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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 09:48
 A la lumière de cette sagesse, nous apprenons à t’aimer, à aimer notre Père et à nous aimer. Nous savons que cette manière non-dualiste de regarder les choses et la sagesse de l’inter-être peuvent nous libérer de la discrimination, de l’angoisse, de la jalousie, de la haine et du désespoir. Nous te promettons de transmettre cette vision profonde aux générations futures. Nous ne sommes plus naïfs au point de croire que nous sommes les maîtres de l’Univers. Nous avons dépassé l’idée d’un créateur formé à l’image de l’homme. Plusieurs d’entre nous avons transcendé la vue dualiste du bien et du mal et nous ne nous posons plus de questions sur les desseins de la Terre et du Ciel. Nous ne croyons plus qu’un vieil homme à la barbe blanche, assis dans le ciel, dirige tout ce qui se passe sur terre ou bien qu’une déesse sur un nuage peut nous secourir quand nous sommes en danger. Noble Mère, la dimension ultime de la réalité est notre vraie nature de la non-naissance, de la non-mort. Lorsque nous savons comment entrer en contact avec elle, nous expérimentons la paix, le bonheur, la bénédiction de non-peur et de non-anxiété. La dimension ultime de la réalité n’existe pas séparément de la dimension historique. Quand nous sommes en contact profond avec quoi que ce soit dans la dimension historique : une feuille, une fleur, un rayon de lumière, une montagne, une rivière, un oiseau ou notre propre corps, nous touchons en même temps la dimension ultime. Cette dernière est l’ainsité, la réalité telle qu’elle est. Elle transcende toutes les notions d’être/non-être, de matière/conscience, d’objet/sujet, d’humain/non-humain. La dimension ultime brille toujours et en contact avec elle, nous ressentons du bien-être et du bonheur, comme les oiseaux qui se réjouissent dans le ciel bleu ou le cerf dans la forêt. Nous sommes conscients que nous n’avons pas besoin de rechercher l’ultime très loin car étant notre nature véritable, il est en nous, à cet instant même. En pratiquant la pleine conscience, en contemplant la co-production conditionnée, en réalisant la vacuité et l’inter-être, nous pouvons entrer immédiatement en contact avec l’ultime, à tout moment. Certains de tes enfants ont expérimenté la souffrance et sont sûrs que ce qui la provoque est le mal et ce qui apporte le bonheur est le bien. Ils ignorent que la souffrance et le bonheur dépendent de notre manière de regarder. De plus, nous percevons les choses comme ceci car nos organes sensoriels sont comme cela. Si nos organes sensoriels avaient été formés différemment, nous percevrions sûrement les choses différemment. Ainsi, nous comprenons que le Royaume de Dieu et le monde de la souffrance, le bonheur et la souffrance dépendent de notre façon de contempler les choses. La réalité ultime transcende tous les concepts de naissance, de mort, d’être et de non-être. Le Bouddha peut être une personne ou une étoile. Les bouddhas et les grands boddhisattvas sont là depuis la nuit des temps et pas forcément sous la forme d’une personne car l’être humain est une espèce apparue très tard sur cette planète relativement petite, toi, chère Mère. Comme notre Père le soleil, ta nature est la non-naissance et la non-mort. Si ta nature est ainsi, la nôtre doit être pareille. Tu t’es manifestée comme un boddhisattva, sous la forme d’une planète et non d’un être humain et nous t’en remercions. Même, si nous te personnifions en t’appelant Mère comme nous le ferions pour notre propre mère, nous sommes conscients que tu es la mère de toutes les espèces, dont l’espèce humaine. Notre nature est la non-naissance et la non-mort. Notre lumière et notre durée de vie sont illimitées. Noble Mère, bien des personnes invoquent tout le temps Père, sans savoir qu’il est présent en eux et se trouve juste au dessus de leur tête. Ils ignorent que leur nature est Amitabha, la lumière illimitée, la durée de vie illimitée. Ils ne savent pas qu’ils sont les enfants du Soleil, de Père. Même notre maître le Bouddha Sâkyamuni s’est considéré comme descendant de la lignée du soleil. Nous pouvons être en contact avec Père, jour et nuit, comme une réalité merveilleuse et non pas comme l’évocation d’un simple nom. Si notre Père est la lumière et la durée de vie illimitée, nous le sommes aussi. Chacune de nos cellules peut rayonner de lumière et tendre vers l’avenir. Chère Mère, bien des personnes parmi nous marchent sur toi en aspirant à une terre pure et ne savent pas que tu es déjà un merveilleux paradis, dans le moment présent. Elles sont incapables de voir que la terre pure existe dans leur propre cœur. Si notre esprit est calme et paisible, là où nous posons nos pas, ce lieu devient la terre pure. Nous pouvons en jouir, jour et nuit, grâce à cette vision profonde, grâce à notre pratique de nous établir en pleine conscience dans le moment présent. Nous sommes déjà dans la terre pure, nous ne la recherchons plus. Mère, tu es capable de nous porter encore pendant 500 millions d’années au moins. Ensuite, tu te manifesteras probablement en une autre planète et nous, nous serons d’autres réalités merveilleuses sur ta surface. Noble Mère, tu as des enfants qui sont fiers d’être de bons mathématiciens, des architectes doués, des artisans habiles mais peu d’entre eux ont vu que tu es la plus grande mathématicienne, l’artisan le plus expérimenté, l’architecte le plus ingénieux. Il suffit de regarder une fleur de pêcher, une coquille de crustacé ou une chauve-souris pour reconnaître cette vérité. Parmi nous se trouvent des artistes géniaux, cependant, comment leurs tableaux pourraient-ils être comparés à tes œuvres d’art, révélées au fil des quatre saisons ? Comment pourraient-ils peindre des levés de soleil aussi resplendissants, des couchers de soleil aussi flamboyants que les tiens ? Parmi nous, se comptent des musiciens talentueux mais comment leurs compositions pourraient-elles égaler les concerts merveilleux de la Terre et du Ciel, la musique majestueuse de la marée montante ? Parmi nous, des héros courageux marchent sous la canicule ou dans la tempête, franchissent montagnes et rivières, mais qui pourrait avoir ta patience, ton endurance et ta capacité d’embrasser ? Nous avons aussi de magnifiques histoires d’amour, mais qui parmi nous serait capable d’un amour aussi illimité que le tien, qui embrasse tous les êtres sans discrimination ? Respectable Mère, maintenant chaque fois que je fais un pas sur toi, je peux me libérer des concepts de matière et d’esprit. Ta réalité merveilleuse les transcende. Matière et esprit ne sont que des notions, deux facettes d’une même réalité. Le pin n’est pas seulement de la matière car il a le savoir en lui. Un grain de poussière n’est pas uniquement de la matière puisque chacun de ses atomes contient l’intelligence, c’est une réalité vivante. Notre propre nature est ta propre nature qui est aussi celle de l’Univers. C’est la nature de l’inter-être, de non-naissance/non-mort, de non-croissance/non-décroissance, de non-matière/de non-esprit, de non-intérieur/non-extérieur, de non-venir/non-partir… Tu es l’un des quatre éléments fondamentaux mais tu embrasses les trois autres éléments car tu es faite d’éléments non-terre. Ces quatre éléments portent aussi en eux le temps, l’espace et la conscience. Chaque pas fait en pleine conscience nous révèle l’inter-être de tous ces éléments comme une réalité. La nature de Bouddha se trouve chez les humains mais également chez tous les êtres. En contemplant les phénomènes dans la dimension ultime, nous pouvons nous libérer de toute souffrance Chère Mère, tu es un grand boddhisattva qui a mis au monde d’innombrables bouddhas et boddhisattvas. Ton cœur enveloppe tout le cosmos et ta compréhension éclaire toutes les directions. Certains de tes enfants souffrent beaucoup, ne t’ont pas encore comprise et t’ont reproché de les avoir mis au monde. Mais leur est-il possible, à partir de leur cœur limité, de juger ton immense amour et compréhension ?  En regardant profondément, nous pouvons nous libérer de toute souffrance et de tout ressentiment. En contact profond avec la dimension historique, nous découvrons la dimension ultime et pouvons mieux comprendre ce qui se passe dans la dimension historique. Dans la dimension ultime, il n’y a ni naissance ni mort, ni souffrance ni bonheur, ni partir ni venir, ni bien ni mal. Nous devons apprendre à regarder le monde des phénomènes à partir de la perspective de la dimension ultime. S’il n’y avait pas la mort, il n’y aurait pas la naissance; s’il n’y avait pas la souffrance, il n’y aurait pas le bonheur ; sans le mal, le bien serait impossible; sans la boue, le lotus ne pousserait pas. La boue et le lotus ne sont pas ennemis. Ils dépendent l’un de l’autre pour se manifester et il en est de même pour le bonheur et la souffrance, pour le bien et le mal. Parce que notre compréhension du bien et du mal est encore dualiste, certains d’entre nous t’en veulent et te font des reproches ainsi qu’au Ciel. Souvent avec notre tout petit cœur, nous jugeons ton cœur illimité, Mère et celui du Ciel. Les inondations, les tornades, les tsunamis, les tremblements de terre n’expriment pas ta colère ou celle de Père. Ils ne sont pas des punitions mais simplement ce qui doit se produire de temps en temps dans la dimension historique pour rétablir l’équilibre. Pour rétablir l’équilibre dans la nature, certaines espèces doivent parfois subir des pertes. Mais si le besoin de la survie est remplacé par l’avidité et l’arrogance, la violence qui en résulte entraîne encore plus de drames et de désastres. Nous avons vu que quand une espèce se développe trop rapidement et au-delà des limites fixées par la nature, elle cause beaucoup de dommages et menace la survie des autres espèces. Alors, naturellement, apparaissent des causes et des conditions qui mènent pour elle à de grandes pertes voire à son extinction afin de rétablir l’équilibre entre les espèces. Ces causes et conditions surviennent souvent de l’espèce elle-même. Nous avons appris une leçon : quand nous commettons des actes violents et nuisibles à l’encontre de notre propre espèce et des autres, nous nous faisons violence. Et quand nous savons protéger tous les êtres, nous nous protégeons. Nous aspirons à être ta belle continuation et à te protéger pour que tu sois toujours là avec nous Chère Mère, nous avons tous la nature du Bouddha parce que nous sommes tes enfants, que nous soyons humains, animaux, végétaux ou minéraux. Nous les humains, sommes souvent fiers d’avoir un mental mais celui-ci n’est qu’une fonction parmi d’autres fonctions de la conscience, comme la conscience du tréfonds et la conscience vimala[1]. Notre mental nous permet de reconnaître notre propre présence et celle de l’Univers, dans le moment présent, mais il est encore limité par notre tendance à la discrimination entre l’être et le non être, la naissance et la mort, l’intérieur et l’extérieur, l’individuel et le collectif. Parmi tes enfants, certains ont pratiqué, ont médité, se sont purifiés et ont réalisé la sagesse de la non-discrimination. Ils sont entrés en contact avec le nirvana, avec leur nature de non-naissance et de non-mort. Tu as été sûrement fière d’eux car ils sont ta continuation sur le chemin de l’évolution. Ils ont pu guider et mener les autres vers la sagesse de la non-dualité pour transformer toute discrimination, angoisse, peur et désespoir. Tu as mis au monde d’innombrables bouddhas et grands boddhisattvas. Nous te promettons sincèrement de les suivre, eux qui sont nos grands frères et nos grandes sœurs sur le chemin pour progresser. Nous voulons être dignes d’être tes enfants et faisons le vœu d’incarner ta conscience merveilleuse et sublime. Nous savons que toute chose est impermanente et dépourvue de soi, même les bouddhas, les bodhisattvas, notre Père-Soleil et toi. Nous comprenons que dans la dimension ultime, ta durée de vie comme celle de Père et de toutes les espèces, y compris les fleurs et les feuilles, est illimitée et libre de la naissance et de la mort. Mais dans la dimension historique, nous voulons toujours te protéger, chère Mère, pour que tu puisses continuer à demeurer longtemps sous ta belle forme actuelle, non seulement d’ici à 500 millions d’années mais au-delà encore. Nous voulons te protéger pour que tu sois toujours là, avec nous, dans ce chaleureux système solaire. Nous prenons refuge en toi, Mère et tu peux également compter sur nous Chère Mère, par le passé, nous tes enfants, avons profondément souffert des catastrophes naturelles. Nous sommes conscients que lorsque nous souffrons, tu souffres également. Parfois, nous nous sommes tournés vers toi et t’avons demandé : « Pouvons-nous avoir confiance et prendre refuge en toi, Mère ? » A ce moment-là, tu ne nous répondais pas tout de suite. Après nous avoir regardés de tes yeux compatissants, tu nous as répondu : « Bien sûr, vous pouvez prendre refuge en votre mère. Je serai toujours là pour vous. Mais mes chers enfants, vous devez également vous demander si votre mère peut avoir confiance en vous et compter sur vous.» Noble Mère, nous avons passé plusieurs nuits blanches à cause de ce koan que tu nous as donné. Aujourd’hui, nos visages couverts de larmes, nous venons vers toi, notre chère Mère aimante. Nous nous inclinons respectueusement devant toi et te répondons sincèrement : « Oui, Mère. Tu peux avoir confiance en nous et compter sur nous. » Chère Mère, nous voyons tout l’Univers en toi et toi en nous. Même si tu es la mère de toutes les espèces et pas seulement des humains, nous pouvons toujours nous confier à toi, avec notre langage, car tu peux nous comprendre. Tu veux que nous vivions de manière à ce qu’à chaque instant de la vie quotidienne, nous puissions engendrer l’énergie de la pleine conscience, de la paix, de la solidité et de l’amour. Nous faisons le vœu de faire comme tu le souhaites. Nous croyons fermement que si nous les humains continuons à générer quotidiennement ces énergies saines, nous pourrons aider à soulager la souffrance sur terre, en particulier celle causée par la guerre, la pauvreté et les maladies. Nous apprendrons aussi à goûter la joie de vivre, à nous réjouir de ta présence et de celle de tout l’Univers. Nous pourrons également contribuer à diminuer les catastrophes naturelles telles que les inondations, tempêtes, tremblements de terre, tsunamis. S’il te plaît, Mère, sois tranquille et fais nous confiance. Corps et esprit parfaitement réunis, je m’incline avec gratitude devant vous qui offrez la vie sur la grande planète terre, le Tathagata Vairocana et Amitabha, le Bouddha de la lumière et de la durée de vie illimitées. Corps et esprit parfaitement réunis, je m’incline avec gratitude devant toi, notre Mère compatissante, la Bodhisattva Terre Pure et Fraîche, qui nourrit toutes les espèces, les protège et les guérit continuellement. -------------------------------------------------------------------------------- [1] Quand la conscience du tréfonds parvient à l’état de compréhension et de compassion parfaite, quand elle devient aussi claire et pure qu’un miroir, elle est alors « vimala ».  

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 09:44
 Chère Mère, tu es notre planète, mère de toutes les espèces y compris la nôtre, celle des humains. Tes enfants se comptent par milliers d’espèces et chacune a son propre langage. Comme tu es la mère de tous, tu comprends tous ces langages dont le nôtre. C’est pourquoi il nous est toujours possible, facile et agréable de converser intimement avec toi et de te prier. Tu es la planète bleue, la Bodhisattva Terre Pure et Fraîche Chère Mère, je m’incline devant toi, empli d’un profond respect, pleinement conscient que tu es présente en moi et que je suis une partie de toi. Tu m’as mis au monde, tu m’offres tout ce dont j’ai besoin pour me nourrir. Tu me donnes l’air pour respirer, l’eau pour boire, la nourriture pour manger et les plantes médicinales pour me soigner quand je suis malade. Parce que tu m’as mis au monde une fois, je sais que tu me mettras au monde des milliers d’autres fois et je ne mourrai jamais. A chaque manifestation, je deviens complètement nouveau, à chaque fois que je retourne à toi, Mère, tu tends tes deux bras compatissants pour m’accueillir. Tu es la Grande Terre, tu es Terra, tu es Gaïa, tu es la planète bleue, tu es la Bodhisattva Terre Pure et Fraîche. Tu es très parfumée, très rafraichissante, tu es très belle. Tu es capable de tout recevoir, de tout protéger et transformer, même le crachat puant, les gaz toxiques, les radiations. Tu prendras tout ton temps pour faire ce travail et même, un million d’années, s’il le faut. Tu as de nombreux enfants, des milliers d’espèces dont les êtres humains. Parmi nous, certains, aveuglés par l’avidité, l’arrogance, l’ignorance ne t’ont pas reconnue comme mère. Ils ont provoqué tant de désastres et dévasté ta santé, ta beauté. Je sais que tu as assez d’énergie pour embrasser et transformer toutes nos erreurs. Mais notre ignorance continue à nous pousser à t’exploiter et à engendrer des conflits. Parfois, nous te fatiguons. Mère, ta patience et ton endurance immense t’ont fait devenir un grand bodhisattva, un lieu de refuge très solide pour nous tous. Chaque fois que nous sommes déstabilisés, que nous nous perdons dans l’oubli, la tristesse, la haine ou le désespoir, nous sentons le besoin de revenir vers toi et de pratiquer le toucher de la terre. Nous prenons refuge en toi pour retrouver la paix, la joie de vivre et la confiance en nous-même. Nous savons que nous sommes tous tes enfants. Et même si nous avons commis beaucoup d’erreurs, tu nous pardonnes toujours et chaque fois que nous revenons vers toi, tu es toujours prête à nous tendre tes bras de mère aimante pour nous entourer. Nous avons la nature de non-naissance et de non-mort grâce à toi. Tu gardes en ton cœur d’immenses trésors d’énergies, nous te promettons de les utiliser habilement pour ne pas les tarir. Ainsi, tu n’auras pas à passer des millions d’années à les restaurer avec diligence et patience. Tu es la Mère de tous les bouddhas Notre premier maître, le Bouddha Sakyamuni, est ton enfant, comme le boddhisattva Avalokita, Marie, la Mère de Jésus, la matriarche Lieu Hanh ainsi que Sadaparibhuta, le bodhisattva du Respect Constant et Ksitigarbha, le bodhisattva de la Grande Aspiration. Nos parents sont aussi tes enfants. Plusieurs de tes enfants ont été élevés et nourris par toi pendant plusieurs vies et sont devenus des bodhisattvas capables d’éduquer, d’aider le monde et de te protéger. Bien des bodhisattvas peuvent rentrer en contact avec toi, cherchent à te comprendre et t’aident à établir la relation avec d’autres planètes de notre système solaire et avec d’autres galaxies de l’Univers. En particulier, tu as pu établir une liaison harmonieuse avec le Soleil et la Lune et tourner régulièrement en interaction avec eux pour installer le cycle jour/nuit et celui des quatre saisons. Nous sommes conscients que tu es l’un des plus beaux et l’un des plus rares bodhisattvas de l’Univers. Nous reconnaissons ta très grande patience et ta très grande endurance. Nous avons réellement confiance en toi et, de tout cœur, nous prenons refuge en toi. Tu t’es manifestée, il y a plus de 4,5 milliards d’années et tu as attendu plus de 3,5 milliards d’années pour nous mettre au monde et devenir une belle planète, pleine de vie comme aujourd’hui. La vie a commencé dans les profondeurs de l’océan, s’est multipliée et a foisonné sur ton corps. Elle a lentement modifié l’atmosphère et permis à tant de nouvelles espèces de se manifester. Un milliard d’années plus tard, l’oxygène libre s’est accumulé dans l’atmosphère et a créé la couche d’ozone. Celle-ci empêche les rayonnements solaires nocifs d’atteindre ta surface et permet ainsi à la vie de s’y propager. Pendant les premiers milliards d’années, tu as traversé des périodes difficiles pour créer l’atmosphère. Tu as dû dégazer le magma brûlant, cracher le feu des volcans. Dans ce processus, la vapeur s’est dégagée de ton écorce, ce qui a provoqué sa condensation dans l’atmosphère. Celle-ci, avec l’eau et la glace de petites planètes et de comètes venues à ta rencontre, t’a aidée à créer l’océan. Les gaz à effet de serre ont retenu la chaleur du Soleil, t’ont réchauffée et ont ainsi évité à tes océans de geler. Ta gravité et ton champ magnétique ont empêché l’atmosphère d’être balayée par les vents solaires et par les rayons cosmiques. Grâce à tout cela, la vie a pu continuer à se propager. Mais avant même la formation de l’atmosphère, tu as dû subir l’énorme impact d’un corps de la taille de Mars, appelé Théia. Une partie de cette masse s’est agglomérée à toi et l’autre ainsi qu’un peu de ta chair ont été éjectées et ont donné naissance à un autre corps céleste appelé la Lune. Chère Mère, la Lune aussi belle qu’une fée est une partie de toi. Elle est notre tante Lune. Elle te suit toujours, elle s’accroche au bas de ta jupe, elle te ralentit, te stabilise et crée matin et soir, les marées montantes sur ton corps. Notre Père, le Soleil, est en toi et en nous Chère Mère, je sais que tu as toujours besoin de mon Père pour continuer à nous mettre au monde et nous nourrir. Notre Père est le Soleil. Tu le suis et tu tournes en orbite autour de lui en 365 jours, dans un cycle de quatre saisons, constituant une année de 12 mois. La lumière émise par Père te réchauffe, permettant la photosynthèse des végétaux et t’aide ainsi à produire la vie pour nous. Tu t’es formée à partir d’une nébuleuse détachée de Père. Son diamètre est 109 fois plus grand que le tien. Sa lumière a besoin de 8 minutes pour t’atteindre même si la distance entre vous est juste d’environ 150 millions de kilomètres. Noble Mère, chaque fois que je te contemple, je vois Père en toi et en moi. Mon Père n’est pas seulement dans le ciel mais aussi sur terre, présent en toi et en moi. Tous les matins, Père apparaît à l’Est, comme un disque orangé éblouissant. Sa lumière, rayonnante et majestueuse, jaillit dans toutes les directions, de manière indescriptible. Mon Père est le Soleil, il est Sol, il est Surya, il est Sunna. Père est un grand bouddha, un grand bodhisattva, il est le Tathagata Grand Soleil, il est Amitabha, le Bouddha de la Lumière et de la Durée de Vie Illimitée, il est le dieu Soleil. Le corps de Père est beaucoup plus grand que le tien. Bien qu’il ait un bon cœur, avec une immense capacité d’embrasser, il est extrêmement fort, courageux et féroce aussi. Sa couronne peut atteindre plus de 1 000 000 degrés Celsius. Ainsi, le corps de mon Père est plasma et n’est pas enveloppé d’une couche solide et stable comme ta belle robe bleue élégante. Mon père fait partie du petit nombre d’étoiles les plus grandes de la Voie Lactée. 85 % des étoiles de la Galaxie sont moins brillantes que lui. Même si sa masse est gigantesque et 330 000 fois plus grande que la tienne, elle diminue lentement parce qu’à chaque seconde, Père offre une partie de cette masse au monde sous la forme d’énergie de lumière. La vie se développe sur ton corps grâce à ta capacité de recevoir cette énergie de lumière et à la photosynthèse. Même si la durée de vie de mon père est illimitée, il est aussi impermanent. Il viendra un jour où toute sa masse gigantesque se sera complètement transformée en énergie. Sa forme actuelle ne sera plus mais avec l’énergie dégagée, il continuera à se manifester sous d’autres formes. Mais ce jour est encore très lointain, dans dix milliards d’années au moins. Les rayons qu’il émet sont sa continuation et cette énergie ne se perdra jamais, pas même un seul photon. Aussi, la durée de vie de mon père est-elle vraiment illimitée. Nous faisons partie de la famille solaire Respectable Mère, nous avons appris que notre Père Soleil est l’une des étoiles les plus grandes et les plus brillantes parmi les 200 milliards d’étoiles de la Voie lactée. Le système solaire de Père tourne dans cette voie lactée et notre Soleil est un bouddha entouré d’une assemblée de planètes. Tu es la plus belle des quatre planètes qui tournent dans le système solaire. Mercure est la planète la plus proche de notre Père, puis c’est Vénus et après c’est toi, Mère et enfin Mars. Entre Mars et Jupiter, c’est toute une ceinture de milliers d’astéroïdes. Parmi eux, se trouve Cérès, le plus grand de tous, avec ses 1000 km de diamètre environ et plusieurs autres d’une centaine de kilomètres de diamètres. D’autres, plus petits, peuvent se compter par dizaines de milliers alors que d’autres encore sont plus petits que des grains de poussière. Jupiter est à environ 900 millions de kilomètres de notre Père Soleil. Il est entouré de ses 64 satellites. Parmi eux, Europe avec sa couche épaisse de quelques kilomètres de glace, en dessous de laquelle il peut y avoir du liquide abritant des formes de vie et Ganymède, le plus grand satellite du système solaire, plus grand que Mercure. Jupiter est 318 fois plus grande que toi, Mère. Elle est composée en grande partie d’hydrogène et d’hélium, comme le Soleil. Après Jupiter arrive Saturne, moins massive mais environ cent fois plus grande que toi, Mère. 62 satellites tournent aussi autour d’elle. Parmi eux, Titan, le deuxième plus grand satellite du système solaire après Ganymède est trois fois plus grand que la Lune. Après Saturne, se positionnent encore Uranus et Neptune, les deux derniers satellites du système solaire. L’assemblée du Bouddha Soleil est ainsi très nombreuse et nous sentons que c’est une vraie famille, une sangha chaleureuse et joyeuse, en marche méditative ensemble, de manière merveilleuse dans la Voie Lactée. Nous avons souvent observé que nous avons tous un cœur. S’il cesse de battre, nous mourrons immédiatement. En levant nos yeux, nous voyons que le Soleil est aussi un cœur, non pas dans notre petit corps, mais dans le grand corps de la Galaxie. Si notre Père Soleil disparaît, notre vie et la tienne cesseront, Mère. Nous contemplons souvent alors le cœur-Soleil pour reconnaître la présence continuelle de notre Père en nous et à l’extérieur de nous, pour comprendre que l’intérieur et l’extérieur ne sont que des concepts. L’embrassement de Père est très vaste. Nous savons que s’il nous prend dans ses bras, Mère et nous, tes enfants, deviendrons tous cendres et poussières, gaz et vapeurs. Chère Mère, tu sais comment prendre soin de nous. Tu as su protéger les êtres vivants, tes enfants, en produisant de l’oxygène grâce à la photosynthèse pour former la couche d’ozone filtrant les rayons ultraviolets. Si les oiseaux ont encore le bonheur de voler dans le ciel immense, si les cerfs peuvent encore courir dans les bois à leur gré, c’est grâce à ta capacité d’envelopper et de protéger. Tu as reçu et récolté l’énergie de Père, de manière habile, pour nourrir tous tes enfants et te rendre de plus en plus belle depuis plus d’un milliard d’années. Nous savons que ton avenir et le nôtre dépendent de l’avenir de Père Soleil. Sa lumière augmentera de 40% dans les trois et demi prochains milliards d’années et si tu ne changes pas d’orbite, tous tes océans sécheront rapidement et la vie sur ton corps cessera. Certains de tes enfants voient que chaque jour, Père voyage de l’est à l’ouest. Ils croient donc que sa demeure, son royaume est à l’ouest. Mais nous avons vu comme toi, Mère, que ce n’est qu’une apparence. Père est présent partout. De ce côté du globe, nous le voyons à l’ouest mais de l’autre côté, nous le voyons à l’est. Le Bouddha ne différencie pas le sud du nord, l’intérieur de l’extérieur. Notre père est en haut dans le ciel mais il est en même temps, en nous et en toi, Mère. En vous voyant tous les deux en nous, nous n’avons plus besoin de vous rechercher. De la lumière de Père, tu as fait émerger la vie et tu t’es parée d’une magnifique robe bleue Chère Mère, tu te souviens probablement que tu ne portais pas encore ta robe d’aujourd’hui, légère et fraîche, lorsque tu t’es formée à partir du grand nuage de poussières et de gaz que Père a laissé derrière lui. Ta robe était alors faite d’un liquide brûlant. Petit à petit, grâce à l’eau qui se condensait dans l’atmosphère, ta chair s’est refroidie et une croûte solide s’est formée il y a environ cinq milliards d’années. La chaleur des rayons du soleil était inférieure de 30% à celle d’aujourd’hui. Mais, les gaz à effet de serre et sa lumière ont augmenté la température à ta surface, t’ont réchauffé et ont ainsi empêché tes océans de geler. Chère Mère, il y a quatre milliards d’années environ, les atomes, probablement venus de l’espace, ont su s’assembler pour faire naître les premières molécules et les macromolécules. Ces dernières sont presque devenues des cellules vivantes, les fondements sur lesquelles tu as commencé à engendrer la vie. Les poussières des étoiles éloignées à des millions d’années-lumière t’ont rendu visite et sont restées avec toi. Petit à petit, de petites cellules ont fusionné et ont abouti à de grandes cellules, les organismes monocellulaires ont ainsi évolué progressivement vers des organismes multicellulaires. La vie s’est propagée de l’eau vers la terre et maintenant tu as une merveilleuse robe verte. Cependant, comme l’impermanence est la nature de toutes choses, la vie sur ton corps a été détruite dans des régions très vastes, plus de cinq fois. L’événement le plus récent, il y a soixante-cinq millions d’années, est survenu quand une météorite a percuté ton corps, provoquant l’extinction des dinosaures et d’autres reptiles gigantesques. Mais plusieurs espèces plus petites, comme les mammifères, ont survécu. Ces dernières ont ensuite proliféré et se sont diversifiés en de nombreuses autres espèces. C’est seulement depuis quelques millions d’années, que sont apparus les précurseurs de l’espèce humaine sous la forme d’anthropoïdes comme l’orrorin tugenensis, capable de se mettre debout et ainsi de libérer ses deux bras. Dès lors, il apprend à utiliser des outils et des moyens de communication, ce qui entraîne le développement de son cerveau et son évolution vers l’être humain. Avec le développement de l’agriculture et des civilisations, l’être humain acquiert des capacités dont aucune espèce sur terre n’avait disposé auparavant. Bien qu’il puisse devenir extrêmement violent, voire méchant, il peut, quand il suit une pratique spirituelle, devenir un grand être, un saint, un boddhisattva ou un bouddha. Il peut aimer, aider non seulement son espèce, mais aussi les autres, te protéger et préserver ta beauté, Mère. Tu es notre vraie demeure où nous pouvons revenir à chaque pas Noble Mère, en tout point de la terre, tu es présente. Tu nous as mis au monde, tu nous portes et nous nourris. Si nous cultivons la pleine conscience que nous sommes toujours en toi et que tu es toujours en nous, alors nous serons toujours, Mère et enfants, en bonne santé, en paix, heureux et solides. Mais certains d’entre nous n’ont pas cette conscience. Nous nous perdons souvent dans l’oubli, incapables de reconnaître que notre propre corps est aussi le tien. Complètement noyés dans nos pensées dispersées ou dans le monde des illusions, nous oublions que tu nous as offert un corps merveilleux. Nous te promettons de marcher avec attention chaque jour, pleinement conscients que nous posons nos pieds sur toi et qu’à chaque pas, nous pouvons entrer en contact avec toi, avec les merveilles de la vie qui se manifestent sur ton corps. Nous savons que de tels pas peuvent nous nourrir, nous guérir et nous ramener au moment présent, afin de rester en contact avec toi. Tu es la Terre Pure où d’innombrables bouddhas et boddhisattvas sont nés, ont atteint l’éveil et ont servi. Nous n’avons pas besoin de chercher une Terre Pure ou un Royaume de Dieu ailleurs ou dans l’avenir. Tu es un très beau et merveilleux Royaume de Dieu. Tu es notre vraie demeure où nous pouvons retourner à chacun de nos pas. Nous ne voulons pas rêver d’un autre Royaume de Dieu ou d’un autre paradis. Notre Maître est ton enfant. Il a atteint l’Eveil au pied de l’arbre de la boddhi. Il a adopté cette planète comme sa terre natale et n’a pas choisi un autre ciel. Nous voulons continuer son œuvre, nous faisons le vœu de demeurer avec toi, vie après vie, de t’aider à développer tes talents et ta santé, pour donner naissance à plusieurs autres boddhisattvas, jaillissant de ton sol. Certains ne pensent pas de manière juste. Ils pensent que le royaume de Dieu et notre monde de souffrance sont deux mondes différents et nous conseillent de rejeter notre monde et d’aspirer à renaître dans le Royaume de Dieu. Ils ne savent pas que, si notre cœur est pur et plein d’amour, si nous avons la capacité de transformer le compost en fleurs, de cultiver le lotus dans la boue, alors la souffrance est l’Eveil et ce monde est le Royaume de Dieu même. Selon notre façon de regarder, ce monde est celui de la souffrance ou le royaume de Dieu. Chaque manifestation sur ton corps, Mère, comme un nuage flottant ou une feuille tourbillonnante, suffit à nous montrer la nature de non-naissance et de non-mort de la réalité des choses. Nous pouvons nous réjouir pleinement sans peur et sans soucis quant à l’être/le non-être, le différent/le semblable, la croissance/ la décroissance, etc… Noble Mère, certains d’entre nous nous demandons encore où nous irons après la décomposition de ton corps. Nous savons clairement que nous retournerons à toi, c’est évident. Si nous savons comment contempler et regarder profondément, alors nous reconnaîtrons la nature de sans venir, sans partir de toute chose. Et nous ne nous poserons plus la question de savoir où nous irons. Nous n’avons plus de souci à nous faire, ni de peur à avoir. Tu nous as laissé nous manifester à partir de toi et tu continueras à le faire encore et encore dans le futur. A chaque manifestation, nous devenons totalement frais et nouveau. Chaque fois que je suis assis tranquillement sur toi, ma Terre Mère, conscient que tu es en moi, j’aspire à incarner tes grandes qualités : patience, endurance, loyauté, solidité, non-peur, grand courage, créativité illimitée. Nous te promettons de pratiquer de tout cœur pour acquérir toutes ces qualités, sachant que tu as semé toutes ces bonnes graines dans notre conscience. Tous tes enfants sont beaux et ont contribué à t’enjoliver. Un lac clair, un pin vert, un nuage rose, un sommet de montagne enneigé, une forêt embaumante, un héron blanc, un cerf agile…, toutes ces belles manifestations sont tes enfants. Chacune peut te rendre de plus en plus belle chaque jour. Nous sommes tes enfants et nous sommes en même temps toi-même puisque tu es pleinement présente en chacun, chacune de nous. Comme tu es dotée de la nature du Bouddha, nous tes enfants le sommes aussi. Nous avons la capacité d’éveil pour vivre heureux et de façon responsable. Nous apprenons à aimer dans la lumière de la sagesse de l’inter-être et de la non-discrimination. Chère Mère, grâce à notre pleine conscience, nous, les êtres humains, pouvons apprendre et reconnaître notre propre présence. Nous avons trouvé notre vraie place en ton sein et dans l’Univers. Nous savons que nous sommes tout petits et insignifiants, mais notre cœur peut embrasser trois mille mondes. Nous avons pris conscience que notre belle planète n’est pas le centre de l’Univers mais seulement, l’une de ses plus belles manifestations. Nous avons développé les sciences et la technologie. Nous avons découvert la nature de la non-naissance et de la non-mort, de la non-croissance et de la non-décroissance de la réalité des choses. Nous avons réalisé que l’un contient le tout, que le plus grand se situe dans le plus petit et que chaque grain de poussière contient tout le cosmos. Nous avons construit des télescopes puissants, capables de capturer toutes sortes de lumière inaccessible à l’œil humain comme la lumière infrarouge, les rayons ultraviolets, les rayons x et gamma. Nous les avons placés dans des observatoires dans l’espace, au-dessus du voile opaque de l’atmosphère, plusieurs milliers de kilomètres au-dessus de ta surface. Nous t’avons vue, Mère, dans toute ta splendeur dans un univers indescriptiblement resplendissant. Nous avons vu aussi des galaxies et des étoiles distantes de centaines de millions d’années-lumière. Grâce à cela, nous avons pu apprécier pleinement ta beauté, chère Mère, et les merveilles en nous. Notre conscience est ta conscience ainsi que celle de tout l’univers. Le cosmos rayonnant et élégant que nous voyons dans nos télescopes, est notre conscience même et non quelque chose d’objectif et d’extérieur à cette conscience. Chaque personne, parmi tes enfants qui pratiquent le regard profond avec pleine conscience et concentration, parviendra à cette Sagesse d’Observation Merveilleuse.  
 
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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 19:16

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Lorsque les parents procurent suffisamment de contact et d'espace, il se crée un environnement de soutien qui encourage un développement sain et des relations harmonieuses. Dans cet environnement amical, les enfants se sentent libres de se détendre et de faire confiance. Cela les aide à garder leur canal du coeur ouvert et à découvrir sa sensibilité délicate, ce que le maître de méditation tibétain Chögyam Trungpa appelait "le point sensible".

 

Les deux aspects du soutien - le contact et l'espace, l'harmonie et le lâcher-prise - correspondent aux deux qualités principales de l'amour, la chaleur et l'ouverture qui sont inhérentes à notre être. La chaleur est notre impulsion naturelle pour atteindre ce qui est extérieur à nous, toucher, créer le contact, accueillir, enlacer et prendre plaisir. L'ouverture est notre capacité à laisser être, à permettre, et à recevoir les autres tels qu'ils sont, avec douceur et largesse, sans avoir à les dominer ni à les soumettre à notre volonté.

 

Cette forme de laisser-être est le plus grand acte de bonté que nous puissions accomplir envers ceux que nous aimons. Ensemble, l'ouverture et la chaleur nous permettent de reconnaître et d'apprécier la beauté naturelle qui se trouve au coeur de tout et de tous, autrement dit, d'aimer.

 

Bien que ces deux qualités fassent partie de notre droit inhérent à la naissance, elles ont besoin d'une étincelle initiale pour s'enflammer. Pour les enfants, cette étincelle, c'est de savoir qu'ils sont aimés. Et les enfants savent qu'ils sont aimés quand ils se sentent véritablement soutenus, c'est-à-dire quand leurs parents leur procurent un contact chaleureux et suffisamment d'espace pour qu'ils puissent être eux-mêmes.

 

Se sentir soutenu dans l'amour est donc la clé... Ainsi, on pourra abaisser notre garde, apprendre à nous détendre, laisser l'amour pénétrer en nous et demeurer dans l'ouverture fondamentale de notre propre coeur.

 

 

Extrait du très beau et bon livre de John Welwood - Parfait Amour, imparfait bonheur - ou Guérir les blessures du coeur

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 17:21

La souffrance commence à se dissoudre quand nous sommes capable de remettre en question la croyance ou l'espoir qu'il existe un endroit quelconque où se cacher.

Pema Chödrön

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 15:11
 
L’enseignement est semblable à un radeau
qui est fait pour traverser,
mais auquel il ne faut pas s’attacher.
 
Le Bouddha
 
J'ai rencontré dans ma vie, dans des milieux "spirituels" divers, tellement de personnes prisonnières de l'enseignement ou des pratiques, prisonnières de la forme en fait, qui se sécurisent à travers les paroles du Maître, les divers rituels ou pratiques... je peux le comprendre, mais n'oublions pas que tant que nous cherchons la sécurité, nous ne trouverons pas La Vie... Osons lâcher la sécurité, qui de toute façon, n'existe pas... Osons Vivre entièrement. Je nous souhaite d'oser sauter dans le vide, sans tenir la main de qui que ce soit... de sauter du radeau... Pascale
 
divers 014
Photo de Roger Sensevy
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 17:29
Le fait même d'être conscient du fait que vous êtes emportés par les pensées tourbillonnantes, même si vous n'arrivez pas à les contrôler, fait déjà intervenir un facteur de pleine conscience. Celui-ci est stabilisateur, car si vous savez que vous êtes perdu dans vos pensées, du coup vous n'êtes plus identifié à elles. Vous n'êtes plus tourbillon, mais conscience du tourbillon.
...
Après avoir commencé à calmer votre être et votre esprit, vous pouvez en effet passer à la phase d'amour inconditionnel. Comment faire pour atteindre cet état d'altruisme dans le processus de la méditation? Il faut commencer par un fait d'expérience: vous pensez à quelqu'un que vous aimez, un enfant, un parent, un compagnon, un chien, un chat... Une fois que vous avez goûté et reconnu ce sentiment d'amour qui coule en vous, vous pouvez perpétuer ce sentiment, l'amplifier, le rendre plus vaste et plus clair, mais sans l'adresser forcément à une personne ou à un objet, afin de le rendre inconditionné. Donc ce sentiment aimant, que nous limitons souvent à nos proches, nous devons l'étendre à l'humanité, à la terre, à l'univers entier. C'est bien un sentiment de bienveillance, élargi à tout ce qui existe, qu'il faut développer pendant cinq à dix minutes  durant notre méditation, après que nous ayons apaisé tant soit peu notre esprit. Les résultats concrets dans notre existence se feront automatiquement sentir par la suite, car la compassion ainsi éveillée rejaillira dans nos actions et nos réactions. Cet amour inconditionnel qui a l'air désincarné va trouve à s'incarner dans la société qui nous entoure et au-delà.



Je ne sais pas si c'est l'effet de la méditation, mais je suis de plus en plus attendrie par l'être humain, quel qu'il soit. Même notre Sarko national me fait cet effet!!! Je vois tellement les mécanismes que nous mettons en place pour nous sécuriser, pour éloigner de nous notre état de mortel, pour garder l'illusion de contrôler la situation... car, comme vous l'avez compris, je ne m'exclue pas, je suis attendrie même par moi-même! Pascale

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 18:16
Tenter de parvenir à une transformation en prenant d'assaut la personnalité conditionnée est une erreur qu'un certain nombre de maîtres spirituels et de thérapeutes ont commise. Ce type d'"agression thérapeutique" est parfois flagrant... Il se manifeste quelquefois sous des formes de persuasion plus subtiles, dans lesquelles le message fondamental est que vous seriez une personne meilleure si vous étiez quelqu'un de différent de ce que vous êtes. De toutes les manières, les attaques sur la personnalité ne font que dépouiller les gens de la substance fondamentale qui donne l'élan pour le voyage vers l'éveil.

C'est comme si l'éveil avait besoin de la personnalité, comme le feu a besoin de combustible pour s'alimenter. La personnalité est une forme figée de notre vraie nature. Donc, à chaque fois qu'un aspect quelconque de notre personnalité se dégèle, cela procure une certaine  illumination et libère une certaine énergie. Et chaque nouvelle parcelle d'énergie ou d'illumination fraîchement libérée fournit à son tour davantage de chaleur pour décongeler la structure figée du soi.

Extrait de "pour un PSYCHOLOGIE DE L'EVEIL" de John Welwood


 Dessin de ma fille Emilie avec feuille de l'arbre fils de celui sous lequel le Bouddha a atteint l'éveil.
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 17:51

Deux paroles du Dalaï Lama qui me portent depuis longtemps et m'aident à vivre,
je vous les offre:


"Fais toujours les choses par désir 
jamais par peur"...

* * *

"De deux chemins,
choisis toujours le plus difficile!"

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 12:00

L’amour conscient et les blessures du coeur

 

L’amour conscient se développe dans une relation où les deux conjoints partagent une communion d’être à être, car il s’agit d’amour de l’être et non de la personnalité. Dans ces moments de communion, je suis touché par les profondeurs de mon être et de celui de ma compagne en même temps. De jour en jour, notre vie intérieure commence aussi à se mouvoir en synchronie. Son visage est devenu pour moi plus familier que mon propre visage. Je partage ses désirs et je ne peux me séparer de sa souffrance. Il y a une telle interpénétration entre nous, si profonde, que je ne pourrais plus jamais être vraiment séparé d’elle.

Et pourtant je suis séparé. Quelle que soit l’intimité de notre relation, nous ne pourrons jamais partager entièrement tous nos rôles : elle ne saura jamais vraiment ce que cela fait d’être moi et je ne saurai jamais vraiment ce que cela fait d’être elle. Malgré les moments d’unité ressentis quand nos êtres se touchent, l’union totale reste pour toujours inaccessible. Plus nous sommes proches, plus la moindre distance nous fait l’impression d’un énorme ravin.

Il est tout aussi illusoire de vouloir s’accrocher à l’autre ou d’utiliser notre proximité pour nous protéger de la vérité de notre solitude. Nous sommes provisoirement prêtés l’un à l’autre par l’univers, ignorant quand il nous rappellera. Une telle expérience, où nous ne sommes ni entièrement séparés, ni entièrement seuls, me met en contact avec la fragilité du cœur. A réaliser que je ne vaincrai jamais complètement ma solitude en fusionnant avec l’être aimé, je me retrouve aux prises avec une souffrance fondamentale dont personne ne pourra jamais me sauver. Une partie de moi voudrait lui épargner sa souffrance et tout faire pour elle, mais il n’y a rien que je puisse faire pour la protéger de sa vie et de notre mort. Quand le cœur se sent à la fois plein et vide, je trouve la réponse à la question posée dans la chanson d’amour : « Pourquoi l’amour doit-il être aussi triste » ?

Ce genre de tristesse n’est pourtant pas un problème. Selon Chögyam Trungpa, l’amour est « inconditionnel. Il a lieu parce que notre cœur est complètement à nu. » La musique des chansons d’amour  est souvent triste parce que l’amour que nous inspire l’autre réveille en nous un désir profond de fusion. « Vous voudriez faire couler le sang de votre cœur, donner votre cœur aux autres. » Le mot anglais pour triste, sad, est lié étymologiquement à satisfied (satisfait), ou sated, qui signifie littéralement « plein ». La tristesse de l’amour est une plénitude de sentiment qui naît de la soif d’ouverture et de lien. C’est pourquoi il y a dans l’amour une plénitude douce et triste du cœur qui ne demande qu’à s’épancher.

Ma solitude étant ce qui m’incite à sortir de moi-même, elle n’a pas besoin de m’isoler. Simple présence à la vie, elle est ce que je partage avec toutes les créatures de la terre. Elle est une profondeur intérieure d’où jaillit une quantité de trésors : l’envie de se donner totalement, d’écrire un poème ou une chanson, d’offrir quelque chose de grand ou de beau pouvant toucher la personne que j’aime dans sa superbe solitude. De là le plus beau cadeau que je puisse offrir : moi-même, la totalité de ce que je suis, dans tout mon désir de vivre et de mourir aussi pleinement que possible.

C’est quand nous sommes capables d’apprécier notre solitude que nous pouvons être nous-mêmes et nous donner vraiment plus, sans avoir besoin des autres pour nous sauver ou nous procurer une bonne opinion de nous-mêmes, notre désir étant au contraire de les aider à devenir davantage eux-mêmes. L’amour conscient serait ainsi un cadeau provenant de nos blessures du cœur.

Toutes les grandes traditions spirituelles nous enseignement que la poursuite obsessionnelle du bonheur personnel ne peut conduire à une vraie satisfaction car les désirs personnels se multiplient sans fin, créant ainsi une insatisfaction permanente. Le vrai bonheur, que personne ne pourra jamais nous prendre, vient de l’ouverture du cœur que l’on sent irradier autour de nous et qui se réjouit du bien-être des autres. Chérir la croissance de ceux que nous aimons nous permet d’exercer nos capacités plus vastes et nous aide à mûrir.

Dans un essai écrit dans les années vingt, Orage affirmait que l’amour conscient est quelque chose d’extrêmement rare. La sagesse, la vérité ou la créativité n’étant généralement pas ce que les gens attendent en premier lieu des relations amoureuses, ils recherchent avant tout des relations fondées sur la camaraderie ou des intérêts communs. Mais si l’amour conscient est encore rare aujourd’hui, ce n’est plus une possibilité aussi éloignée car l’amour non conscient ne fonctionne plus aussi bien. De plus en plus de couples s’apercevant qu’une relation est plus excitante quand elle les aide à développer leurs ressources les plus profondes et leurs meilleures qualités, on pourra voir dans l’amour conscient non plus un luxe mais une nécessité. C’est pourquoi toutes les difficultés rencontrées dans une relation nous offrent l’occasion rare de découvrir que l’amour est un chemin sacré qui nous invite à cultiver la totalité et la profondeur de ce que nous sommes.

 

L’autre rive de l’amour

 

Au final, l’amour conscient nous conduit au-delà de nous-mêmes, et il renforce notre lien avec la vie. L’amour entre deux êtres n’a pas la place de grandir sans cette vision plus large. Un tel amour nous donne un sentiment de parenté avec la vie dans sa totalité, ce que Teilhard de Chardin appelle « un amour de l’univers ». Ce n’est qu’ainsi que l’amour, comme il le dit, « se transforme en lumière et en puissance infinies. »


Le chemin de l’amour s’élargit en cercles de plus en plus larges.
Il commence à la maison – où l’on doit d’abord trouver sa place, se faire un ami de soi-même et découvrir la richesse intrinsèque de notre être dissimulée sous des couches de confusion de d’illusions égocentriques. Si nous parvenons à apprécier la nature fondamentalement bonne qui est en nous, nous verrons que nous avons plus à offrir que nous ne le croyions à notre partenaire amoureux.


En outre, un homme et une femme attachés au développement de leur conscience et de leur esprit voudront naturellement partager leur amour autour d’eux. Les nouvelles qualités qu’ils ont cultivées en eux – la générosité, le courage, la compassion et la sagesse – peuvent s’étendre au-delà du cercle de leur relation. Ces qualités sont l’enfant spirituel d’un couple,
ce que leur union apporte au monde
. Un couple peut ainsi s’épanouir quand leur vision et leur pratique n’est plus seulement focalisée sur eux-mêmes, mais qu’il y a un sentiment plus large de communauté et de don de soi.


Dès lors, l’amour d’un couple peut continuer à s’élargir, comme le suggère Teilhard. Plus l’amour qu’éprouvent deux êtres est profond et passionné, plus ils se sentiront concernés par l’état du monde dans lequel ils vivent. Ils auront conscience de leur lien avec la terre et feront de leur mieux pour protéger ce monde et tous les êtres vivants qu’ils peuvent aider. Aimer la totalité de la création est l’expression la plus élevée de l’amour, qui enracine et enrichit la vie du couple. C’est le grand amour et la grande voie, menant au cœur de l’univers.


Extrait de "Le couple, cet inconnu - oser l'intimité" de John Welwood
que je conseille de lire à tous les couples - un livre aidant, riche, essentiel. Pascale

 

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 21:03

Pour moi, à l'heure d'aujourd'hui, ce qui me semble le plus important, la première pierre du chemin si je puis dire, c'est l'amour pour soi-même. Je partage donc avec vous ces quelques paroles de Pema Chödrön, extraites de son livre "Entrer en amitié avec soi-même". Très beau livre, très important livre, que je vous conseille.

Tout d'abord, une phrase du Maître zen Dogen:
"Vous connaître vous-même ou vous étudier vous-même c'est vous oublier
et si vous vous oubliez alors toute chose vous éveille".

Et Pema de rajouter:
Nous connaître ou nous étudier signifie seulement que cela est notre propre expérience de la joie, notre expérience de la douleur, notre expérience du soulagement et de la discussion ouverte et notre expérience du chagrin. C'est tout ce que nous avons besoin pour vivre le dharma - pour nous rendre compte que le dharma et notre vie sont une seule et même chose.

Bord du lac ce matin...


La pratique de la méditation n'a pas pour but de nous rejeter nous-même et de devenir meilleur. Son objet est de nous lier d'amitié avec la personne que nous sommes déjà.

Il ne s'agit pas de se défaire du moi, mais plutôt de commencer à s'intéresser à soi-même, de faire des recherches,
d'être curieux à son propre sujet.

Voir comment nous fuyons continuellement le moment présent, comment nous évitons d'être simplement là tel que nous sommes est l'une des principales découvertes que permet la méditation.

Etre satisfait de ce que nous avons déjà est une clef d'or magique pour vivre pleinement, libre et de manière inspirée. L'un des obstacles majeurs à ce qu'on appelle traditionnellement l'éveil est le ressentiment, se sentir floué, en vouloir à la personne que l'on est, au lieu où l'on se trouve ou à ce qu'on est.

Ce qu'il faut retenir, c'est que notre véritable nature n'est pas un idéal auquel nous devons aspirer. C'est la personne que nous sommes maintenant et
c'est ce avec quoi nous pouvons entrer en amitié et célébrer.

Nous croyons que si nous pouvions seulement apprendre comment éviter la douleur nous serions alors heureux. C'est le malentendu innocent et naïf que nous avons tous en commun et qui nous maintient malheureux.

Le désir de changer est, fondamentalement, une forme d'agression envers nous-même.

Heureusement ou malheureusement, ce sont nos complexes qui contiennent notre richesse; notre névrose et notre sagesse sont faites du même matériaux; si nous rejetons notre névrose, nous rejetons aussi notre sagesse.

... il ne faut pas essayer de nous en débarrasser mais au contraire, entrer en amitié avec cela. Cela signifie arriver à le connaître à fond, avec une certaine douceur, et une fois que l'on en a fait complètement l'expérience, apprendre à lâcher prise.

...l'essentiel reste simplement d'apprendre à être extrêmement honnête et sans réserves à l'égard de ce qui existe dans notre esprit - pensées, émotions, sensations physiques, bref tout ce qui forme ce que nous appelons "moi" ou "je".

Il n'existe ni enfer ni paradis en dehors de la façon dont nous entrons en rapport avec notre monde. L'enfer n'est que résistance à la vie.

...voir ce qui est, en prendre note, l'accepter et laisser la vie suivre son cours... ce qui signifie "revenir à la simplicité de l'immédiateté", à la simplicité de l'expiration.

...nous rendre compte que la base est de développer une bienveillance envers nous-même... cultiver un sentiment de tendresse envers nous-même. Ce qui est alors nourri c'est notre confiance en notre propre sagesse, notre propre santé, notre propre courage, notre propre bonté. Nous avons peu à peu l'impression que notre façon d'être - le type de personnalité que nous avons et notre manière d'exprimer la vie - est bonne et que, en étant complètement celui (ou celle) que nous sommes, en acceptant totalement cela et en ayant du respect pour nous-même, nous demeurons debout sur le terrain du guerrier.

Il n'y a pas de situation meilleure que celle que nous avons. Elle est faite pour nous.
(ça, j'en suis totalement convaincue!)

Lever de soleil dans l'eau, ce matin...

Et voilà la fin de ce petit voyage en tendresse. S'aimer m'apparaît de plus en plus comme essentiel à notre chemin, à notre amour pour la vie, à notre amour pour les autres. Il est impossible d'aimer sans s'aimer soi-même. C'est ce dont j'ai l'expérience aujourd'hui et j'avais envie de le partager avec vous. Je vous embrasse. Pascale

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