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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 07:43

 

NOTRE EXPIRATION

est celle de l'univers entier

NOTRE INSPIRATION

est celle de l'univers entier

A chaque instant, nous réalisons

ainsi la grande oeuvre illimitée.

Avoir cet esprit-là,

c'est faire disparaître tout malheur

et engendrer le bonheur illimité.

 

Maître Koko Sawaki

 

 

DSCF2055.JPG

Très bel été à tous...

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 20:15

 

 

Le Focusing implique de prêter attention à un sens corporel physique peu clair, tout en restant extrêmement respectueux, bienveillant et attentif vis-à-vis de chaque nuance d'expérience qui s'en élève. Voir comment les étapes concrètes du changement expérimental peuvent advenir lorsqu'on prête attention à un ressenti physique est une découverte importante - quelque chose que les personnes qui se servent de la pratique spirituelle pour fuir leurs sentiment et leur expérience personnelle ferait bien d'apprendre.

 

Pourtant, dans le Focusing, tel qu'il est pratiqué habituellement, il y a souvent un parti pris en faveur du dévoilement d'une signification à partir d'un ressenti physique, en faveur d'une résolution, en faveur d'une recherche de changement ressenti. De cette manière, cela peut devenir une forme de "faire" qui maintient une position subtile je/elle vis-à-vis de notre expérience. Le biais peut être ici très subtil. Vouloir que notre expérience change comporte souvent une résistance subtile à ce qui est, à maintenant, à ce que j'appelle la présence non conditionnée - la capacité de rencontrer pleinement et directement l'expérience, sans la filtrer à travers un plan conceptuel ou stratégique quelconque.

 

Le piège spirituel subtil du travail psychologique est qu'il peut renforcer certaines tendances inhérentes à la personnalité conditionnée: se voir comme un actif, toujours rechercher le sens dans l'expérience ou faire continuellement des efforts pour "quelque chose de mieux". Bien que la réflexion psychologique puisse certainement aider les gens à progresser de manière importante, à un certain stade, même le plus petit désir de changement ou d'amélioration peut interférer avec la détente et le lâcher-prise plus profonds qui sont nécessaires pour passer du domaine de la personnalité à celui de l'être, que l'on ne peut découvrir que dans et à travers l'instantanéité présente - dans les moments où cessent toute conceptualisation et tout effort.

 

Quand nous laissons l'expérience être telle qu'elle est, au lieu de chercher à l'altérer d'une façon quelconque, le centre l'intérêt du travail intérieur se déplace de manière importante et forte. Notre expérience n'est plus quelque chose de séparé de nous, que nous avons besoin de transformer ou résoudre; au lieu de cela, le centre d'intérêt s'élargit au champ plus vaste: notre manière d'être avec notre expérience. Et quand nous nous relions de façon plus spacieuse et ouverte à notre expérience, celle-ci devient moins problématique car nous ne vivons plus dans une tension je/elle, sujet/objet, vis-à-vis de cette expérience.

 

John-Welwood-.jpg

 

 

En lisant ce passage du livre "Pour une psychologie de l'Eveil" de John Welwood, je mets des mots sur une subtile différence de pratique du Focusing que je ressentais en moi...

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 20:57

Le matérialisme sous sa forme ordinaire, psychologique et spirituelle, est une des découvertes centrales de Chögyam Trungpa qui met ainsi au jour le coeur de la corruption à l'oeuvre dans notre rapport à tout ce qui est. Nous ne cherchons alors qu'à trouver une plus haute sécurité, là où la voie appelle à un abandon entier, une ouverture sans condition.

Le chemin spirituel est d'abord le chemin de l'Honnêteté.

Fabrice Midal

 

Photo 047

Aussi longtemps que nous suivons une approche spirituelle promettant le salut, des miracles, la libération, nous restons liés par la "chaîne d'or de la spiritualité". Une telle chaîne peut être d'une grande élégance, réhaussée de joyaux et de délicates gravures, elle ne nous en emprisonne pas moins.

Il est essentiel de voir que le point essentiel de toute pratique spirituelle est de sortir de la bureaucratie de l'ego, c'est-à-dire de ce constant désir qu'a l'ego d'une forme plus haute, plus spirituelle, plus transcendante du savoir, de la religion, de la vertu, de la discrimination, du confort, bref, de ce qui fait l'objet de sa quête particulière.

Nous attendons de la spiritualité qu'elle nous apporte le bonheur et le confort, la sagesse et le salut. Cette approche littéralement égocentrique de la spiritualité doit être complètement retournée.

*********************************

Si nous essayons d'être bons et paisibles, de supprimer ou subjuguer nos émotions, c'est là qu'opère la distorsion fondamentale de l'ego. Nous sommes agressifs envers nos émotions, nous essayons d'atteindre la bonté par force.

 

Photo 014

 

Extraits du livre:

ChögyamTrungpa

Pour chaque moment de la vie

Seuil

Textes présentés et mise en forme par Fabrica Midal

 

Photo 364

 

Plus je chemine, plus je me tourne vers l'accueil de ce qui est, de la souffrance, du coeur brisé qui vit en moi...

Plus je chemine, plus j'embrasse les souffrances, les manques, les vides, les désespoirs...

Plus je chemine, moins je maîtrise et moins j'ai l'envie de maîtriser quoi que ce soit...

Plus je chemine, et plus j'abandonne, et plus je m'abandonne...

Pascale

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 18:55

Remédier à la fatigue de l’empathie - 1

Écrit le 3 octobre 2013

Être ému par la souffrance de l’autre, ressentir soi-même de la souffrance parce qu’il souffre, être joyeux lorsqu’il est en joie et triste lorsqu’il est affligé relève de la résonance émotionnelle. Les chercheurs ont constaté qu’une partie du réseau cérébral associé à la douleur est activée chez les sujets qui ne font qu’observer quelqu’un en train de souffrir. Ils souffrent donc de voir la souffrance de l’autre.

La résonance empathique avec la douleur peut conduire, lorsqu’elle est maintes fois répétée, à un épuisement émotionnel et à la détresse. C’est ce que vivent souvent les infirmières, les médecins et les soignants qui sont constamment en contact avec des patients en proie à de grandes souffrances.

Au cours de discussions avec Tania Singer, neuroscientifique directrice à l’Institut Max Planck de Leipzig, nous avons constaté que la compassion et l’amour altruiste étaient associés à des émotions positives. Nous en sommes donc venus à l’idée que le burnout était en fait une « fatigue de l’empathie »? et non de la compassion. Cette dernière, en effet, loin de mener à la détresse et au découragement, renforce notre force d’âme, notre équilibre intérieur et notre détermination courageuse et aimante à aider ceux qui souffrent. En essence, de notre point de vue, l’amour et la compassion n’engendrent ni fatigue ni usure, mais aident au contraire à les surmonter et à les réparer, si elles surviennent.

Ces trois dimensions – l’amour de l’autre, l’empathie (qui est résonance avec la souffrance d’autrui) et la compassion – sont naturellement reliées. Au sein de l’amour altruiste, l’empathie se manifeste lorsque l’on se trouve confronté aux souffrances des êtres, confrontation qui engendre la compassion (le désir de remédier à ces souffrances et à leurs causes). Ainsi lorsque l’amour altruiste passe au travers du prisme de l’empathie, il devient compassion.

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Remédier à la fatigue de l’empathie - 2

Écrit le 9 octobre 2013

Je discutais récemment avec une infirmière qui, comme la plupart de ses collègues, est continuellement confrontée aux souffrances et aux problèmes des patients dont elle s’occupe. Elle me disait que dans les nouvelles formations de personnel soignant, l’accent était mis sur la nécessité de garder une distance émotionnelle vis-à-vis des malades?pour éviter le fameux burnout qui affecte tant de professionnels de la santé. Cette femme très chaleureuse, dont la simple présence rassure, me confia ensuite : « C’est curieux, j’ai l’impression de gagner quelque chose lorsque je m’occupe de ceux qui souffrent, mais lorsque je parle de ce « gain » à mes collègues, je me sens un peu coupable de ressentir quelque chose de positif. » Ce qu’elle avait constaté c’est que, contrairement à la détresse empathique, l’amour et la compassion sont des états d’esprit positifs, qui renforcent la capacité intérieure à faire face à la souffrance d’autrui.

Si un enfant est hospitalisé, la présence à ses côtés d’une mère aimante qui lui tient la main et le réconforte avec d’affectueuses paroles lui fera sans doute plus de bien que l’anxiété d’une maman submergée de détresse empathique qui, ne pouvant supporter la vue de son enfant malade, fait les cent pas dans le couloir. Rassurée par mes explications, cette amie infirmière me confia qu’en dépit des scrupules qu’elle avait de temps à autre, ce point de vue s’accordait avec son expérience de soignante.

À la lumière des recherches préliminaires conduites par Tania Singer, il semblerait donc logique de former à l’amour altruiste et à la compassion ceux dont le métier consiste à s’occuper quotidiennement de personnes qui souffrent. Une telle formation aiderait également les proches (parents, enfants, conjoints) qui prennent soin de personnes malades ou handicapées. L’amour altruiste crée en nous un espace positif qui sert d’antidote à la détresse empathique et empêche que la résonance affective ne s’amplifie au point de devenir paralysante et d’engendrer l’épuisement émotionnel caractéristique du burnout. Sans l’apport de l’amour et de la compassion, l’empathie livrée à elle-même est comme une pompe électrique dans laquelle l’eau ne circule plus : elle va rapidement s’échauffer et brûler. L’empathie doit donc prendre place dans l’espace beaucoup plus vaste de l’amour altruiste. Il importe également de considérer l’aspect cognitif de la compassion, autrement dit la compréhension des différents niveaux de la souffrance et de ses causes manifestes ou latentes. Ainsi, nous sera-t-il possible de nous mettre au service des autres en les aidant efficacement tout en préservant notre force d’âme, notre bienveillance et notre paix intérieure. Comme l’écrit Christophe André : « Nous avons besoin de la douceur et de la force de la compassion. Plus on est lucide sur ce monde, plus on accepte de le voir tel qu’il est, et plus on se rend à cette évidence : nous ne pouvons rencontrer toutes les souffrances que l’on rencontre dans une vie d’humain, sans cette force et sans cette douceur.?»*

* André, C. (2009). Les États d’âme, Odile Jacob, p. 352.

Pour plus de détails, voir Plaidoyer pour l’altruisme , chapitre 4: « De l’empathie à la compassion dans un laboratoire de neurosciences. »

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 18:18

 

Nous ferions mieux d'arrêter de lutter contre nos pensées

et de comprendre que l'honnêteté et l'humour

sont une bien plus grande source d'inspiration

et d'aide

que toutes sortes d'efforts religieux solennels

pour ou contre quoi que ce soit.

Pema Chödrön


Fraises des bois

hummm!!!

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 21:57

Pareils au prince Siddhartha, avant qu’il n’entre sur la voie du renoncement pour devenir l’Eveillé, un grand nombre d’entre nous vit, le temps d’un songe, dans un palais des illusions. Ses murs ne sont pas solides comme ceux que le père de Siddhartha fit ériger autrefois, en Inde, pour protéger son fils de la souffrance. Au début du XXI° siècle, ce sont les murs immatériels de l’amour de soi, poussé parfois jusqu’au fantasme d’un corps durablement jeune, lisse et siliconé, nourri de DHL. Retranchés derrière cette obsession de jeunesse, forme et santé, nous ne voyons pas à quel point sont fragiles les remparts de cet attachement à nous-mêmes - nous ne le découvrons qu’a posteriori, une fois qu’ils se sont effondrés. Cela se produit bien souvent avec l’annonce d’une maladie grave, pour nous-mêmes ou un proche.

Nous sommes alors, de nouveau pareils à Siddhartha, sortant du palais des illusions, lorsqu’il rencontra la maladie, la vieillesse et la mort. Sans préparation, nous découvrons la réalité de la souffrance en tombant malades.

Le médecin, lui, a fréquenté la réalité de la souffrance tout au long de ses années d’études et de pratique. Pour autant la connaît-il, l’accepte-t-il ? Grâce à des mécanismes de défense et blindage, il vit aux côtés de la souffrance, dans un déni de cette souffrance qui peut aller jusqu’à l’acharnement thérapeutique. Pourtant, face à la réalité de la souffrance, un chemin commence qui permet de progressivement l’accueillir, l’accepter et la transformer.

Sur un tel chemin, les maîtres spirituels peuvent nous guider. Ils enseignent que la maladie est un cadeau de la vie. Lama Zopa Rinpoche va jusqu’à dire que tomber gravement malade, c’est comme entrer en retraite. Les murs de l’égoïsme s’écroulent, la souffrance, qui est en nous, nous relie à la souffrance hors de nous. Nous ne souffrons plus seuls, nous souffrons avec tous les êtres. Telle est la réalité de la souffrance qui nous introduit à l’universalité du cœur.

Si, en ce temps d’épreuve où sont exacerbées les capacités de comprendre et d’aimer, nous avons la chance que nous soit enseigné tong len, chaque respiration deviendra une prière d’amour pour tous les vivants. En inspirant, nous prendrons sur nous la souffrance des autres et, en expirant, nous leur donnerons notre propre bonheur.

Le rapport avec la souffrance, la maladie et la mort sont au cœur des enseignements bouddhistes. La méditation nous apprend à transformer notre souffrance et accompagner celle d’autrui. En tant que bouddhistes, c’est notre responsabilité d’être présents auprès des soignants et des malades. En cet instant, sur un lit d’hôpital, ou isolées, délaissées, de nombreuses personnes luttent contre le processus irréversible de la maladie et de la mort, qui est d’autant plus insupportable qu’on ne sait pas lui donner de sens. Faute d’une présence et sans aucun réconfort, des patients dont le pronostic vital est engagé, glissent vers une demande de suicide assisté. Les listes d’attente ne cessent de s’allonger, pour une euthanasie active, dans les cliniques du monde offrant un tel service.

L’alternative qu’offrent les maîtres bouddhistes au désespoir devant la souffrance et la fin de vie, consiste à activer le potentiel immense de compassion, présent en chacun de nous, jusque dans le passage ultime du moment de la mort. La compassion est une énergie puissante de guérison qui peut, dans certains cas, soigner les maux du corps, mais qui, surtout, vient à bout de la maladie fondamentale de l’égocentrisme, prodiguant ainsi la guérison suprême et la joie.

par Sofia Stril-Rever (dans le site buddhaline)

Fleurs de mûrier

Combien j'aimerai transmettre cela aux malades dont je m'occupe... Guérir sa vie par la compassion... Pascale

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 19:04

 

23 avril - la journée de la compassion!

et pourquoi pas tous les jours ???

 

 

Et si la compassion n’était pas une valeur morale, mais un changement radical de façon d’être? Et si notre bonheur en dépendait ? Et si le monde en avait besoin ? Et s’il était possible de la faire vivre au quotidien ? Les médecins Christophe André, Thierry Janssen et Olivier Chambon, le moine bouddhiste Matthieu Ricard, l'écrivain Bernard Werber, les philosophes Frédéric Lenoir, Fabrice Midal, et Leili Anvar, le réalisateur Jan Kounen, les actrices Véronique Jannot, Vahina Giocante et Philippine Leroy-Beaulieu... Tous sont attachés à la valeur de compassion, tous ont accepté d’en transmettre leur vision.

Également au programme : une conférence de la spécialiste britannique Karen Armstrong, auteur deCompassion – Manifeste révolutionnaire pour un monde meilleur ; des articles sur ce que disent les neurosciences de la compassion, ses effets concrets dans nos vies, la manière d’en faire une habitude et un pilier de l’éducation.

L’occasion de découvrir et mieux comprendre cette idée forte, au cœur de toutes les traditions éthiques et spirituelles, dont les effets ont été testés et approuvés par la science comme une source de bien-être, voire de guérison. Pour soi, pour le monde.

Alors… êtes-vous prêts à aimer ?


Organisée par la revue Inexploré.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 12:36

L'impermanence est un principe d'harmonie,

quand nous ne luttons pas contre elle,

nous sommes en harmonie avec la réalité

Pema Chödron

 

OM MANI PADME HUM 009

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 13:08

Si vous êtes poète, vous verrez clairement un nuage flotter dans cette feuille de papier. Sans nuage, il n'y aurait pas de pluie ; sans pluie, les arbres ne pousseraient pas ; et sans arbre, nous ne pourrions faire de papier. Le nuage est essentiel pour que le papier soit ici devant nous. Sans le nuage, pas de feuille de papier. Ainsi, il est possible de dire que le nuage et la feuille de papier « inter-sont ». Le mot « inter-être » ne figure pas encore dans le dictionnaire, mais en combinant le préfixe « inter » et le verbe « être », nous obtenons un nouveau verbe, inter-être. Sans nuage, nous n'aurions de papier, nous pouvons donc dire que le nuage et la feuille de papier inter-sont.


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En regardant encore plus en profondeur dans cette feuille de papier, nous y voyons aussi le soleil. Sans soleil, la forêt ne pourrait pousser. En fait, rien ne pourrait pousser, nous ne pourrions nous développer. Par conséquent, nous percevons aussi la présence du soleil dans cette feuille de papier. Le papier et le soleil inter-sont. En continuant d'observer, nous découvrons également le bûcheron qui a coupé l'arbre et l'a amené à la fabrique de papier. Et nous voyons aussi le blé : nous savons que cet homme n'aurait pu vivre sans son pain quotidien. C'est pourquoi le blé qui a servi à la confection du pain dont s'est nourri le bûcheron est présent dans cette feuille e papier. Et le père et la mère du bûcheron y sont également. Si nous observons de cette manière, nous remarquons que, sans tous ces éléments, cette feuille de papier ne pourrait exister.


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En examinant encore plus profondément, nous y découvrons notre présence. Ce n'est pas difficile à voir : lorsque nous regardons cette feuille, celle-ci fait partie de notre perception. Votre esprit s'y trouve et le mien aussi. Par conséquent, nous pouvons dire que tout est présent dans cette feuille de papier. Il vous sera impossible de me montrer une seule chose qui n'y soit pas – le temps, l'espace, la terre, la pluie, les minéraux du sol, le soleil, le nuage, la rivière, la chaleur... Tout co-existe avec cette feuille de papier. Voilà pourquoi je pense que le mot « inter-être » devrait être dans le dictionnaire. « Etre », c'est « inter-être ». Vous ne pouvez pas « être » simplement par vous-même. Vous devez forcément inter-être avec toutes les autres choses. Cette feuille de papier « est » parce que tout le reste « est ».

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Supposez que nous essayions de retourner un seul de ces éléments à sa source. Supposez que nous renvoyions sa lumière au soleil. Pensez-vous que l'existence de cette feuille de papier soit alors possible ? Non, sans la lumière du soleil, rien ne peut exister. Si nous retournions le bûcheron à sa mère, nous n'aurions pas non plus de papier.Le fait est que cette feuille est uniquement constituée d'élément « non-papier » ; et que, si nous retournions ces éléments « non-papier » à leurs sources respectives, il n'y aurait alors plus de papier du tout. Sans ces éléments « non-papier », tels que l'esprit, le bûcheron, la lumière du soleil, etc..., il n'y a pas de papier. Aussi fine que soit cette feuille, elle contient en elle-même tout l'univers.

Thich Nhat Hanh - Le coeur de la compréhension

 

P1060465



Tout ça pour nous faire comprendre que nous ne sommes pas séparés, mais que nous sommes UN. Vous pouvez essayer avec n'importe quoi, c'est pareil. Tout ne peut fonctionner qu'ensemble, même plus qu'ensemble, puisque rien ne peut exister sans tout le reste. Et nous sommes ce TOUT, nous sommes ce UN .

L'autre est moi, je suis l'autre. L'autre est Dieu, je suis Dieu...

 

Très belle semaine à tous.

Pascale

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 08:39

Trois voies, trois manières de méditer:

Le premier maître tantrique que j'ai rencontré en 1967 était le chef spirituel des Nyingmapa, le grand maître de Dzogchen Dudjom Rimpoché. Il vivait à Kalimpong et la zone étant limitée à une visite de trois jours en raison des troubles frontaliers avec la Chine, Dudjom Rimpoché m'enseigna très simplement trois façons de méditer qui correspondent au tantra du Cachemire et d'Oddyâna, tel que Padmasambhava l'introduisit au Tibet au VIIIème:

 

La non-méditation

 

"Installe-toi confortablement dans le calme et le silence, assieds-toi, le dos bien droit, parfaitement détendu, la respiration naturelle, douce et silencieuse et place ton attention dans un état de présence absolue sans que l'esprit erre dans les trois temps. C'est l'état naturel de l'esprit qui demeure spontanément dans l'état de non-distraction, de non-production, de non-méditation."

 

La méditation du Coeur

 

" Si tu ne peux entrer d'emblée dans cet état, concentre-toi sur une lettre d'un rouge flamboyant, dans le centre du coeur, de la taille qui te semble appropriée. Que cette image soit vivement présente, sans effort. Qu'elle absorbe toute ton attention."

 

La concentration et l'apaisement

 

" Si cette méditation est difficile, prends un objet simple comme un caillou ou un morceau de bois, pose le devant toi, dirige ton regard sur l'objet sans cligner, ne laisse rien d'autre occuper ton esprit et établis-toi dans la présence, d'une manière naturelle et détendue. Regarde tout ce qui peut se présenter à toi sans le saisir et graduellement tu atteindras la paix. Tout ce qui surgit se libère naturellement, sans effort de ta part. Bientôt tu ne pourras plus sortir de cet état non conceptuel et tu n'auras même plus le désir de bouger. Ce sera le signe que tu te familiarises avec l'apaisement et tu parviendras à la spontanéité."

 

Cet enseignement donné à un complet néophyte m'a été très précieux et jamais je n'en ai trouvé de plus simple ni de plus profond. Aujourd'hui encore, je pratique et j'enseigne de cette manière.

Daniel Odier

 

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