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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:01

 

A écouter l'interview de Xavier Peron

par Frédéric Lenoir:


http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-la-spiritualite-maasai-2014-01-05

 

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 15:39

J'ai lu deux très beaux livres dernièrement:

 

L'empereur c'est moi de Hugo Horiot


Une enfance en autisme.

C'est une histoire vraie. L'autoportrait d'un enfant en colère, qui mène une guerre sans merci contre lui-même et contre les autres. Un enfant autiste Asperger.

Aujourd'hui, l'orage de l'autisme est passé. Le guerrier aux bras nus est devenu un  adulte serein. Alors, il a décidé de replonger en enfance. Au fil des chapitres, il nous entraîne avec lui. Il a quatre ans, huit ans, douze ans. Il a peur. Il se cogne à l'absurdité de la vie comme un papillon contre une lamper.

C'est net, juste, étrange, cruel parfois. Les larmes sont étouffées et la tendresse jaillit comme l'éclair.

Un texte fascinant dans la lignée des grands récits sur l'autisme.

 

J'ai beaucoup beaucoup aimé ce récit poignant de bout en bout et lumineux... Incroyable la douleur que peut vivre un enfant, enfermé à l'intérieur de lui-même et qui tente de survivre malgré tout, de comprendre, d'évoluer. Cet enfant, accompagnée par sa mère qui a toujours été de son côté, qui a tout fait pour l'en sortir, intuitivement, envers et contre les institutions, a pu trouver son chemin. C'est beau de voir que chacun porte en lui "la tendance actualisante" comme disait C Roggers, quelque chose qui, si on lui fait place, nous pousse à grandir, à trouver sa place, à être heureux...

 

et puis

 

Même la nuit quand je dors de Anne Dodemant

 

Un an et trois mois après le suicide de son fils, Anne Dodemant entreprend de raconter la mort et le deuil. Temps sidéré de l'annonce et rites des funérailles, temps de l'absence, du manque et de la révolte, mais aussi combat quotidien pour redécouvrir et goûter la beauté de la vie.

De la violence irréversible qu'elle a dû affronter, de cette expérience qu'elle croyait indiscible est né ce témoignage poignant et sobre.

 

Oui, très beau témoignage de quelqu'un qui n'a pas fui la douleur mais l'a vécu complètement, pleinement, malgré l'incompréhension souvent de proches qui tentent de nous détourner de cette douleur pour nous "changer les idées"... Témoignage d'une femme, d'une mère, qui a su suivre son coeur, au coeur du pire... J'ai trouvé ce récit très juste...


Primev-res-009.jpg

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 10:55

Le père Noël est passé en avance, en fait c'est un facteur Noël qui m'a apporté 4 livres :

 

l'homme joie de Christian Bobin (évidemment!)

J'ai rêvé d'un livre qu'on ouvrirait comme on pousse la grille d'un jardin abandonné...

 

Quatre petits bouts de pain - des ténèbres à la joie de Magda Hollander-Lafon

Ce livre n'est pas un témoignage sur la Shoah, mais une méditation sur la vie. A seize ans, Magda a été plongée dans un monde de ténèbres: juive hongroise, elle a été déportée à Auschwitz-Birkenau en 1944 avec sa famille, qui y a péri. Arrachées à cette expérience de la mort, ces pages sont nées d'une longue traversée tissée de renaissances. La première fut le don de quatre petits bouts de pain offerts à l'adolescente par une mourante dans le camp.

L'homme est capable du pire, mais c'est au meilleur qu'appelle Magda Hollander-Lafon, c'est-à-dire à la joie. Une joie spirituelle ravie à la désespérance, volée à l'enfer qui a failli l'engloutir, nourrie par une vie de foi et de rencontres d'âme à âme. Une joie dont elle partage ici toute la fécondité et qui resplendit en un vibrant appel à devenir créateur de sa vie.

 

La lumière que je suis de JC Amberchele

Le récit d'éveil d'un prisonnier à perpétuité

Ce témoignage hors du commun nous montre comment, poussé par une soif spirituelle intense, il a su trouver dans des conditions terribles le salut dans les enseignements orientaux, en particulier bouddhistes.

Mais ce sont surtout les livres du philosophe et mystique anglais Douglas Harding (1909-2007) qui ont été pour lui le déclic lui permettant de réaliser le coeur de ces enseignements. Amberchele nous décrit le profond changement que cette voie a produit dans sa vie et nous montre comment il est possible pour nous tous d'accéder à notre moi profond.

La lumière que je suis est un livre unique et touchant; à la fois autobiographique, spirituel et pratique. Amberchele a écrit là un véritable guide vers le tréfonds de l'Être, là où toujours nous sommes libres.

 

et Bouddha rebelle de Dzogchen Ponlop

Sur la route de la liberté

Vous avez l'impression de laisser la confusion, l'angoisse, le tress régner en maître sur votre quotidien? Et si, à la manière du Bouddha, vous vous rebelliez contre vous-même?

Oubliez les statuettes replètes, les coussins ergonomiques, les vapeurs d'encens. Non, le bouddhisme ne se pratique pas à l'ombre d'un arbre centenaire en compagnie de moines rasés. Le boudhisme est actuel, résolument dans notre époque. Et, surtout, le bouddhisme est avant tout une philosophie de la rébellion.

Grâce à ce libre ludique et pédagogique, partez à la découverte du rebelle en vous. Questionnez votre perception de vous-même et du monde. Libérez votre esprit des carcans qui le paralysent. Et n'hésitez pas à désobéir pour découvrir qui vous êtes vraiment.

Une relecture provocante et dynamique de la tradition bouddhiste qui nous enseigne à pratiquer l'attention et la méditation pour mieux gérer nos émotions et connaître enfin la liberté, la vraie.

divers 086

 

Je ne sais pas par lequel je vais commencer???

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:57

 

Le Maître de thé a fait une longue pause. Après une respiration profonde, il reprend:

 

"Je vous ai parlé aussi de KEI, le respect. On peut dire que le respect a plusieurs faces.

 

Le respect de l'autre, c'est d'abord le prendre en compte pour ce qu'il est : accepter ses opinions et ses comportements, être à son écoute sans jugement. On peut dire que c'est le côté compassion.

 

Le respect de l'autre, c'est aussi le respect de son espace, de ses limites; les règles sociales garantissent cette juste distance. Cependant, s'il n'y a qu'elles, nous sommes dans une relation convenue, dans l'indifférence.

 

Le respect, dans le service du thé, c'est tout cela ensemble.  C'est une attitude de compassion qui me permet de comprendre le besoin de l'autre, d'anticiper son désir, tout en développant une compréhension fine de la juste distance que je dois maintenir entre lui et moi. Lorsque l'instant est habité de notre compassion pour l'autre, les règles sont une vraie chance, un garde-fou qui nous évite de l'envahir avec notre bonne volonté. Ainsi nous revenons à ce code verbal que je vous ai présenté. Il a un rôle extrêmement utile. Il permet d'éviter les réactions verbales non maîtrisées et désordonnées. Il permet, sans les gommer, de canaliser, de civiliser, de transcender tout notre monde intérieur fait de pulsions émotionnelles, de pensées complexes, d'inspirations lumineuses, de sentiments spontanés.

 

Extrait de La cérémonie du Thé - un art de la relation par Franck Armand (Edition: Jean-Cyrille Godefroy)

 

Photo 457

 

 

J'aime beaucoup cette définition du respect qui est lié à la compassion, et aussi à l'espace de liberté de l'autre. Je vous l'offre en partage. Pascale

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 21:27
Une amie vient de m'offrir ce délicieux petit livre,
(ça tombe bien, j'adore les coquelicots!):


Extrait:

Pourquoi le coquelicot?
Parce que cette fleur peut nous servir de guide.

Elle est frêle et vulnérable,
et pourtant elle se tient droite, dressée vers le ciel.

Elle est d'une couleur intense,
Elle est pleinement elle-même.

Elle fleurit partout où ses graines se posent,
du champ de blé au pierrier,
des bords de la route
à la profondeur des grandes prairies.

Elle est capable de trouver ce qu'il lui faut
dans la terre où elle s'enracine,
elle n'a pas besoin d'arrosage ni d'engrais,
elle accueille les pluies du ciel.

Elle ne craint pas le soleil, ni l'aridité.

Elle embellit n'importe quel lieu où elle fleurit.

Elle sait s'effacer lorsqu'elle a donné
ce qu'elle était appelée à donner.
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 21:29

Depuis longtemps, Jean Marie Gustave Le Clézio enchante ma vie. Je suis heureuse qu'il ait reçu dernièrement le prix Nobel de littérature, ce qui est amplement mérité. Pour ceux qui ne l'ont jamais lu, courrez à la première librairie pour vous procurer "L'inconnu sur la Terre" ou "Désert". Vous ne serez pas déçus, parole de sourire!!!

Le Clézio en 2005. AFP PHOTO / MARC LE CHELARD

Extraits choisis de "L'inconnu sur la terre"

Ecrire seulement sur les chose qu'on aime. Ecrire pour lier ensemble, pour rassembler les morceaux de la beauté, et ensuite recomposer, reconstruire cette beauté. Alors les arbres qui sont dans les mots, les rochers, l'eau, les étincelles de lumière qui sont dans les mots, ils s'allument, ils brillent à nouveau, ils son purs, ils s'élancent, ils dansent! ... Comment être loin de la vie? Comment accepter d'être étranger, exilé? Tout ce que l'on sait, tout ce que l'on reconnait, et les chimères de la conscience, tout cela cède devant un seul instant de vie. Un moucheron qui traverse l'air, un brin d'herbe que fait vibrer le vent, une goutte d'eau, une lumière, et d'un seul coup il n'y a plus de mots: il y a l'étendue muette de la réalité, où le langage est déposé, où la conscience est minéralisée...

La beauté n'est pas secrète. Elle est libre, exposée de toutes parts. Le ciel est grand, la mer, et la lumière resplendit. Tout est si calme, si vaste, le silence est si profond, à travers lui passent des vols d'oiseaux blancs, lentement, voyageant le long du ciel...

C'est cela qu'on attend, qu'on cherche depuis si longtemps: la lumière. Il suffit alors d'être debout en haut d'une colline, devant la mer, avec le ciel, et regarder, respirer, regarder, respirer. Le regard et le souffle alors sont une seule action, il n'y a plus de différence, plus de frontière. Je ne sais rien, je ne veux rien apprendre, rien de ce que donnent les mots et les lois des hommes. Mais je veux être là, quand cela se passe, debout sur cette colline pauvre, devant le ciel et la mer, tout à fait comme une femme sur son balcon, et regarder ce qui est immense, ce qui est pur...

Quelque chose brûle en moi. J'attends et je n'attends pas. C'est peut-être dans cette rupture dans cet instant, entre les deux pulsions, l'une qui va vers l'infini du oui, l'autre vers l'infini du non, qu'est le lieu de la vie.
Cette lumière qui m'éclaire en moi , et qui ne m'appartient pas, sans cesse me montre l'étendue du possible, ce que je pourrais être un jour, ce que je devrais être. Pareil au feu, à l'étoile, au soleil.
J'attends et en même temps, je n'attends pas.

Les visages sont beaux. Il n'y a rien de plus émouvant dans la personne humaine, rien de plus accompli. Un visage, n'importe lequel, surgi au hasard dans la foule, porté en haut du corps et s'avançant vers moi, un peu secoué par les mouvements de la marche, planant comme un cerf-volant, éclairé par la lumière. Je le regarde, et je ressens l'émotion de mon espèce. Je reconnais chaque détail très vite parce que c'est ce que je connais le mieux de l'homme. Mais en même temps, je me sens troublé, trompé, parce que c'est l'image la plus mystérieuse, la plus difficile...

J'aime la gaité simple de l'enfance. Ceux que la vie étonne, que la vie surprend, et qui s'amusent du monde, ceux-là aussi ont la vertu. Ils ne sont pas sérieux. Les grandes choses, les beaux discours, les événements historiques, ça ne les intéresse pas. Même , quelquefois, ils les regardent, du coin de l'oeil, ils les écoutent du coin de l'oreille, l'air un peu étonné, et ces grandes choses et ces belles phrases tombent à plat, un peu dépitées, sans plus oser être solennelles. Ceux qui ont cette gaité n'ont pas mauvais esprit. Mais c'est simplement que les grandes choses ne sont pas toujours celles qu'on croit, et que la beauté et la vérité n'ont pas besoin d'être sérieuses...

Ce qu'il y a de plus émouvant dans le visage de l'homme: le sourire. Le visage s'ouvre tout à coup, comme si un vent emportait son poids, effaçait sa douleur, sa mémoire, le visage se fend et s'écarte lentement, et quelque chose brille. Quelque chose se montre, sur les joues, sur le front, fait un peu reculer les oreilles. Quelque chose apparaît, une pensée, un regard, une lumière, quelque chose qui parle, qui fait signe.
J'aime le sourire sur le visage des enfants, des femmes. Il n'y a pas d'expression plus belle. Il n'y a rien de plus vrai sur le visage humain, rien de plus doux, de plus harmonieux dans la personne humaine. Le sourire vient du plus profond de l'être, du monde du sommeil peut-être, et monte, traverse le corps lentement à la manière d'un frisson de plaisir, jusqu'à l'orée de la bouche. Frisson de bonheur, frisson de lumière et de paix; ce qu'il montre, c'est l'état d'innocence, l'acceptation du monde et de ses limites, comme une clarté mêlée au jour, âme et monde unis, inséparables, indissociables; enfin, l'être vrai de l'homme, l'être tel qu'au commencement de la vie, aux premiers jours, quand nulle peur, nulle complicité ne vient troubler la transparence de l'âme. Le sourire est cet instant de solitude extrême, de solitude admirable. Il est le moment du retour, le miracle peut-être. Pour rien ni pour personne, dirigé vers le monde immense, le sourire est l'ornement de la vie,. C'est à-dire que sa beauté n'a d'autre raison que cette illumination du monde, cet éclaircissement.

Dans ce livre, Le Clezio parle de tout, de rien, des arbres, des oranges, des légumes, du pain, du vent, des étoiles, des nuages, beaucoup de la mer qu'il aime, des cargos, des bébés, les pauvres gens, de nous, de la simplicité de vivre ce qui est, des mille petites et grandes choses qui font notre vie et à chaque page, de la beauté et de la lumière qui nous éclaboussent... J'espère vous avoir fait envie de le découvrir ou de le relire...
Pascale


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