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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 22:05
Photo 048


J'ai succombé à la tentation de vous envoyer cette petite carte, trop mignonne!!! Pascale

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 22:19

Si on rejette tout ce que l'on a patiemment construit pendant des années, il ne reste rien et on se sent comme un naufragé. On peut se trouver complètement perdu par le vide tout autour. Mais il ne faut rien abandonner dans la désolation. Il faut hardiment repartir sur des bases neuves et reconstruire sa personnalité, pierre par pierre, sur des évidences solides et irréfutables. Il faut avoir confiance en soi, confiance dans le fait que l'on peut connaître la vérité directement et procéder avec énergie et détermination. Il faut calmement examiner ce qui est. Comment établir la différence entre ce que l'on connaît et ce que l'on croit? Quelles sont vos expériences directes ? Comment les séparer de la masse confuse et emmêlée des opinions et des croyances qui viennent de l'extérieur. Il faut les garder si elles sont vraies, si elles correspondent à des faits d'expériences ou de connaissance. Mettez de côté tout ce que vous n'avez pas examiné. Alors, avec le noyau des idées, des émotions et des actions qui restent, vous pouvez commencer à construire petit à petit une superstructure en rajoutant seulement ce qui vient de l'expérience et de la connaissance directe, et en rejetant ce qui n'est pas fondé. Il faut examiner chaque nouvelle idée qui se présente, la questionner longuement et l'accepter seulement si elle s'avère vraie. C'est cela la ré-éducation. Se déséduquer d'abord pour se ré-éduquer ensuite. Vous ne pouvez rien bâtir sur l'ancienne structure. Si vous le faites, un jour tout s'effondrera. Ne faites pas d'exception pour quelque idée ou préjugé chéris. Il faut tout jeter sans aucune exception.

Alors, sur cette fondation solide vous pouvez construire à nouveau. Utilisez seulement les pierres taillées par le burin de l'expérience et de la connaissance. Elles doivent passez le test de la résistance et de la stabilité. Elles doivent être faites de vérité, elles doivent être apportées par l'expérience directe des sens (Pratvaksha), venir des carrières de la raison (Anurnana), complétées par celles qui viennent des jugements de l'intuition. Une telle citadelle construite sur des fondations aussi solides, dure, résiste au temps et fait rayonner la connaissance et le bonheur autour de vous. R. Srinivasan


Je suis tombée sur cette merveille tout à l'heure sur le blog d'Acouphène, je ne résiste pas. C'est exactement là où j'en suis, le vide, la page blanche et tout à rebâtir. Ce texte m'a redonné courage! MERCI LA VIE, MERCI R. SRINIVASAN que je ne connais pas et MERCI ERIC!


Et ce petit insecte ressemblant à un colibri sera le symbole de ma reconstruction, je ne sais pas pourquoi, mais il m'inspire!

colibri 002

Photo de Roger S.

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 18:08
Si la vie n’est qu’un passage,
dans ce passage,
au moins,
semons des fleurs.

Montaigne

divers 037
Photo de Roger S.

Un peu incongrue cette photo, mais elle fait tellement de bien en cette période de neige abondante... Pascale
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 20:40

J'ai tant appris de vous,
les hommes,
J'ai appris que tout le monde
veut vivre au sommet de la montagne
sans savoir que le vrai bonheur
est dans la manière de l'escalader.

Gabriel Garcia Marquèz

divers-035.jpg

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 11:17

Une autre façon de le dire:

- Tu vois, c'est pas possible de lire la Bible sans croire que Dieu est blanc, elle soupire. Moi, quand j'ai su ça et qu'en plus c'était un homme, il m'a plus intéressé. Tu te plains qu'il a pas l'air d'écouter tes prières? Tu m'étonnes! Tu vois monsieur le maire écouter un mot de ce que lui racontent des noirs? ...

 

- Moi, j'vais te dire c'que je crois, Celie. Dieu, c'est dedans toi et tous les autres. Tu viens au monde avec Dieu à l'intérieur. Mais y a que ceux qui cherche Ca là qui le trouvent. Des fois, Ca se manifeste même pas si tu le cherches pas, ou si tu cherches sans savoir quoi. C'est les malheurs qui le font sortir pour presque tout le monde je pense. Le chagrin, la misère, enfin quand on est dans la merde quoi.

 

- Tu l'appelles Ca?

 

- Ben, c'est ni un homme, ni une femme.

 

- Alors à quoi Ca ressemble?

 

- A rien. C'est pas une série d'images, tu comprends? C'est pas quelque chose que tu peux regarder séparément du reste et même de toi. Moi je crois que Dieu c'est tout. Tout ça qui est, qui a qui a été et qui sera. Et si t'arrives à sentir ça et que ça te rend heureuse, alors c'est que tu l'as trouvé.

 

Shug, elle est vraiment merveilleuse, moi j'vous l'dis. On dirait une rose géante, là, épanouie dans son fauteuil. Elle a jeté un regard vers la cour, le sourcil froncé, et puis elle a continué.

 

- Tu sais comment j'me suis éloignée de ce vieil homme blanc, de ce bon Dieu-là? Ben d'abord ça a été les arbres, l'air qu'on respire, et puis les oiseaux. Et les autres gens, aussi. Et un jour que j'étais assise tranquille, à me sentir comme une pauvre gosse abandonnée, que j'étais vraiment, là ça m'est venu d'un coup, une impression de faire partie de tout ça, de pas être à part, en dehors, tu comprends? Par exemple l'idée que si je coupe un arbre c'est mon bras qui va saigner. Alors, j'ai ri, j'ai pleuré, j'ai couru partout dans la maison. Je venais de découvrir vraiment ce que Ca était. Un peu comme tu vois quoi, elle a dit en souriant et en caressant le haut de ma cuisse.

 

- Shug! j'ai fait.

- T'inquiète pas. Dieu il aime toutes ces choses-là. Et celle-là c'est quand même une des meilleures qu'il nous a données. Et quand tu sais que ça lui plaît, à ton Dieu, ça te fait encore plus plaisir à toi. Tu peux te laisser aller. T'es défendue et tu fais ce que tu aimes, à la gloire de Dieu en plus.

 

- Et Dieu pense pas que c'est dégoûtant?

 

- T'es idiote. C'est lui qui a eu l'idée au départ. Ecoute, ton bon Dieu il aime tout ce que tu aimes, et même des choses que toi t'aimes pas forcément. Mais par-dessus tout, ce qui lui plaît c'est ton admiration.

 

- Tu veux dire que c'est un prétentieux?

 

 

- Mais non. C'est pas de la prétention. Il aime partager avec nous toutes les belles choses, que c'est lui qui les a faites en plus! Ca doit le faire râler si tu remarques pas un beau carré de violet dans un champ par exemple. C'est une couleur pas ordinaire, tu vois?


- Et qu'est-ce qu'il fait quand il est vexé comme ça?

 

 

- Ben, il doit créer autre chose pour passer sa rogne. Les gens croient qu'il pense qu'au plaisir qu'on lui donne. Mais faut pas être bien malin pour voir qu'il cherche toujours à nous le rendre.

 

- C'est vrai?

 

- Ouais. Il prépare des petites surprise et il nous les sort quand on s'y attend le moins, a fait Shug très sûre d'elle.

 

- Tu crois qu'il veut qu'on l'aime, comme c'est écrit dans la Bible?

 

- Oui, Célie. Tout le monde veut être aimé. Nous autres on danse, on chante, on raconte des histoires, on offre des fleurs, tout ça pour que les autres nous aiment. Et toute la nature c'est pareil.

 

 

Extrait de "Cher bon Dieu" de Alice Walker (le livre qui a inspiré le film Couleur Pourpre de Steven Spielberg)

 

 

 J'ai beaucoup aimé relire ce livre, plein de charme malgré le tragique du sujet... Et y trouver de telles paroles m'a comblée et m'a donné envie de le partager. Par contre, passer plus d'une heure pour le mettre en forme sur le blog (et même pas y arriver en plus) avec tout ce que j'ai à faire,  il faut vraiment que je vous aime! Tendresses, Pascale


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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 17:22

La condition au sein de laquelle il vous faut désormais vivre n'est pas plus lourdement grevée de conventions, de préjugés et d'erreurs que toutes les autres, et s'il en est certaines qui font montre d'une plus grande liberté, il n'en est aucune qui offre par elle-même de l'ampleur et de l'espace ni qui soit en relation étroite avec les grandes choses dont est faite la vraie vie. Seul l'individu solitaire est, comme une chose, soumis aux lois profondes, et lorsqu'il sort dans l'aube qui point ou regarde le crépuscule, événement plénier, lorsqu'il sent ce qui se produit alors, il se dépouille de toute sa condition qui le quitte comme un cadavre bien qu'il soit plongé au coeur de la vie pure. Maria Rainer Rilke


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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 21:03
Pour ceux qui aiment Rilke:

Ce qui est nécessaire, c'est seulement ceci: la solitude, la grande solitude intérieure. Pénétrer en soi-même et ne voir personne durant des heures, voilà ce à quoi il faut être capable de parvenir. Etre seul comme on était seul, enfant, lorsque les adultes allaient et venaient, pris dans des affaires qui semblaient importantes et considérables puisque les grandes personnes avaient l'air très occupées et parce qu'on ne comprenait rien à leurs faits et gestes.

Lorsqu'on s'aperçoit un beau jour que leurs occupations sont piètres, leur métier figé et qu'ils n'ont plus de lien avec la vie, pourquoi ne pas continuer, tel un enfant, à porter là-dessus le même regard que sur ce qui est étranger, d'observer tout cela à partir de la profondeur de notre propre monde, à partir de toute l'ampleur de notre solitude personnelle qui est elle-même travail, situation et métier? Pourquoi ne pas échanger la non-compréhension intelligente d'un enfant contre le rejet et le mépris, puisque aussi bien ne pas comprendre, c'est être seul, tandis que rejeter et mépriser c'est participer à ce dont on veut se séparer par ce biais-là.

Pensez, cher Monsieur, au monde que vous portez en vous et donnez à cette réflexion le nom que vous voudrez; qu'il s'agisse du souvenir de votre propre enfance ou d'une aspiration à votre propre avenir, soyez seulement attentif à ce qui s'éveille en vous et accordez-y une valeur supérieure à tout ce que vous observez autour de vous. Un événement au coeur de votre plus profonde intériorité est digne de tout votre amour, comme il doit mobiliser en quelque manière votre travail, sans prendre trop de temps ni trop d'énergie à expliquer votre attitude à l'égard des autres. Qui vous dit d'ailleurs que vous en ayez une qui fût arrêtée.
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 20:45
Réjouissez-vous de votre croissance où vous ne pouvez bien sûr vous faire accompagner par personne; soyez gentils à l'égard de ceux qui restent en arrière, soyez calme et sûr de vous face à eux, ne les tourmentez pas de vos doutes ni ne les effrayez de votre assurance ou de votre joie qu'ils ne pourraient saisir. Cherchez à nouer avec eux quelques liens simples et fidèles qui n'auront pas à se modifier nécessairement lorsque vous-même vous transformerez toujours davantage; aimez en eux la vie sous une forme étrangère et faites montre d'indulgence à l'endroit des personnes qui vieillissent et qui redoutent cette solitude qui vous est familière.



Evitez de nourrir ce drame toujours ouvert entre parents et enfants: il gaspille tant de force chez les enfants et consume l'amour des parents qui agit et réchauffe même lorsqu'il ne comprend pas. N'exigez aucun conseil d'eux et ne comptez pas sur la moindre compréhension, mais croyez à leur amour qui vous sera conservé comme un héritage, et soyez persuadé qu'il y a, dans cet amour, une force et une bénédiction que vous n'aurez pas à abandonner pour aller fort loin!


Lettres à un Jeune Poète
Rilke











Comme vous l'aurez compris, je suis fascinée par les patissons de mon jardin! La perfection de leurs courbes, leurs couleurs, des mandalas vivants!!!

Et je viens de terminer la lecture de Lettres à un jeune poète de Rilke qui m'a nourrit plus que je ne saurai le dire. Le deuxième paragraphe me parle plus particulièrement en ce moment de perte d'illusions, de grand chagrin, quant à la relation à ma mère, depuis toujours difficile... Bel automne! Pascale
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 21:18

Je suis tombée par hasard, lors d'un concert de Môrice Benin dans les Bauges, sur une phrase qu'il a mis en exergue au début d'un chapitre de son livre:

Je suis dans la gratitude d'avoir été invitée sur cette
terre. Au fond, c'est ma religion.
Christiane Singer

Cette phrase me parle et me porte depuis que je l'ai entendue dans mon coeur, hier soir. J'avais envie de la partager avec vous. Tendresse. Pascale

(Môrice Benin, nous a chanté, conté, les textes de René Guy Cadou, poète français que je ne connaissais pas. J'ai adoré. Si vous avez l'occasion, ne le râtez pas!)

Brumes du matin sur gelée blanche...
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 18:55


exhalant comme un chant
le baiser de l'oubli
les tresses de la nuit
s'enroulent au firmament

nuages s'entrecroisant
d'hier et de demain
à la plus haute chute
du voile de la mariée

écoute l'eau qui coule
par la bouche du temps
chaque jour qui s'écoule
est le fruit de l'instant

lorsqu'en l'absence de voie
même le silence s'efface
il n'est plus d'autre offrande
que mourir à soi-même.

Yves Moatty



























Vacances: je pars demain vers John Welwood à Karma Ling, je continue vers l'Ardèche pour le stage de Focusing, quelques jours au bord du petit lac des chênes dans la Drôme provençale, puis de retour dans mes chères Bauges du 10 au 17 juillet avec un concert de musique classique organisé chez nous.

Je vous laisse avec cette belle prose en vous souhaitant un merveilleux été, plein de découvertes, de rencontres, de partage, de silence, de beauté... Tendresse. Pascale
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