attente.
 
                                                 ************
 
La bonne destinée, le clair chemin pour l'enfance c'est plutôt de ressembler à la vie, c'est-à-dire de ne ressembler à rien, à personne.
 
La vie est plus grande que nos vies.
 
C'est très difficile d'aimer l'autre sans aussitôt le rabattre sur vous, sur vos attentes, sur vos espérances, sur vos goûts.
 
Mais le mieux que puissent faire ceux qu'on aime c'est de nous décevoir: d'être là où nous ne les attendions pas, de ne ressembler à rien de connu, rien d'espéré.
 
                                                  ***********
 
J'écris pour remercier. D'une offrance d'un présent. Du présent du présent: cette chose qui m'arrive parfois, qui est la vie même. Dans le temps où je la perçois, elle est bien trop grande pour moi.
 
                                                 ************
 
Un beau livre, un livre nourricier, c'est un livre où l'auteur a su s'enlever complètement. Vous l'ouvrez, vous le lisez. Il n'y a que vous là-dedans.
 
                                                 ************
 
Dans l'écriture, les mots ne manquent jamais. Dans la parole, presque toujours.
 
                                                 ************
 
Tout est là où nous sommes, toujours. Le regard que nous pouvons porter sur une oeuvre d'art, nous devrions le porter sur toute chose devant nos yeux. Ouvrir notre regard sur ce qui est, sans exclusive. On voit qu'il n'y a pas l'abondance d'un côté et la pauvreté de l'autre.
 
                                                 ************
 
C'est d'ailleurs cela un ange, ce n'est rien d'autre qu'une parole. D'où qu'elle vienne. Une parole qui vient nous délivrer par sa simplicité, nous éclairer par son mystère.
 
                                                 ************
 
L'attente commence là, lorsqu'elle a renoncé à être jamais comblée. Elle se confond alors avec la totalité de ce qui vient, avec l'accueil sans discernement de tout ce qui s'avance, le léger comme le lourd, le froid comme le brûlant. D'où ça vient, je l'ignore. D'où peut-il venir l'amour qu'on appelle, sinon de l'amour même? Nous ne sommes là-dedans que des intermédiaires, des passeurs, rien de plus.

L'enfance: le jeu, la capacité de jouer sans fin. Quand je parle de l'enfance, c'est d'aujourd'hui que je parle, de maintenant.
 
L'enfance n'est pas dans la nostalgie qu'on en a. L'enfance est dans le rire qu'elle nous donne.
 
                                   ************
 
Dans l'amour, tu n'as le choix de rien. Ni d'attendre, ni de cesser d'attendre.
 
                                                 ************
 
Aimer purement, c'est consentir à la distance, c'est adorer la distance entre soi et ce qu'on aime.
 
                                    ***********
 
La vérité n'est jamais humiliée par la vie parce que la vérité n'est jamais que la vérité du plus humble, du tout de la vie, humble et pure -des parkings de surpermarchés aux monastères.
 
                                                  ***********
 
L'amour ce n'est pas le sacrifice, c'est le don.
Et qu'aurez-vous à donner si vous n'avez aucune joie à vivre?
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 20:20
Ils aiment du même amour, ils sont faits pour s'entendre, ivres du même vin.
 
Séparés dans les apparences et les lieux. Réunis par l'entretien sans fin des âmes, par ce ravissement d'avoir trouvé l'interlocuteur privilégié, celui et celle qui entend tout, même les silences, même ce qu'on ne saurait dire pour soi dans le silence, la soeur, le frère sans qui le temps passé sur terre n'aurait été que du temps - rien d'autre.
 
                                                                                                             (C. BOBIN - LE TRES-BAS)
 
 

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