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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 18:53

Un jour, tu as finis par savoir

ce que tu avais à faire, et tu t'y es mise,

alors que les voix autour de toi

hurlaient leurs funestes conseils

alors que la maison entière

s'était mise à trembler

et que tu sentais les vieux fers

à tes chevilles.

"Répare ma vie"!"

criait chaque voix.

Mais tu ne t'es pas arrêtée.

Tu savais ce que tu avais à faire,

alors que le vent,

de ses doigts raides,

fouillait les fondations mêmes

alors que leur mélancolie 

était atroce.

Il était déjà assez tard,

la nuit tempêtait,

et la route était jonchée de branches

tombées et de pierres.

Mais petit à petit,

Comme tu laissais les voix derrière toi,

les étoiles se sont mises à briller

à travers le manteau de nuages,

et une voix nouvelle,

que tu as lentement reconnue

comme étant la tienne,

t'as tenu compagnie

tandis qu'à grands pas

tu pénétrais de plus en plus profondément

le monde,

déterminée à faire

la seule chose que tu pouvais faire

déterminée à sauver

la seule vie que tu pouvais sauver.

Mary-Oliver, "Le voyage"


Lavatère

 

Aujourd'hui, ce poème m'a percutée, il m'a remise à ma place,

ma juste place... Pascale



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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 21:14

 

Un rien décide de tout dit C. Bobin,

Un rien tient tout...

Le poids d'une plume...

Regardez cette vidéo, vous m'en direz des nouvelles...


http://www.montecristo-editions.com/site/pages/presentation/detail_actu.php?id_art=2068


 

7472732116_bdc45ce984.jpg 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 14:09

C'est une chose étrange à la fin que le monde
Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit
Ces moments de bonheur ces midis d'incendie
La nuit immense et noire aux déchirures blondes
 
Rien n'est si précieux peut-être qu'on le croit
D'autres viennent Ils ont le cœur que j'ai moi-même
Ils savent toucher l'herbe et dire je vous aime
Et rêver dans le soir où s'éteignent les voix
 
C'est une chose au fond que je ne puis comprendre
Cette peur de mourir que les gens ont chez eux
Comme si ce n'était pas assez merveilleux
Que le ciel un moment nous ait paru si tendre...
 
Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle
Qu'à qui voudra m'entendre à qui je parle ici
N'ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

 

Poème d'Aragon

 

 

Lac-des-ch-nes-papillon-151.jpg

Trouvé à la suite d'un interview de D'ormesson qui en a donné le titre à son dernier livre.

Et j'ai été très touchée par ces mots... Je vous les donne en partage.

 

Je vous souhaite une très belle rentrée à tous,

moi je retourne à l'école pour un an, pour me diplômer en tant qu'aide-soignante...

Mon été s'est déployé sous le signe de l'amour...

et je vous en souhaite tout autant,sinon plus...

Tendresse à tous et à toutes de Pascale

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 18:16
Pour les amoureux des arbres,

voici le petit cadeau qu'un ami m'a envoyé. Une petite merveille de film d'animation!


http://www.lesporteursdelanterne.com/fr/2010/01/18/lhomme-qui-plantait-des-arbres-de-jean-giono



Bauges-neige-070.jpg
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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 17:56

Pour les amoureux des arbres, en particulier, Eric, Thierry, Dimitri, Sylvie, Michel, Lilou...



Il y a des arbres si beaux qu’on aimerait les appeler des dieux. Les rochers, les herbes, les insectes, les hommes peuvent vous émouvoir, vous intéresser. Mais ils ne sont pas comme les arbres. C’est peut-être qu’en eux seuls la vie est continuellement apparente dans sa force verticale, élevée au-dessus de la surface de la terre. Vie immobile mais cependant orientée, chargée de sens comme un mouvement qui va commencer.

Je les regarde. Je m’approche d’eux lentement, avec précaution, parce que je sens la puissance de leur vie, de leur silence, de leur paix. Je ne veux pas les déranger. Il me semble que lorsque j’avance vers eux, que j’entre dans leur ombre, je suis invité en quelque sorte, comme si je répondais à leur voix, comme si c’étaient eux qui m’attendaient.



Leur pensée n’est pas la mienne, pas celle des hommes. Elle est ce qui émane de leur vie, lentement par la croissance des feuilles, par l’épaisseur de l’écorce, par l’avancée souterraine des racines. Je perçois un autre temps, un autre espace.

Je m’approche doucement, sans faire de bruit. L’ombre de la feuillée me recouvre, me protège. Je ne cherche plus à voir, à comprendre. Mais seulement je respire, je suis haut, étendu, le corps dans le ciel de lumière et les pieds enfouis dans la terre profonde.


Ils ne parlent pas. Chacun règne au centre de sa vie, plein de force et de beauté, pareil à un dieu immobile. Leur pensée vient en moi, avec l’ombre fraîche : c’est la longueur du temps vivant, du temps magique.

Mon cœur bat plus lentement, toute ma peau respire, même mes cheveux et mes ongles respirent. Peut-être que je pourrais apprendre à être debout, moi aussi, sans dormir, au centre d’un regard circulaire qui voit la vie comme elle est. Je pourrais apprendre les choses réelles, du climat, de l’air, de la lumière, les choses de la terre fertile, de la circulation de l’eau et du carbone, des passages des nuages. Je les apprendrais sans peine en entrant dans l’aura des arbres, en quittant les espaces nus où il y a trop de soleil et trop de vent, en arrivant dans l’espèce de crépuscule qui ne cesse jamais, sous leur ciel de feuilles.


La fraîcheur verte des feuilles mouillées, à la face supérieure presque jaune, et l’air autour d’elle tremble comme de l’eau, les collines apparaissent comme le fond de la mer.

Nous n’avions pas vu l’air, mais maintenant, il est là, il nous entoure. Les oiseaux décollent lourdement, et montent, à la recherche du vent glacé.

 

Oui, ils sont beaux, et je m’approche d’eux avec respect et vénération, comme de la maison d’un saint.


J.M.G. Le Clezio - L'inconnu sur la terre

 















C'est beau n'est-ce pas?

Ah, au fait, j'allais oublier de vous dire que j'ai passé le week-end avec Cathy, ma soeur, à planter des arbres fruitiers dans Les Bauges: 17 exactement, des cerisiers, des pruniers, un pêcher, des poiriers et des pommiers, tous adaptés à l'altitude. Travailler pour la vie, ça donne toujours beaucoup de joie!!! (malgré les courbatures... aie aie aie..) Pascale 

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 23:10
alors Almira parla, disant, nous voudrions maintenant vous questionner sur la mort.
Et il dit:

Vous voudriez connaître le secret de la mort.
Mais comment le trouverez-vous sinon en le cherchant dans le coeur de la vie?
La chouette dont les yeux faits pour la nuit sont aveugles au jour ne peut dévoiler
le mystère de la lumière.
Si vous voulez vraiment contempler l'esprit de la mort, ouvrez amplement votre coeur
 au corps de la vie.
Car la vie et la mort sont un, de même que le fleuve et l'océan sont un.

Dans la profondeur de vos espoirs et de vos désirs repose votre silencieuse
connaissance de l'au-delà;
Et tels des grains rêvant sous la neige, votre coeur rêve au printemps.
Fiez-vous aux rêves, car en eux est cachée la porte de l'éternité.
Votre peur de la mort n'est que le frisson du berger lorsqu'il se tient devant
le roi dont la main va se poser sur lui pour l'honorer.
Le berger ne se réjouit-il pas sous son tremblement, de ce qu'il portera l'insigne du roi?
Pourtant n'est-il pas plus conscient de son tremblement?

Car qu'est-ce que mourir sinon se tenir nu dans le vent et se fondre au soleil?
Et qu'est-ce que cesser de respirer, sinon libérer le soufle de ses marées inquiètes,
pour qu'il puisse s'élever et se dilater et rechercher Dieu sans entraves?

C'est seulement lorsque vous boirez à la rivière du silence que vous chanterez vraiment.
Et quand vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez enfin à monter.
Et lorsque la terre réclamera vos membres, alors vous danserez vraiment.

Le prophète - Khalil Gibran


Pour Sylvie et Cécile
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 22:03

divers-019.jpgJ'étais fragile comme du papier
J'étais facile à déchirer
Le moindre petit vent contraire
M'envoyait de suite en enfer
J'étais fragile comme du cristal
Des jours très bien et des jours très mal
A la merci de l'air du temps
Un mot me griffait jusqu'au sang

J'étais l'argile du potier
Je me laissais toujours modeler
Un jour j'ai voulu être moi
Plutôt qu'une autre sous tes doigts
J'ai voulu savoir qui j'étais
Etais-je l'algue ou la forêt
Etais-je la soie ou la laine
Le granit ou la porcelaine

Aujourd'hui je vais vers moi-même
Même s'il en coûte à ceux qui m'aiment
Trop habitués à me voir
Docilement suivre leur couloir
Aujourd'hui je me suis de près
Je ne me quitte plus jamais
Je ne m'éloigne plus de moi
J'allais de guingois, je vais droit
divers-011-copie-1.jpg
Je suis subtile, je rebondis
Je suis heureuse et puis je ris
Il n'y a plus de vent contraire
Je nage au milieu de la mer
Je suis légère comme une plume
Je sors enfin de la brume
Je suis bien dans ma propre peau
Je navigue au fil de mon eau.

Julos Beaucarne

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 22:14

Poème de Tagor, envoyé d'Algérie par enfant d'azur 
pour qui c'est son poème préféré. Merci à lui.

Toujours, tu te tiens solitaire par delà les ondes de mes chants.
Les vagues de mes harmonies baignent tes pieds,
mais je ne sais comment les atteindre.
Et ce que je joue pour toi est une musique trop lointaine.
C'est la douleur de la séparation qui s'est faite mélodie : elle chante par ma flûte.
Et j'attends l'heure où ta barque traversera l'eau jusqu'à mon rivage,
et où tu prendras ma flûte dans tes mains.
Écoute, mon coeur ; dans cette flûte chante
la musique du parfum des fleurs sauvages,
des feuilles étincelantes et de l'eau qui brille;
La musique d'ombres sonores, d'un bruit d'ailes et d'abeilles.
La flûte a ravi son sourire des lèvres
de mon ami et le répand sur sa vie.
Cet amour entre nous n'est point un simple badinage, mon aimé.
Encore et encore les nuits rugissantes
des tempêtes se sont abattues sur moi, éteignant ma lumière ;
des doutes noirs se sont amassés, effaçant toutes les étoiles de mon ciel.
Encore et encore les digues ont été rompues, 
laissant les flots balayer mes moissons,
et les plaintes et le désespoir ont déchiré mon ciel de part en part.
Et j'ai appris que dans votre amour,
il y a des coups douloureux, mais jamais
l'apathie glacée de la mort.

Qu'est-ce que j'aimerai que vous puissiez lire ce poème en écoutant du Saranghi, mais je ne sais pas insérer une musique sur le blog! Dommage!

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 22:38
Petits mots dansants de Lilou divers-025.jpg

Vivre, juste être là
Epouser la vie
la sentir couler
comme une poignée de sable
qui glisse entre les doigts
 
et pour la Saint-Valentin
 
Quand je suis amoureux
de la vie
La Saint Valentin
se fête
chaque matin

Merci Lilou pour tes merveilles qui font chanter notre coeur...
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 13:31
Mars,
mois capricieux,
où les derniers flocons d'hiver
font le baisemain aux primevères
 
* * *
 
Nous, peuples d'occident,
Détenant l'arme du savoir,
Sommes un symbole pédant
De réussite et de pouvoir.
 
Nous ne saurions garder pour nous
Les fruits d'un progrès si parfait
Et souhaitons répandre chez vous
La semence de nos bienfaits.
 
Vous, pauvres peuples ignorants
Qui vivez dans l'obscurité,
Ne craignez rien de l'assaillant
Qui vient enfin vous libérer.
 
Le plus précieux de nos emblèmes,
Notre chère démocratie,
Vient vous délivrer de vous même
Comme jadis Jésus-Christ.
 
Et si comme jadis, enfin,
Vous persistez à résister,
Sachez que pour votre bien
La force sera employée.
 
En retour de nos efforts,
En prix d'une vie éclairée,
Nous n'exigeons aucun trésor,
Si ce n'est de nouveaux marchés.
 
(ou dans le cas de l'Irak : sauf ce qui est sous vos pieds.)
 
Emilie
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