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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 20:30

divers-014.jpg
La vie n'est pas difficile
pour celui qui n'a pas de préférence

* * *

Sans penser,
toutes choses sont exactement comme elles sont
la vérité est: "JUSTE AINSI"

* * *

en ce moment, tu ne comprends pas...
cette non-compréhension est la terre, le soleil,
les étoiles et l'univers entier

* * *

Extraits du livre "Cendres sur le Bouddha" du Maître Zen Coréen Seung Sahn,
un livre remarquable qui m'a profondément touchée, remise en question, éclairée...

(J'ai pris la photo du lac ce week-end de Pâques... il était "juste ainsi"...)

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 21:32

divers-003-copie-1.jpg 

Une orange n'est pas moins qu'un miracle !

Thay (Thich Nhat Hahn) à Hanoï en avril 2005

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 19:13
Un après-midi, alors que le maître et le disciple se trouvaient assis seuls au soleil sur la petite prairie située devant le temple, au bord de la falaise, un arc-en-ciel se forma sur le sombre rideau de pluie qui drapait le fond de la vallée. « Regarde bien cet arc-en-ciel, remarqua Tokdèn Rinpotché. Il est présent, avec ses couleurs riches et somptueuses, et pourtant il est insaisissable. Il brille dans l’espace, mais il n’est pas différent de l’espace. Il semble exister de lui-même, mais si, derrière toi, le soleil cesse de briller, il s’évanouit sans laisser la moindre trace. En vérité, il résulte de la réunion éphémère de nombreuses causes et conditions. Comme lui, le monde est un réseau infini de relations qui apparaissent de multiples façons.
« Il en est de même de ton esprit. Tes pensées semblent concrètes et contraignantes, mais, si tu les examines bien, elles n’ont pas plus de consistance que cet arc-en-ciel. Il est aussi vain de s’attacher à nos sensations que de courir après l’arc-en-ciel pour s’en faire un manteau. Considère que tout ce que tu vois, entends, sens, goûtes ou touches est semblable à un arc-en-ciel, au reflet de la lune sur l’eau, ou à une image dans un miroir. Reconnaître la nature ultime de l’esprit, l’Eveil, la conscience pure, libre de fabrications mentales, c’est réaliser l’état de Bouddha ; ne pas la reconnaître, c’est être dans l’ignorance. Disciple bien-aimé que la durée de ta vie égale celle de ta pratique ! »

Détchèn avait absorbé les paroles de son maître comme des gouttes de nectar.

Matthieu Ricard. La Citadelle des Neiges. Ed Pocket (p90-91
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 21:02
Entretien avec John Welwood
Conduit par Bernadette de Sallier
 
Le Pouvoir guérisseur de la présence inconditionnelle
 
John Welwood apporte une vision claire de la complémentarité des approches psychothérapeutique et du Dharma, en particulier pour les pratiquants. Son analyse éclaire les aspects intérieurs du contexte occidental qui peuvent faire obstacle à une bonne intégration des enseignements, et par quels moyens il est possible de les surmonter en associant l’analyse psychologique, l’expérience sensorielle et le “pouvoir guérisseur de la présence inconditionnelle”. Expression qui est l’intitulé du séminaire qu’il a conduit à l’Institut Karma Ling au mois de mai dernier et qui trouvera peut être une suite l’an prochain en fonction de ses disponibilités.
 
Q.: Quel est le lien entre psychothérapie et tradition du Bouddha?
 
Il y a deux angles sous lesquels on peut aborder cette question, d’une part entre la psychothérapie et le Dharma et d’autre part, entre le Dharma et la psychothérapie. En premier point de vue, celui des pratiquants du Dharma.
 
La plupart du temps c’est par la souffrance que ceux-ci se tournent vers le Dharma parce qu’il répond à la question de la souffrance, et de manière universelle à la question de la cause de la souffrance. La réponse du Dharma est que la souffrance vient de l’attachement ou de la saisie d’un soi ou d’un moi. Ceci est une question délicate en occident du fait du contexte Occidental moderne très différent du contexte des sociétés traditionnelles telles les sociétés tibétaine, indienne, anciennement amérindienne, et autres…
 
La différence essentielle vient de l’environnement de type traditionnel, qui est un environnement “contenant”, au sens de “porteur”, car les liens qui unissent les êtres de ces sociétés sont partout présents. Le lien entre la mère et l’enfant est très étroit et cette unité est aussi grande dans la famille que dans la société, dans l’omniprésence de la dimension sacrée, dans l’environnement en connexion avec la nature, et à son propre corps ; tout ceci forme un contenant global favorable à l’équilibre de la personne et de la psyché.
 
Tandis que dans nos sociétés modernes, il y a une aliénation du rapport avec l’autre, tant avec la mère qu’avec la famille, la société, la nature, le sacré, le corps ; et cette aliénation est source d’une idée confuse du soi.
 
Par exemple, dans une société traditionnelle l’enfant est élevé dans un contenant familial uni, sain et rassurant. Il vit dans une société également unie, une culture où le sacré est présent, délivrant un message de sagesse qui lui apprend à se relier à autrui et à lui-même, à son propre corps et à la nature dont il est partie intégrante ; tout un contexte global qui l’imprègne et dans lequel l’esprit est porté. 
Alors que dans nos sociétés modernes, qu’est-ce qui est aujourd’hui offert comme contenant à l’enfant?
 
Souvent c’est la télévision en laquelle il n’est pas de sagesse, qui délivre en majorité un message d’agitation et de violence, lui donnant l’image d’un monde perdu et confus. Grandissant dans cet environnement aliéné, l’enfant hérite d’une notion de lui-même qui est aussi confuse que désordonnée, qui l’aliène de lui-même, des autres et du monde.
 
Le pratiquant occidental du Dharma doit prendre en compte ce déséquilibre lorsqu’il entre en contact avec les enseignements du Bouddha. En ignorant cet arrière plan de confusion, il risque d’avoir une compréhension déviée des enseignements, qui peuvent l’amener à renforcer les blessures et les névroses existantes.
 
Prenons, par exemple, l’enseignement sur la Compassion : “faire passer l’autre avant soi” peut renforcer le déni de soi. Un des symptômes du déséquilibre du soi dans notre société est la haine de soi, alimentée par les représentations courantes dans notre environnement où règne le culte des valeurs égotiques et le dogme de la compétition. Dans ce contexte cet enseignement sur la compassion s’il est mal compris, peut entraîner un renforcement de cette haine de soi.
 
Un enseignant tibétain, venant du Tibet ne peut pas comprendre ce qu’est la haine de soi, ni même imaginer qu’on se haïsse soi même. Lorsqu’il enseigne selon la tradition et dit que l’important c’est l’autre, que la seule source de toutes souffrances “c’est de ne penser qu’à soi et de ne diriger ses actions que vers soi” et que la source de tout vrai bonheur “est d’œuvrer pour autrui”, cet enseignement classique a de fortes chances d’être mal compris dans notre contexte occidental, du fait de cette aliénation.
 
Autre exemple est le thème du “non attachement”. Dans la nature et l’évolution de la vie, l’attachement est un point charnière : les reptiles, animaux primaires qui existaient avant l’apparition des mammifères, ne connaissent pas l’attachement ; ils pondent des œufs et laissent leurs petits derrière eux et parfois même, ils les dévorent. Avec la naissance des mammifères, le petit est attiré vers la mère par la mamelle, cette attirance crée un nouveau lien, un nouveau stade de la vie qui trouve ses racines dans cet attachement. Il devient alors le lieu de développement de nombreuses qualités relationnelles qui contribue à l’évolution de la vie. Il est vital de comprendre qu’il y a un attachement sain, sans lien avec le non-attachement du Dharma, de ne pas se méprendre, au sens de nier un attachement fondamentalement sain, qui est la source de toutes les relations saines et équilibrées que l’on peut avoir dans la vie. Si l’on comprend mal l’enseignement sur le non-attachement, on peut penser qu’il faille se détacher, même de ce qui est nécessaire à des relations harmonieuses.
 
Autre exemple avec le désir : lorsqu’enfant on a eu le sentiment de n’avoir jamais pu obtenir ce que l’on désirait, le risque qui s’ensuit est de ne plus oser jamais se permettre de désirer, ce qui entraîne le déni du soi naturel. Ceci n’a rien à voir avec le “non-soi” au sens du Dharma.
 
Attention il ne s’agit pas du tout de remettre en question la pertinence des enseignement du Bouddha mais de souligner que le Dharma mal compris contribue à renforcer la névrose, que ce soit dans l’exemple de l’amour d’autrui, de l’attachement ou du désir, lesquels sont des enseignements majeurs du Dharma.
 
Second point de vue, le lien entre Bouddhisme et psychothérapie.
 
Traditionnellement, il est dit que le Vajrayana est semblable au toit en or d’une maison, mais que l’on ne peut le poser sans avoir construit les fondations.
Pour les pratiquants du Dharma, l’utilité de la psychothérapie est d’avoir une compréhension des aspects psychologiques que nous venons d’évoquer. L’un des fruits de la pratique du Dharma, en particulier le Mahamudra-Dzogchen, est d’arriver à un état de complète relaxation. Or, on ne peut pas se relaxer complètement sans une structure psychologique saine et stable, si notre système nerveux limbique n’a pas enregistré les informations positives d’un environnement sain, porteur d’un contexte équilibré. Sans cette condition, notre structure interne est fragile, instable, insécurisée et on éprouve alors des difficultés à établir des relations de confiance avec soi-même, son environnement et autrui. Aussi, lorsqu’il s’agit de “laisser aller”, de lâcher, de relâcher toutes ses références et ses supports, c’est tout simplement impossible, car il faut de la confiance, avoir confiance dans l’environnement, confiance en son maître et une confiance naturelle au plus profond de soi.
 
On peut recevoir toutes les transmissions et les enseignements du Dharma possibles, mais si on a cette structure psychologique interne de fragilité, aucune de ces transmissions ni aucun de ces enseignements ne peuvent avoir d’efficacité, car on ne peut pas se relâcher, c’est presque organique. Toutefois, il y a des exceptions possibles, si l’on entre dans une relation personnelle, très suivie, très proche et très intime avec un maître, alors la psyché se reconstruit peu à peu avec les années. C’est difficile pour la plupart d’entre nous qui avons une relation épisodique avec le maître et une pratique par soi-même, et sans cette condition, c’est aussi difficile d’arriver à intégrer véritablement les enseignements.
 
Lorsqu’il y a cette fragilité au niveau du psychisme primaire du cerveau limbique, un travail psychothérapique peut alors aider à reconstituer ce tissu psychologique. Un bon thérapeute (difficile à trouver) peut procurer cet environnement “contenant” qui permet à la personne de retrouver une relation saine. Le terrain de la personne peut se rééquilibrer grâce à l’environnement thérapeutique “porteur” d’accueil, d’écoute, d’encouragement et de respect. On peut ainsi apprendre à soi-même, à contenir et à porter cette aliénation, cette haine de soi, ce défaut de conscience et à “laisser être”. Dans un premier temps, le processus thérapeutique consiste à entrer en contact avec l’environnement “contenant”, qui est suscité par la prise de contact avec soi-même, avec ses difficultés et tout ce qui a été aliéné et morcelé. Alors qu’on a été crispé, tendu et réprimé, le fait d’entrer en contact avec l’expérience sensorielle permet l’ouverture de soi et d’entrer en amitié avec soi-même. Ce contact permet à l’expérience de se déployer et se relâcher, ainsi les tensions et les crispations peuvent s’apaiser par leur reconnaissance.
 
La pratique du Dharma permet aussi d’aider à découvrir cette expérience grâce au sens de la “présence”, l’attention ouverte, la pleine conscience, la vue. Pratiquer le Dharma dans la présence ouverte est une excellente base de thérapie qui apprend à s’ouvrir à sa propre expérience. Lorsque l’expérience se déploie, on apprend à contenir les éléments de l’expérience grâce au contact et à l’ouverture, ce qui ouvre l’accès à des ressources cachées par les résistances psychologiques et la personne peut commencer à se développer à un niveau personnel de façon saine.
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:57

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VOIE DU BOUDDHA B - Lama Wangmo - 29-30 mai 2004
 
DEVELOPPER SES QUALITES
 
Pourquoi êtes-vous là?
Pour me réveiller... Pour devenir moi-même... Pour m'ouvrir aux autres...
Etre soi-même c'est être débarrassé du "petit moi".
En fait, nous vivons en ayant peur de vivre.
Etre capable d'un contact direct avec les choses. Etre dans l'énergie des situations. Apprendre à se détendre, à se relaxer dans les situations. Aller vers une vie de qualité, plus heureuse. Nous avons l'intuition que c'est possible.
 
Nous sommes dans un état de mal-être. En tout vivant, il y a une graine qui est une aspiration au bonheur, à une vie de qualité. Il faut arroser régulièrement ses qualités, en prendre soin, les faire grandir. Mais il faut les reconnaître d'abord. On est souvent dans une situation confuse, brouillée, pas claire (comme un bocal avec de l'eau boueuse. Avec une pépite d'or qu'on ne peut pas voir).
 
C'est la représentation des choses qui nous fait mal et non les choses elles-mêmes.
 
(Faire attention à ne pas engranger en nous des empreintes fortes).
 
Pour voir la pépite, il nous faut changer de regard. Lâcher prise c'est amener une ouverture alors qu'on était fixé sur un phénomène. (Garder la main ouverte au lieu de la main fermée). Lâcher prise dans notre vie quotidienne. Si le bocal agité que nous sommes se pose, on se rend compte que, naturellement, la boue se dépose au fond et qu'on peut voir la nature claire de l'eau et la pépite. Nous n'avons pas à rejeter la boue car la pépite est à l'intérieur. KL005B.jpg
 
Pratique de la méditation = façon d'y voir clair = retrait de l'agitation. C'est là qu'on peut contacter ses qualités.
 
Prendre conscience des qualités en nous c'est faire confiance en ses qualités. Développer ses qualités et purifier toutes les négativités qui sont en nous. Prendre soin des bonnes graines en nous et les faire fructifier. Etre attentif. Faire attention à ne pas ensemencer de mauvaises graines.
 
D'autres, avant nous, on pu, grâce à ce potentiel, le faire fructifier et le mener à terme. C'est une grande inspiration pour nous. Lire les biographies des maîtres, c'est essentiel.
 
Nous avons tendance à oublier que nous avons ces qualités. Il est nécessaire de s'entraîner. Nous avons à nous éduquer en permanence. Considérer que le bonheur est un art. Nous sommes des apprentis sages !!! La voie est comme un tuteur pour une plante. La voie nous aide à reconnaître nos qualités, à les développer.
Voir quelles sont les qualités qui sont là dans un moment de bonheur. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre ce qu'on a à faire. Regarder les causes de ce moment de bonheur. C'est une façon d'y voir clair. Qu'est-ce qui a fait que j'ai vécu ce moment de bonheur? J'était dans un moment d'ouverture? de bienveillance?
 
On choisit de voir la pépite derrière la boue plutôt que de toujours regarder l'esprit confus et agité. Un bouddhiste, c'est quelqu'un qui regarde à l'intérieur. Il verra ensuite qu'il n'y a ni intérieur ni extérieur, mais c'est le point de départ.
 
Si on patauge dans notre boue intérieure, on ne voit pas la beauté extérieure. Il est très important d'aller vérifier dans l'expérience, les moments heureux. Comment on l'a quitté? Qu'est-ce qui a précédé? etc...
 
(L'idée qu'on existe séparément = souffrance.)
 
Aller au-delà des pensées qui nous enferment. Lâcher prise sur tout ce qu'on solidifie. La vie nous fait voir les choses. La méditation nous apprend à ne pas s'identifier à nos pensées. Nous pouvons nous détendre dans notre vraie nature, nous pouvons nous détendre dans notre espace intérieur. On peut se vivre d'une façon plus fluide, plus ouverte.
 
L'ego est un processus de solidification. Regardez vos croyances. Les croyances que vous élaborez. Nous n'expérimentons que ce que nous croyons. Nos croyances font qu'on a une certaine attitude envers le monde.
 
Quelles sont les causes du bonheur? Qu'est-ce qui fait qu'il y a du bonheur en ce moment alors qu'il n'y a pas de causes extérieures? Examinez aussi les causes de la souffrance. (Intérieurement, je me laisse prendre, enfermer par mes pensées négatives). Examiner les émotions qui ont amené un certain état de malaise, de mal-être, qui va soit imploser, soit exploser. Il y a des étapes. Je peux agir à chaque étape. Je peux faire un effort pour passer de l'autre côté. D'où le développement de la vigilance. C'est le coeur de la méditation. Nous avons un outil très précieux qui est la vigilance. Le bon chemin c'est la bienveillance, la douceur, le pardon, la paix, être sans jugement. L'état dans lequel je suis va conditionner ma vie, mes relations avec les autres. Rechercher les causes profondes au delà des apparences. Il ne s'agit pas d'intervenir sur les apparences. C'est l'état intérieur de la personne qui conditionne son action et peut-on changer l'état intérieur de la personne? Quelles sont les véritables causes? se méfier de nos jugements... Nous avons tellement d'a-priori, il ne faut pas le nier, il faut le voir. Restent les apparences. Par rapport à la personne. Voir comment nos jugements nous enferment. Comment nous excluons de notre environnement un certain nombre de possibilités. Manque d'ouverture. Peur de vivre, peur de l'inconnu. Trop de sécurité = mort.
 
La vie n'est pas confortable! On est toujours dérangés! Tout ce qui nous arrive, c'est la vie. On vit comme si tout nous dérangeait. On voudrait être tranquille! En fait, on voudrait être mort!!! Trop de sécurité = mort. On est comme une aiguille dans l'eau.
 
Quand on commence à accueillir l'inconfort de la vie, on voit qu'on est comme du sel dans l'eau. On peut se détendre. Jusqu'à réaliser qu'on est de l'eau dans de l'eau. Pas de résistance, pas de limites, pas de séparation... Se laisser traverser par la vie. Lâcher le besoin de sécurité et de confort. Mais on fuit, on se protège de la vie. Le Dharma, c'est faire tomber cela. Lâchez vos fantasmes, vos souvenirs. Acceptez la douleur émotionnelle. Acceptez ... Acceptation avec une compréhension profonde, c'est le vrai chemin vers le bonheur, il n'y en a pas d'autre. (Si je résiste, c'est que je n'ai pas compris).
 
Comprendre dans l'expérience = très important.
Développer sa vigilance. Faire le lien avec sa propre vie.
Expérimenter nos qualités = méditation = apprentissage.
 
Pour sortir de nos schémas, de notre disque rayé, il faut faire un saut dans le vide. Il faut apprendre à lâcher. Sur le coussin.
 
Faire confiance dans le potentiel qui est en nous. Nos schémas reviennent tout au long de notre vie. C'est à chaque instant qu'on peut lâcher et il nous faut développer la capacité à revenir à notre état spacieux dans notre vie quotidienne.
 
Il n'y a pas de bonheur sans paix intérieure. C'est la base. C'est Samatha. Entrer en contact avec la pensée, dans la douceur, dans la bienveillance, sans la saisir. Nous ignorons que nous sommes l'océan et non pas seulement la vague. Espace intérieur sans habitant! Il n'y a pas de penseur derrière la pensée. Ce sont les pensées qui créent le penseur. Garder l'esprit ouvert. Etre vigilant à laisser l'esprit ouvert.
 
Les koans sollicitent notre intelligence profonde. Quelque chose en nous comprend.
Koan = Observer encore et encore l'esprit inobservable.
 
C'est l'esprit qui nous permet de réaliser l'enseignement. Pratique de la médication, pratique de la paix. Nous avons vraiment besoin de faire une pause. Avant de parler = pause. Moment de recueillement. Moment de vigilance intérieure. On ne se précipite pas dans l'action, mais on prend le temps de se poser, de s'enraciner dans l'instant. Revenir à la base.
 
L'esprit rentre chez lui dans la respiration. Revenir à l'instant. Lâcher ce qui nous rend absent pour devenir réellement présent. Je peut être là sans "moi". Sans cette fabrication de mon "moi illusoire".
 
DSCF1825.JPGCOMPRENDRE - EXPERIMENTER - INTEGRER.
 
(Intégrer dans notre vie quotidienne).
 
Trouver tous les moyens pour que le quotidien soit un entraînement de micro pratique.
On s'arrête et on se demande : où suis-je?
(Importance de se faire des rappels).
Abandonner le discours intérieur. Les pensées alimentent les pensées. Si on apprend à lâcher les pensées, l'énergie se transforme. Dans une émotion, garder le contact avec la sensation. Aller s'asseoir et entrer en contact avec ce qu'on ressent. Un refoulement n'est pas la solution mais un défoulement non plus! L'accepter en tant que tel. Sentir que c'est une énergie, qu'on peut la garder, car elle est neutre. Apprendre à laisser passer les pensées en restant en contact avec l'énergie de l'émotion. C'est "moi" qui est touché dans la situation. Alors devenir plus fluide. Soyons patients et non dans l'attente de résultats. Lâcher les attentes, les résultats... Soyons dans l'in-espoir. Soyons détendus vis à vis de la pratique. Bien faire ce que nous avons à faire au moment où nous le faisons est facteur de paix et de joie.
Entrer en amitié inconditionnelle avec ce qui se présente.
 
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Questions
 
Comment sortir de la torpeur dans la méditation?
La torpeur est à vivre telle qu'elle est et elle disparaît car il n'y a personne pour s'en saisir. Tenter l'expérience. La représentation qu'on en a nous empêche de la vivre. Mais si on lâche sa représentation, on accueille la torpeur et on s'aperçoit qu'on sort de la torpeur. Parce qu'en nous nous avons la vigilance. Et s'il y a 20 minutes de torpeur, c'est très bien! C'est une bonne méditation! On expérimente ce qu'il y a, avec patience et sans jugement. Et on s'éclaircit petit à petit... On peut faire confiance...
 
Importance de la notion d'apprenti. Nous n'y arriverons pas en une fois. On peut se détendre et faire confiance. (Quand on oublie quelque chose, si c'est nécessaire, cela nous reviendra - confiance!)
 
Accepter le moment de la méditation comme un moment où l'on ne saisit rien. Tout le bric à brac qu'on a dans la tête se purifie dans la méditation. Cela fait de la place dans l'espace de la méditation. On le laisse se dissoudre dans l'espace. On ressent plus de clarté.
 
* * *
 
Lucidité et bienveillance envers soi-même mais sans jugement = point de départ = fait surgir la compassion qui vient du bon fond.
 
On peut juste offrir à l'autre un espace pour qu'il ait envie de changer lui-même. On peut juste semer une graine pour que, peut-être plus tard, il se mette à changer. Dire aux autres ce qu'ils doivent faire est une agression.
 
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 Confiance et changement de regard. Lâcher prise = changement de regard. On voit le monde différemment. Ce n'est pas quelque chose de passif mais nous permet d'avoir un autre regard. Lâcher prise = ressource essentielle. (L'absolu est aussi dans ma noirceur!) Cela se cultive. Essayez. Faites en l'expérience dans votre vie quotidienne.
 
Apprendre à tourner notre regard à l'intérieur. Se poser. Nous voyons les mécanismes dans lesquels nous fonctionnons, nos croyances.
 
Croyance que nous existons réellement + croyance qu'il faut se protéger, que le monde est hostile, par ex. Ces croyances nous empêchent d'entrer en relation directe avec ce qui est, avec l'énergie de la vie. La vie, c'est toutes les situations inconnues, l'énergie des choses qui peuvent nous faire peur. Accepter d'être là avec ce qui est. Cela demande du courage. Ce qui nous encombre, c'est "moi". Cela nous empêche de nous ouvrir. (le "moi" = conditionnement mental, mécanisme).
 
Que signifie être dans la présence ou être présent? Cela veut dire disponible, ouvert, en amitié inconditionnelle avec ce qui est. Rester avec ce qui est, y compris l'inconfort, la douleur émotionnelle. C'est être dans cette fluidité. Même si on fait des projets, on a la disponibilité nécessaire pour les changer si nécessaire. Ce n'est pas une indifférence ni une insensibilité. Les pensées nous encombrent. Ne pas s'y accrocher. Il faut beaucoup de patience. Détermination et patience. Etre déterminé à ne pas fuir.
 
Attention au ouistiti qu'est notre esprit qui nous entraîne à ne pas pratiquer. Remettre notre esprit chez lui alors qu'il veut toujours courir devant soi (comme un petit chiot qu'on remettrait délicatement dans son panier à chaque fois qu'il en sortirait, avec beaucoup de douceur et de patience).
 
Sentir en vous où vous êtes. Etes-vous dans une émotion qui va guider votre action, vos paroles ou êtes-vous dans une disponibilité intérieure qui vous permet d'accueillir ce qui vient? Où suis-je? Est-ce que je peux changer de regard? Est-ce que je peux recontacter la confiance? Les qualités sont là. Je peux les contacter. Quand j'ai été entraînée et que ça s'est tricoté tout seul, je peux détricoter la situation en faisant appel à mes qualités.
 
Les formes de notre vie sont fluides, c'est nous qui les solidifions. Puisqu'on les refuse. Nous ne les intégrons pas. La méditation nous montre que nous sommes prisonniers de tout ce qu'on solidifie.
 
Tout est la pratique. Au sein même de là où nous sommes, c'est là qu'il faut nous éveiller. On sent le quotidien comme quelque chose qui nous empêche mais c'est une résistance. Il ne s'agit pas de nous libérer de notre quotidien mais de se libérer de "soi". La vie est toujours inconfort. Je suis engagée. Rester avec. Laisser être ce qui est. Ne pas partir dans l'agitation pour oublier. Trouver le souffle d'air en vous-même. Dans la méditation. Tous les moments sont à pratiquer. Les moments de pause sont nécessaires. Pause intérieure. Paix intérieure. Détermination. Patience. Et non attente. In-espoir. Ce qui va nous rendre le plus naturel, c'est l'absence d'attente. L'attente espère. La non attente ne signifie pas l'absence d'action. Faire bien ce que l'on a à faire sans se soucier des fruits de l'action. On ne s'en saisit pas. On ne s'encombre pas. Simplifier. Se désencombrer = sens de la voie, sens du remède. Remède qui dissout tout ce qui l'obscurcit.
 
Développer ses qualités, c'est déjà savoir qu'on les a en nous. Ôter les voiles. Purifier l'esprit. Voiles de l'ignorance, de la dualité, du Karma, des passions... Laisser les qualités déjà là rayonner et en prendre soin. S'entraîner à les retrouver, à les amplifier. S'entraîner à mieux aimer. Soi et les autres. Développer la compassion. S'entraîner au bonheur. C'est un art à développer pour devenir de véritables êtres humains. Ou nous cultivons les mauvaises graines qui mènent à plus de souffrance ou nous cultivons les bonnes graines qui mènent à plus de paix intérieure et de bonheur. D'où discipline. Engagement qui nous amène à prendre le chemin de la liberté.
 
Le refuge, c'est prendre la bonne direction pour rentrer chez soi. Ce n'est pas une dépendance. On est plein de souffrance et on désire retrouver notre terre natale, notre terre sacrée, au-delà de l'ego.
 
Rigueur et douceur à la fois.
 
Comment faire pour que nous puissions pratiquer au quotidien? Que le lien continue. Dans la vie quotidienne, on se sent souvent isolé. Il est difficile de pratiquer. Il nous faut nous entraider, lire des textes qui nous inspirent, instaurer une pratique assise régulière chez soi.
 
Nous avons une partie de nous même qui veut pratiquer et une partie qui fait de la résistance. Alors, la première dit à l'autre : "parle, parle, ce soir je médite"... Arriver à se dépasser, c'est une discipline. On se sent toujours faible mais on peut se dépasser. Trouver le juste milieu entre le laxisme et la rigidité.
 
La paix va avec la joie. Il n'y a pas de paix sans joie.
 
Savoir être heureux des petites choses, savoir être heureux des petits bonheurs. Vous gagnez en simplicité et en sagesse quand vous savez vous réjouir des petites choses. Il y a un espace qui s'ouvre. Vous prenez soin des choses. Votre quotidien devient aussi sacré. Faire toutes les choses comme des choses sacrées. Ne pas agresser les choses, les autres. Tout peut être agressivité. Dans notre regard, dans notre voix. Comment parlons nous à nos proches? Quel est notre ton? Ou ma façon d'approcher l'autre crée-t-elle une ouverture? On vit notre vie comme des inconscients permanents. Vigilance à comment nous entrons en relation avec les choses, les êtres. L'ego est fondamentalement agressif.
 
Discipline = regarder dans notre vie quotidienne comment nous instaurons un espace de paix, d'ouverture, pour les autres. Ou sommes-nous en train de saisir ou de manipuler? Travailler à chaque instant. J'étais en train de saisir cela. Pause. Inspiration. Lâcher. Se rappeler.
Actes sains = santé. Actes malsains = souffrance.
On a besoin de rappels. Extérieurs d'abord et qui deviennent fondamentalement intérieurs.
 
Plus on développe l'assise, plus on développe notre générosité naturelle. Les actes sont aussi là pour qu'on se rende compte comment on fonctionne.
 
Soyons honnête envers nous-même. Envers ce que l'on est. Envers nos faiblesses, nos qualités. Enlever nos masques. Cela simplifie la vie. On est souvent surpris du résultat. On est très bien accueillis quand on dit la vérité.
 
L'autre est un autre moi même. C'est le fondement de la discipline, de l'étique.
 
Imaginer qu'on offre ce que l'on désire. Transformer nos désirs en offrandes. (S'il y a quelque chose qu'on désire fortement et qu'on ne peut pas obtenir, s'imaginer qu'on l'offre à quelqu'un qui en est très heureux). Renoncer à ses désirs, ce n'est pas être frustrés! Un frustré ne fera jamais un éveillé! Ne pas confondre le renoncement et la frustration! Se réjouir du bonheur des autres.
 
Le bonheur ne va pas sans la bonté. Le bonheur s'est aussi prendre soin des autres. Ce n'est pas un bonheur purement individualiste. Ouverture aux autres.
 
Ce qui sous-tend cette discipline, cette étique, c'est l'empathie. Etre capable de ressentir ce que l'autre ressent. Ne pas se sentir séparé. Etre conscient de la souffrance de l'autre...
 
Nous sommes renvoyés à l'intelligence de la situation. La discipline, ce n'est pas un dogme à appliquer. Voir notre état d'esprit, c'est ce qui compte.
 
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QUESTIONS
 
Comment reconnaître le vrai bonheur?
Le vrai bonheur est indépendant des conditions. Pour le reconnaître, se demander : est-ce que mon état intérieur fluctue avec les conditions extérieures?
Etat qui se réjouit de tout ce qui est. Le vrai bonheur est relié à la paix. Savoir goûter les moments tels quels et accepter ces moments, sans les saisir. C'est simple. Apprécier ce qui est là, ce que nous vivons. Etre heureux où nous sommes, avec les personnes qui sont avec nous.
 
* * *
 
Quelle action pouvons-nous entreprendre dans une situation agressive? (Un père qui giffle son enfant devant nous, par ex).
Quand on est pratiquant du Dharma, on ne peut pas se laisser aller à son impulsivité. On peut essayer d'appréhender l'ensemble de la situation, les interactions plus vastes. Mais personne ne peut vous dire ce qu'il faut faire. Le Dharma n'est pas une baguette magique. Nous sommes à nouveau renvoyés à notre intelligence. Faire confiance à cette intelligence.
Dans notre intervention, il doit toujours y avoir le respect de la personne et de l'ensemble de la situation. Se demander : va-t-elle engendrer plus de douleur ou plus de paix?
Se rappeler que de ne pas intervenir peut être une action juste. On peut aussi faire Tonglen et souhaiter que ces êtres se libèrent de la souffrance.
 
DSCF0081b.jpg* * *
 
Comment prendre soin de ses qualités pour les faire grandir?
Les arroser souvent! Avec la discipline, une pratique régulière. S'aider avec le Dharma, le Sangha, les livres. Regarder ce qu'il a d'inspirant chez les autres. Les belles personnes qui nous aident à faire grandir nos qualités. Ne jamais oublier de regarder la beauté des choses. La compassion, c'est voir la souffrance mais aussi voir la beauté du monde. Et de cette beauté, nous pouvons nous réjouir. Beau silence, belle présence, apprécier ce qui est. Qu'est-ce que j'ai vu de beau aujourd'hui? Dont je peux témoigner? C'est une ressource pour faire vivre ses qualités.
 
* * *
 
Comment savoir si je progresse dans ma pratique?
En se rendant compte que notre horizon est plus vaste qu'avant. Il y a une ouverture, une perspective plus vaste. On vit dans un monde plus ouvert. C'est moins étouffant. Il y a de l'air qui entre dans notre vie. Qu'est-ce que je veux changer? Qu'est-ce que je veux réellement transformer en moi? Ca commence par l'acceptation. Ce n'est pas tant dans un changement spectaculaire mais dans la capacité à faire intervenir la pratique dans ma vie de tous les jours.
 
* * *
 
Comment être heureux, trouver la paix, avec tout ce qui se passe dans le monde?
La paix est déjà là. Instaurons en nous la paix. Si on désespère du monde, on ne pourra rien faire! Si nous avons tous les moyens pour pratiquer et si nous ne le faisons pas, nous faisons du tort aux autres. La paix est une action. Si de plus en plus de monde pouvait l'amener dans sa vie, le monde se porterait mieux. Le monde, c'est nous. Ce qu'on fait pour soi, on le fait aussi pour les autres. Nous avons cette responsabilité. La pratique est une action de paix. Pratiquer pour les autres, pour la souffrance du monde.
 
* * *
Je ressens un sentiment de gratitude.
Oui, cette vie est un don. Savoir recevoir, accueillir, se réjouir de ce qui nous est donné.
 
* * *
 
 
Voir le film NEMO de Walt Disney - il y a pleins de belles choses dedans!
 
PRENDRE SOIN, C'EST ÊTRE ATTENTIF.
 
Quand on est présent et attentif, le monde est toujours important. La personne qui se trouve là, avec nous, à cet instant, ou n'importe quelle situation qui est là, est la plus importante à vivre à cet instant. Si je fais la vaisselle, c'est l'action la plus importante de ce moment, c'est l'action la plus belle de ce moment. Vivons ouverts. Sacraliser chaque instant de notre vie par la présence à l'instant. Dès que je suis présent à l'instant, je marche sur une terre sacrée. Si je suis distrait, je suis dans le samsara.
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:55
Copie-de-DSCF0155c.jpgVOIE DU BOUDDHA C - Lama Wangmo (+ David) 
28/29 février 2004
 
OUVRIR SES FRONTIERES
 
L'évolution normale de l'enseignement, c'est faire au moins 3 VBA, puis 3VBB, puis faire des week-end ou semaines SA-VI avant de faire des VBC qui sont l'entrée dans le Mahayana.
 
Le Mahayana prend racine dans la discipline de l'attention et du calme. Nous sommes moins dans l'égocentrisme où nous n'avons pas peur de nous ouvrir aux autres.
 
Dans la pratique, si nous n'allons pas assez loin, nous ne rencontrerons jamais nos résistances, au plus profond. Des périodes de retraite avec une pratique intensive sont absolument indispensables sur la voie. Miroir. Il faut passer par soi pour aller au-delà de soi. Ouvrir ses frontières. Sortir de notre cocon, de notre bulle, arrêter d'être sur la défensive, par rapport à tout ce qui est autre. Dans la fermeture, on se sent séparé. Dualité. Peur des autres, peur de l'inconnu.
 
Quand, dans la méditation, on revient à l'instant présent, on lâche le contrôle et on découvre une intelligence. Pas de contrôle, pas de résistance. La paix c'est l'absence de résistance. Cela nous apprend à découvrir l'ouverture. Dans l'ouverture, on ne choisit pas ce qui nous convient et on ne rejette pas ce qui ne nous convient pas. Dans l'ouverture, on reste ouvert et accueillant à toutes choses quelles qu'elles soient. Etre simplement un espace d'accueil. (Comme le ciel qui ne choisit pas les oiseaux et ne rejette pas les nuages noirs!!!) La focalisation remplit tout l'espace intérieur. Retrouver l'espace vide où se dissout la fermeture.
 
La détente, l'absence de tension, nous amène à retrouver cet espace occupé par l'attention, la vigilance. Il s'agit d'une ouverture enracinée dans la clarté, dans la "non-fixation". Se rappeler que ce qu'on veut saisir a la nature de l'eau!
 
La véritable protection, c'est de se détendre et de se laisser aller à l'ouverture. Cela peut aller jusqu'au delà de nos limites intérieures et extérieures. L'ouverture, dans le Dharma, se fait par l'éveil du COEUR-ESPRIT. Bodhicitta. L'habitant du Bodhisattva.
 
Me rendre compte que l'expérience que je vis, les autres la vivent aussi. Que nous aspirons tous au bonheur. Le reconnaître, c'est le point de départ de l'ouverture. Nous commençons à nous ouvrir à ceux qu'on aime et progressivement, nous pouvons arriver à nous ouvrir à nos ennemis. Motivation. Envie de dépasser son territoire. Bonne intention et entraînement.
 
Bodhisattva = vacuité et compassion. Armes du héros de la compassion. Non ego = Bodhicitta absolue. Développer Bodhicitta relative = amour et compassion. Les deux ne sont pas séparées. Compréhension claire et lucide et non aveugle. Compréhension sans ego.
 
Attention de ne pas s'installer dans le rôle du pratiquant et développer un ego de pratiquant!!!
 
Intégrer les autres. Tous ceux qui me mettent en colère, qui réveillent en moi l'énervement, les émotions négatives. La paix est à tester en toute situation. Considérez l'autre comme étant aussi important que vous-même. Mettre les autres au centre. Sur le coussin, nous avons changé notre relation à nous-même, il s'agit maintenant de changer notre relation aux autres.
 
La compassion est "sans moi". Compassion par rapport à un être qui souffre. Je suis touché par la réalité de l'autre, sa souffrance, sa condition. La compassion s'éveille comme ça. De cette compassion découle l'envie de comprendre les causes de la souffrance. Le Bodhisattva a la capacité de ressentir la souffrance des êtres.
 
Le Dharma nous explique les causes du bonheur. Examiner ce qui, dans notre vie, nous rend plus heureux.
 
Dans cette ouverture spontanée et bienveillante, nous sommes gentils. Importance de la gentillesse.
 
Etre clair et lucide et voir aussi l'inhumain dans l'humain.
 
DSCF0356.JPGLe Bodhisattva ne désespère jamais. Sa compassion est pour tous, elle rayonne comme le soleil.
 
La souffrance est au-delà de toi et moi. Quand on parle de la souffrance de l'autre, on parle aussi de la sienne.
 
Quand on veut faire plaisir à l'autre pour ne pas le faire souffrir, y mettre de la clarté pour être juste. Examinons comment nous aimons.
 
L'autre n'est pas là pour combler ce qui nous manque. Examiner en nous, à partir d'où nous sommes en relation, à partir du manque? Aimer, c'est accepter l'imperfection de l'autre, ce n'est pas tout lui demander. On se rend compte de la perfection de l'imperfection. On accuse l'autre et c'est la dualité... Je souhaite qu'il soit heureux et qu'il puisse éviter les causes de la souffrance. Ce sont l'amour et la compassion, les deux faces d'une même pièce. L'autre est aussi important que moi, voire plus important! Tout le bonheur vient du souci que j'ai des autres et tout le malheur vient du souci de soi-même. On ne peut être heureux que dans l'ouverture aux autres. Il n'y a pas de bonheur sans bonté. Je ne me sens pas séparé des autres. Sur la base d'une relation saine de ce que je suis. Je ne suis pas dans le souci de l'autre pour fuir ou combler quelque chose en moi. Se soucier aussi de soi. Juste équilibre. Changer son regard.
 
Accueillir toutes les expériences négatives et offrir le meilleur de nous même. Est-ce que j'offre toujours à l'autre le meilleur de moi-même? Notre bon fond? Ce qu'il y a en nous de plus beau, bon, joyeux? J'accepte de prendre tout ce qu'il y a de désagréable. On donne toutes nos vertus, notre bon Karma et on prend le mauvais Karma. Tonglen.
 
Tonglen : accueillir dans l'inspiration, donner dans l'expiration. Pratique alchimique. Transformation des émotions négatives en positives. A pratiquer dans le quotidien. Cela transforme l'énergie des situations.
 
Plus je me détends intérieurement, plus je me détends au niveau du corps et vis versa. Importance fondamentale de la DETENTE.
 
* * * * * * *
 
Comment pouvons-nous aider quelqu'un?
La plus grande aide que nous puissions donner à l'autre, c'est suffisamment d'ESPACE pour qu'il puisse trouver la solution de son problème lui-même.
ECOUTE SPACIEUSE qui n'intervient pas. Un espace où l'autre peut se rencontrer lui-même comme dans un miroir.
 
* * * * * * *
 
Nous mettons en place des résistances pour nous protéger comme dans une tour. Cela engendre la peur. Plus on se protège, plus on a peur.
On donne toute confiance à notre moi pour trier les situations! Dans l'ouverture, on lâche les résistances, les fermetures, tout ce qu'on construit, qu'on rejette. Tomber dans un espace ouvert et lucide, dans le coeur plein de compassion.
Dans l'ouverture nous pouvons nous laisser toucher. Ce que nous craignons le plus, c'est d'être touché, d'être vulnérable. Mais la meilleure protection est la vacuité et la compassion. Marcher dans l'ouvert. Il nous faut du courage. Le courage de s'ouvrir.
 
Un Bodhisattva peut être comme un roi, comme un passeur ou comme un berger. Les autres sont plus important que lui même. (pratiquer Tonglen).
 
Mettre en application les 6 Paramitas.
 
La Générosité.
Donner. Offrir. Sortir de son sentiment de pauvreté. Développer l'attitude du coeur pur, sans l'ego qui embrouille toute l'histoire. Apprendre à se déposséder. Si l'on désire quelque chose, l'offrir aux 3 Joyaux. Cela peut être aussi offrir de son temps, des biens matériels, à ceux qui ont besoin. Offrir de l'enseignement. Voir comment on peut mettre cela en pratique dans notre vie quotidienne. Aller au-delà de nos résistances. Plus on donne, plus on est riche de ses dons. C'est l'ego qui se sent pauvre, qui veut garder. Mais c'est comme vouloir retenir de l'eau dans sa main. Si je suis dans la saisie, je me pose la question: mais qu'est-ce que je veux saisir exactement? J'accepte d'être le perdant dans les situations où je veux gagner. Accorder la victoire aux autres et prendre la défaite sur soi. On découvre que dans la paix, on est toujours gagnant.
 
La Discipline.
Tout mettre en application pour vivre le Dharma. Méditation. Respect de l'éthique. Bonté envers tout vivant. Nous aide à retrouver le bonheur de l'instant et nous sort de notre négligence. (L'absence de négligence c'est savoir revenir à l'instant.) On ne se pose pas la question, on fait sans attendre. Agir. Faire. La discipline n'est pas l'inverse de la liberté mais le chemin qui y mène. Etre dans l'ouverture, ce n'est pas rejeter les autres, cela demande une vigilance intérieure.
 
La Patience.
Le remède à l'impatience, c'est le coussin. L'impatience nous fait tellement faire de bêtises! Il y a beaucoup de sagesse et d'intelligence dans la patience. On voit mieux les choses. Patience, ouverture pleine de bonté (même au supermarché !!)
 
Il n'y a pas de situation à exclure de notre pratique. N'attendons pas et profitons de chaque situation pour pratiquer. Patience aussi pour la pratique. Etre capable de supporter l'inconfort, le mal de jambes... se détendre dans l'instant. Ce qui nous amène à:
L'Effort et l'Energie.
Nous avons toujours beaucoup besoin d'énergie pour la pratique. Pour pratiquer 24h/24. L'énergie que nous mettons dans la méditation et nos pratiques nous donne l'énergie pour notre pratique quotidienne. S'entraîner sur le coussin et faire le lien avec notre expérience quotidienne. Le coussin est notre véhicule qui nous emmène vers la libération!!!
 
La Méditation.
Qualité qui développe un vécu au-delà de l'ego. Assise et dans l'action. Présence à l'instant. Lâcher les fixations. Grâce à la méditation, nous pouvons développer:
 
L'Intelligence.
Des choses telles qu'elles sont. Vides d'entités, vide de soi.
 
Les Paramitas sont là pour voir ce qu'on met en oeuvre dans notre vie quotidienne. Que vais-je mettre en application? Comment vais-je intégrer la pratique en dehors de Karma Ling?
 
* * * * * * *
 
TONGLENCopie--2--de-DSCF0159b.jpg
 
Cette pratique ne doit pas rester mentale. Pour toucher et éveiller son coeur- esprit, nous devons prendre un support. Nous prenons une personne pour qui nous avons le plus de gratitude et de reconnaissance (en principe notre mère). Reconnaissance pour tout ce qu'elle nous a donné sans attente et ressentir que nous sommes nous-mêmes la mère de tous les êtres. Nous sommes capables de cet amour éveillé, sans condition, pour tous les êtres. Avant de prendre les souffrances des autres, prendre les nôtres. Les nommer = douleur physique, difficulté actuelle. Accueillir les problèmes et les laisser se dissoudre dans l'expérience. Transformation. Mouvement fluide. On peut visualiser: une fumée noire pour les difficultés (inspiration), fumée blanche pour ce qu'on donne (expiration). Commencer par pratiquer SA-VI. Se détendre. Puis évoquer l'image de notre mère, ce qui touche notre point sensible, notre vulnérabilité et sentir que c'est là notre force. Nous pouvons donner à tous les êtres.
 
On commence par soi-même, puis on prend quelqu'un que l'on aime, puis, petit à petit, on étend à notre environnement et puis à ceux qui nous sont moins proches jusqu'à nos ennemis. Rester ouvert à l'émotion qui arrive.
 
On rencontre des résistances en nous. On cesse de penser que les ennemis sont en dehors de nous mais on comprend qu'ils sont à l'intérieur de nous. Tonglen, c'est être touché en plein coeur. Le Bodhisattva est heureux de se laisser toucher.
 
Toujours pratiquer les 4 points :
 
OUVERTURE
POINT SENSIBLE - ETRE TOUCHE
COMMENCER LA PRATIQUE PAR SOI-MEME
ETENDRE LA PRATIQUE A TOUS LES AUTRES.
 
Faire quelques minutes de Tonglen au début de votre pratique SA-VI.
Dans la vie de tous les jours, accueillir toute situation difficile et offrir du bon. (Pratiquer Tonglen en situation.)
Garder le lien avec notre Bonté Fondamentale dans notre vie quotidienne.
Rien n'est jamais acquis. Nous devons pratiquer du début du chemin à la fin.
Se rappeler que toute situation peut nous amener à l'éveil.
La visualisation nous aide. Fumée noire (inspiration).Fumée blanche (expiration). Mais il s'agit plus d'un ressenti. L'expérience du coeur. La pratique ne doit pas rester mentale.
Nous ne sommes pas séparés les uns des autres. Pour tous les êtres en souffrance, ceux qui souffrent des guerres, de la torture... nous pouvons accueillir leurs souffrances et pratiquer Tonglen. Leur offrir nos souhaits les meilleurs...
 
* * * * * * *
 
Comment aider les autres?
D'abord, s'aider soi-même. Notre désir d'aider ne doit pas être intrusif. Respect de l'espace entre moi et l'autre. Ecouter la souffrance de l'autre. Si la personne nous demande des conseils, on peut lui en donner mais c'est à elle de remédier à sa souffrance. On peut aussi voir que derrière sa souffrance, il y a les racines même de la souffrance. Offrir la générosité de notre présence et un espace où l'autre puisse trouver les remèdes à sa souffrance. Reconnaître parfois qu'on ne peut pas aider. On peut faire confiance. Me poser la question: où est-ce que je me situe dans la situation? La compassion, ce n'est pas résoudre les problèmes à la place de l'autre. Résolvons d'abord les nôtres.
 
 
 
L'autre n'est pas là pour combler ce qui nous manque, alors il est là pourquoi?
L'autre nous fait don de sa présence, on l'oublie trop souvent! Accueillir les autres personnes avec cette reconnaissance du don qu'elles nous font. Cela met de l'espace dans la relation et dans cet espace, l'autre peut être pleinement ce qu'il est. C'est la générosité de l'autre d'être là. Etre vigilant quand on est dans l'attente de l'autre. L'autre est libre d'être là où de ne pas y être. Etre dans une relation avec l'autre de "non-ego" à "non-ego". De Tchenrezi à Tchenrezi.
Quand on se sent accueilli dans un espace suffisant, on peut donner le meilleur de nous-même. On prend conscience de ce que peut apporter à l'autre une attention ouverte qui vient du coeur. Voir l'espace qui est autour des choses. Espace autour de l'arbre, autour de l'autre. Dé focaliser son regard. Ouvrir son regard. La source des ennuis, vient de la focalisation. Je ne permets pas aux autres de changer car je les vois toujours de la même façon. Voir que l'autre apparaît dans cet espace. Un vrai regard n'est pas un regard. Un regard peut être juge. Regarder sans regarder. Dans ce regard, l'autre ne se sent pas pris. Entrer dans une vision sacrée, sans a priori, sans fixation. Attitude de reconnaissance et de gratitude vis à vis de l'autre. Merci à l'autre d'être là.
 
Névroses?
Nos difficultés sont le terreau de l'éveil. C'est avec nos névroses que nous allons travailler. Toute la voie nous aide à travailler avec cela. Il y a nos névroses mais il y a aussi notre bonté fondamentale. Un esprit = 2 états. C'est dans ma façon d'entrer en relation avec les émotions que je pourrai les transformer en liberté. Ce qui fait la névrose, c'est la saisie. (5 énergies: côté sain et côté névrotique).
 
Voir l'ouverture où la relation va être possible. Ne pas se focaliser sur la personne et rester spacieux. Là où il y a un vide de fixation, il y a une plénitude.
On peut faire cette expérience de l'espace en méditant sur le ciel. Vous vous laissez être le ciel. La pratique nous permet d'élargir notre vision. Apprendre à voir l'infini... Laissez vous regarder par la neige, par la fleur.
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MAXIME :
 
CHANGE TON ATTITUDE SUR PLACE.
 
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:53
VOIE DU BOUDDHA C - Lama Wangchouk - 08/09 MAI 2004
 
LES EMOTIONS AU SERVICE DE LA VOIE
 
Présentation globale de la tradition du Bouddha. Il y a différents niveaux qui correspondent aux différents niveaux ou nous en sommes. Les trois niveaux sont déjà présents en chacun de nous et sont aussi à vivre successivement pour avancer.
 
Dharma = Enseignement mais aussi Réalité.
Réalité de l'extérieur = réalité superficielle...
Réalité de l'intérieur = expérience de ce qu'on est.
 
Le Bouddha nous dit = j'ai vu la Réalité et que ce qu'on vit ne tourne pas rond (1ère réalité). J'ai vu aussi la cause (2ème réalité). Tout le monde cherche le bonheur et l'habitude est de chercher dans la réalité extérieure, l'appropriation, dans les autres, etc... En s'appuyant sur quelque chose d'autre. Mais c'est cette quête même qui nous enracine dans l'insatisfaction. (Comme boire de l'eau salée ! + on en boit, + on a soif ! ). C'est un bonheur dépendant qui est soumis à la destruction. Il est incomplet. Pourquoi cette soif ?
 
1er CYCLE
 
Enseignement des 4 voiles :
Ignorance = croyance en un soi, autonome, permanent et monolithique. A quoi cela correspond-il dans notre expérience ? La saisie du soi se fait à chaque instant. Du moment qu'il n'existe pas, l'expérience qu'on fait est forcément fausse. Ce mal-être est le deuxième voile. De la peur va naître les 3 tendances = prendre, rejeter, ne pas voir = 3ème voile. Voyez dans la méditation, le vide qu'on cherche à combler en permanence. Cela va développer toutes les passions, les émotions possibles. Le 4ème voile = le Karma qui est action = roue du Samsara.
 
La 3ème réalité = la cessation de la souffrance = libération de l'illusion. Vision de la vacuité. Vivre l'inexistence du soi. Réaliser l'inexistence du soi.
 
 
Dans la discipline extérieure, il y a 2 niveaux.
Réalité ultime = absence de soi. (importance de la cultiver).
Réalité relative = éthique de vie juste.
Ces deux niveaux doivent vivre simultanément. Avec une discipline rigoureuse et un esprit ouvert.
2ème CYCLE
 
Ouverture.
L'enseignement montre le chemin mais la réalité ultime est au-delà. Dans une expérience d'ouverture . Dans le non-appui.
Ouverture du Bodhisattva qui ouvre son coeur à l'autre.
Ouverture à tout, le soi, le psychologique, le spirituel, l'autre, l'environnement, les événements.
Pratique de Tonglen.
Accueil total et abandon total.
Tonglen est à pratiquer dans le non-soi.
Pratiquer pour le bien de tous les êtres.
 
 
3ème CYCLE
 
Soutras de la nature de Bouddha.
Cycle de la vision sacrée.
Le Bouddha parle de la présence de l'éveil.
L'éveil est là et nous vivons coupés de lui, dans notre illusion.
Naissance de la confiance.
L'éveil est déjà là, d'accord, mais sous quelle forme ?
Présence des 3 qualités = ouverture, clarté et sensitivité.
L'éveil est présent partout. Ces 3 qualités sont partout, inaltérables.
Dans une personne, ces 3 qualités sont déjà présentes.
 
Ouverture = vacuité
En terme d'expérience, ouverture qu'il y a en chaque situation.
Vous êtes dans une impasse, il n'y a pas de solution mais c'est seulement une illusion. Il est toujours possible de décrocher. Ce relatif, ce n'est pas la réalité. Il est toujours possible de s'en remettre à l'ouvert.
Avec une personne qu'on ne veut pas voir, on ne rentre pas en contact avec elle mais avec la représentation qu'on s'en fait. Il est toujours possible de décrocher et d'entrer dans une ouverture omniprésente. C'est se tourner vers l'éveil. C'est entrer en refuge. C'est entrer dans la présence au lieu de tourner en rond !
 
Clarté
Dans cette ouverture, il y a une intelligence naturelle. Toutes les personnes ont cette intelligence naturelle mais "saisie". Nous sommes tout le temps en train d'observer.
L'illusion est douloureuse et son absence est absence de douleur.
Sensitivité = réceptivité = disponibilité
On découvre une infinité de possible.
Dans cet accueil, on peut donner beaucoup.
La discipline, au niveau du 3ème cycle, est d'entrer dans la présence de l'éveil.
 
C'est le sens profond d'entrer en refuge. Le Bouddha étant l'ouverture, le Dharma étant la parole, la clarté. La Sangha étant le corps, la présence inconditionnelle. Entrer dans ces 3 dimensions. Cela correspond aux niveaux d'une personne.
 
4 voiles = voile de l'ignorance, voile des 3 tendances fondamentales, voile des passions, voile des actions.
 
S'ouvrir à nos peurs. Tout ce qu'on fait, c'est pour se rassurer. Dans l'ouvert on peut être confronté à beaucoup de peurs. Juste décrocher.
 
(Personnel : vivre l'ouverture. OK. mais, pour moi trop d'ouverture entre en contradiction avec la vie relative. Mes limites sont atteintes sur le plan relatif même si je suis très ouverte. 
Réponse : attention à ne pas plaquer l'ouverture sur les émotions qui montent pour s'en couper. Danger!!! - Pratiquer Lobjong avec soi-même, surtout en situation - accueillir l'irritation, tout ce qui monte, c'est essentiel)
 
Dans la méditation, dire "pensée" quand on voit une pensée. Une pensée n'est qu'une pensée ! Dire "pensée" et décrocher. Même dans la vie de tous les jours.
 
La voie que propose le Bouddha est celle du non appui. C'est se préserver des extrêmes.
 
Les 6 paramitas
 
Le don = porte d'entrée...
Le don du Dharma est sacré - humilité - seulement pour aider quelqu'un.
La patience = le vœux de Bodhisattva n'est pas à mettre de coté quand on a un problème. Tout encaisser sans que ce vœux soit ébranlé. Garder le vœux quelques soient les émotions.
La discipline
L'énergie = être capable de garder cette énergie jusqu'au bout.
Méditation = réceptivité, sensibilité.
Prajna = intelligence supérieure, sagesse.
 
Vivre les émotions mais dans la dynamique de l'éveil. Les émotions se trouvent souvent dans la parole. Etre très vigilant. Regarder comment une émotion naît dans la parole.
 
Vue erronée = saisie d'un soi = racine de tout le reste.
 
* * *
Le soi = soi + ego. Le problème, c'est l'ego.
Le soi = autonome, permanent, monolithique.
Soi de la personne = lié au prénom, nom, identité.
Soi des phénomènes.
Le soi n'est pas un problème puisqu'il n'existe pas.
L'ego, c'est la saisie d'un soi, c'est la croyance en un soi.
 
Le soi, en face de nous, fait une chose qui nous déplaît. On se saisit du problème. Mais si on prend en compte l'histoire, le contexte globale, l'environnement, mes propres jugements, mes concepts, la saisie se desserre, se délite et on s'ouvre. Et la souffrance va disparaître. Mais, même si on sait tout cela, quelquefois on préfère rester dans nos fonctionnements habituels car on se nourrit de la situation. Et si on desserre la saisie, le soi a l'impression de mourir un peu !
 
* * *
 
Ouverture dans le lâcher prise et ouverture aux autres.
2ème cycle = dissolution de l'illusion
3ème cycle = présence de l'éveil omniprésente.
Les trois niveaux sont à pratiquer conjointement.
 
* * *
Questions:
 
Comment utiliser le souffle pour transformer une émotion?
Le souffle est un support de présence.
Tonglen = accueillir, offrir = pratique qui chevauche le souffle.
La parole est souffle.
 
Que devient la douleur d'autrui que l'on absorbe dans Tonglen?
Pratique dans laquelle on disparaît. Dans cette disparition, on disparaît et ce qu'on absorbe disparaît aussi. Une forme d'effacement.
 
 
La peur.
La peur est antérieure aux émotions et elle est présente dans toutes les émotions et elle est elle-même une émotion.
La première crispation est une peur. Cette peur est présente constamment.
La pratique de l'ouvert du Dharma est une pratique de confiance.
La discipline extérieure nous donne une carte du monde et nous donne confiance.
 
Comment disparaît la peur de s'ouvrir ? en s'ouvrant petit à petit.
 
La notion du non soi. La saisie d'un soi autonome, permanent et monolithique. Dès le départ, il y a une peur, il y a un malaise. Si vous regardez le soi d'une personne qui semble autonome, si vous approfondissez, vous trouvez son histoire, son passé, son futur, son environnement, le contexte dans lequel il vit etc... et on découvre le non soi.
Comprendre l'interdépendance, c'est comprendre la vacuité. La vacuité = non soi.
 
Au niveau relations, il est important d'entrer dans l'intelligence de l'interdépendance.
 
* * *
 
Avec les émotions, on ne peut pas faire l'économie de l'enseignement du 1er cycle. Les émotions peuvent être mises au service de l'éveil mais attention, on peut se servir du Dharma pour échapper au relatif!
Compréhension du Karma et compréhension du Samsara.
Compréhension du Karma = bien gérer les émotions dans le relatif.
Compréhension du Samsara = renoncer profondément au Samsara.
Se souvenir des 4 considérations au début de chaque pratique.
La confiance, c'est le fondement de l'éveil en nous.
 
La compréhension de l'impermanence donne beaucoup de souplesse dans notre vie. Cela relativise toutes les passions.
Tout ce qui est né meurt                   )
Tout ce qui a été construit s'écroule.     )      C'est être complètement
Tout ce qui a été réuni se sépare.         )      réaliste.
Tout ce qui a été composé se décompose. )
 
La compréhension du Karma est de comprendre les causes, les conditions, les actions. C'est la dynamique même de la vie. Entrer dans cette intelligence. Comprendre qu'on est responsable. Se demander qu'est-ce-qu'on veut.
Est-ce qu'on veut repartir pour un tour?
Si on enclenche telle action, savoir ce que cela va enclencher…
 
Comprendre le Samsara, Toutes les expériences dualistes… tous les vivants des 3 mondes ont le mal-être pour nature. Toute expérience duelle a le mal-être pour nature. Où que nous allions, ce sera un monde de souffrance. Qui que nous rencontrions, ce sera des compagnons de misère. Quoi que nous fassions, il y aura mal-être.
 
Duka = souffrance physique. Souffrance du bonheur qui s'appuie sur un objet et qui est incomplétude car l'objet va disparaître. Toute expérience duelle est illusoire.
 
Nécessaire d'avoir une vie saine au niveau relationnel – Karma – qui construit une vie harmonieuse – Il faut le faire même si on sait que ce n'est pas là qu'on trouvera le bonheur suprême. Alors, où va-t-on mettre son énergie? Puisque tout cela disparaîtra ?
 
La seule chose sur laquelle on peut s'appuyer, c'est le Dharma, d'où l'importance du refuge. Le seul vrai refuge est celui du Bouddha qui est libération authentique. C'est aussi abandonner la saisie. L'abandon de la saisie = entrer en refuge.
 
2ème cycle – Compréhension et compassion sont toutes les deux ouverture.
Les émotions sont intégrées sur la voie. Si on a des problèmes avec quelqu'un, c'est une forme de tension, de fermeture, de jugement, de saisie. Cultiver acceptation, ouverture, détente, bienveillance. Accueil de la personne et offrande à celle-ci (Tonglen). Le problème est mis au service du Dharma. La saisie est contre nature. Dans la pratique de Tonglen, on rétablit la circulation de la vie. La saisie = arrêt de l'énergie. Dans Tonglen, développer compassion et vacuité.
 
Une personne qui nous pose problème. Qu'est-ce qu'il y a derrière le prénom de la personne? On comprend l'interdépendance. On se met à la place de la personne. Savoir que quelqu'un d'autre la verra complètement différemment. Quand le soi figé de la personne disparaît, on peut l'accueillir. Et on peut éprouver de la compassion pour elle. On peut éprouver une grande reconnaissance pour cette personne. On peut faire aussi une dédicace. On ne se protège de rien, c'est la voie ouverte. On brise le vœux de Bodhisattva si l'on rejette une seule personne. Pratique de Tonglen dans la vie quotidienne et pratique de Tonglen sur le coussin. C'est la voie de la libération. C'est notre confusion au service de l'éveil.
Pratique des 6 paramitas. Patience et énergie. Devoir être présent à chaque circonstance. Ce n'est pas attendre que l'autre change, c'est garder sa motivation. Garder le vœux de Bodhisattva. L'énergie, c'est le fait de faire jusqu'au bout. C'est la seule chose que l'on va garder au moment de la mort. "Puissé-je continuer…" Faire Tonglen avec soi avant tout. Avec tous les non-soi qu'il y a en nous. Accepter tout ce qu'on est.
 
L'ouverture n'est pas quelque chose qu'on plaque sur la souffrance pour s'en débarrasser. Etre ouvert à la tension ou non, à la souffrance, à la crispation, à l'irritation en nous. (ouverture = accueil). Laisser être ce qu'on est = véritable ouverture. En occident, on sépare le spirituel, le psychologique, le physique. Alors qu'il y a tout à vivre, à accueillir. Vivre la totalité de ce qu'on est. Ne pas plaquer la vacuité sur ce qui nous dérange.
 
3ème cycle – Tout ce qu'on vit, sujet, objet, relation, est en continuité avec l'éveil. Une émotion et une expression. Les qualités de l'éveil donnent les 3 poisons dans le Samsara.
 
* * *
 
Accepter la texture de l'émotion – sensation physique – vécu immédiat à accepter avec bienveillance – c'est accepter ce qu'on est dans l'instant – on est cette expérience, cette sensation.
 
Colère : chercher le soi de l'autre avant de taper dessus!!! S'en tenir aux 10 actions … Mais, se laisser envahir par cette énergie.
 
* * *
 
Conclusion:
Voir texte du Lodjong - conseils de l'apprentissage spirituel.
 
CHANGE TON ATTITUDE SUR PLACE
Dans le Samsara, la résolution d'un problème vient en changeant d'attitude dans la situation, plutôt que d'employer mille raisons pour s'échapper.
 
NE BLAME QU'UNE CHOSE
C'est la saisie de l'ego. Dans une situation préoccupe-toi plutôt de cela. Au niveau relationnel, ça aide beaucoup.
 
 
LE PROBLEME EST TOUJOURS Là
Pratique en toutes circonstances. Comment évaluer sa pratique? De deux témoignages, retiens le principal. Ne pas se préoccuper de ce qu'on pense du mal ou même du bien. On sait ce qu'on fait et c'est notre témoignage qui est principal.
* * *
 
Lien entre vérité relative et vérité ultime.
 
N'abandonner ni dans le relatif ni dans l'absolu. Vivre les deux niveaux vraiment en même temps. Avec les deux qualités, intelligence et compassion. Au niveau relationnel, rester dans la bienveillance et la compassion.
 
Ne pas mettre ses espoirs dans le relatif, même si on crée une famille, qu'on a des amis, etc...
* * *
 
Importance dans la pratique quotidienne d'une pratique simple qui soit toujours la même.
- Exercices d'entrée dans la pratique.
- Entrée en refuge.
- Réciter les 4 notions fondamentales en restant quelques secondes sur chacune d'elles. (Cela détourne notre esprit du samsara et le tourne vers l'éveil.)
- SA - VI.
- Tonglen
- Dédicace.
 
Etudier le texte de l'entraînement de l'esprit en 7 points: Apprentissage spirituel.
Faire le séminaire Mahayana (avril) + Mahamudra (2 semaines en été).
 
* * *
Tchenrezi ?
Représentation des 3 qualités de la nature de Bouddha déjà présentes.
Ses 4 bras = 4 ouvertures, compassion, joie, amour, équanimité.
Il est là, présent au Samsara, tout en n'étant pas souillé par celui-ci.
Ses 2 jambes = Samsara et Nirvana. Peau de biche = non violence.
Diadème = 5 sagesses. Soieries = richesse.
Le Dalaï Lama est le représentant de Tchenrezi sur terre.
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:49
Photo-004-copie-1.jpgVOIE DU BOUDDHA C - Lama Wangmo (+Marie-Claude)
30.31 OCTOBRE - 1ER NOVEMBRE 2004
 
L'ALCHIMIE DES EMOTIONS
 
Il y a des étapes dans notre transformation, dans cette perspective de transformation.
 
Dukka = souffrance liée à notre condition humaine. Souffrance plus fine et subtile que les souffrances ordinaires. Qui vient du fait que nous sommes des individualités. Elle devient perceptible grâce à l'attention. "Percevoir cette souffrance comme un cheveux dans la main." Même si tout va bien dans notre vie, il y a un malaise de fond, c'est Dukka. Noble réalité. C'est noble de le réaliser. Il faut être courageux. Devenir pleinement lucide sur notre expérience humaine.
 
Fuir la souffrance n'est pas le bon chemin pour être heureux. Faire face à Dukka, reconnaître la réalité de la souffrance et voir comment nous rajoutons de la souffrance à la souffrance. Nous pouvons agir sur cette souffrance rajoutée. Changer nos habitudes mentales et émotionnelles. Voir que nous ne faisons que répéter les mêmes schémas. Emotion-action. Nous sommes enchaînés. Nous prenons toujours la route de l'habitude et plus on le fait, plus il devient difficile de changer cette habitude. Comprendre que le bonheur vient de la paix intérieure. Mais tout l'encombrement qu'il y a en nous empêche cette paix intérieure. Agitation. Attention extrêmement basse. Notre esprit est en permanence distrait et sous influence et prêt à réagir sans aucune liberté.
 
Si tu veux le bonheur, si tu veux la santé, regarde les causes! Chemin = attention bienveillante, lucidité, clarté, ouverture, amour... Si tu choisis le chemin des émotions perturbatrices, de l'orgueil, de la haine, etc... (84000!) = encore plus de souffrance. L'antidote universel = l'ATTENTION.
 
L'émotion vient d'un stimuli interne ou externe. Un souvenir ou un événement extérieur fait apparaître une émotion. Il ne s'agit pas de chasser, ou contrôler, ni de maîtriser les émotions. L'émotion est une énergie. Impulsion sans aucune liberté qui nous pousse à agir. Entre l'émotion, l'impulsion et l'action, nouspouvons avoir 1/4 de seconde pour faire naître un espace intérieur où nous pouvons avoir le choix. Nous sommes ancrés dans des habitudes répétitives. Formations mentales. Empreintes en nous. (Par ex. se sentir rejeté = empreinte. Une situation réveille cette faiblesse en moi et cette empreinte fausse ma perception de la situation. Je réagi à cette empreinte et non à la situation.) L'esprit est endormi. La nouveauté le réveille. Ce qui peut nous mettre dans le bonheur de l'instant, c'est la nouveauté. Pour le reste, nous sommes engourdis, endormis. Méditation = mettre de l'attention dans l'inattention. Nous n'avons pas besoin d'être dépendant de la nouveauté pour être dans la fraîcheur de l'instant. Faire la vaisselle avec un regard neuf. Partir d'un esprit distrait, agité et inattentif et devenir attentif, présent à ce qui se passe. Voir les habitudes mentales dans lesquelles nous sommes. Au moment où celles-ci émergent, vous pouvez changer d'habitude.
Le coussin = outil indispensable pour aiguiser notre attention.
Méditer = faire acte de présence et non pas chasser les pensées.
Apprendre à couper les mécanismes de dépendance, ce qui nous enchaîne, nos réactions. Les 3 poisons (bases de tous les autres) = attraction-répulsion-indifférence.
 
Ni refouler - ni défouler - attention - équilibre. Voir - reconnaître.
Reconnaître ce qui vient. Etre au contact de nos émotions, de nos sensations. Observer sans réagir - l'attention s'aiguise petit à petit.
 
Se familiariser avec de bonnes habitudes = méditation = moins de réaction = liberté possible = liberté intérieure. Plus on pratique la méditation, plus l'attention grandit.
 
Au départ = pacifier = être capable de ne pas réagir sous l'émotion. Mettre un moment d'espace, de pose, entre l'émotion et l'action. Défaire les mécanismes habituels.
 
Voir d'abord que les émotions perturbatrices nous font du mal ainsi qu'aux autres = point de départ du changement. Voir que nos perceptions sont faussées. Nous interroger sur la perception qu'on a de la situation. Est-ce que ce que je perçois est juste? ou est-ce une projection? (Perceptions erronées). L'action juste dépend de la situation vue justement. Nous ne comprenons pas la situation mais nous accusons les autres de nous avoir forcé à réagir! Dans quel état est mon esprit? Tourner notre regard vers l'intérieur. Dans quel état suis-je?
 
Développer l'attention dans notre vie. Je sens l'odeur du café, par ex. Je bois mon café. Je découvre toutes les sensations et tout devient magique! Couleurs - Odeurs. Le monde est magique grâce à l'attention. On devient plus vivant. On est vraiment là!
 
L'ennui, sur le coussin, est une très belle expérience qui nous montre que le sevrage commence à se faire. C'est le signe qu'on attend quelque chose. Raviver l'attention et l'impression d'ennui se dépasse.
 
Pacifier les émotions = point de départ. Pratique = faire entrer l'esprit chez soi avec douceur et bienveillance, patience, sans jugement = sagesse et paix intérieure.
 
On peut passer à l'étape de la transformation. Transformer notre façon de penser, changer notre relation aux autres, nos comportements, nos habitudes. Avec des antidotes.
 
Puis l'étape suivante = transmutation (alchimie des émotions). L'espace peut se faire si je pense au bonheur des autres. Il ne s'agit pas de MON bonheur mais DU bonheur. Ni de MA souffrance mais de LA souffrance. Dépasser la dualité TOI/MOI. (Tonglen = révolution intérieure). Penser à l'autre = ouvrir son esprit. Notre relation à l'autre ne doit pas être une fuite, frustration, déprime. L'attention bienveillante commence à s'appliquer à soi-même. Si on n'est pas clair avec nos intentions, il est difficile d'aider les autres.
 
Comprendre le sens profond de l'antidote de l'attention. Attentif dans son quotidien. Dans cette attention, la paix advient. C'est un travail de chaque instant. Essayer de se voir entrain de réagir. Stop! Arrêt sur image! Le film de nos habitudes mentales et émotionnelles qui défile dans l'espace lors de la pose est reconnu.
 
Enseignement, pratique assise et intégration. Utiliser toutes sortes de moyens pour nous aider à changer nos habitudes. Faire autrement ce qu'on fait par habitude. Il est possible de changer mais il faut de l'énergie pour renverser nos habitudes.
 
Traiter l'émotion comme une mère avec son enfant. Il y a une alchimie entre vous, le moment et l'autreIl s'agit de s'effacer soi pour laisser l'énergie de l'émotion être.
 
Tout commence par l'attention. Photo-001-copie-1.jpg
Empathie = forte bienveillante d'attention aux autres.
 
Le monologue intérieur empêche qu'il y ait un espace. Nous avons tendance à alimenter nos pensées, nos scénarios, à refouler, à défouler. Revenir à l'expérimentation sur le coussin. Voir sur le coussin cet espace et trouver la paix à l'intérieur de nous. En défaisant ce que nous faisons habituellement. Voir que nous sommes dans ces fonctionnements. Voir et revenir à l'espace ouvert de l'expérience. Si on veut transformer nos fonctionnements mentaux, partir de cet espace paisible. Comprenons bien que ce qui fait problème dans nos fonctionnements, ce sont nos habitudes malsaines. Refouler ou défouler est toujours un manque d'attention. Nous n'avons pas, au bon moment, vu, dit, agi! Je n'ai pas su régler la situation, la voir vraiment et elle continue en moi à faire sa vie, et l'émotion va sortir à un moment inapproprié. Soyons simples.
 
La paix intérieure, la stabilité intérieure, n'est pas l'indifférence. Espace fluide où rien n'accroche, il n'y a pas de résistance... il n'y a pas d'intérieur, ni d'extérieur. Je ne suis pas sur la défensive. Stabilité dans l'ouverture qui me rapproche des autres. Attention à tout ce qui est là, aux autres. L'absence de réaction n'est pas l'indifférence. Par l'attention, le moment présent est le plus important. Si on est dans une bulle, non touché par l'autre, c'est l'indifférence. C'est une fermeture aux autres. La déprime peut nous fermer aux autres. Etre détaché, ce n'est pas mettre le monde à l'écart. L'antidote à notre égoïsme = amour et compassion. On s'entraîne à être un Boddhisattva. On est souvent enfermé dans sa bulle et son propre bonheur. Si on fait de l'espace en soi, on peut accueillir les autres. Je me soucie du bonheur de l'autre, je ne suis pas indifférent. Avec Boddhicitta, on développe des 4 incommensurables. L'autre est aussi important que nous, voire plus important que nous.
 
EQUANIMITE
Nous souhaitons tous le bonheur. Réfléchir sur nos liens les uns avec les autres. Nous avons tous déjà été dans une relation père/mère, frère/soeur, et cela depuis toujours. Chacun a la nature de Bouddha et nous pouvons avoir une relation de Bouddha à Bouddha. Nous ne savons pas pourquoi une situation arrive. Acceptons de ne pas savoir. L'autre se sent accueilli dans votre espace. Les offrandes à Bouddha sont à offrir aussi aux autres.
Réfléchissons à notre attitude habituelle. Lâcher la pensée qui solidifie l'émotion, qui la rend perturbatrice. Garder l'énergie. Les démons = solidification extrême de nos émotions.
 
Etre dans une attitude d'ouverture pour accueillir l'autre avec son problème, son émotion, sans intervenir, juste être dans un accueil bienveillant (Histoire du taxi). Faire de même pour soi, pour ses propres petits démons. Comprendre l'agressivité, la souffrance de l'autre et lui offrir un accueil. Est-ce que cela vous déstabilise ou pas? Canaliser l'émotion. Chevaucher l'énergie de l'émotion. La violence n'est pas un problème, c'est le débordement de violence qui pose problème.
 
AMOUR - COMPASSION
Vont ensemble. Sur l'inspire, accueillir la souffrance. Sur l'expire, offrir de l'amour-compassion. Ne pas rejeter la souffrance. Au coeur de la souffrance, on peut s'ouvrir et aimer les autres. On est touché par la souffrance. La mienne et celle de tout vivant. Plutôt que de la refuser. Voir. Etre en contact avec la souffrance qui est celle de tout vivant. Et souhaiter le bonheur de l'autre. Pour se libérer de la souffrance, il est nécessaire d'en connaître les causes. Pour connaître le bonheur, il est nécessaire d'en connaître les causes. Est-ce que je veux le bonheur de l'autre? Qu'est-ce que je fais pour le bonheur de l'autre? Etre présent, écouter, faire passer l'autre avant moi.
 
JOIE
Se réjouir. Savoir savourer la joie de l'instant. Communiquer, communier avec les autres. Se réjouir des capacités de chacun. Jalousie admirative qui nous pousse de l'avant - la jalousie peut être au service de la joie. Se réjouir de nos conditions de vie. Ne faisons pas de coupure dans notre expérience de vie.
 
5 familles d'énergie - 5 émotions - 5 sagesses
 
La meilleure façon de se transformer, ce sont les situations. Traverser sa propre vulnérabilité. On va vers plus de nudité. Accepter sa peur. Voir tout ce qu'on vit, c'est ce qui nous protège en fin de compte. J'offre ma vulnérabilité aux autres êtres. Je dédie.
 
L'arme du pratiquant, c'est la vigilance. L'attention à ce qui se passe en soi. Quand on est dans cette voie du Boddhissatva, on ne désespère jamais, on se relève à chaque fois.
 
La compassion n'est pas de laisser tout faire. On doit être sans concession par rapport à la névrose de l'autre. Il peut être bon et juste de dire non. Je ne rends pas service à la personne si je la laisse se plaindre durant 3 heures. C'est mon amour et ma compassion qui doivent dire non. Même si on doit assumer un peu sa culpabilité ensuite.
 
Laisser passer les paroles. Ce n'est pas si important! On accorde trop d'importance aux mots. Que ce qui sort de moi soit bon et beau car je ne tiens pas à polluer l'environnement. Mais si l'autre sort des crapauds et des vipères, je peux rester suffisamment ouvert car je sais que j'ai aussi en moi ces mêmes crapauds et ces mêmes vipères. C'est aussi parce qu'il souffre.
 
Prosternations
Mettre à terre = corps - parole - esprit ordinaires
Souhaiter = corps - parole - esprit éveillés
+ 5 points = 2 mains - 2 genoux - tête = 5 agrégats
 
Offrande d'une Kata
Offrande de notre pureté intérieure
Les longs fils = signes de notre dévotion.
 
TONGLEN
Accueil de tout ce qui est. Inspire/expire. Donner de l'amour. Lâcher.
 
Eveiller en nous le point sensible. (Evoquer la personne qui a pris soin de nous, notre mère en général). De même notre mère a pris soin de nous, nous prenons soin de tous les êtres. "Comme une mère sans bras qui voit se noyer son enfant", nous ne renonçons pas à sauver tous les êtres, même si nous nous sentons complètement impuissant à le faire. Courage inconditionnel.
 
La pratique commence par soi-même. Accueillir notre manque de confiance et on laisse aller ce manque de confiance.
 
Ouverture, espace, on touche ses qualités éveillées. Dans cette ouverture, toucher le point sensible. Commencer par soi puis étendre à ceux que l'on aime. Nous sommes prêts à prendre leur souffrance et à leur offrir le meilleur de nous-même. Désir que l'autre soit heureux. Puis étendre aux autres plus éloignés, puis aux inconnus et même aux ennemis. Jusqu'à englober tous les êtres, tout l'univers.
 
Pratique dans la vie de tous les jours, en situation. Accueillir mon angoisse. Au chevet des malades, des mourants. C'est une façon de communiquer d'une façon subtile avec les malades.
 
KL003B.jpg VBC L'ALCHIMIE DES EMOTIONS - Lundi 1er novembre 2004 - L. Wangmo
 
Réponses aux questions :
 
Dans notre vie active, quotidienne, comment développer la vigilance pour qu'elle s'échappe le moins possible?
 
Dans la vie quotidienne, nous sommes souvent dans l'agitation et nous avons besoin de moments de rappels, de faire des poses. Où suis-je? Nous sommes toujours dans le passé ou dans le futur alors qu'il n'y a que le présent. Passé/futur = temps psychologique. On solidifie les deux. Comment revenir à l'instant? En revenant à l'instant!!! On est attaché. S'en rendre compte. Un projet, il est toujours dans l'instant. Faire confiance dans l'instant présent. Dès le petit déjeuner, instaurer un rituel de présence. S'entraîner toute la journée. C'est possible de lâcher régulièrement mon monologue intérieur, le passé, l'avenir. La présence produit déjà une transformation sur place. Je laisse ce qui est là, sans réagir, et je le laisse suivre son cours. Regarder comme nous sommes de mauvaise fois! Nous disons que nous ne pouvons pas lâcher car nous sommes attachés à la chose! Instiller des moments de pose. Rappels écrits. Des phrases qui nous inspirent. Qui nous aident à nous sortir de nos schémas émotionnels. (Dans le tiroir à chaussettes, par ex!!!). Revenir à Samatha aussi. Faire confiance au calme, à la paix. Comment je vais traiter autrement cette situation? Une autre perception de soi, une autre perception de la situation. C'est moi qui quitte l'instant présent. Il suffit de lâcher le moi! On ne sort pas du mental avec le mental. Pour poser des valises que l'on porte, ce n'est pas le mental qui intervient, on les pose tout simplement!!! Revenir à la simplicité.
 
 
Sensation d'artifice dans la méditation. Comment être sûr que c'est la vraie vigilance?
 
On veut saisir. La vigilance, c'est revenir à l'instant. C'est juste revenir à l'instant. Ne solidifiez pas la vigilance! Autant de moments sur le coussin, autant d'expériences. Ne compliquez pas!
 
 
Est-ce qu'on peut entrer en contact avec ses émotions?
 
On a peur de souffrir. On a peur qu'il n'y ait rien. On a peur de rencontrer des choses en nous. On solidifie. On se rassure par ce qu'on connaît. On a peur aussi par anticipation de ce que pourrait être l'expérience. Et cela alimente la peur. Projection de ce qui peut arriver. Ne pas accepter que la vie soit inconnue, qu'elle nous mette tout le temps dans l'inconnu. Intégrer en nous le fait que la vie est inconnue. Apprivoiser l'émotion. La rencontrer dans l'espace intérieur. On essaie d'être des gens "bien". C'est à dire sans émotion. D'où dilemme intérieur. Mais si on les accueille, si on les laisse s'exprimer dans cet espace intérieur, on peut les apprivoiser et on est moins surpris lorsqu'elles arrivent dans notre vie quotidienne.
 
Qu'est-ce qu'un blocage?
 
C'est s'arrêter. Solidifier. Le blocage vient du passé ou du futur. Dans l'instant, il n'y a pas de blocage. C'est le souvenir, une pensée, une mémoire, qui va me bloquer. Et le futur dépend du passé, c'est pareil. Pour sortir d'un blocage = revenir à l'instant. Pour être dans l'instant, je dois lâcher mes constructions mentales qui viennent du passé. S'il n'y avait pas cette possibilité d'être dans l'instant, complètement libre et neuf, on ne pourrait pas changer. L'espace intérieur se découvre dans l'instant. L'espace intérieur est tout le temps disponible, même dans nos emportements, notre agitation. Dans une action, dans ma vie habituelle, là où j'allais me laisser entraîner à avoir une action mécanique, le voir et revenir à l'instant et me donner la possibilité de faire autrement. Me poser la question: Emotionnellement, quel âge j'ai? Je suis restée bloquée. (à 4ans 1/2 par ex!) Alors dans la vie, je réagis avec l'âge de mes émotions. L'instant est une vigilance intelligente. Le "pourquoi" peut être une vigilance. Je me vois comme dans un miroir. Me demander: pourquoi est-ce que je réagis comme ça, c'est déjà ne plus rejeter la faute sur l'autre. Est-ce que j'ai raison d'avoir agi comme ça?
 
 
Comment vivre les périodes où nous abandonnons la méditation sur le coussin KL010B.JPGdurant 6 mois ou plus?
 
Ce sont les montagnes russes! C'est nous qui quittons la méditation. On la quitte, on la boude et on revient. Comprendre que cela se passe avec nous-même. Le coussin est le miroir. C'est une fuite. Quand nous avons les problèmes dans notre vie, nous fuyons le coussin. C'est parce qu'on imagine ce que ça va être sur le coussin que nous le fuyons. Alors qu'on s'imagine toujours que cela va être plus difficile que la réalité! C'est comme accepter d'être dans un tunnel où l'on croit qu'il n'y a pas de sortie. Alors que si on y va, on voit que le noir n'est pas si noir, et qu'il y a une sortie. Parfois, c'est en arrêtant et en reprenant qu'on se rend compte des bienfaits de la pratique. Ne pas se culpabiliser. La méditation est aussi dans le quotidien. Se rappeler qu'on pratique où qu'on soit.
  
 
Comment accorder la discipline et la douceur?
 
Douceur et rigueur. Comme les saisons qui passent. La rigueur de l'hiver. C'est beau aussi l'hiver. C'est l'enseignement de la nature. Si on refuse de mettre de la rigueur dans notre vie, c'est comme si on refusait l'hiver. On apprend à faire avec le froid, mais aussi avec la beauté. Energie Vajhra. Quand on a passé l'hiver, arrive le printemps. Etre en phase en nous avec les saisons. Et on vit la discipline comme quelque chose de naturel. On apprécie mieux le printemps à la sortie de l'hiver.
 
  
Est-ce qu'une émotion refoulée peut se manifester au moyen d'une douleur dans le corps ou d'une maladie?
 
Oui. Absolument.
 
 
Un cauchemar libère-t-il une émotion refoulée?
 
C'est pareil que dans la journée. On rêvasse. La nuit n'est que la continuité de cela. La nuit, les sentinelles n'étant plus là, cela laisse remonter un tas de choses en relation avec ce qu'on a vécu dans la journée. Parfois, on ne comprends pas la signification de nos rêves et avec la pratique, ceux-ci peuvent devenir plus clairs. Plus je serai présent dans la journée, plus je serai étonné de ce que je rêve. Tout ce qui se passe dans le rêve est nous. Tous les personnages de notre rêve sont nous. Sont des aspects de nous-même.
 
 
Qu'est-ce que la jalousie admirative?
 
Une jalousie qui admire! Au lieu de faire une comparaison négative par rapport à l'autre qui est plus si ou plus ça, je me réjouis des qualités de l'autre et j'ai envie de les développer chez moi. C'est en admirant quelqu'un qu'on progresse. Si on n'arrive pas à être détendu de ce qu'on est et qu'on se compare aux autres qui ont plus, c'est de la jalousie. La jalousie peut être un enfer. C'est un manque de confiance en soi. Développer de la confiance pour dépasser cela.
 
 
Quel est l'antidote de la culpabilité?
 
Dans la culture judéo-chrétienne, elle est là dès le départ. Dans le Dharma, c'est notre bon fond qui est le fondement de tout. La culpabilité peut être la prise de conscience qu'on a mal agi. On peut s'en servir comme marchepied pour mieux agir, une fois dépassée. Reconnaître mes erreurs et renouveler mon désir d'agir mieux la prochaine fois. Pour ne pas rester bloquer dans la culpabilité. Reconnaître et exhorter en nous une action plus juste la fois d'après. Souhait.
 
 
Concrètement, comment voir les émotions qui sont perturbatrices et les qualités à développer sans se leurrer.
 
Développer clarté, lucidité, sur le coussin, par l'attention. Regarder dans notre vie. Les émotions perturbatrices, c'est ce qui vous pose problème ainsi qu'aux autres. Regarder où elles prennent leur source. Il y a aussi des émotions de participation. Emotions qui tendent à dissoudre le sentiment de séparation. Emotions plutôt positives. Devant un beau paysage, sentiment de joie, de bonheur, d'amour, de ravissement.
 
L'attention n'est pas un vigile qui vous observe.
Empathie, patience, attention bienveillante, énergie, paix, non-agressivité, compassion. Entrer en harmonie inconditionnelle avec la réalité, avec ce qu'on ressent, pour retrouver la confiance dans l'instant.
 
 
On transmet ce que l'on transpire. Qu'entendez-vous par là?
 
On transmet ce que l'on est. C'est la façon dont nous nous comportons que nous transmettons à nos proches et non ce que nous disons. Il y a l'idée aussi que cela se fait naturellement.
 
 
Qu'est-ce que la transmutation des émotions?
 
Alchimie. Surtout employée dans le Vajrayana. C'est instantané. Une fois qu'on a bien appris à transformer (par l'entraînement - espace bienveillant - entrer en relation avec nos émotions, etc...) on peut transmuter naturellement.
 
 
Comment comprendre l'expression Ego dans le Dharma?
 
Façon habituelle de fonctionner dans le quotidien. Moi, comme si j'étais quelque chose de réel, de solide. Façon de fonctionner illusoire qui crée des perturbations. C'est ce qui nous fait saisir et exister dans la saisie. Me sentir exister comme l'entité qui possède. L'ego n'est pas une entité. Cela ne veut pas dire que je n'existe pas du tout. Le lâcher prise est le mouvement inverse de la saisie.
 
Amour et compassion = façon d'être dans l'espace. Plus détendu et les autres peuvent prendre place. Ayons un bon ego. Un ego sain. Pouvoir être en relation. Pouvoir satisfaire un certain nombre de chose dont nous avons besoin. Aller dans le sens de l'harmonie. ... Comment je vis les choses? Dans l'extrême, dans le refoulement, dans le défoulement? Sentir en soi ce qui est juste pour soi? C'est une discipline. Qu'est-ce qui me convient? Qu'est-ce qui fait de moi un être plus sain, plus paisible, plus aimant. Ce n'est jamais une frustration.
 
 
Différence entre approche psychologique et Dharma?
 
Dans le Dharma, on nous montre la puissance de l'attention. Le Bouddha était appelé le grand thérapeute. Dans la psychothérapie, on apprend à débloquer ses blocages pour pouvoir vivre normalement. Le Dharma soigne à la racine. Soigne le fond. Parfois, c'est complémentaire - si on comprend bien que les deux peuvent s'aider. Dharma = capacité d'être dans l'instant = psychologie du non-soi. Approche psychologique = psychologie du soi.
Le but du Dharma est d'aller vers le non-soi et l'approche psychologique est là pour construire un soi. Dans le Dharma, la discipline, la solitude, sont des remèdes. Votre propre nature se soigne, prend soin de ce que vous êtes. Le Bouddha nous soigne de la maladie de l'illusion. Au-delà d'être mieux avec soi. Comment fonctionne l'esprit? Le Dharma ne marche que si on peut l'appliquer. Si on est trop perturbé et qu'on ne comprends pas le Dharma, il faut mieux faire une psychanalyse ou psychothérapie.
 
 
Précisez-nous les termes AMOUR et COMPASSION.
 
L'amour, c'est le mouvement vers l'autre, quand on souhaite son bonheur et qu'il connaisse les causes du bonheur.
 
Quels genres d'attitudes nous rendent heureux? Les 6 paramitas. Accueillir et offrir. Donnons ce que nous demandons. Et si je commençais par donner? Le don n'est pas forcément une action précise mais peut être simplement un état d'ouverture. Attitude d'offrande. Disponibilité. Notre difficulté à recevoir est un manque d'ouverture aussi. Nous ne voulons pas nous sentir en dette. Quand je vois que j'ai du mal à recevoir, j'apprends à recevoir. Quand je vois que je donne trop, j'apprends à donner mieux.
 
Pour aimer, il faut se sentir touché. On se retient quelquefois d'aimer par peur de souffrir, de s'ouvrir. Le Guerrier de l'éveil prend des risques. Mais a-t-on le choix de ne pas aimer? Dans l'amour, il y a beaucoup d'aspiration. De toute façon, vous êtes amour. C'est un mouvement naturel. Ce mouvement vous irrigue. Mouvement de plénitude. Le manque et le plein, les deux en même temps.
 

KL010C.JPG

Vivez ce que vous avez à vivre.
 
Pratique de Tonglen. Utile au quotidien. A pratiquer quand on a tendance à repousser une situation. Jusqu'à ce que cela devienne naturel. CHANGE TON ATTITUDE SUR PLACE!
 
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:47
VOIE DU BOUDDHA C - Lama Mingyour (+ Bernard) 27/28 mars 2004
 
LA DISCIPLINE DU BODHISATTVA
 
Bodhi = éveil
Sattva = quelqu'un, une personne (vraie).
Bodhisattva = Personne d'éveil - héros ou vaillant. Quelqu'un qui a le courage de s'éveiller. C'est un sous-Bouddha en quelque sorte! En fait, il y a 10 niveaux.
 
A notre niveau, comment commencer?
Notre condition de départ = ego-sattva. MOI. Partir de la vie AVEC MOI pour aller vers la vie SANS MOI = vie du Bodhisattva.
 
Au départ, vivre avec MOI. C'est pas facile!!! Le MOI accapare tout ce qui se présente. Il centralise toutes les expériences et se pose comme le point de référence central, la chose la plus importante. On peut s'apercevoir facilement que notre objet de perception 1er c'est le MOI. Ce que les autres pensent de MOI. Ce que JE vais faire ou non. Ce que JE vais pouvoir obtenir d'agréable. Ce à quoi JE vais pouvoir échapper de désagréable. MES problèmes. MES soucis... Il y a des autres dans notre vie. Mais les autres ne m'intéressent que dans la mesure où ils sont MES autres. Les MIENS. MA femme. MON mari. MES enfants. C'est comme une sorte d'extension du MOI. Il y a MON métier. On se définit souvent par son métier. C'est une extension de MOI. MES amis. MON argent. Tout cela est ordonné. C'est tellement habituel que c'est très difficile d'imaginer une vie sans MOI, voire impossible! On se sent indispensable, irremplaçable.
 
Toutes nos relations avec les autres ne sont pas très vraies. Y-a-t-il vraiment une communication? Quels sont mes sentiments pour les autres? En plus j'interprète pour m'approprier ce qui est bon, rejeter ce qui est mauvais ou ne pas être dérangé. Quand j'observe quelque chose, il y a un processus automatique. Je classifie immédiatement : cela me plait, cela ne me plait pas ou bof!
Je compare immédiatement avec mon histoire, mes souvenirs, mes conditionnements et je vais déterminer ce qui me plait ou non = mécanisme. Nous ne sommes pas libres.
 
Entre une relation naturelle et directe et ces relations distordues, on voit qu'il y a une énorme différence. Et la distorsion a pour origine le MOI. Il y a tellement longtemps qu'on fonctionne ainsi qu'on pense ne pas pouvoir changer. La voie du Bodhisattva consiste à faire autrement petit à petit. Il ne s'agit pas de s'attaquer à ce gros morceau (image d'un gros rocher) brutalement et de vouloir tout démolir d'un coup. Le gros morceau = gros rocher = conditionnement principal = ego. En même temps, ce n'est pas solide, c'est juste une habitude. Une habitude tellement énorme, intelligente et subtile qu'il faut y aller doucement. C'est petit à petit, un petit peu chaque jour, sans faiblir, jour après jour, que nous y arriverons. La meilleure façon d'y arriver, c'est l'image du pas de l'éléphant. Il avance doucement et sûrement, il ne déroge pas au chemin qu'il s'est fixé. Il n'y a rien qui l'arrête.
 
Il faut voir que tout ce système centralisé n'est pas viable et cohérent. Il suffit d'observer. Je prends ce qui est bon et je rejette ce qui est mauvais. OK. Mais pour quoi faire? Quel est mon but? Parce que cela est sensé me rendre heureux, me contenter, me remplir, me combler. Ca marche, mais un court temps. On fonctionne comme un trou noir. A peine a-t-on satisfait un désir qu'un autre arrive. Qui suis-je? Un consommateur (comme dans notre société d'aujourd'hui!) Comme si le sens de notre vie était de consommer!!! On s'aperçoit qu'il y a une suite de désir sans fin, qu'on ne sera jamais comblé, qu'on ne pourra jamais se remplir, en tout cas, c'est très rare! Si on dit aux gens: "il faut se satisfaire de ce qu'on a", cela paraît louche! Cela paraît stupide. La perspective, dans notre monde d'aujourd'hui, c'est d'en vouloir. Il faut se battre pour obtenir ce qu'on veut et celui qui ne se bat pas est un looseur, un perdant.
 
Comment pouvons-nous aller plus loin? Si nous constatons un côté puéril à notre fonctionnement, il faut aller voir un peu plus loin. Se demander s'il serait possible de changer notre attitude de base. Au lieu de prendre ce qui est bon et de laisser les poubelles au voisin, si je donnais ce qui est bon? et si j'acceptais de prendre ce qui est mauvais? On est confronté à une certaine peur. Il a été tellement difficile d'obtenir ce qu'on a qu'il est difficile de s'en libérer.
 
Connaissez-vous le piège abscons? Un super vendeur d'aspirateur vous vend le soi-disant meilleur aspirateur du marché, très cher mais vraiment l'aspirateur extraordinaire. Vous vous laissez convaincre et vous l'achetez. En fait, il s'avère fonctionner très mal. Alors, pour ne pas admettre qu'on s'est fait avoir. on va trouver à l'aspirateur toutes sortes de choses positives, sa forme, sa couleur, etc... Quand on a beaucoup investi de soi-même, on a du mal à se remettre en question. Il est difficile de ne pas voir notre insatisfaction. L'idée, c'est d'essayer autre chose.
 
Le Bodhisattva est quelqu'un qui donne. Donner n'est pas évident. Ou alors, on accepte de donner si c'est un investissement. On paie des bijoux à sa femme pour pouvoir la montrer, On donne à un SDF parce qu'on se sent coupable - après lui avoir donner, on va se sentir mieux. Ou alors on donne pour se sentir supérieur. Plus on donne et plus on se sent grand. Exemple de l'esclavage. On y a trouvé mille justifications. Le don peut être très agressif, très égotique.
 
Un apprenti Bodhisattva va apprendre à donner de façon désintéressée. Il le fait car il comprend que la perspective de centralisation et le MOI ne sont pas des choses réelles. Ce n'est pas réel. Ce n'est pas la vie. D'ailleurs, lorsque je cherche ce que c'est que MOI, j'ai du mal à le trouver. J'ai l'impression d'être une chose qui dure dans le temps. J'ai l'impression d'être unique, permanent, autonome. Il y a MOI d'un côté et le monde de l'autre. Quand on commence à interroger ces notions, on se rend compte que cela ne tient pas debout. Si on regarde de plus prêt, on s'aperçoit que cela n'est pas réel. Y-a-t-il quelque chose d'unique en moi que je peux appeler moi? Si je dis que ce corps c'est moi, alors si je perds un bras, ce n'est plus moi? Si on prend un arbre qui a un tronc, des racines, des branches, des feuilles, si on enlève les feuilles, c'est toujours un arbre, si on enlève les branches aussi, mais si on enlève les racines, alors là, ce n'est plus qu'un tronc, ce n'est plus l'arbre. Je dis "mon corps". Alors, c'est qu'il y a moi d'un côté et le corps qui m'appartient! Idem avec mon ego, etc... A qui cela appartient-il? A personne. On met au centre le MOI qui vit l'expérience mais si on le cherche, on ne le trouve pas! Tout est faux. C'est un vice de forme. Le coeur de la machine ne marche pas. On peut voir que c'est MOI qui classifie les choses en terme de bon ou mauvais. Que c'est MOI qui ait commencé cette situation de conflit. MOI qui veut prendre, qui veut rejeter, MOI qui ignore. On se rend compte que lorsque la source du conflit (MOI) disparaît, le conflit disparaît avec. Ce qui est mauvais se révèle comme n'étant pas mauvais, ce qui est conflictuel devient harmonieux, ce qui est bon apparaît spontanément lorsque la source de ce qui est conflictuel disparaît.
 
Sur ce chemin, le Bodhisattva va découvrir que la source de ce qui est bon n'est pas à l'extérieur. Il va découvrir que la source de ce qui est bon est la nature même des choses. Il sait que la source de ce qui est bon est sans limite, alors il arrête d'être avare, de vouloir garder et il donne.
 
Ce qui était mauvais n'était mauvais que parce que le MOI le trouvait mauvais. Quand on accepte de faire une chose qui nous paraît mauvaise, on souffre moins. Quand on accepte ce qui est mauvais, cela va beaucoup mieux. Le malaise vient-il de la chose ou de la situation mauvaise? En réalité, la chose ou la situation ne sont pas la source du malaise. Ce ne sont que des déclencheurs du malaise. Mais le malaise, il est en MOI. C'est MOI qui ressent cela. Et lorsque je refuse la situation, je refuse aussi mon malaise, je refuse mon irritation, je refuse ma souffrance.
Je ne veux pas expérimenter cela. Si on arrive à ne plus être fasciné par la chose, mais à voir notre souffrance, notre émotion et à l'accepter pleinement, le problème devient beaucoup plus léger. Si j'accepte mon émotion, ma souffrance et de vivre une situation "mauvaise", je n'ai plus de problème avec ce qu'il y a de "mauvais". C'est très important. C'est merveilleux.
 
J'ai tellement de problèmes avec le monde. Est-il possible qu'un jour je n'ai plus de problème, plus aucun soucis? Quel pied!!! Vous n'avez plus de problème car vous accepter tout ce qui apparaît en vous. Votre stupidité, votre jalousie, votre colère, etc... Accepter d'avoir été con! Il n'y a pas de barrière à notre capacité d'intégration. On devient de plus en plus libre.
 
Quand on n'accepte pas notre irritation, cela nous empoisonne. Nous nous fixons sur l'objet de notre irritation et nous ne pouvons pas nous en libérer. Quand on l'accepte, cela devient possible.
 
Un Bodhisattva est courageux. C'est quelqu'un qui ne fuit pas. Il s'agit d'accepter la difficulté sans se laisser prendre par elle. C'est la clef du Bodhisattva.
 
Acceptation n'est pas résignation. C'est accepter la réalité. Les choses sont exactement comme elles sont. Accepter d'être dans cet état. (habitude = "Je souffre donc j'existe"!!!)
 
Est-ce que j'accepte qu'on ne m'aime pas?
 
* * *
 
La méditation. Vous êtes seul sur le coussin. Il y a moi seulement. Vous voyez tout ce qui se passe. Vous voyez vos pensées, vos émotions, votre agitation et il y a des moments de calme, de bonheur, de détente. Vous voyez que tout ce que vous voyez, c'est vous-même. Plus vous intégrez ce que vous êtes, plus vous devenez libre.
 
Passer d'une attitude centrée sur soi à une attitude allocentrée, c'est-à-dire centrée sur les autres. C'est la décentralisation!
 
Qu'est-ce qui est le plus important dans la vie? Moi ou les autres? Mettre moi et les autres sur la balance. Vu comme cela, il est évident que les autres sont plus importants que moi et ma vie ne va avoir de sens que si je mets les autres en premier. Il est important d'être claire avec cette attitude. Mais, attention, il ne faut pas que ce soit par devoir, résignation ou culpabilité. Il ne s'agit pas de mettre les autres en premier par dépossession de soi-même. On va mettre les autres en premier parce que c'est naturel. Parce que cette source du bonheur que nous avons trouvée en nous est illimitée et qu'elle va donc dépasser les limites du corps, du moi et qu'il est naturel de partager. En sortant de l'égocentrisme, on s'aperçoit que la vie est interdépendance.
 
Différence entre avoir et être. Dans le Dharma, le verbe être se révèle bien pire qu'avoir. Cela veut dire que moi j'existe et l'idée que je suis indépendant. Je suis = j'existe. Dans notre société, il faut être le plus fort, avoir des capacités pour tailler sa route dans la jungle du monde. On considère qu'une certaine agressivité est bonne. On lutte pour la vie. L'idée que seuls les plus forts survivent est une idée assez récente. Il y a une part de vérité mais il existe une autre perspective qui est plus importante, qui montre que la vie n'est pas que compétition. C'est l'idée de coopération. Ce principe de coopération est beaucoup plus vaste et profond que le principe de compétition qui induit la pensée qu'on peut vivre sans les autres.
 
Mais, si nous sommes ici, c'est grâce à nos parents. On oublie trop souvent que les autres sont la source de ce qui nous permet de vivre. Nourriture, vêtements, habitation, etc... Thich Nath Hahn a inventé un terme, à la place du verbe être, qui est INTER-ÊTRE. Je ne suis pas mais j'inter-suis. C'est beaucoup plus réaliste, beaucoup plus vrai.
 
Ma vie n'est pas ma vie, c'est une parcelle d'une dynamique beaucoup plus vaste, dans lequel les autres sont interdépendants. Un Bodhisattva ne se sent pas coupé des autres et du monde. Il a reconnu que le moi n'est pas une chose, il a reconnu que sa vie était profondément interdépendante avec les autres. Ce qu'on a trouvé dans la voie, on a naturellement envie de le partager. Si nous trouvons en nous la source et la fin de la souffrance, nous avons envie que les autres la trouve également. Comment pourrions-nous être heureux sans une attitude de partage? Nous savons que les gens souffrent et nous ne pouvons pas être heureux en faisant abstraction de cette souffrance. Le bonheur, c'est les autres, ce n'est pas moi. Et les autres, il y en a plein! On peut avoir le plaisir d'aider sans fin. Etre utile, non pas pour sa propre gloire mais puisque c'est bon, que ça fait du bien. Si on veut être égoïste, OK. Si on veut être heureux, OK. Mais comme on ne peut pas être heureux sans les autres, alors autant être heureux à travers eux. Placer les autres avant soit ne doit pas être une attitude contrainte Elle doit reposer sur une capacité de sensibilité. Une capacité à se mettre à la place des autres. Ex: une vieille dame tombe devant nous. Vous sentez sa souffrance immédiate, directe. C'est cette sensation qui va vous faire vous précipiter pour l'aider. C'est très important. Cette attitude est tout à fait spontanée et naturelle. Dans un deuxième temps, vous allez peut-être vous poser des questions, hésiter, et passer à côté en faisant semblant de rien voir. Ce premier instant est présent chez tout le monde. Il y a en chaque être humain un point sensible. Quelque chose qui est dans notre coeur. Même chez le pire des individus il y a un lieu de sensibilité. Comme chez les tortionnaires nazis qui aimaient les poissons ou les fleurs. Ce point sensible sera plus ou moins ouvert, bloqué par nos tendances, nos peurs. C'est ce point sensible que le Bodhisattva va ouvrir, rendre disponible pour tout le monde. Ce n'est pas la recherche d'une bonté personnelle mais l'amour et la compassion. Vouloir que les autres soient heureux et vouloir libérer les autres de leurs souffrances. C'est la vie la plus noble qui soit. Le travail le meilleur. C'est le boulot du Bodhisattva. Pas de retraite, pas de vacances!
 
Du point de vue du Bodhisattva, les vacances c'est mesquin. On se complait dans l'inaction, la paresse, l'inutile, la distraction. Trungpa Rimpoché parlait de "s'allonger dans la crasse" pour parler des gens qui s'allongent sur la plage!!! Ici, être utile, c'est plaisant, c'est une joie.
 
Ce qui motive l'action d'un Bodhisattva, c'est la compassion, le fait d'être capable d'être sensible à la souffrance de l'autre et d'aider. Il y a différents niveaux de compassion. Il faut partir de là où nous sommes. Il ne faut pas sauter des étapes. Nous allons voir comment développer cette compassion. Où nous sommes, nous sommes capables de compassion mais seulement pour certaines personnes. Nos proches. Pour les autres, notre compassion est plus superficielle. On peut aller plus loin. Nous savons que nous existons en interdépendance et on peut développer cette idée et voir jusqu'où cela peut aller.
 
Déjà au niveau corporel, il s'agit de comprendre que notre corps n'est pas un système fermé. Tout système biologique est un système ouvert, puisqu'il y a échange. Notre corps ne peut vivre que parce qu'il y a échange avec l'environnement. Si je m'identifie à ce corps, il faut que je me rende compte que ce corps se mélange aux corps des autres et que les autres sont aussi mon corps. Il n'y a pas de borne, pas de limite. Il y a juste une certaine concentration de matière, mais c'est tout. Ca bouge. C'est fluide. Il est possible de changer notre état de conscience pour vivre à partir d'un corps ouvert et non fermé. Mes actions ont une influence sur les autres et les actions des autres ont une influence sur moi. C'est "l'effet papillon". Chacune de mes actions, de mes paroles, de mes attitudes influencent l'environnement. Dans la forêt vous percevez la forêt, les arbres, mais vous oubliez que vous êtes perçu également. Par les animaux, par les végétaux. Chacun de mes actes va avoir une influence sur l'environnement et l'environnement va m'influencer. Ce jeu d'influence respective n'est pas forcément neutre. Si vous agressez quelqu'un, une action agressive va résonner en harmonie. Si vous êtes de mauvais poil, vous faites la gueule, cela rend les gens mal à l'aise et ils vont faire la gueule aussi, etc... Et toute la ville va faire la gueule... Par contre, si vous souriez, vous êtes bien, les gens sont surpris et sont heureux de voir quelqu'un qui est bien, etc... et toute la ville sourit. Quand vous pleurez, le monde entier pleure, quand vous souriez, le monde entier sourit. Quand vous prononcez une parole d'amour, le monde entier aime. Quand vous insultez, le monte entier insulte.
 
Les actions d'un Bodhisattva sont pénétrées par cette compréhension.
Avant d'être un Bodhisattva, il faut être capable d'attention, de présence.
 
On est condamné à commettre des actions qui ont des répercutions cosmiques. Nous avons la liberté de d'orienter nos actions vers ce qui est bon, vers l'harmonie, vers le bien des autres, de sorte que le monde aille mieux. Et quand on voit l'état du monde, il y a du boulot!
 
Les actions du Bodhisattva sont basées sur la discipline qui a pour sens de faire le bien des autres = Bodhiccita - esprit éveillé.
Discipline = 6 paramitas = 6 vertus transcendantes =
LE DON
LA DISCIPLINE
LA PATIENCE
L'EFFORT ou LA DILIGENCE
LA MEDITATION
LA SAGESSE - CONNAISSANCE TRANSCENDANTE
 
Le Bodhisattva va développer LE DON mais il va le faire intelligeamment, de façon sensée. Il ne s'agit pas de donner à tort et à travers, n'importe comment mais de donner ce qui est utile, d'une façon juste et adéquate. Ni par peur, ni par orgueil, ni par culpabilité, ni par désir, mais par compassion.
 
LA DISCIPLINE est motivée par l'esprit d'éveil. L'altruisme, qui va permettre au Bodhisattva d'orienter sa vie vers l'éveil et de dépasser tout ce qui reste comme attitude egocentrée.
 
LA PATIENCE. Capacité d'acceptation et d'intégration de ce qui arrive dans la réalité. Elle commence par nous-même. Il s'agit d'accepter ce que nous sommes, tels que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts. Accepter nos émotions, nos souffrances. Arrêter de se plaindre et de rejeter la faute sur l'autre.
Ce n'est pas facile de s'accepter tel que l'on est. Ce n'est pas facile d'accepter les autres et le monde tels qu'ils sont. Il ne s'agit pas de se résigner mais d'accepter la réalité sans interprétation. Directement. Il faut du courage pour rencontrer la réalité sans plaquer sur elle toutes sortes de notions secondaires. ("de toute façon, cela devait arriver - je le savais - j'en étais sûr - je n'ai pas été à la hauteur - je rate tout ce que je fais - c'est sa faute - c'est la faute du système - etc..."). Au lieu de rencontrer le malaise, on plaque quelque chose sur celui-ci et on évite de le vivre vraiment et de l'intégrer vraiment. La patience du Bodhisattva c'est de rencontrer vraiment le malaise, sans filtre. Whisky = dégoût = énergie brute = plaisir. Quand on rencontre la négativité, on passe par les mêmes étapes. Quelque chose de mauvais arrive = dégoût (c'est mauvais) - ensuite, on accepte le mauvais et on rencontre directement ce qui est mauvais et puis l'énergie superficielle et brutale de ce qui est mauvais et quand ça fait mal, ça fait mal. Mais si vous continuez à intégrer une sorte de transformation qui se fait, le mauvais devient moins mauvais et vous vous rendez compte que cela ne vous a pas détruit mais enrichi. Et si vous continuez, vous vous rendez compte que vous êtes en train de traverser la chose et que, non seulement vous avez traversé la chose mais que vous êtes libre. Et même que la chose vous a traversé et c'est jouissif. Une jouissance de liberté très forte. Si vous faites cela une fois, vous êtes d'accord pour recommencer. Cela ne vous fait plus peur. Vous découvrez en vous quelque chose d'indestructible. Non seulement vous êtes encore là mais vous êtes plus là. Cette capacité d'intégration devient sans limite. Dans notre vie, notre capacité d'intégration est limitée. Nous acceptons certaines émotions et pas d'autres. On sélectionne ce qu'on veut intégrer. Mais avec la pratique, on devient de plus en plus capable d'intégration.
 
Un Bodhisattva professionnel a une patience infinie!
Un Bodhisattva signe pour une durée infinie!
 
Ensuite, le Bodhisattva développe l'ENERGIE. Il est joyeux d'aller aider les autres. Même quand il y a encore du blues, cela ne le désarçonne pas. Vous commencez à expérimenter que ce que vous faites est bon et que cela vous plait, que cela vous donne du plaisir, de l'enthousiasme.
 
LA MEDITATION. Parce que le Bodhisattva ne se laisse pas prendre par son activité. Il ne se laisse pas enfermer ou saisir par ses actions. Il sait qu'il n'est pas encore éveillé et qu'il est nécessaire de garder le fil de la méditation, de la présence. Méditation assise et méditation dans l'action. En réalité, il n'y a pas de différence. La présence dans l'action est plus difficile que sur le coussin. Mais cette présente nous aide à reconnaître la transparence des productions de l'esprit et nous aide à intégrer tout ce qui apparaît en terme de souffrance.
La sagesse = fruit de la pratique.
Voir le non-ego. Voir la transparence. Voir la vie telle qu'elle est et non pas comme on l'interprète. C'est une autre façon de fonctionner que le fonctionnement ordinaire. Changer notre façon de percevoir, changer notre esprit même. Cette sagesse nous permet de passer d'une expérience duelle à une expérience non-duelle, qui correspond à un mode d'être de la vie elle même. La façon dont la vie est vraiment.
 
Voilà quel est le programme de la voie du Bodhisattva. Devenir transcendant car sans moi! Nos qualités vont devenir naturelles et seront l'expression naturelle de l'esprit.
 
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Peut-on accepter sans comprendre?
Si quelqu'un vous insulte, vous pouvez essayer de comprendre pourquoi il vous insulte. Mais ce qu'il faut c'est d'abord accepter la réalité de la situation. Si quelqu'un vous insulte, quelqu'un vous insulte. Le premier réflexe c'est: "non, ce n'est pas possible!" Si c'est possible, puisque cela arrive! Cela ne signifie pas se résigner, c'est juste voir que quelqu'un m'insulte. Si on accepte vraiment la situation, une compréhension vient avec elle, c'est une compréhension sensible de la souffrance de l'autre, par ex. (compréhension intuitive). On peut aussi voir la source de cette situation. Si on veut analyser, attention à ne pas partir dans une analyse mentale qui nous évite de rencontrer vraiment la situation. C'est un mode de compréhension direct et non analytique.
 
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TONGLEN
 
Accueil, intégration de la négativité et don, amour, compassion.
Visualiser ce qui est négatif ou mauvais, comme une fumée noire. Avec soi-même ou avec les autres.
Quand on inspire, on imagine que la négativité de cette personne (la fumée noire) entre en nous, on accepte cette négativité. On la laisse entrer jusqu'au cœur de nous-même. On atteint l'acceptation complète, l'intégration complète et à ce moment, on imagine que cette fumée noire disparaît dans le cœur. Elle est absorbée, dissoute, sans laisser de trace.
Quand on expire, on imagine une lumière blanche qui emplit notre corps, qui sort de notre corps et qui va vers les êtres vivants.
On imagine que l'autre est libéré de sa souffrance, qu'on a pris sa souffrance et on imagine qu'elle reçoit de l'amour.
Cette pratique inverse les tendances égotiques habituelles. C'est provoquant pour l'ego. Ca réveille!
 
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Quand on donne, on en retire de la joie. Comment savoir si on donne vraiment gratuitement?
 
Voir notre motivation. Il suffit de regarder. Agissons-nous par culpabilité, pour avoir de la reconnaissance, du plaisir???
 
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Ne pas oublier que nous ne sommes qu'au début du chemin de Bodhisattva. Pour avancer, il est nécessaire d'être en contact avec la terre. Mais, souvent, nous ne sommes pas en contact avec ce que nous sommes. Parce que les parents ne nous ont pas fait confiance, n'ont pas cru en ce qu'on était. Quand on dit à quelqu'un qu'il doit devenir quelqu'un, c'est que vous pensez qu'il n'est pas quelqu'un, qu'il n'est rien. Et l'enfant va intégrer ça. L'enfant comprend que lui, tel qu'il est maintenant, est sans valeur, sans qualité et qu'il ne va exister que par ce qu'il sera capable de retenir ou devenir selon ce que veulent les parents, la société, les professeurs. Et les adultes d'aujourd'hui ont été des enfants comme ça. Alors, ils ont l'impression qu'ils n'ont pas de bonté, qu'ils n'ont pas de richesse, pas de valeur et il y a un manque. Ce manque, on le comble par tout ce qu'on a appris, ce qu'on devient au niveau professionnel. On existe pour l'appréciation de l'autre, le jugement de l'autre. Et on essaie toujours de combler ce vide en nous.
Comme on a l'impression que le bonheur n'est pas en nous, nous sommes fascinés par les sortes de bonheurs à l'extérieur de nous, ce qui nous rend dépendants. On consomme. C'est grave car on a perdu de vue notre nature qui est fondamentalement bonne…
 
Le Dharma ne va rien nous donner, le Maître ne va rien nous donner, mais on a cet espoir au début. Alors on pratique dans l'espoir d'obtenir quelque chose comme l'intelligence, la sagesse, la sainteté. Et c'est vrai qu'on peut obtenir des choses, mais l'essentiel n'est pas là. Au bout de 20 ans de pratique, je n'ai pas obtenu beaucoup! Mais on a tout ce qu'il faut depuis le début! En fait, la voie du Bouddha consiste à perdre. Pour accepter de perdre, il faut accepter l'idée que ce qu'on recherche est déjà là. Ce qu'on apprend à perdre, c'est tout ce qui recouvre l'essentiel. Mais il est déjà là. Réaliser notre nature, la nature des choses et elle est déjà là depuis toujours.
 
Souvent, nous ne sommes pas en contact avec nous-même mais avec des images. Notre éducation nous explique comment il faut être. Et la publicité nous fournit plusieurs images idéales. On fait tout pour être comme les autres voudraient qu'on soit. On a l'image de ce qu'on voudrait être mais l'image ne colle pas à ce qu'on est. Il y a les défauts, les émotions, les souffrances et on se retrouve avec 2 egos. Tout ce qui ne correspond pas à l'image, qu'est-ce que je vais en faire? Si j'ai l'image d'un mec sympa, agréable, que les autres aiment, qu'est-ce que je vais faire de mes envies de meurtre? Cela ne correspond pas à ce que je dois être. Alors je refoule. Je ne veux pas voir ma frustration, ma colère. Quelque chose de refoulé n'a pas disparu. Cela fait partie de moi, de mes tendances, habitudes. Une habitude ne disparaît jamais tant qu'on ne l'a pas intégrée. Si cela dure longtemps, cela durcit, cela somatise. On fait un petit cancer ou autre chose…
 
L'autre approche, c'est: "je suis quelqu'un de sympa et si j'ai envie de le tuer, ce n'est pas de ma faute, c'est de la sienne". Si je le tue c'est parce qu'il est con." Justification. On peut se venger aussi. On m'a agressé, alors j'agresse en retour. Tout cela donne une vie très conflictuelle. On se bat. Guerre civile entre moi et moi! Quand on est en lutte avec soi-même, on n'a pas d'amour en soi pour soi et il n'est pas la peine d'imaginer en avoir pour les autres.
 
Tout cela se situe avant de commencer la voie du Bodhisattva. Ou tout au début. Pour commencer, il est absolument nécessaire de faire la paix avec soi-même et d'arrêter d'être coupé en 2 et d'être en lutte avec soi. Il s'agit de reconnaître que les images idéales de nous-même ne sont pas ce que l'on est. Ce ne sont que des images, des références, mais ces images mentales ne sont pas utiles. Sauf comme inspiration mais il s'agit de voir ce que l'on est maintenant sans se juger. Le jugement est aussi basé sur des images mentales. Le jugement a toujours un caractère définitif. Coupable. Vous êtes coupable. Il ne s'agit pas de juger mais de VOIR. Voir ce que l'on est et accepter ce que l'on est. Il ne s'agit pas d'accepter au sens de "oui, c'est bien", au sens de justifier nos défaut ou ceux des autres. Il s'agit d'accepter la réalité, les choses telles qu'elles sont. A partir de là, on est libre de changer ou non. Ce changement ne peut se faire que si l'on commence par accepter ce que l'on est. On ne peut pas changer une chose qu'on ne voit pas. Il y a donc une attitude d'acceptation de ce que nous sommes sans jugement. Quand on enlève la carapace et qu'on se voit, on peut être horrifié! Ce qu'il nous faut comprendre c'est qu'il n'y a pas de danger. Il n'y en a pas plus qu'avant. C'était déjà là et ça agissait de façon cachée. Ici, le courage consiste à intégrer ce qu'il y a en nous même, sans lutte, sans entrer en conflit avec ce qu'on voudrait être. Même les pires des tendances. Il va falloir tout dévoiler. Mais on n'arrive pas à tout dévoiler. C'est un des aspects de la relation au maître. C'est un streep tease! Il faut du temps pour comprendre qu'il veut que nous nous déshabillons. Se déshabiller jusqu'où?
 
On n'a pas besoin d'avoir, de posséder, de saisir…
Le Dharma est un processus de dévoilement, de perte, de détente.
 
Notre nature n'est pas notre propriété. Elle ne nous appartient pas. Il n'y a pas de possesseur. C'est en perdant notre moi que nous pouvons réaliser ce que nous sommes vraiment.
 
Il s'agit de s'ouvrir. De tout ouvrir. TOUT.
 
* * *
 
Dire que la vie est difficile est un canular.
C'est nous qui sommes difficiles.
La vie, elle est parfaite.
 
* * *
 
L'ego est un canular. Il y a un truc qui n'est pas là et qui veut à tout prix exister. S'il existait vraiment, il n'aurait pas envie d'exister. S'il n'y avait pas la souffrance, ce serait drôle. Mais avec la souffrance, cela devient une mauvaise plaisanterie.
 
* * *
 
(En petit groupe, nous avons préféré utiliser le mot ACCUEILLIR à la place d'ACCEPTER, notion qui peut être très mal comprise.)
 
 
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:45
VOIE DU BOUDDHA B - Lama Cheudreun - 29 novembre 2003
 
LA VIGILANCE AU COEUR DE LA VOIE
 
La vigilance est fondamentale, essentielle.
Vigilance = attention = cheminement.
Sans vigilance, pas de chemin.
C'est en étant vigilant qu'on s'éveille.
Si pas de vigilance = illusion, souffrance.
Dans le Dharma, la vigilance est la présence surtout à notre vraie nature, la confiance en notre bonté fondamentale.
Au début la vigilance est là pour découvrir notre vraie nature puis la vigilance est là pour maintenir cette conscience de notre vraie nature.
Faire vraiment la vaisselle et non penser à autre chose, ce qui nous coupe de notre nature authentique.
La vigilance = voir qu'on est parti et décrocher.
Assise = méthode pour voir qu'on est toujours dans le discours intérieur.
La pratiquer ans la vie de tous les jours, perturbée par nos émotions, pensées, empreintes karmiques = chemin.
Apprendre à vivre heureux en harmonie avec soi, les autres, notre environnement.
Discipline pour une action karmique qui sème l'harmonie.
Nous vivons à partir de nos repères, ce qui nous coupe de la réalité.
Tout part de l'esprit.
Esprit confus = action confuse = résultat confus.
 
10 actes positifs ou favorables:
 
3 actes du corps:          Protéger la vie (ne pas tuer).
                                      Devant une guêpe, changer notre action grâce
à la vigilance.
 
Être généreux. Ne pas prendre ce qui n'est pas donné (ne pas voler). Apprendre à donner.
 
Avoir une conduite sexuelle juste: Ne pas avoir une sexualité erronée (inceste, violence) Rester dans la beauté de l'acte qui est un don d'amour.
4 actes de la parole               Cultiver la vérité. Ne pas mentir sinon on
finit par se raconter des mensonges à soi-même = mal être. Être vigilant de ne pas faire semblant que tout va bien.
                                              
Favoriser l'harmonie. Ne pas semer la discorde, ne pas attiser la colère, ne pas mettre de l'huile sur le feu mais être apaisant.
 
Parler avec douceur . Utiliser un langage décent. Pas de paroles blessantes, violentes.
 
Parler à bon escient. Ne pas se complaire en paroles frivoles, tchatcher sur les autres mais avoir des paroles plus profondes. Apprendre à se parler (ne pas refouler, sinon explosion).
 
3 actes de l'Esprit                 Savoir se satisfaire de ce que l'on a. Ne pas
avoir un esprit avide, possessif, jaloux. Ne pas amasser de richesses matérielles. Peur de perdre.
 
Vouloir le bien, être bienveillant. Ne pas entretenir de pensées malveillante, même si on ne les met pas en action.
 
Comprendre justement. Ne pas entretenir de vues erronées (par rapport au Dharma). Interprétation fausse des événements, vue erronée sur quelqu'un qu'on ne voit qu'avec ses attentes.
 
Être vide d'ego = être plein de notre vraie nature, de notre personne authentique.
Douleur n'est pas souffrance. Douleur oui mais pas de rajout de souffrance (mental).
Cultiver cela c'est aller à rebrousse poil de nos tendances.
C'est nettoyer le terrain.
 
REGLE D'OR:
NE FAIS PAS AUX AUTRES CE QUE TU NE VEUX PAS QU'ON TE FASSE.
 
L'acte entretient la pensée, qui donne la parole, qui mène à l'acte, etc... c'est un cercle vicieux...
Éthique de vie: ETRE JOYEUX. Pas de jugement. Douceur. Humour.
Le mot culpabilité n'existe pas en tibétain.
Tolérance pour la personne qui se met en colère.
Karma :       acte confus = résultat confus.
                   acte néfaste = retour néfaste.
A chaque pas : répulsion / attraction / répulsion / attraction...
C'est notre fonctionnement : j'aime, j'aime pas.
Ces empreintes nous empêchent d'être libres.
Nous sommes responsables de ce qu'on génère.
La vigilance nous donne la capacité d'adoucir les choses.
 
Approche sur la vigilance par rapport à la méditation:
+ facile à cultiver dans l'assise.
Assise: laisser l'esprit - état de tranquillité où toute notre activité mentale s'apaise.
Apaisement du corps, de la parole (arrêt).
Vigilance au souffle = apaisement des cogitations.
Se détacher de l'action = envie de glace par ex. impossible à réaliser sur le coussin = lâcher prise.. C'est l'esprit qui a cette envie.
Plaisir = conditionnement.
Dépassement des conditionnements = touche le bonheur inconditionné.
Clarté - Lucidité - Joie - Compassion.
La présence dans l'instant - être dans son corps, dans ce qu'on est.
Attention en mangeant, à ce qu'on a dans notre assiette.
Nous sommes intoxiqués par notre agitation mentale.
Notre esprit = ouistiti.
Ne pas utiliser la volonté - lâcher - laisser un espace pour que les choses arrivent.
 
 
Principale qualité : LA PATIENCE.
Vigilance à l'état de présence, voir ce qui se passe en nous.
Trouver une continuité à : qu'est-ce qu'on est là maintenant?
Apprendre à reconnaître:
3 réalités: rêves, projections,
                   relative
                   absolue.
Apprendre à reprendre contact avec soi, avec ce qui se passe réellement. Détente? Amour? Est-on aussi bien qu'on pense? Accueil ouvert et non jugement. Approche de nos ombres. On les fuit = obstacle inconscient. La peur de voir ce qui se passe en nous. Agitation et peut = obstacles.
Quand on est pris par son ordinateur, on se coupe du corps et on fuit.
Corps tendu = esprit tendu (et vis versa).
Rappels de revenir à soi régulièrement dans la journée.
Vigilance de la compréhension.
L'état dans lequel on est: corps, parole, esprit (ton de la voix). Se sensibiliser à son ton de voix, aux mots qu'on emploie.
Comment je fonctionne? Au travail, dans mes relations.
Entrer dans l'honnêteté avec ce qu'on est.
Être vigilant à rester dans l'ouverture du coeur.
Vigilance = qualité de la lucidité (comprendre en elle-même).
La vigilance devient spontanée. On se voit mentir au moment du mensonge.
Il n'y a plus besoin d'analyser, nous avons une compréhension immédiate.
L'assise nous aide à développer cette lucidité. (Ouverture aussi sur l'extérieur, les bruits, l'environnement = très important).
Vigilance dans l'action.
La vigilance doit toucher tous les aspects - compréhension - action.
 
Les Obstacles
-La fuite. On fuit la présence à soi car on veut éviter ce qui nous dérange chez nous. Ce qui monte monte, est tout simplement.
Laisser monter, l'accueillir et le laisser se dissoudre (se libérer).
La vigilance n'est pas une censure, ni de la culpabilité, ni un jugement.
- Censure = refoulement = débordement probable à un moment = problème...
La pratique peut se suffire à elle-même mais on peut aussi avoir besoin d'un psy.
- La paresse = remettre au lendemain, se laisser endormir, cocooning. Bien intégrer l'enseignement, ne pas l'oublier.
- La torpeur ou l'agitation = fuite à ce qui est. La reconnaître. Revenir à son corps, à sa respiration.
- Le manque d'application des remèdes ou excès d'intervention : équilibre à trouver.
 
Les Aides
         - Confiance en la vigilance et détermination, motivation.
- Energie au début (se faire des rappels forts - tout peut nous
servir de rappels: le son du gong, l'autel, les symboles, Tonglen (Vajrayana)) Tout peut devenir un moment de pratique.
- Entraînement - lié à l'énergie.
 
La pratique
         C'est pareil que le permis de conduire. Cela devient naturel au boùt d'un moment.
         Attention = être attentif à ce que l'on est entrain de faire, dire, penser, etc...
 
Quand on a pris conscience = appliquer le remède.
Ne pas se contenter d'avoir reconnu, il faut appliquer le remède.
Par ex., si on se voit hausser la voix = devenir plus doux.
Une colère peut être saine, c'est à dire sans haine.
Arriver à rester l'esprit détendu, comme une détente physique après l'effort.
Prendre conscience de ce qui nous aide à nous calmer, à nous détendre. Musique, dessin, endroit de pratique assise, tous les moyens qui nous aident à retrouver l'état de présence (création).
 
Les 6 forces
         - écoute (de l'enseignement)
         - la réflexion (sur l'enseignement)
         - rappels
         - attention
         - énergie
         - habitude.
 
Conseils de lecture:
La Voie du Bouddha - Kalou Rimpoché - p. 225/226.
         La sérénité de l'instant - Thich Nhath Hanh.
 
Voir l'espace autour de l'objet, le blanc autour des mots.
 
Questions:
 
Concentration =   on oublie l'environnement, nous perdons la vision globale.
Attention =          attentif à tout - pas juste en un point.
Absorption =        on reste présent à une seule chose (p. ex. la respiration).
                            Cela aide au décrochage, c'est une étape dans la
pratique, cela amène le calme mental puis on passe à une ouverture + grande sur l'environnement.
 
Attention à la saisie = fixation = focalisation de l'esprit.
P. ex. Comment les autres doivent être par rapport à mon attente.
 
Importance de l'organisation : faire des listes, finir chaque chose. Réorganiser nos pensées, noter ce que j'ai à faire plus tard et terminer ce que je suis en train de faire.
 
Rester vigilant corporellement pour sentir le stress, nos limites.
 
Nous touchons des états de calme, de joie puis, quelque chose de plus profond apparaît et c'est à nouveau l'agitation.
 
Esprit = 6 sens (le 6e étant le mental).
Attention au mental qui interprète le ressenti.
 
Esprit impur =      émotionnel, mental, oublie la sensation et intellectualise
(poussières sur le miroir - image floue).
Esprit pur =          débarrassé des concepts, empreintes - transparent - accepte tout comme un miroir, sans se poser de question - vide d'ego.
 
 
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