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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:41
Copie-de-DSCF0317b.jpgVOIE DU BOUDDHA B - Lama Wangmo (+ David) 26/27 février 2004
 
ENTRER EN REFUGE
 
Refuge = protection.
Reconnaître que nous avons besoin d'une aide. C'est la protection donnée par notre vraie nature. Notre vraie nature entre en résonance avec l'enseignement et la méditation. C'est l'exil de notre état de confusion. Notre vraie nature est manifestée dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha. Il y va de notre progression réelle de cheminer dans un apprentissage cohérent pour atteindre le but que nous nous sommes fixé. Il y a un saut à faire au delà de ses peurs, de ses doutes. Etre à l'écoute de notre nature profonde. C'est un refuge en notre véritable nature. Trouver un état au-delà de tous les conditionnements dans lequel je puisse mettre ma confiance. On met sa confiance dans les 3 Joyaux qui sont une richesse, ce qu'il y a de plus précieux. On est en terre d'illusion, de confusion, de souffrance et nous souhaitons partir vers un pays où nous soyons libres et sereins. S'exiler de cette terre de confusion pour aller vers une terre de Bonté Fondamentale, notre véritable demeure.
 
Dans le temple, je rentre chez moi, je laisse tous mes soucis à la porte. Sur le coussin, je peux m'abandonner en toute confiance. Pour vivre la présence à l'instant. Tout peut être rappel. Nous devenons apprenti.
* * *
 
Nous entrons en refuge dans le BOUDDHA qui a deux faces (Sakyamouni, le Bouddha historique et le Bouddha, l'éveillé.)
 
La compassion, c'est être touché par la souffrance des autres. IL souhaite trouver le remède à la souffrance. C'est sa nature de bonté fondamentale qui souhaite cela en lui. Nous avons à refaire cette histoire. A un moment, il y a un déclic qui fait qu'on se met en route.
IL découvre la voie du milieu. Mais nous avons plutôt tendance à vivre dans les extrêmes. Nous avons toujours à trouver un point d'équilibre. C'est une approche réaliste de la vie. D'où son enseignement des 4 vérités:
 
·        La réalité de la souffrance.
naissance - maladie - vieillesse et mort.
Impermanence. Dualité entre moi et l'autre...
 
·        La réalité de l'attachement
Attachement à l'ego, refus de l'impermanence.
 
·        La réalité de l'au-delà de la souffrance
C'est déjà là mais recouvert par des voiles.
Pour que cette Bonté Fondamentale émerge, il faut
 
·        Suivre une voie. La réalité du cheminement
La discipline, qui mène à l'action juste. Bonté. Pratique du corps, de la parole et de l'esprit. Discipline de ce qui est sain = ne pas être négligent. Ne pas passer à côté de l'instant. Pratiquer... La pratique de la méditation nous fortifie.
 
On est confronté à notre manque de persévérance, aux mêmes schémas qu'on retrouve dans nos vie, on se dorlote trop, on a besoin de structures et la méditation nous en donne et nous aide à tenir debout en tant qu'Homme. Equilibre à trouver entre douceur et rigidité. Prajna = intelligence = voir les choses telles qu'elles sont.
 
Si nous entrons en refuge dans le Bouddha, cet Homme devient une inspiration.
 
Bouddha désigne aussi le potentiel qu'il y a en nous. Cela développe toutes les qualités et purifie les voiles = réalisation de notre nature de Bouddha.
 
Entrer en refuge dans LE DHARMA DSCF0345.JPG
Dharma = enseignement qui découle de cette expérience ultime. Tout phénomène est vide d'expérience propre. Le Dharma est progressif et immédiat. L'enseignement vous reconnecte à l'expérience que vous avez eu. Le Dharma vient du Bouddha mais il est important qu'il soit pratiqué par la Sangha.
 
(Quand le Lama entre dans le temple pour nous enseigner, nous nous levons pour accueillir et honorer le Dharma qui est amené par le Lama).
 
Entrer en refuge dans LA SANGHA
Nous sommes des compagnons les uns pour les autres, des réfugiés qui cheminons vers la même destination. La Sangha c'est reconnaître ce qui nous lie les uns les autres. Voir les autres qui viennent pratiquer nous aide également. Lien profond et précieux.
 
Nous prenons refuge jusqu'à l'Eveil.
Par les bienfaits des dons et vertus (6 paramitas.
Développer toutes les qualités en moi pour l'autre qui est moi-même.
Il s'agit de "prier" pour le bien de tous les êtres. On l'exprime comme un souhait. On a confiance qu'il s'agit du bon chemin.
C'est dans la vie quotidienne que nous pouvons mesurer notre compréhension et là où nous en sommes. La vie quotidienne est notre voie. Avoir conscience que nous sommes interdépendants avec tous les vivants, la terre et au-delà.
 
* * *
 
Une entité n'existe pas. Une fleur est une rencontre entre la terre, le soleil, des nuages, une graine etc...
En prendre conscience. Existence relative qui dépend de conditions.
 
* * *
 
Dédicace : offrande aux autres, comme une goutte d'eau dans la mer.
 
Dans la méditation, il s'agit de disparaître en tant que "moi" et de reconnaître cette expérience. Ouverture, clarté, vigilance, a remplacé le moi et est au centre de l'expérience = expérience de participation.
 
Discipline : Appliquer, mettre en oeuvre les valeurs dans lesquelles nous sommes profondément ancrés. Valeurs de non agressivité, de bonté et de compassion. Commencer par mettre en oeuvre ce que nous disent les enseignements. Pratique de la méditation = essentielle. C'est la base du cheminement. L'ego résiste. Il résiste à la vie. Il nous est difficile de laisser les choses être ce qu'elles sont. Il est bon de méditer dans la nature.
 
Observer la résistance pour la reconnaître dans nos vies.
 
La méditation nous amène à voir ce que nous sommes et non pas ce qu'on croit être. Cela nous amène une grande humilité. Nous pouvons accepter sans jugement ce qui se passe dans notre esprit. Cheminer avec cela avec courage. On se rend compte qu'on a pas à changer les autres mais à nous changer nous-même. Pacifier n'est pas passivité mais force de non agressivité. Acteur qui laisse se déployer la vigilance.
 
Qu'est-ce qui se passe en nous lors de la relation avec les autres?
La liberté commence par la vigilance. Voir ce qui se passe en nous et entrer en relation avec cela et entrer en relation avec la situation. La méditation engendre une action plus juste. Continuité entre l'assise et la vie quotidienne. Nécessaire de retrouver une clarté. Lien entre méditation et action. Calme dans le mouvement. Le calme dans l'action.
 
L'ego veut toujours saisir, posséder et résister.
 
Le ciel ne choisit pas les oiseaux et ne repousse pas les nuages noirs. Le ciel est espace et nous avons à l'être aussi. Espace d'accueil. Apprendre à devenir un espace lucide et vif. Etre comme un chat, complètement détendu et calme et soudain vif comme l'éclair.
 
La méditation ne doit pas être séparée de notre vie quotidienne, aux niveaux corps, parole et esprit. Voir qu'on peut se libérer de nos fonctionnements névrotiques. Le voir est dévoilement. Importance d'être sans attente dans la méditation. Accepter tout ce qui se présente. Agitation ou torpeur. On peut s'ennuyer sur le coussin, mais c'est une très bonne chose. C'est l'ego qui attend tout le temps quelque chose. La routine du coussin nous amène à entrer en relation avec l'ennui. A force, nous faisons l'expérience d'un vide par rapport à ce qu'on vit d'habitude. Il ne se passe rien. Eveillez-vous à l'instant même si dans cet instant il n'y a rien. Expérience saine car elle nous met en contact avec notre bon fond. N'est pas agréable mais on a conscience que cela est sain. La confiance progresse. La confiance vient lors du contact avec la terre. L'assise. Entrer en amitié avec l'instant est ce qui est la base de la confiance. Expérience de nous abandonner à l'instant. La confiance = lâcher les résistances. La peur est une résistance, une défensive. Sur le coussin, nous pouvons nous abandonner.
 
Le refuge véritable, c'est s'abandonner à notre vraie nature et le véhicule qui nous y amène, c'est le coussin! Notre premier ami spirituel, c'est le coussin! Il est préférable de pratiquer l'assise le matin. Aborder joyeusement la pratique! Ne pas nous laisser polluer par l'extérieur mais garder un certain contentement.
 
Désirez ce que vous avez déjà et ne désirez pas ce que vous n'avez pas = antidote à l'agitation, donne un climat paisible pour faire les choses.DSCF0362B.jpg
 
* * *
 
Comment choisir son ami spirituel?
Tous ceux qui transmettent les instructions qui permettent d'accéder à la voie sont des amis spirituels.
 
L'entrée en refuge, c'est aussi une connexion spirituelle.
Il se passe quelque chose de fort en nous à un moment précis, dans un lieu précis. Différence entre le vivre dans notre esprit et le vivre réellement. Le dire tout haut et devant la Sangha et non tout bas, seulement pour nous. Elle nous donne une impulsion, une énergie nouvelle. C'est aussi la base de toute transmission.
 
Lire: LE SOUTRA DU COEUR.
 
Reconnaître, accepter et travailler dessus.
 
* * *
 
Personnel:
 
J'ai réalisé que méditer, c'est juste être là sans vouloir quoi que ce soit. Et ça a tout changé. Le calme est venu, la détente, la simplicité.
 
 
 
Cérémonie
 
Se mettre en présence de tous les Bouddha et Boddhisattva et, du fond de notre coeur, nous allons formuler une requête.
 
Prosternations: corps - parole- esprit. 5 points : genoux, mains, front.
Représentant les 5 constituants de l'individualité que nous mettons à terre = abdiquer notre ego habituel, en souhaitant qu'il soit transformé en sagesse éveillée d'un Bouddha. Ressentir un désir profond. 3 prosternations. Tous les êtres nous accompagnent.
 
Genou droit au sol, on récite 3 fois la formule d'entrer en refuge.
Le Lama dit: c'est accompli. On répond: c'est excellent.
 
Le Lama coupe une mèche de cheveux qui symbolise le renoncement de nos fonctionnements égotiques. Il nous nous demande: Heureuse? Nous répondons: Oui.
 
Remise par le Lama du cordon à garder le plus longtemps possible sur nous et à garder ensuite dans un endroit sacré... Il nous donne en même temps notre nouveau nom qui symbolise notre nouvelle identité, comme une nouvelle naissance, c'est notre nom secret qui représente une qualité à actualiser.
 
Entrer dans la confiance nous donne la possibilité d'aller au bout du chemin.
 
Remerciements au Bouddha et aux Boddhisattva.
 
3 prosternations. Le Lama récite des souhaits.
 
Les nouveaux réfugiés donnent leur présent au Lama qui leur rend.
 
Ensuite, on s'asseoit et on se réjouit.
 
C'est le fruit d'un long chemin d'être arrivé à ce moment d'entrer en refuge...
DSCF0369B.jpg
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:38
VBA - Lama Cheudreun (+ Tcheupel)- 23 février 2004
 
LA BONTE FONTAMENTALE
 
 
Il y a en chacun une qualité de Bonté Fondamentale et de compassion. (Mais elle n'est pas en activité 24 h/24!).
4 illimités : Joie - Equanimité - Amour - Compassion.
Prendre conscience de ce qui est autour de nous tous les jours. Les cadeaux de tous les jours. (On ne voit plus les petits miracles quotidiens).
On oublie les 5 éléments constitutifs de notre être et du monde: la terre, l'eau, le feu, le vent (souffle) et l'espace.
Tous les matins, dire MERCI. Regarder, être présent à ce qui se passe.
Regarder les contrariétés sans jugement, juste regarder. C'est cela la science de l'intériorité. Regarder ce qui se passe en moi.
C'est la Bonté Fondamentale à l'œuvre qui me met à l'épreuve.
Attitude de respect devant les 5 éléments, devant la nature.
La nature est un cadeau de la Bonté Fondamentale. La Bonté Fondamentale c'est ce qu'on nous offre et ce que nous offrons à travers des choses toutes simples.
L'état de paix ressenti devant une fleur, un coucher de soleil = cadeau, moment de Bonté Fondamentale.
L'écoute, l'ouverture. S'ouvrir à nos 5 sens. Savoir écouter. Mais ne pas s'ouvrir qu'aux choses agréables! Ne pas s'y attacher. Sinon on se crée des tensions. Si on regarde ces éléments, on voit que la Vie est Bonté Fondamentale. Savoir accueillir les choses dites désagréables. Apprendre à vivre ces moments difficiles de la meilleure façon. Apprendre à les vivre de façon plus transparente = la Bonté Fondamentale du Dharma. Apprendre à lâcher prise et ne pas entretenir le problème ou la souffrance (conditionnements), car cela nous enferme et on oublie les merveilleuses choses qui nous entourent.
La Bonté Fondamentale extérieure est en résonance avec la nôtre.
La Bonté Fondamentale = compassion = naturelle.
S'ouvrir à la Bonté Fondamentale dans notre quotidien = petit éveil.
Pourquoi cette Bonté Fondamentale ne circule pas naturellement? Nos mauvais fonctionnements égotiques bloquent cette circulation = 3 poisons : ignorance - aversion - attraction. Blocages à l'éveil de cette Bonté Fondamentale.
Prendre conscience que nous avons bien en nous cette possibilité est le contraire de l'ignorance, dans le sens indifférence.
J'aime, j'aime pas, j'aime, j'aime pas (à chaque pas), en même temps que les sens.
J'aime, je veux. J'aime pas, je repousse, je fuis, j'évite. C'est la base de toutes nos souffrances et cela détruit notre joie. C'est très important de le voir.
De là découlent les 6 émotions et même les 84 mio d'émotions!!!
De l'aversion naissent la colère et la haine.
De l'attraction naissent l'avidité, l'attachement.
Voir comment ces 6 poisons nous mènent une vie infernale!
Dans le cas d'un décès, la souffrance est due à l'attachement. Notre souffrance ne fait pas revenir la personne, elle ne sert à rien. On génère de la souffrance aussi pour les autres et on se coupe de la Bonté Fondamentale. On se retrouve enfermé dans la souffrance, dans le manque.
L'assise = très importante car c'est le moment où on voit comment on fonctionne. Comment on fuit, comment on rejette. Est-ce une réaction qui amène l'harmonie ou est-ce une réaction malsaine qui engendre de la souffrance pour les autres?
Dès qu'on s'enferme sur soi, on se coupe de la Bonté Fondamentale, ce qui engendre encore plus de disharmonie. L'extrême = suicide, crime, etc... Enfermement dans sa souffrance, dans son égoïsme.
Avoir le courage de vivre sa déception par rapport à ses attentes. Dans l'accueil. Nos états mentaux, nos états d'âme ont la permanence qu'on veut leur donner. On a le libre arbitre car les choses sont impermanentes. Nous pouvons les entretenir ou non.
La Bonté Fondamentale = naturelle = permanente, elle ne dépend pas des causes et des effets. Elle est toujours en nous.
Nos fonctionnements égotiques ou émotionnels nous séparent de notre Bonté Fondamentale. Notre choix, notre liberté = rester prisonnier de nos fonctionnements ou non = découle de la prise de conscience de nos fonctionnements. Nous avons à développer cette conscience.
Pas de jugement mais de la bonté pour nous-même, de l'amour.
La détente que nous apprenons dans l'assise est à amener dans notre vie.
Il est important d'évaluer en nous les 6 poisons. Accueillir et transformer.
Les 6 poisons nous amènent à vivre dans les 6 mondes. (Nous sommes plus ou moins prisonniers de nos émotions).
Colère = états infernaux chauds.
Haine = états infernaux froids.
Les 6 mondes = les états de conscience = états d'être = souffrance.
Les 6 mondes nous aident à reconnaître dans quel état nous sommes.
Toute la journée on passe d'un monde à l'autre intérieurement: humain, dieux, dieux jaloux... Nous délivrer du cycle des existences intérieurement. L'impermanence joue un rôle très important car cela veut dire qu'on peut sortir de ces 6 mondes.
Nos émotions et fonctionnements égotiques se surimposent à notre nature de Bonté Fondamentale = dualité. Ce n'est pas l'autre qui nous fait souffrir mais nous.
On peut être attaché à des souffrances, à des choses négatives. Nous sommes responsables se nous-même.
 
Comment nous relier à notre Bonté Fondamentale?
Grâce à notre Précieuse existence humaine.
 
Mental souillé = dominé par nos tendances. Mental sain = indispensable.
Épanouir nos 5 sens mais sans attachement (6ème sens = mental).
La beauté extérieure = reflet de la beauté intérieur dans le Dharma. Nos habits, notre maison, reflètent notre âme.
Avoir une précieuse existence humaine. Avoir la chance de pouvoir avoir accès au Dharma. Ne pas gaspiller notre précieuse existence humaine, notre chance de pouvoir pratiquer = cadeau de la Bonté Fondamentale = conditions favorables. La Sangha est un environnement favorable.
Assise = méditation = développe la détente et la vigilance. La respiration reprend contact avec le souffle. Le souffle nous relie dehors/dedans. Recevoir/donner. Accueillir/lâcher.
L'enseignement nous apprend comment pouvoir transformer, cultiver le positif et nous éloigner des 10 actes négatifs.
 
La Bonté Fondamentale à son maximum = qualité de l'éveil qui en possède trois = clarté - ouverture - sensitivité (Bonté Fondamentale/Compassion).
Ce sont les trois qualités que nous développons tout au long du chemin.
Elles sont concomitantes, cachées par notre côté égotique, passionnel, qui les empêche de s'exprimer.
Ces trois qualités se trouvent avant la mise en route de nos concepts.
 
Les obstacles sont 6 = les 6 mondes.
Les définir et les reconnaître en soi. Comment se déconditionner?
6 mondes = états d'esprit dans lesquels nous passons successivement.
 
- états infernaux: colère, haine - enfers chauds ou froids. Ne pas entretenir sinon c'est l'esprit qui souffre. Ce n'est pas la faute de l'extérieur mais c'est en nous que tout se passe. C'est notre esprit qui crée cette souffrance. Nous pouvons rester dans un état de transparence. Comprendre qu'il est inutile d'entretenir de la colère et de la haine en nous et qui nous font souffrir. Plutôt, contacter en nous la douceur, ce qui amène le bien être pour soi et pour les autres. Plus on entretient cette colère, plus notre Karma nous amène des situations susceptibles d'entretenir cet état!
 
- états d'esprit avide: toujours en manque - incapable d'assouvir une certaine soif ou faim. (société de consommation) Nous coupe de la vie simple, de tous les cadeaux qu'on reçoit de la vie tous les jours et nous fait vivre dans un état de frustration constante.
 
- état d'esprit animal: aveuglement, opacité mentale. Manque de discernement, lutte, comparaison. On ne voit plus ce qu'on a. Vision négative de ce qu'il y a en nous et autour de nous.
 
Ce sont les trois état inférieurs, tenaces en nous, qui nous coupent de la pratique du Dharma, qui nous coupent de la Bonté Fondamentale.
 
- condition humaine: naissance, maladie, vieillesse, mort. On est moins prisonniers. Il y a des petits moments de clarté. État favorable pour pratiquer et commencer à transformer. On prend conscience de ces états et de vouloir changer.
 
- dieux jaloux: relativement heureux mais, malgré tout, ce bonheur est perturbé par cet état jaloux des états divins. Vouloir plus que ce qu'on a.
 
- états divin: état de conscience heureux, mais le désir vient perturber cet état. Désir et attachement au bonheur. Orgueil.
 
Ce sont les 3 états supérieurs.
 
Nous entretenons ces 6 mondes par les 10 actes négatifs. Alors :
 
Corps         - Éviter de tuer. Être vigilant. Éducation des enfants.
Apprendre à ouvrir notre Bonté Fondamentale à ce qui nous dérange.
Si on tue, cela laisse une trace en nous.
 
- Ne pas voler ou prendre ce qui n'est pas donné. Cela entretient un état d'avidité, Ne pas vouloir vivre au-dessus de ses moyens. 
 
                        - Ne pas se méconduire sexuellement, inceste, viol, violence.
 
Parole            - Ne pas mentir. Cela entretient des vues fausses. On se ment à soi-même. Ne pas se créer un personnage pour plaire. Attention car on peut toujours trouver des excuses à nos mensonges!
 
                       - Ne pas avoir des paroles qui sèment la discorde, cela entraîne la tension de l'esprit.
 
                       - Ne pas avoir de paroles futiles, parler pour ne rien dire, juste pour combler un vide..
 
                       - Ne pas avoir de paroles agressives.
 
Esprit            - Ne pas entretenir un état de convoitise, état de désir-possession, état d'attente.
 
                     - Ne pas entretenir en nous de la malveillance, un désir de nuire.
 
                     - Ne pas entretenir de vues erronées - jugements - préjugés - tenir pour faux le Dharma. (Quand on a besoin d'affirmer une position même si on ne connaît pas le sujet).
 
Les états au niveau du corps et de la parole viennent de l'esprit.
Voilà toutes les petites choses qui nous gâchent la vie!
 
Avec la vigilance, on en prend conscience et on ne se laisse plus embarquer dans ces 6 mondes. L'assise va nous permettre de reconnaître dans quel monde nous sommes = samsara.
 
Tout cela est impermanent, n'est pas inéluctable.
 
Compassion + intelligence = les 2 ailes de l'oiseau.
 
La relation avec l'Ami spirituel est très importante.
 
Les trois qualités :
 
Ouverture
Ouverture à l'extérieur et à l'intérieur de nous. Prendre conscience, accueillir notre cocon. Dans l'ouverture, on approfondit notre confiance = confiance en nous, confiance que les événements de la vie sont des cadeaux. Cela nous aide à progresser vers plus de paix intérieure. La souffrance amène à se poser des questions et à se tourner vers une voie authentique. Nous trouverons une certaine simplicité de vivre. Voir dans cette ouverture, l'interdépendance entre notre coeur, notre corps et notre esprit.
 
Clarté
Apprendre à discerner sans jugement. Acquérir un sens de la vision globale, élargie. Lâcher nos références et voir la situation globale. Cela nous amène plus de tolérance. On comprend mieux le fonctionnement des êtres. L'autre est sous l'emprise de ses démons et n'a pas le Dharma pour s'en sortir.
 
Sensitivité
Savoir entrer en relation avec quelqu'un. Établir une communion au niveau du coeur. Être en relation complètement avec l'autre et établir une relation avec soi, dans une relation vraie. Voir nos vrais désirs. Et entrer en communication avec l'environnement (la nature, l'atmosphère d'un lieu, d'une personne).
 
Tout cela développe le bonheur en nous et apporte la joie autour de nous.
 
Il faut faire attention dans la compassion de ne pas attendre de retour. La compassion, c'est donner ce que l'autre a besoin et non ce qu'on croit qu'il a besoin. C'est la peur qui est derrière tout cela. La peur de s'abandonner à une vie simple, un amour simple. (On est bardé d'assurances, même sur la vie!)
 
Aides pour être pleinement cette Bonté Fondamentale:
Précieuse existence humaine (ne pas la gaspiller), Ami spirituel, Urgence qu'il y a à pratiquer - méditer sur la mort pour se concentrer sur l'essentiel dans nos vies. Beaucoup de conditions sont réunies pour nous libérer. Le reste dépend de nous, de notre motivation. Prise de conscience et motivation.
 
Méditation sur les 4 idées fondamentales: /impermanence-mort/Karma/Samsara.
 
C'est le Dharma qui nous aide à dépasser les obstacles et à trouver notre Bonté Fondamentale: étique, méditation, compréhension, sagesse.
 
ETHIQUE = 10 actes positifs ou vertueux:
1- protéger la vie, à tous les niveaux, protéger les 5 éléments dont dépend la vie (permet de renaître dans les états divins avec ouverture pour recevoir les enseignements).
2- générosité - apprendre à donner.
3- se maintenir dans une conduite sexuelle saine, belle - acte de don, d'amour.
4- dire la vérité
5- apprendre à parler avec douceur - trouver les mots qui ne heurtent pas - éviter de critiquer les autres par derrière.
6- apprendre à semer l'harmonie - ne pas entretenir les mésententes entre les personnes.
7- apprendre à parler à bon escient - dire des paroles qui ne sont pas là pour combler un vide.
8- cultiver un esprit de contentement - voir ce qu'on a plutôt que ce qu'on a pas - se satisfaire de ce que l'on a.
9- vouloir du bien - cultiver des idées de bienveillance - avoir un esprit bienveillant.
10- être plus ouvert - être curieux - vouloir comprendre les choses - étude.
 
Pratiquer les 10 actes positifs fait partie de la discipline extérieure : HINAYANA qui est la première roue du Dharma.
 
Pratiquer les 6 PARAMITA = MAHAYANA.
 
·        DON
Apprendre à lâcher prise, lâcher ce qu'on a de plus cher, apprendre à lâcher l'attachement, la sécurité.
 
·        ETHIQUE
Pratiquer les 10 actes positifs - discipline.
 
·        PATIENCE
Très importante tout au long du chemin, dans le sens du lâcher prise - relativiser tout ce qui arrive ou n'arrive pas.
 
·        EFFORT-DILIGENCE
Effort continu, demande de l'énergie continuellement. Nous avons à nous remettre en question souvent. Avoir l'énergie de continuer malgré les obstacles, de ne pas se décourager.
 
·        MEDITATION
Dans une bonne posture, il n'y a pas de tension musculaire. Apprendre à se détendre, à l'aide du souffle, à l'aide de l'état de présence. Plus nous sommes dans les actes vertueux, plus nous sommes en paix et détendus. D'où l'importance d'une vie saine = détente et joie.
 
Quand on est assis, on ne fait pas de bêtise. Quand on s'aperçoit dans l'assise qu'on a envie de tuer quelqu'un qui nous insupporte, on ne passe pas à l'acte et on a toutes les conditions pour apaiser notre esprit et nettoyer notre esprit. S'intérioriser pour découvrir toutes les mauvaises choses en nous. L'assise est une façon de soigner nos tendances. A force de faire ce travail dans l'assise, cela va se mettre en place dans notre vie de tous les jours.
 
L'assise nous permet de désactiver notre manière d'agir pulsionnelle. Le silence aussi nous aide à désactiver. Le silence, l'assise, la retraite sont des moyens pour découvrir en nous le fonctionnement de notre esprit. Mais après, c'est dans notre rapport avec les autres, avec le monde, qu'on va se rendre compte si on est guéri, si on ne fonctionne pas en mode réactif.
 
L'esprit fonctionne de deux façons. Façon Bonté Fondamentale et façon conditionnée par nos empreintes karmiques. Tout cheminement consiste à nous déconditionner et à retrouver notre fonctionnement de Bonté Fondamentale.
 
Importance de la respiration = voir la respiration lors d'une émotion. Le souffle peut avoir un impact sur les émotions.
 
L'activité de l'esprit, c'est la cognition = connaître.
 
On peut voir le flot de nos pensées. C'est comme un vase d'eau boueuse. L'assise fait que cela se décante et l'eau devient transparente. L'assise permet de s'apaiser et de voir plus clair intérieurement et extérieurement. Moment où l'on développe notre coeur éveillé. Voir ce qui se passe en nous avec douceur et bienveillance. Comprendre que les autres fonctionnent pareil que nous et cela nous donne beaucoup de compréhension pour les autres.
 
·        COMPREHENSION/ETUDE = sagesse (Prajnaparamita)
La Sagesse n'est pas une accumulation de connaissance. C'est comprendre notre fonctionnement avec l'interdépendance, que tout fonctionne en interdépendance. La compréhension de l'interdépendance va nous aider à moins fonctionner de manière égotique. Nous comprenons que nous ne sommes pas une entité en soi. Nous croyons habituellement qu'on se suffit à soi-même, on se croit une entité autonome.
 
Lâcher Prise par rapport au moi. Nous sommes un maillon de la chaîne (inter être) Nourriture, besoins, 5 éléments indispensables à notre évolution terrestre. Il y a fallu qu'on reçoive de l'amour, des enseignements, etc... Notre corps est aussi fait de parties. Nous sommes 3 corps. Esprit, parole et corps physique. Nous somme un assemblage de parties. Cela amène plus de conscience pour ce qui est autour de nous. Tout existe à travers une multitude d'éléments. Nos vies dans notre société sont trop individuelles.
 
Être vide de soi = être vide de tout ce qui nous empêche de vivre en harmonie. Vide du soi pour être plein de Bonté Fondamentale.
Dans l'assemblage que l'on est, il y a l'impermanence. Nous pouvons donc être transformés. En changeant un petit élément de notre caractère, par exemple, cela peut tout changer.
 
Voir ce qu'il peut y avoir de positif dans toute situation.
Nature = Bonté Fondamentale = pluie = bonne.
 
* * *
 
Réponses aux questions:
 
Refuge = quand on a une certaine confiance dans le Dharma. Cela vient naturellement, le besoin naît de formaliser la chose.
 
Dépasser notre résistance à nous engager. Conduit à la liberté. Abandonner l'idée qu'on est libre lorsqu'on est pas engagé. Crée une connexion plus forte avec la tradition, avec le Lama. On a une nouvelle famille avec qui continuer sur le même chemin. On sent, petit à petit, une certaine connexion avec la tradition qui nous donne une force. Force qui vient spontanément en soi à un moment donné.
 
Rituels =
- pratique de méditation (voie de conditionnement) nous coupe du mental.
- visualisation = l'énergie des pensée est occupée à une chose saine. (moyen habile pour se déconditionner).
On est en affinité avec l'un ou l'autre. + d'affinité avec SAVI ou Tonglen. Tester les différentes techniques.
La voie du Vajrayana utilise beaucoup de symboles.
Yiddam = représentation symbolique d'une qualité = Tchenrézi.
Tous les objets du temple sont des rappels de l'enseignement.
Cloche = sagesse / Dorje = compassion.
Mala = 108 boules.
 
Stabilité du corps = stabilité du souffle = stabilité de l'esprit et vis versa...
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:35
VOIE DU BOUDDHA B - Lama Mingyour - 13 décembre 2003
 
REALITE RELATIVE ET ABSOLUE
 
 
Chaque être humain a sa propre réalité.
La réalité d'un animal est très différente de la nôtre.
On pourrait en rester à chacun sa bulle mais on ne pourrait pas communiquer.
Mais on peut quand même communiquer entre nous, plus ou moins bien, même si on a tendance à communiquer plutôt avec des semblables.
Mais où est la Réalité vraie?
Tout le monde a-t-il raison selon sa propre réalité? (c'est plutôt dangereux...)
Comment percevoir la Réalité vraie?
Notre perception de la réalité est complexe. Nos perceptions sont distordues pour toutes sortes de raison qui viennent de notre histoire, de nos tendances.
Par exemple, dans le temple la couleur rouge est majoritaire. Un anti-communiste qui entrerait ici serait agressé par la couleur et n'aimerait pas du tout ce temple alors que quelqu'un pour qui la couleur rouge représente quelque chose qu'il aime se sentira tout de suite bien en entrant dans le temple.
Les couleurs, les formes sont appréciées à travers nos opinions, tendances, conditionnements et ne parlons pas des autres personnes!!!
Il y a donc une expérience sans philtre, directe, naturelle et un niveau où celle-ci est distordue, interprétée, modifiée sous l'emprise des conditionnements de notre esprit.
Si quelqu'un nous fait du mal un jour, on dit "Il est méchant" au lieu de dire "temporairement, il a eu un comportement méchant", on lui colle une étiquette et si on revoit cette personne des années après, il y a toujours ce jugement entre nous.
Où est le problème me direz-vous, si j'ai envie d'interpréter les choses?
Le problème n'est pas dans l'interprétation, le jugement, mais que j'oublie que ceci est simplement un jugement ou une interprétation et que je les prends pour la réalité!
A force de prendre mes interprétations pour la Réalité, je vais me faire ma propre réalité faite de références, jugements, opinions, concepts, tout un fatras que je vais plaquer sur ce qui m'entoure et sur moi-même.
Par exemple, pour définir une personne, on va lui coller une étiquette - son travail ou sa fonction. Qui est-ce, lui? c'est le boulanger de telle rue...
Qui-suis-je? Pascale. C'est tout? Non, il y a aussi toute mon histoire. Et je raconte des morceaux choisis de mon histoire, et plus notre vie s'allonge, plus les morceaux se réduisent et les vieilles personnes en viennent à ne raconter plus que 4 ou 5 épisodes de leur vie, en boucle...
Quelle est ma réalité?
A notre époque, il y a tellement plus de mots à notre disposition qu'au Moyen-âge par exemple, où les moines recopiaient les livres à la main, tous les mots reçus de partout (par internet)... et notre monologue intérieur suit le même mouvement!
Chez les Inuit,J. Mallory (pas sûr) racontait l'histoire d'un frère qui vient voir son frère qu'il n'a pas vu depuis plusieurs années. Ils se serrent dans les bras, se demandent si tout va bien, le frère s'assoit auprès de son frère, ils restent en silence durant quelques heures et le frère repart. Une telle situation est complètement inimaginable chez nous !!! Le silence, entre nous est plutôt mauvais signe, chez nous !!! Il n'y a jamais eu autant de mots, autant d'interprétations de la Réalité, autant d'opinions. Débat à la TV, chacun donne son opinion, pour qu'on puisse se forger notre opinion. Jusqu'où va-t-on aller ?
Nous avons du mal à sentir les choses. Quand nous sentons les choses, toutes sortes de concepts entrent en jeu et vont les mettre en rapport avec le passé, nos opinions, nos références, etc...
Notre monologue intérieur est signe du malaise que nous éprouvons.
Vis-à-vis de nos sensations, on ne peut pas rester tranquille, dans la méditation par exemple. Pourquoi dès que je me pose, le monologue blablabla arrive-t-il ? Quel est le problème, est-ce une maladie ?
Mon problème c'est que je suis prisonnier et acteur de cet emprisonnement. Je suis prisonnier de ma réalité, je suis attachée à ma réalité, je vis dans ma réalité.
Et en confrontation à d'autres réalités. J'arrive quand même à communiquer dans une certaine mesure.
J'ai peur, que vais-je devenir sans ma réalité ?
Si quelqu'un veut remettre en cause mon opinion, c'est inacceptable pour moi.
Suis-je dans un état harmonieux, suis-je à ma place ?
Est-ce que mes opinions vont me permettrent de me libérer et jusqu'où ?
Mes représentations mentales des choses ne sont pas les choses.
Mes interprétations des choses ne sont pas les choses.
Un ami de Picasso lui montre une photo de sa femme en lui disant : "tu vois, c'est ma femme". Picasso répond : "qu'est-ce qu'elle est petite et plate" !!!
Avez-vous une voiture ? La réalité de maintenant, c'est que vous avez une pensée de voiture mais que vous n'avez pas de voiture.
La réalité est exactement ce qu'elle est.
Les choses sont exactement ce qu'elles sont.
Et quelles que soient nos opinions, quel que soit l'angle sous lequel on aborde les choses, les choses sont exactement comme elles sont. C'est comme ça !
Si vous avez une pensée de voiture, c'est une pensée.
Si vous avez telle émotion, vous avez telle émotion, c'est comme ça.
Si vous avez telle souffrance, vous avez telle souffrance, c'est comme ça.
Dans la méditation, on fait une pose, on s'assied et on essaie d'expérimenter nos sens, sans jugement, sans concept.
On est sensé voir que nos pensées ne sont que des pensées, reconnaître que nos interprétations ne sont que des interprétations, que nos concepts ne sont que des concepts.
La pratique nous apprend à voir à travers nos interprétations, nos concepts.
Voir à travers nos concepts, nos références, nos pensées en reconnaissant que tout cela est transparent. On commence à comprendre que la vie dans la réalité relative, elle est relative ou superficielle car elle est remplie d'interprétations.
Ce que nous appelons MOI commence à devenir plus souple.
La méditation est le Hatha Yoga de l'ego - elle rend l'ego plus souple.
La méditation assouplit l'esprit.
Quand on prend un concept pour une chose, c'est une saisie.
Pour se distraire, cela demande un effort alors que lorsqu'on reconnaît une pensée comme telle, c'est une détente, un lâcher.
Toute la voie consiste à détendre l'esprit.
L'esprit, sans le Dharma, représente un tout avec le corps et la parole.
On sera moins attaché à nos opinions, on aura moins de fixation.
Alors que la réalité nous semble un champ de bataille, mes opinions et celles des autres qui s'entrechoquent, quand notre esprit devient plus souple, tout se calme. Cela nous devient plus facile de nous mettre à la place de l'autre.
Tout le monde cherche à acquérir le bonheur et à éviter la souffrance. Tout le monde a raison, dans cette logique. Le problème c'est que ces tentatives sont souvent maladroites, erronées, on ne cherche pas dans la bonne direction. Le bonheur pour l'un peut passer par la destruction de l'autre.
Ces caractères relatifs de la réalité me permettent d'être moins solide, je deviens plus transparent, plus malléable, je comprends mieux les autres, je me comprends mieux moi-même et je m'adapte mieux puisque je ne refuse pas la réalité telle qu'elle se présente à moi.
A ce stade, on peut se demander quel est le fond de tout cela ?
Y-a-t-il autre chose que mes interprétations ?
La voie spirituelle consiste à découvrir ce qu'il y a en deça ou au-delà de mes interprétations.
Pour faire l'expérience directe de la Réalité Profonde, il est important de reconnaître mes interprétations comme telles.
Certains de nos conditionnements agissent à notre insu.
Il y a des interprétations qui viennent de notre culture, de notre état d'esprit, de notre condition physique, de notre histoire, mais il y en a d'autres ancrées en nous et que nous ne savons pas reconnaître en nous.
Et cela devient difficile de remettre en question nos conditionnements les plus immuables.
Par exemple, perception de moi et de l'autre. Comment remettre en question cette perception ? Je perçois quelque chose. Le Dharma nous enseigne que cette façon de fonctionner se base encore sur des interprétations.
Si on observe bien les choses, y-a-t-il bien des choses ?
Si moi existe et si les choses existent, y-a-t-il vraiment moi et y-a-t-il vraiment les choses ?
Les choses sont. C'est le verbe être. Le verbe être à la côte en ce moment !
Mais dans le Dharma être n'est pas mieux qu'avoir. C'est même pire !!!
Etre ou ne pas être, telle est la question ! Non, la question est avant !
Qu'est-ce-qu'une chose qui est?
Objet : unique, permanent, autonome. C'est comme cela qu'on perçoit les choses et la première d'entre elles, c'est MOI.
MOI : unique, permanent, autonome.
Voilà comment nous percevons les choses, mais est-ce que c'est la réalité ?
Soit les choses sont comme ça et vous pouvez rentrer chez vous ! Soit les choses ne sont pas comme ça et on a un problème ! puisque je prends la réalité de surface pour la Réalité Ultime.
Il y a des peuples qui n'ont pas de verbe être dans leur langage, ils emploient le mot devenir ou passer.
Notre conditionnement nous amène à morceler l'expérience. Le gros morceau, c'est MOI, le reste c'est des petits morceaux. Chacun de ces morceaux est conçu comme unique, permanent et autonome. Comme des blocs et les blocs s'entre choquent, c'est le monde de la dualité, le Samsara.
Est-ce-que ça existe vraiment ? Y-a-t-il quelque chose d'unique ? 
Voyons le corps. Où sont ses limites ? Il y a sans cesse des échanges. Nous nous respirons les uns les autres. Nos différents corps se sont mélangés. C'est la réalité. La réalité est que ce corps n'est pas un système fermé mais un système ouvert. Ex: le tourbillon n'est pas autre chose que la rivière. Il n'y a pas de chose unitaire. Il n'y a pas de système fermé. Cela n'existe pas.
Je ne peux pas isoler ce corps de son environnement. Je ne peux isoler le tourbillon de la rivière.
Au niveau psychologique, on s'identifie à son corps et nous pouvons dire mon corps, mon cerveau. Avec de beaux vêtements, je dis "Je suis beau" et non pas les vêtement sont beaux. Si j'ai une voiture, je dis: "Je fais du 100 km à l'heure" Je peux m'identifier à mon corps, à ma voiture, à ma fonction, à mon travail, à mon territoire.
Les objets ne sont pas limités dans l'espace. Il n'y a rien de permanent.
Si je dis : "Je change", je suppose quelque chose qui ne change pas qui dit : "Je change" ! On est schizophrène !!!
L'arbre est un concept. Il n'y a que des conceptions. L'autonomie ne tient pas debout après ce qu'on vient de voir. Nous ne sommes pas autonomes par rapport au soleil, à l'eau, aux autres, etc… Nous sommes dans une situation critique. La façon dont nous voyons la réalité jusqu'à présent est des plus superficielle. Mais la vie ne se réduit pas à la surface. La Réalité Profonde n'est pas constituée d'entités.
La Réalité Profonde nous semble lointaine, réservée à une élite.
Mais la Réalité Profonde est plus proche de nous-même que nous le sommes à nous-même.
Percevoir la Réalité Profonde n'a rien d'impossible. Il suffit d'arrêter de mal percevoir. Nous percevons les choses en tant qu'entité et nous voyons que cela se passe mal.
Les sens ne morcellent pas, c'est la pensée qui vient après qui le fait.
Impression de concept sur l'expérience première (scène avec le coussin !).
Il est possible de faire l'expérience de la Réalité Profonde. On la fait déjà cette expérience mais elle est volée par notre habitude d'analyser, de concevoir, de mettre en relation avec nos souffrances, nos souvenirs, etc…
Si on arrive à reconnaître ce qui nous conditionne et à nous en libérer, nous expérimenterons la Réalité Profonde.
Le passé, c'est de la pensée.
Le futur, c'est de la pensée.
La conception du temps fait partie de la réalité de surface.
Tout le problème c'est de bien différencier les perceptions directes des concepts.
La réalité de surface est constituée de perceptions directes et de concepts plaqués dessus et nous prenons cela pour la Réalité Profonde.
Il va falloir me dégager de l'emprise de ces concepts.
Il ne s'agit pas de supprimer les concepts, les pensées. Il ne sont pas des problèmes mais c'est le fait de les prendre pour la réalité qui est un problème.
La dimension sensible. Je ne suis pas une mécanique, je souffre, je suis heureux. Je participe à l'environnement et je suis sensible et atteint, perturbé, modifié par l'environnement. Cette sensibilité, je peux la sentir. Cette sensibilité est dans la réalité de surface mais je vais la retrouver dans la Réalité Profonde où elle sera débarrassée des interprétations.
Il y a deux sortes d'expériences: émotions conflictuelles et émotions participatives (l'amour, la joie…)
A ce stade toutes les émotions conflictuelles reposent sur l'ego, sur la dualité donc sur l'ego.
L'ego n'étant que conditionnements, qu'interprétations lorsque les conditionnements et les interprétations disparaissent, l'ego disparaît.
Les émotions débarrassées des conditionnements et des interprétations deviennent sans limites. Bonheur sans limite mais ce n'est pas mon bonheur !
Je n'obtiendrai jamais un bonheur sans limite car je suis celui qui empêche de l'atteindre.
Je n'atteindrai jamais l'éveil.
Pour comprendre cela, revenir à nous-même. Qu'est-ce que nous sommes vraiment ? Quelle est notre nature ?
Nous avons une nature de surface et une nature profonde.
Notre nature de surface, qu'il ne s'agit pas de nier, c'est moi, mes pensées, mes questions, mon histoire, mes souffrances, mon identification. C'est moi. Le problème c'est qu'on croit qu'on est seulement ça ! Mais comment pourrai-je n'être que moi ? Le moi tel que je l'imagine n'existe pas ! Notre nature Profonde n'est pas ce que nous croyons être. Je ne suis pas ce que je crois être. Je ne suis pas ce que je conçois de moi-même.
Quand on parle de moi, il y a une image mentale.
Quelle est mon image mentale de moi-même, de mon visage, de mon corps ? Elle est là tout le temps. C'est bien de voir cette image corporelle de soi-même. Mais elle est tellement habituelle qu'on ne la voit plus.. Quand tout le monde vous regarde, quand vous rougissez en public par exemple.
Cette image mentale n'est pas ce qu'on est vraiment mais seulement une image.
Faire l'expérience de la réalité en reconnaissant nos pensées comme étant seulement des pensées et voir que la réalité est au-delà des pensées.
A voir le jugement que je peux avoir d'une personne je peux voir la personne.
Il est important de ne pas nier la réalité de surface, nos conditionnements, il s'agit d'expérimenter pleinement la réalité relative en reconnaissant ce qui n'est que la surface pour apercevoir ce qu'il y a derrière la surface.
Notre Nature Profonde n'est pas concevable parce qu'elle est au-delà des concepts. Mais on peut quand même essayer.
Il y a trois qualités dans la Réalité Profonde :
OUVERTURE – ESPACE
Dans la réalité relative de surface, l'espace devient mon espace et mon espace commence par moi. Un espace avec un gros MOI au milieu. Espace physique.
Espace du rêve, de la distraction. Ces espaces sont limités par moi.
Dans la Réalité Profonde, l'espace n'a pas de centre. Cet espace n'a pas de limite, c'est l'espace même de la liberté.
CLARTE – INTELLIGENCE
Dans la réalité relative, on dit "c'est clair". La clarté est distordu par les conditionnements de l'ego. L'intelligence, dans la réalité relative, se conçoit toujours par rapport aux objets. Je me parle à moi-même, je me juge moi-même. Intelligence, compréhension liées aux objets.
Dans la Réalité Profonde, les objets n'ont pas d'identité, il n'y a pas d'objet tels que je les conçois et cela devient la Claire Lumière illimitée, intelligence illimitée. Omniscience. Ce n'est pas un moi qui connaît tout - tout connaître de la nature de tout phénomène et en même temps connaître toutes les interconnections qu'il y a entre les phénomènes. Il y a une continuité entre la partie intelligence et l'intelligence d'un être éveillé.
SENSIBILITE
Dans la réalité relative, limitée par mes décisions, je suis sensible par rapport à quelque chose, je ne suis pas   s f r    alors je me protège.
Dans la Réalité Profonde, il n'y a pas de blocs. Il n'y a rien à défendre. C'est une compréhension, une sensibilité, un amour sans limite. Ni espace. Ni temps. Ni préférence.
Ca, c'est ce qu'on est en vrai !
Il n'y a plus qu'à faire le travail.
* * * * * * *
Communication:
Il y a moi tel que je suis
Il y a moi tel que je pense être
Il y a moi tel que je veux être face à l'autre
Il y a moi tel que l'autre me voit
et en face, c'est pareil et on a du mal à communiquer!!!
On se retrouve à 8!!!
En plus, il y a:
ce que je veux dire
ce que je dis
ce que l'autre pense comprendre
etc... etc...
Si on veut communiquer vraiment: ECOUTER, SENTIR.
La situation, le contexte, l'état d'esprit de l'autre personne, doivent compter pour savoir si ce que vous avez à dire va passer.
La vraie communication passe par la réceptivité, la sensibilité et si on sait faire la part des choses entre les projections, les interprétations, cela sera plus facile.
Communiquer, c'est être moins dans le jugement, l'image, l'interprétation et plus dans le ressenti.
L'autre se sent reçu et vous vous sentez en harmonie avec l'autre.
(Il ne faut pas être trop idéaliste non plus!)
Quelquefois la communication sera conflictuelle mais l'essentiel c'est que vous ne soyez pas vous même dans le conflit.
Est-ce la situation qui est conflictuelle ou vous-même?
Lorsqu'on intègre la colère et la peur sans être pris par elles, on peut aider les autres même si la situation est conflictuelle.
 
* * * * * * *
Deux entités fermées ne peuvent communiquer.
Quand on est moins sujet et que l'objet est moins objet, la communication commence.
 
* * * * * * *
 
L'intelligence habituelle nous apprend des concepts, des représentations et à les manipuler.
Je n'ai qu'un ersatz d'une autre intelligence. Intelligence du coeur, directe, naturelle qui n'a pas besoin de l'intermédiaire des représentations.
On la découvre par la réceptivité, quand on apprend à ressentir.
Plus on médite, plus on voit nos conditionnements subtils.
Plus on détend l'esprit, plus on s'ouvre, plus on voit, etc...
 
* * * * * * *
 
Est-ce que je médite avec détente ou est-ce que je me crispe ?
Est-ce que je suis dans le lâcher-prise sans espoir ni crainte ou est-ce que j'essaie d'obtenir quelque chose ?
Est-ce que je me regarde méditer ?
 
* * * * * * *
 
Quand on dit que l'objet n'existe pas, il ne s'agit pas de dire qu'il n'y a rien! L'objet est bien dans la réalité relative mais l'entité objet n'existe pas en tant qu'entité.
C'est par la pratique de Sa-Vi qu'on voit qu'on est dans le concept ou dans la Réalité Profonde.
On est capable de sentir les choses et de savoir quand on est dans la projection.
Qu'est-ce qui est pensée, qu'est-ce qui est expérience directe?
On découvre une manière de fonctionner hors concept petit à petit.
Etre plus réceptif, moins actif.
Pour arriver à une action sans ego, il faut passer par la réceptivité, l'ouverture, la détente, l'acceptation.
La méditation est l'apprentissage de la féminité.
(Le monde actuel est yang, un monde masculin, sans féminin, et on voit le résultat!)
 
 
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:30
KARMA LING - 30 novembre - 1er décembre 2002
 
Week-end Voie du Bouddha/A
 
Méditation assise - marchée - debout - 9h30 / 10h30
 
Enseignement de Lama Sherab - La voie au quotidien - 11h / 12 h
 
Partir de là où l'on est.
Ne pas échafauder de nouveaux concepts mais retrouver "l'avant concepts", la simplicité. Retrouver notre innocence primordiale - en connexion directe avec la vie.
 
La Bonté fondamentale émerge lorsqu'on se pose, lorsque l'on est tranquille.
Présence détendue, innocence, sourire. Quand on sourit à quelqu'un on est détendu.
 
Lorsqu'on prend la fleur qu'on nous offre, qu'on la contemple, qu'on la reçoit, c'est communier avec la personne qui nous l'a offerte.
 
1er conseil: se détendre (penser moins)
Notre discours intérieur est à court-circuiter car on le connaît déjà par coeur.
 
Expérience = ce qui se vit - pas de complexité - tout ce que l'on voit, entend.
Voir que ce que nous expérimentons est ce que nous sommes.
 
Expérimentateur = sujet qui expérimente = expérience habituelle (sur la base de nos conditionnements).
 
Notre Nature de Bouddha est déjà là dans notre expérience habituelle (c'est le fond même de notre expérience).
 
C'est notre regard qui doit changer. Au départ, expérimenter un égoïsme intelligent, sain pour nous.
 
Quand on regarde une fleur, d'abord c'est un espace vaste et fluide- ouvert - puis, le mental va chercher dans sa banque de donnée et va rajouter: rose, belle, etc et il s'accapare l'expérience - cela devient notre fleur et l'espace se referme.
(Ne pas oublier l'humour à avoir pour voir le processus!).
 
Rester ouvert, neutre.
 
Méditation = détente, revenir au moment avant le démarrage du mental - ouverture.
L'expérience fondamentale a 3 qualités: ouverture, lucidité, présence.
(Retrouver ces 3 qualités dans notre vie quotidienne).
 
Ouverture= espace - non fixation - sans concept...
 
Découvrir que l'on est fermé (attraction/répulsion/indifférence).
L'indifférence est le fléau de notre société.
Ego = directionnel (bête et méchant).
Si l'on s'adoucit. tout cela s'écroule!
 
L'ignorance dont parle le Bouddhisme est l'ignorance de l'espace.
Apprendre à ne pas s'accrocher, à se détendre.
 
Le courage, c'est de s'arrêter. de se poser, c'est de contempler les pâquerettes. Présence à La Vie.
 
Discipline = se tourner vers ce qui est sain.
 
La lucidité = qualité existentielle - se connecte à l'énergie de la vie.
Vigilance - intelligence auto-connaissante - luminosité de la vie.
 
Dans la détente, émergent la clarté et la réponse la plus pertinente...
 
La Présence = vivre complètement l'instant sans le "moi-je" (lorsqu'on s'oublie!).
 
Ces 3 qualités sont simultanées et concomitantes.
 
Pas de refus de ce qui est (dans l'expérience)
 
Qualité de disponibilité - sans attachement - capacité à rencontrer, à communiquer avec l'autre - réceptivité - capacité d'être en harmonie avec l'autre, de communiquer avec l'autre - présence réveillée - éveillée.
 
Lorsqu'on s'ouvre, on s'enrichit. On le vit à notre insu lorsqu'on s'est oublié.
Laisser sortir tendresse, spontanéité, gentillesse, amour.
 
Ne pas avoir peur, on ne peut tomber que dans notre nature de Bouddha!
 
Il y a toujours les deux "niveaux" dans la vie de tous les jours = désir/attachement en même temps qu'amour/compassion. Laisser tomber de plus en plus désir/attachement.
 
* * * * * * *
Entretien de méditation avec Lama Cheudreun (femme)
 
Problème de l'observateur à propos duquel je lis souvent qu'il doit disparaître et je ne comprends pas. Il s'agit de l'observateur égotique et non pas de l'observateur neutre.
Observateur égotique = colorateur - juge (mental).
Observateur neutre = abstrait.
 
Je lui parle de mon attitude avec la mémé, les autres - ma capacité à être complète-ment avec eux, de compatir à leur souffrance et ensuite de fermer la porte et de passer complètement à autre chose. Elle me dit de faire attention à l'indifférence mais je ne ressens pas d'indifférence.
 
Ne pas avoir peur de mal faire, de n'être pas juste - se décontracter, se détendre par rapport à ça.
 
Travailler à reconnaître ma souffrance.
* * * * * * *
L'homme "de la rue" n'a pas de vision intérieure: Il y a une scission en occident entre la vie ordinaire, quotidienne et spirituelle.
 
Vie spirituelle = se connecter à ces 3 qualités - se forcer à ne rien faire!
 
La démarche = s'aider à laisser éclore le coeur esprit, notre nature de Bouddha.
 
Apprendre à se respecter = ouvrir son coeur à sa violence.
 
Avec la méditation, on se connecte à notre vraie nature et cela transparaît de plus en plus dans notre vie.
 
S'aider en restant là où l'on est et transformer sa vision des choses = apprendre à faire la vaisselle correctement = démarche d'humilité.
 
1)       reconnaître ce que l'on est
2)      se détendre - s'occuper de soi-même (prendre du temps pour soi).
Apprendre à faire ce qui est sain pour soi et pour autrui.
 
Dans l'ego, on est jamais bien là où l'on est.
Dans notre vraie nature, on est toujours bien là où l'on est.
 
On se fatigue quand on essaie de tenir son monde . Desserrer la main. Ca lâche quand c'est trop dur, trop lourd. Se détendre - penser moins - (une pensée n'est qu'une pensée!)
 
Il n'y a que de vraies émotions.
 
Patience et douceur.
Pas besoin de souffrir pour être beau, on est déjà beau!
 
* * * * * * *
Méditation guidée par Lama Sherab
 
Etre en silence, en compassion, suffit à faire passer - pas besoin de parler.
 
S'asseoir sur son coussin chaque jour c'est mettre un peut de douceur dans un monde de brutes!
* * * * * * *
Cercle d'échange avec Lama Little? qui rit tout le temps.
 
+ de douceur avec mes pensées.
* * * * * * *
Réflexions:
 
Je me rends compte que mon projet de ferme (vieux-enfants), au lieu de se préciser, s'ouvre au contraire de plus en plus et que je n'ai aucune idée précise sur ce que cela va donner.
 
Je me rends compte aussi que mon chemin spirituel est prioritaire dans ma vie et que c'est lui qui déterminera le reste.
 
J'ai de plus en plus confiance en la vie.
* * * * * * *
Yoga du Dharma avec Lama Cheudreun
 
Dur dur la position en lotus!
* * * * * * *
J'ai de plus en plus d'amour pour les gens qui font du mal. Je compatis à leur souffrance de ne pas avoir d'amour en eux pour les autres.
* * * * * * *
Méditation Tchenrezi - 19h
* * * * * * *
 
 
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:29
Vivre le quotidien comme voie
 
Voici présentée dans ce numéro le cœur de la voie ouverte, du mahayana, l’apprentissage, l’entraînement de l’esprit et son intégration au quotidien. Rien à la fois de plus universel, actuel et provoquant que la mise en œuvre de la bienveillance et de la compassion dans les faits et gestes de notre quotidien. Travailler avec la texture des situations, y développer un esprit ouvert et dégagé, un cœur chaud et chaleureux, telle est l’essence du mahayana. Mais comment enlever, dépasser les obstacles qui limitent notre vision, les peurs et l’attachement au moi ?
 
La pratique de Tonglèn, accueillir et offrir, nous propose de vivre toute situation, quelle qu’elle soit, comme moyen de s’éveiller. La voie comprend toutes les expériences. Rien n’est à exclure ou à rejeter. Il est possible de tout transformer, simplement, naturellement ; aussi naturellement que la mer vient à bout des falaises les plus résistantes ou que la mère donne inconditionnellement de l’amour à son enfant.
 
Nous avons tous en nous cette possibilité de sortir du cocon de l’ego et de découvrir les qualités d’amour et de bienveillance, de compassion, qui sont notre bon fond, notre bon cœur, le cœur de notre vraie nature. Le mahayana est généreux ; le guerrier engagé sur cette voie souhaite inverser les attitudes égocentrées habituelles, nourrir, entretenir et cultiver le germe d’éveil qu’est bodhicitta, le cœur-esprit éveillé, et le mener à son plein accomplissement. Pour cela changer d’esprit, changer de mentalité, changer d’expérience. Mettre l’esprit d’éveil à la place de notre esprit habituel. S’entraîner à accueillir, à aspirer les choses indésirables, lourdes, obscures, désagréables, douloureuses et s’entraîner à exhaler les choses désirables, la fraîcheur, la clarté, la vivacité, la bienveillance, des expériences les plus immédiates au champ étendu de tout vivant.
Dépasser la pollution de l’ego, offrir la santé de l’éveil, c’est œuvrer en étant conscient de notre responsabilité individuelle et universelle, c’est témoigner de notre appartenance à la terre, à la famille humaine. Accueillir la pollution, offrir la santé, purifier l’atmosphère, dépolluer l’environnement, faire que notre vie est guidée par les valeurs saines de la bonté fondamentale. La faire vivre au quotidien est le sens de la voie. On s’entraîne, en toute occasion, à préserver ou à retrouver l’ouverture du cœur par des rappels de plus en plus spontanés et des slogans appropriés. Au milieu de nos activités, infuser le sourire détendu du cœur, accueillir ce qui est et offrir le meilleur de nous-même, devient le rappel d’une discipline de compassion dans laquelle vivre toute situation et toute relation.
 
Cette attitude est le secret du bonheur en soi et ensemble.
 
Lama WANGMO
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:28
VIVRE EN BODHISATTVA
 
Vivre en bodhisattva, c’est plonger au cœur du mahayana, la voie ouverte et universelle, celle qui ne laisse aucun être sur le bord du chemin. Prendre soin de l’autre comme un autre moi-même est le sens de l’esprit d’éveil qui s’engage avec courage et vaillance dans la discipline de l’ouverture. S’ouvrir à soi, aux autres et au monde demande d’avancer avec confiance et non peur, c’est la voie du héros d’éveil qui n’a de cesse d’aider les êtres et de ne jamais les abandonner, fut-ce en pensée.
 
Ainsi le bodhisattva se vit dans une responsabilité universelle, celle qui le rend conscient de sa participation et de son implication au monde. Il œuvre ainsi dans une dimension plus spacieuse et plus éclairée. Etre une personne de cœur le guide dans son action, une action juste imprégnée de vigilance et de compassion pour un monde de paix et de non violence.
 
Etre un bodhisattva n’est pas de tout repos, il s’agit d’abord d’un apprentissage. Apprendre à travailler avec ce que l’on est, à accueillir l’autre en nous, à changer la relation que nous entretenons avec l’altérité, en nous et hors de nous. Apprendre à développer la vigilance, l’énergie, la patience, regarder ce qui se passe en nous et grandir chaque jour un peu plus dans le souhait d’éveil, c’est-à-dire laisser ce souhait ouvrir notre cœur et en exprimer les qualités : la vaillance et la non peur.
 
Le bodhisattva apprend à transformer sa vision. Souhaitant l’éveil pour autrui, il considère le bonheur de l’autre comme plus important que le sien et se réjouit de cet engagement toujours renouvelé.
 
Intégrer la pratique de l’amour et de la compassion au quotidien, c’est entrer dans le mandala de la vie sacrée, c’est transformer la souffrance en voie d’éveil, c’est marcher dans l’ouvert jusqu’à l’éveil. La vaillance du bodhisattva lui vient de sa capacité à se laisser toucher. Au sein de cette expérience d’ouverture qui est celle de la vacuité, d’un vide de soi, naît une énergie féconde, celle de la compassion, une compassion claire, aiguë qui peut agir dans une réelle attitude allocentrée pour le bien et l’éveil des êtres.
 
Etre un héros d’éveil ce n’est pas renforcer sa carapace, se forger encore plus de défense et d’attitudes égocentrées, c’est au contraire revêtir l’armure de la vacuité, se dénuder, s’exposer, traverser sa fragilité pour que l’alchimie opère, et qu’advienne ce joyau, souhait du cœur, énergie vivante et indestructible de l’éveil.
 
L/N. WANGMO
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:13
LE TANTRA
 
Le tantra, dans ses différentes formes ou classes, se présente comme une voie où chacun peut trouver un cheminement correspondant à ses aspirations, et intégrant la totalité de l’expérience quotidienne. Le tantra est une approche dynamique où rien, dans notre expérience, n’est rejeté ou laissé de côté.
 
Le mot tantra signifie « continuité », « fil », « lignée ». Cette continuité est d’abord et surtout celle de notre expérience et de la transformation de celle-ci.
 
Il est possible de transformer notre expérience, de passer d’une expérience habituelle conditionnée, imprégnée de comportements passionnels et douloureux, à une expérience d’éveil, de liberté et de bien-être. Pour cela, le tantra met à notre disposition de nombreux moyens habiles. En particulier, la pratique d’une déité ou d’un yidam peut s’avérer très efficace dans ce processus de transformation.
 
Déité s’entend ici non au sens théiste mais exprime notre expérience dans ce qu’elle a de plus foncier : la déité est notre expérience lorsque nous n’habitons pas celle-ci, notre expérience sans moi. C’est cette expérience sans moi que manifeste la divinité et c’est à cette expérience qu’elle nous introduit.
 
Loin de nous complaire dans des attitudes négatives et névrotiques, dans le sadhana de la déité, nous transformons nos corps, parole, esprit habituels. Engendrant la fierté adamantine, notre corps est clarté-vide, notre parole est le son du mantra, notre esprit duel est intelligence immédiate. Cette expérience est directe. Prenant le fruit comme voie, le vajarayana accélère le processus d’accès à l’éveil et coupe court à toute hésitation ou réticence, sans jamais perdre le « fil ». C’est ainsi que dans sa forme, la divinité nous introduit à l’au-delà des formes.
 
Le petit symbole qu’est la forme nous ouvre au grand symbole, mahamoudra.
 
C’est seulement du point de vue de la pensée discursive que nous commençons quelque part, progressons, nous développons et atteignons un certain but. L’illusion serait de penser qu’une fois l’illumination trouvée, le processus est achevé et que tout est arrivé à sa fin. Mais le tantra nous dit plutôt que nous continuons à vivre et devons continuellement commencer à nouveau.
Il serait erroné de croire que le tantra ne requiert aucune discipline, qu’il est l’expression débridée des pulsions de l’ego.
 
Bien au contraire, le tantrayana nécessite une discipline, fondée sur la progression et la complémentarité des trois véhicules. Le hinayana, voie de non-attachement , le mahayana, voie d’ouverture fondent une approche juste du vajarayana, voie de complétude, de plénitude et de perfection. On ne peut accéder au tantra sans avoir bien posé les bases du hinayana et être entré profondément dans le mahayana, dans cette discipline du cœur où nous développons une intense compassion pour tout vivant. Oublier que le tantra s’enracine dans cette discipline serait une vision erronée et dangereuse.
 
Un autre aspect essentiel dans cette approche du tantra est la confiance et la relation au maître spirituel. Ce lien est crucial, en effet, le maître est celui qui nous introduit à notre propre nature, plus important que le bouddha lui-même, il nous transmet par l’initiation, l’influence spirituelle dont il est porteur. Il est ainsi la source de toutes les réalisations et pousse le pratiquant à faire cette expérience directe et immédiate : rencontrer l’éveil en chair et en os.
 
L.N. WANGMO
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:11
La simplicité naturelle
 
Qu’est-ce que Mahamudra ? Il semble que les mots ne soient pas faciles à employer. Ici plus qu’ailleurs, la lune est plus importante que le doigt qui la désigne. Les imbéciles que nous sommes, experts en examens du doigt, devront redevenir humbles et lâcher leurs carnets de notes. Si Mahamudra est notre nature, et la nature de toutes choses, comment avons-nous fait pour l’oublier ?
 
C’est que nous nous sommes contentés d’interprétations, comme si nous avions passé trop de temps dans le cinéma du mental, à nous sustenter de pop-corn, de glaces et de cacahuètes, et oublié le monde extérieur.
 
Le mystère de l’esprit est au-delà des concepts, ce qui est un concept alléchant. Aussi, Mahamudra est sans issue. Il va falloir sauter dans le grand océan trop proche, trop simple, trop merveilleux, sans avoir de garantie d’en réchapper. D’ailleurs, s’agit-il d’en réchapper ? On nous parle ici d’abandon, du grand, du dernier abandon.
 
Mahamudra est trop beau pour être vrai, et pourtant... Comment croire en cette nature si merveilleuse ? Même la croyance est de trop : nous sommes déjà Bouddha, et il est absolument nécessaire de s’habituer à cette réalité, car il n’y a plus rien à atteindre.
 
Les enseignements sur Mahamudra sont toujours paradoxaux. Les exposés magistraux nous expliquent de quelle façon la chose est simple, et les poèmes, les chants des êtres réalisés, nous parlent de l’aboutissement de tous les systèmes philosophiques ou pratiques jamais élaborés sous le soleil de la sagesse.
 
Quelle immense chance de pouvoir bénéficier de tels enseignements, qu’ils aient été réalisés depuis l’aube du monde, et transmis de maîtres à disciples jusqu’à nous ! Ne nous y trompons pas : en tant que pratiquants, nous sommes responsables de leur transmission ultérieure, Mahamudra n’étant pas un objet de consommation.
 
Il va falloir apprendre à redevenir des petits enfants abandonnés dans les bras de leur mère, la mère de tous les bouddhas. Mahamudra est dévotion, dévotion est Mahamudra : il ne s’agit pas d’une admiration béate, mais l’abandon final de notre arrogance.
 
Quelle merveille ! Un océan sans observateur.
 
Lama Mingyour
 
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:10
LA MEDITATION
 
Bien que chaque être ait la nature de Bouddha, tous ne la réalisent pas. Le mot " bouddha " signifie " s’éveiller ". Le Bouddha n’a rien enseigné d’autre que l’art et la manière de s’éveiller. Ce que, dans le Dharma, nous appelons " méditation " est cet art de s’éveiller, autant d’outils, de moyens et de méthodes visant le même but : réaliser la nature véritable de ce que nous sommes.
 
Bien qu’aspirant tous au bonheur, nous ne savons ni où ni comment le trouver. Notre vie est le plus souvent le récit de nos égarements, des impasses émotionnelles dans lesquelles nous nous débattons, de l’attachement et de la souffrance que nous cherchons maladroitement à éviter.
 
Que ce soit par ces situations insatisfaisantes, conflictuelles et douloureuses, ou par une curiosité profonde ou un désir d’investigation de la réalité, les questions émergent : que sommes-nous ?, Où allons-nous ? Quel est le sens de la vie ? et bien d’autres. Ces questions nous ouvrent un chemin. Là où il y avait une impasse peut commencer, de questions en questions, une véritable quête. Cette quête est une invitation à regarder en nous, en notre esprit ce qui s’y passe, à nous interroger sur ce que nous sommes fondamentalement.
 
La manière d’éveiller l’esprit à sa véritable nature est dans la pratique de la méditation. La méditation désigne à la fois une expérience de plus en plus profonde du présent, et l’outil qui y mène.
 
Cette expérience immédiate du présent nécessite un apprentissage, une régularité, une habitude. Si cette expérience est fondamentalement simple, du point de vue de l’ego c’est là que réside la difficulté. En tant qu’outil le champ de la méditation est vaste, ses moyens et ses méthodes diverses suivant les traditions visent à développer cette même aptitude de présence dans l’instant sans interférence aucune.
 
Donner accès à des expériences de détente, d’ouverture et d’attention est la base de toutes les pratiques.
 
Dans ce numéro de Dharma, la partie dossier suit cette progression de l’apprentissage. La méditation y est décrite en tant qu’exercice : apprendre à se détendre, à relâcher les tensions du corps et de l’esprit, à développer une relation juste à l’autre : l’autre en nous, les pensées, les émotions ; l’autre, à l’extérieur de nous, les personnes, les situations, les évènements. Ainsi la méditation rejoint la vie quotidienne. Sous cet angle, tout ce que l’on fait dans la vie quotidienne devient une occasion de s’éveiller. Les situations nous ramènent sans cesse au présent et nous demandent de développer patience, attention et bienveillance.
 
Encore ne suffit-il pas de savoir ce qu’est méditer, il nous faut mettre la main à l’ouvrage, en l’occurrence entrer dans l’expérience du coussin avec assiduité et détermination.
 
La seconde partie du dossier présente le cheminement. Cheminer demande que nous rencontrions une tradition authentique, une personne qualifiée qui puisse nous guider dans cet apprentissage. La base de toutes les pratiques est la pratique de la détente et de l’attention : shamatha vipashyana : pacifier l’esprit et développer la vision profonde, la vision pénétrante, pénétrant le sens véritable de ce que nous sommes.
 
A l’appui de cette présentation du cheminement vient la troisième partie constituée de textes traditionnels, supports d’étude et d’approfondissement pour les pratiquants déjà engagés sur la voie. Peut-être paraîtront-ils obscurs ou arides à d’autres, c’est qu’ils nécessitent une pratique et un accompagnement dans l’étude et la réflexion.
 
Enfin la dernière partie nous ouvre à la dimension sacrée qu’est le fruit de toute pratique, c’est la disparition de l’outil, de celui qui l’utilise et du but pour lequel on l’utilise. C’est l’étape de l’intégration, l’état de présence. Ne pouvant plus parler d’un sujet et d’un objet, le terme de méditation se dépasse dans l’expression même de non méditation, qui fait place à une expérience spontanée de l’instant, sans nom et sans forme. C’est l’ultime étape, la simplicité absolue.
 
Puissent ces textes vous éclairer, vous encourager et vous être une aide précieuse sur le chemin
 
L/N. WANGMO
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:09
La discipline
 
Le cheminement spirituel est fondé sur l'apprentissage, c'est à dire la discipline.
 
La discipline, "shila", est le premier pas sur la voie.
 
Si nous souhaitons le bonheur et l'harmonie, nous devons prendre un chemin qui y ressemble. Les attitudes égocentriques, agressives et malsaines ne peuvent nous y conduire.
 
La discipline est une façon de se mettre sur la bonne voie, de ne pas se tromper de direction. Car nous devenons disciples de la discipline que nous suivons.
 
La discipline est reliée aux quatre nobles réalités et en explicite le sens. Reposant sur la compréhension de la souffrance et de ses causes, elle est à la fois le chemin et le remède.
 
Loin d'être une contrainte, la discipline s'enracine dans le bon fond du coeur-esprit éveillé, libre en généreux.
 
Elle est le souhait de lâcher les complications, les situations sulfureuses et destructrices et ainsi de s'ouvrir à la simplicité de l'ici et maintenant.
 
Elle restaure la confiance en ses propres capacités de transformation, nous invitant à nous rendre disponibles et à vivre la fraîcheur de l'instant, au-delà des fixations et des conditionnements, engendrant la joie et l'énergie.
 
Discipline extérieure, discipline intérieure et discipline secrète sont intimement et naturellement reliées, fondées sur l'ouverture à autrui, la non-agressivité et la compassion dont l'expression s'éveille et rayonne dans la motivation altruiste du bodhisattva.
 
 
Lama Wangmo
 
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