Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Profil

  • SOURIRE
  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...

Texte Libre

Rechercher

Archives

25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 13:08
REIKI DÔ
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE L'ENSEIGNEMENT SPIRITUEL DU REIKI
 
Notre thérapie du Reiki est quelque chose d’absolument original et ne peut être comparé à aucune autre voie au monde. C’est pourquoi je souhaiterais rendre cette méthode accessible au public pour le bien-être de l’humanité. Avant toute chose, notre méthode du Reiki est une thérapie qui est construite sur le pouvoir spirituel de l’Univers. À travers celui-ci, l’être humain recouvrera en premier la santé et ensuite la paix de l’esprit, et la joie de vivre augmenteront. Aujourd’hui, nous avons besoin d’amélioration et de restructuration dans nos vies, afin que nous puissions libérer nos compagnons humains de la maladie et de la souffrance émotionnelle...
Mikao Usui Sensei, fondateur de la méthode du Reiki
 
Le Reiki n’a pas besoin d’explication. Juste les initiations suffisent. Si Usui avait essayé d’expliquer son expérience spirituelle ou sa vison du monde avec des mots, peu de personnes auraient réellement comprises...
Don Alexander

Reiki : science de l’intériorité - voie de transformation
Bien que le Reiki soit une expérience indéfinissable et au-delà des mots, on le présente cependant comme une voie d’éveil, un chemin de transformation de l’être, de guérison globale et d’épanouissement spirituel. Le Reiki n’est pas une “technique” dans le sens où on l’entend habituellement : c’est un art véritable, une discipline spirituelle de guérison et, en fin de compte, un mode de vie. Le Reiki désigne l'Énergie Universelle de Vie, l'énergie dans son aspect primordial et absolu. C'est la force originelle, présente en tout être et en toute chose. C'est l'énergie invisible qui anime le visible et se rattache, selon la terminologie chinoise, au ciel antérieur, avant même la manifestation de l'énergie yin-yang et de sa subdivision en cinq éléments. Le Reiki représente à la fois ce Souffle de Vie primordial et, dans son aspect relatif, le moyen de le canaliser par l'imposition des mains afin de favoriser l’épanouissement du corps, du coeur et de l’esprit.
 
Le don de pratiquer le Reiki se transmet par le biais d’une initiation (reiju). L'initiation est une cérémonie sacrée remplie de bénédictions durant laquelle un canal est ouvert pour la guérison. Il s’agit d’une mise en résonance, car l'esprit est associé à l'absolu, l'infini. C'est donc un “art de guérison” qui touche le développement de la conscience, plutôt qu'une simple “méthode” de soin ordinaire. Après avoir reçu plusieurs reiju, la personne devient un canal de l’énergie pour le restant de sa vie. Elle peut désormais pratiquer le Reiki sur elle-même puis sur les autres. Dès lors, le Reiki devient un réel moyen de prendre sa santé en charge et de développer sa capacité à aider autrui. La pratique du Reiki ne nécessite aucune compétence ni qualification préalable, et ne repose sur aucune connaissance intellectuelle particulière. Il n’est nul besoin d’effort, ni de concentration, ni de support d'aucune sorte. En effet, durant l'initiation, chacun est directement et pleinement accordé à cette source de vie universelle. Le Reiki n’est pas une science “médicale” dans le sens conventionnel du terme. Il n’est donc pas régi par les mêmes lois que la médecine dite classique. Le Reiki est une pratique de soin spirituel, une “thérapie sacrée”, liée à la transformation et à la guérison du corps, de l’âme et de l’esprit. Cette approche est à la portée de toute personne, quelles que soient sa race, sa culture et son appartenance ou non à une tradition spirituelle. La pratique du Reiki utilise l’énergie de l’éveil pour purifier les négativités, les désordres, les souffrances et les maladies solidement enracinées en chacun. Pratiquer le Reiki relève du non-agir, dans le sens où l'ego et la volonté ne s’interposent pas. Il s’agit de devenir un clair et pur canal au service de l’Énergie de Vie. Enfin, le Reiki n'est pas un organisme sectaire.

 
Reiki : chemin de complétude - éveil spirituel
 
Après des années d’un entraînement difficile, j’ai trouvé un secret spirituel, le Reiki : c’est une méthode de libération du corps et de l’esprit...
Mikao Usui
 
La fonction réelle du Reiki est de nous mettre en relation avec la dimension de totalité qui siège en chacun. Cette perfection originelle est en fait notre véritable nature. Cela constitue le message d’espoir du Reiki : la guérison est déjà en nous, à l’état potentiel. Le Reiki est donc une pratique qui rend hommage à notre nature de santé intrinsèque. La plus grande force de guérison est d’invoquer, pour la personne souffrant de maux physiques ou mentaux, cette nature essentielle et ce potentiel infini de transformation et d’y demeurer relié au plus profond de son être. La plus haute bénédiction que nous pouvons offrir à autrui n’est pas tant d’apposer nos mains de lumière que de faire rayonner de notre être tout entier cette énergie de paix, de joie, de force et de bonté sans limites. Celle-ci n’est autre que la nature originelle, lumineuse et fondamentale de l’esprit que le Reiki nous permet d’exprimer totalement et inconditionnellement. La perspective du Reiki est d’aider tous les êtres à devenir plus responsables d’eux-mêmes, plus autonomes dans leur processus de guérison et dans leur vie entière. Il s’agit de les aider à trouver en eux-mêmes un espace de tranquillité et de paix afin de mieux gérer les situations de tensions et de stress de la vie quotidienne. C’est, en fin de compte, épanouir et libérer la conscience de chacun. Il s’agit également d’apprendre à se voir tel que l’on est et d’entrer profondément en amitié avec soi-même. C’est voir les aspects douloureux de soi, les accueillir véritablement, s’en occuper dignement et les accepter. C’est pourquoi l’approche du Reiki est non-violente : c’est adopter une attitude ouverte, généreuse, remplie d’amour-compassion véritable face à ses douleurs. Ici, il n’y a pas l’idée de s’opposer, de résister, voire de “combattre” sa maladie ou ses souffrances, mais de se mettre simplement dans une “relation d’amour-compassion” et de respect envers soi-même. Ainsi, si chacun prend vraiment conscience de la dimension de totalité et de plénitude qui siège en lui-même, non seulement un changement s’offre alors à lui, mais il peut par la même occasion participer à une guérison plus grande de sa vie, de sa société, de son monde et de celui de tous les êtres.
 
Reiki : thérapie holistique d'harmonisation énergétique permettant de soigner le corps, d’équilibrer les énergies, d’apaiser les émotions conflictuelles et de favoriser la croissance spirituelle.
 
Le Reiki est en lui-même une façon naturelle de soigner. C'est guérir dans le sens de restaurer l'équilibre de l'être entier, à la fois sur le plan physique, émotionnel, affectif, mental et spirituel. Il intervient à la racine du mal, soulage les symptômes et s’adapte de lui-même aux besoins spécifiques de la personne traitée. Il harmonise les courants d'énergie dans le corps, dissout les blocages et rétablit un meilleur fonctionnement de tous les organes. Il permet l'élimination des toxines, draine l'organisme, revitalise le corps et l'esprit. Il reikilibre aussi les glandes endocrines, les plexus nerveux ainsi que les différents chakras, centres d'énergie subtile, d’information et de conscience. Il rétablit également le fonctionnement des cinq éléments qui gouvernent la vie. Le Reiki est une puissante méthode de relaxation qui apporte détente, bien-être et joie de vivre. Son initiation accompagne et accélère tout processus de développement spirituel. En outre, sa pratique permet de prévenir les maladies courantes ou d’accélérer un processus de guérison en cours, en stimulant les capacités de défense de l'organisme et en renforçant le système immunitaire. Elle peut être aisément intégrée à d'autres formes de thérapies par les professions médicales, paramédicales ainsi que le personnel soignant (médecins, infirmières, kinésithérapeutes, ostéopathes, psychothérapeutes, esthéticiennes, pompiers, etc.). Cependant, le Reiki ne doit pas être assimilé au magnétisme. En effet, un praticien ne donne jamais sa propre énergie ni n’absorbe les maladies ou blocages des autres en retour. Bien au contraire, l'énergie passe à travers lui et le revitalise en même temps qu’il la transmet. Nous n’avons de plus aucune idée des nombreux bienfaits qui seront apportés à la personne traitée. Nous nous ouvrons simplement à la puissance de compassion et de bénédiction de l’Énergie, et nous demandons à la personne qui reçoit le soin de faire de même. En pratiquant le Reiki, nous permettons au patient d’entrer en résonance avec sa source de guérison authentique et ultime.

Reiki : libération du corps et de l’esprit, épanouissement et développement spirituel.
 
Avec le Reiki, je me trouve face à une beauté qui dépasse ma compréhension...
Don Alexander
 
La pratique du Reiki permet de parvenir au but suprême de la vie que l’on appelle en japonais anshin ritsumei - l’état de l’esprit totalement en paix, connaissant le dessein de sa vie, libre de tout souci. Anshin signifie “se sentir en sécurité, et complètement en paix dans son coeur”, et ritsumei se traduit par le fait de “connaître la mission à accomplir dans son existence, se sentir en confiance et en état d'abandon en le Divin”. Dans l’enseignement originel du Reiki Usui, la guérison physique, psychologique ou émotionnelle n’était pas le point principal, mais juste un passage permettant l’obtention de l’éveil spirituel, le satori oula grande paix du coeur(dai an shin). Les initiations (reiju), les pratiques de méditations et de soins du Reiki permettent ainsi ultiment de parvenir à ce que la tradition Japonaise appelle l'ouverture des yeux spirituels (kaigan).
 
Par la pratique du Reiki, j’apprends à lâcher prise de mon mental et de mon esprit rationnel. Le besoin de savoir et de comprendre se transforme en confiance envers l’inexplicable. Le désir de sécurité devient libération et joie de vivre.
Jane Cherrington
 
INTÉRESSANT : En décembre 2001, le dictionnaire Anglais Collins a ajouté plusieurs termes japonais, dont le mot "Reiki". Il explique notamment que le Reiki est une méthode de soin qui donne de l'énergie au patient pour qu'il recouvre la vitalité et le guide sur le chemin de la guérison.
 
Partager cet article
Repost0
25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 13:06
USUI TEATE - USUIDÔ
Méthode pour atteindre la perfection personnelle 
et spirituelle
Unité de soi par l'harmonie et l'équilibre 
Présentation générale de l’enseignement spirituel de Sensei Usui
 
Quelques doutes semblent exister aujourd’hui sur la date exacte à laquelle la méthode de soin fut appelée “Reiki”. La pratique originelle portait le nom d'Usui Teate, ou encore Usui Dô. Usui désigne le nom du fondateur, Mikao Usui ; te signifie la main (comme dans l’art martial “kara-te”), et ate veut dire le toucher. L’expression japonaise teate désigne aussi la “guérison manuelle, par le toucher”, ou “soin médical”. Usui Teate est donc la “méthode de guérison manuelle d’Usui”. Dans cet enseignement, l'accent est mis davantage sur le fait de se diriger vers l’illumination ou la grande paix du coeur. Usui Dô signifie, quant à lui, la “Voie sacrée d’Usui”. L’expression Reiki n’apparaissait en fait que dans les préceptes ainsi que sur la stèle funéraire d’Usui et n'était utilisé, semble-t-il, que par quelques uns de ses étudiants. La pratique du Reiki est donc une voie permettant de mener quiconque jusqu’à l’éveil spirituel et à la vérité ultime.
 
La danse des mudrâ
À l’origine, seulement cinq positions, principalement sur la tête, étaient pratiquées et enseignées par Usui. Le traitement de zones spécifiques venait après ces cinq positions. Là encore, ce n’est pas tant ce que l’on fait avec ses mains qui est important, mais l’état d’esprit et la motivation dans laquelle on se trouve en pratiquant (l’intention juste), où la pratique de la méditation tient une place très importante. Souvenons-nous que Mikao Usui était bouddhiste et que, selon cette tradition, la pratique de “l’assise silencieuse immobile, qui unit le calme mental et la vision profonde” (zazen shikan taza), tient une place primordiale. Il en est de même dans le Reiki.
Tenez-vous en méditation près de la personne assise (ou allongée) à vos cotés. Souvenez-vous que guérir est une pratique spirituelle et méditative. Soyez donc continuellement conscients de ce que vous faites et ne permettez pas à vos pensées de vagabonder.
 
Dans l’enseignement spirituel du Reiki, il nous est demandé de considérer les positions de mains comme étant des gestes sacrés, véritables mudras, qui guérissent le corps et éveillent l’esprit. Ces positions reprennent, dit-on, celles de Binzuru Sonja (Pindola Bhâradvâja), l’un des Bodhisattvas dont Usui utilisa les gestes (mûdra - in) comme positions de mains pour les traitements du Reiki. Ô Binzuru-san fut l’un des disciples principaux du Bouddha (le douzième des seize Arhats), renommé pour ses pouvoirs, notamment celui de soigner et guérir les maladies. Il était très populaire au Japon et avait l'habitude d'être adoré par les classes inférieures.
 
Le chant des jumon - les mantras spirituels du Reiki
 
Le mot mantra est composé de “man”, dérivé du mot “manas”, la pensée, quelquefois conçue comme pensée sacré, et de “tra”, suffixe signifiant “remplir” et impliquant que le récitant a, pendant l’exercice, son mental uniquement rempli de la présence et de la force du mantra.
Michel Coquet (Budo Ésotérique, Édit. L’or du Temps)

Selon Chris Marsh, au sein de l’enseignement originel d’Usui, les symboles visuels (shirushi) étaient rarement transmis. Seule la vibration des mantras, similaire aux kototama (le pouvoir sacré et mystique des sons) de la tradition Shintô, accompagnait les pratiques du Reiki. Les jumon (terme originel qu’utilisait Mikao Usui) sont au Japon ce que les mantras sont en Inde. Plusieurs des élèves d’Usui encore vivants à ce jour (une douzaine environ), dont une vielle nonne bouddhiste qui fut l’une des premières élèves d’Usui avec un groupe de moines et de prêtres bouddhistes, n’ont reçu et appris que les mantras de guérison. La vénérable nonne japonaise n’a aucune connaissance de “symboles” en tant que supports utilisés dans le Reiki. Cependant, elle en reconnaît certains comme étant en relation avec le bouddhisme ésotérique japonais (mikkyo), dont elle est une fervente pratiquante depuis son plus jeune âge. Quelques personnes laïques cependant, tel Chujiro Hayashi, auraient reçu tardivement la transmission de symboles en plus des mantras, afin de les aider à mieux sentir l’énergie. Souvenons nous, par exemple, qu’Hayashi était médecin et militaire de carrière.
 
Selon la tradition du bouddhisme ésotérique japonais, concernant la pratique de mantras (jumon, shingon), on peut faire vibrer le son à voix haute (on appelle cela “l’écho de la montagne” - yamabiko), à voix basse (le “bourdonnement de la ruche d’abeilles”), ou de façon seulement audible par le pratiquant (la “récitation du lotus”), ou encore intérieurement, seule la langue récite doucement le mantra (la “récitation du prâna”), ou mentalement (la “récitation du samadhi ou du vajra”). Il y a enfin la récitation dite “lumineuse”, qui combine l’un des types ci-dessus avec le fait de visualiser de la lumière qui jaillit du mantra et s’écoule dans la bouche. Un des points importants est de lier les sons entre eux et de porter en même temps son attention entre ses deux oreilles et de prendre conscience de la vibration interne. En fin de compte, les jumon, les mantra ou les kotodama sont davantage répétés avec le corps et le coeur qu’avec le mental ou l’esprit conceptuel.
 
La pratique des mantras purifie le coeur et les énergies subtiles de l'être, ce qui développe la vision intérieure et l'intuition spirituelle.
Rev. Yukaï

Pureté de la transmission : Non agir, intention juste et conscience pure
 
Ce qui compte n’est pas la grandeur de l’acte ou la façon dont les choses vont apparaître, mais la motivation, bonne ou mauvaise, qui est derrière.
Sogyal Rinpoché
 
Les praticiens et les enseignants actuels devraient posséder au moins trois qualités essentielles : la motivation juste (l’intention pure), une source de transmission correcte (une lignée initiatique inaltérée conservant l’initiation originale d’Usui, le reiju), ainsi qu’une certaine expérience dans la pratique des soins du Reiki et celle de la méditation assise. Mais l’intention, aussi élevée soit-elle, peut ne pas être suffisante dans notre discipline. Il faut être aussi relié à une lignée authentique, exempte de déviations. Sur la base de celle-ci, l’expérience, ensuite, donnera toute sa valeur au praticien.
 
L’enseignement du Reiki - Usui Teate repose principalement sur cinq points essentiels :
- La transmission du reiju (l’initiation originelle pratiquée par sensei Usui) qui est offerte aussi souvent que possible aux étudiants, et qui représente une bénédiction pour l’esprit.
- L’application des cinq préceptes dans sa vie quotidienne :
Juste aujourd’hui,
Ne te mets pas en colère
Ne te fais pas de souci
Sois humble
Accomplis ton devoir avec honnêteté
Sois rempli de compassion pour toi-même et les autres
- L’auto guérison, c’est-à-dire la pratique de l’auto traitement, les soins portés à soi-même - les cinq mûdra (ou positions) de base.
- La pratique des jumon/mantra, ainsi que la façon juste de les “chanter”.
- L’application de méditations spécifiques, comme gasshô meiso, kenyoku ho, josshin kokyu ho, hatsureiho, makoto no kokyu, zazen shikan taza, etc., permettant de développer le canal d’énergie du Reiki, de purifier certains centres et de progresser spirituellement.
Notamment, la méditation hatsureiho représente l’essence et le coeur même du Reiki. D’autres méthodes spécifiques de méditation sont enseignées progressivement durant les formations aux seconds (okuden) et troisièmes (shinpiden) degrés.
Ce dont nous prenons conscience à travers l’enseignement originel du Usui Teate, c’est qu’il est une authentique pratique spirituelle et d’éveil, où prédomine l’esprit plus qu’une forme thérapeutique simple. Aucune transmission actuelle ne fut aussi proche de l’enseignement initial du fondateur du Reiki. Je remercie l’Univers, du fond de mon coeur, de m’y avoir patiemment conduit... et de pouvoir la partager à mon tour.
 
Le point clé du Reiki : l’intention et la motivation pure - donner un sens à sa pratique
 
L’aspect inférieur du Reiki est le soin et son aspect supérieur est la croissance spirituelle et le mouvement vers l’illumination.
Tom Jacobs
 
Vous devez vous inspirer pour suivre les enseignements spirituels - voir à quel point le Dharma est important, à quel point les pratiques spirituelles le sont pour vous et pour le bien d’autrui. Il est très important de penser à la pratique du Dharma pour le bien des autres. Si vous commencez vraiment à penser aux autres et à pratiquer pour eux, vous pourrez avoir plus de discipline et d’inspiration. Par conséquent, si vous ne vous sentez pas inspiré à pratiquer pour vous, pratiquez pour le bien des êtres, ou pour la paix du monde. Dédiez !
Sogyal Rinpoché
 
Quelque que soit la pratique, le plus important est la motivation. Selon le sens profond que lui donne la tradition tibétaine, la motivation est ce qui donne naissance à toute chose. Ainsi, puissè-je, à travers la pratique spirituelle du Reiki, purifier tout mon karma négatif, mes voiles émotionnels, m’éveiller véritablement et amener ainsi tous les êtres à la libération.

Concernant notre motivation, prenons à coeur les paroles si inspirantes de Sogyal Rinpoché concernant le but - la dédicace - à donner à notre pratique :
Souvenez vous du pouvoir et du
bénéfice de la dédicace, et priez avec une réelle ferveur “je dédie toutes les actions positives du passé, du présent et du futur pour qu’elles deviennent la cause de l’éveil de tous les êtres”. À un niveau plus immédiat, dédiez votre pratique pour la paix dans le monde, afin que chacun soit entièrement libéré de la maladie, et trouve un bien-être total et un bonheur durable. Cela est profondément relié à l’attitude interne que l’on doit développer dans notre pratique du Reiki.
 
Shisei : attitude juste - intention pure et conscience claire
 
Avant de commencer, pensez : “Je vais prier et méditer (...) afin de soulager les souffrances et les confusions de tous les êtres.” Le bouddhisme considère en effet que si l’on commence la méditation avec l’intention de pratiquer pour le bonheur et l’éveil d’un nombre infini d’êtres, son pouvoir est multiplié. L’effet de votre pratique sera donc grandement accru et, sans se limiter à vous-même, votre méditation bénéficiera également à de nombreuses personnes.
Tulku Thondup
 
Quel est le but du Reiki… Celui de guérir ? Bien, si c'est alors le cas, que signifie donc "guérir"?
En fait, ce n'est pas tant que "j'ai" cette intention de guérir, mais que je SUIS cette intention...
Don Alexander
 
Tout notre travail consiste à développer notre attitude intérieure et à trouver l’intention et la motivation justes. Celles-ci s’expriment notamment par le non-agir, l’impartialité ou l’équanimité attentives, l’absence d’attente, un état de transparence et de non-intervention, mais aussi de présence, d’attention vigilante et de pleine conscience. Le point essentiel est de ne pas désirer la guérison pour l’autre, mais de devenir et d’actualiser en son coeur cette intention. Quand l’intention est juste alors, naturellement, l’action devient pure. L’intention consiste à se mettre en résonance avec celle de l’énergie universelle du Reiki ! Don Alexander nous raconta qu’il reçut un appel téléphonique d’un ancien élève qui lui demanda sans détour : Don, pratiques-tu le Reiki, ou ES TU le Reiki ? Puis, cette personne raccrocha immédiatement, sans attendre de réponse. Cette interrogation accompagne désormais chacune de ses pratiques de Reiki. On pourrait définir aussi l’intention comme notre aptitude à demeurer, avec clarté et non distraction, dans l’instant présent. L’intention véritable doit ainsi s’élever de l’espace de l’attention. C’est pourquoi, en un sens, intention rime avec attention. En japonais, un des mots pour intention est nen, ce qui signifie littéralement “le coeur/esprit dans l’instant présent”.
 
L’intention est la conscience claire dans un moment présent de notre connexion au Tout, lorsque nous effectuons un soin Reiki par les mains ou à distance. Cette conscience claire va au-delà de nos perceptions habituelles et du monde ordinaire. C’est une connaissance qui opère en dehors du fonctionnement mental. Là où y a la conscience claire du moment présent (l’intention), on accède à la Complétude et l’énergie de guérison coule. Une personne dans l’état d’attention (pleine conscience dans le moment présent) peut accéder à la Complétude des sujets animés comme inanimés.
Tom Jacobs
 
Souvenons-nous que l’on ne pratique pas “pour” quelque chose de précis, mais simplement en vue du plus grand bonheur de la personne soignée, sans désir, ni attente, ni but, ni esprit de profit (mushotuku), dans un état de neutralité bienveillante. C’est pour cette raison que nous joignons les mains dans la posture (l’attitude) du gasshô avant et après un soin.
 
Enfin, sachez que toutes les méthodes enseignées au sein du Reiki sont le prolongement, l’expression ainsi que le rayonnement de l’esprit de la méditation et de l’attitude du gasshô. Tant que l’on n’aura pas maîtrisé gasshô ainsi que l’assise méditative silencieuse, on ne pourra pas être un expert dans l’application de ces méthodes, et notre pratique ne deviendra jamais un art véritable. On deviendra un véritable expert seulement quand on aura éliminé l’ego et dissout la notion du soi. Le mûdra du gasshô aide en grande partie à réaliser cela. Demeurer, même un court un instant, en méditation avant un soin permet non seulement de rétablir le calme et la clarté en soi, mais de dissoudre l’ignorance, les projections et les vues fausses, ainsi que les émotions conflictuelles de colère, d’aversion, de désir et d’attachement envers la personne soignée. Méditer et adopter le geste pur du gasshô amène un profond lâcher prise, une ouverture inouïe, une confiance totale ainsi qu’un espace merveilleux à notre pratique.

Esprit du geste
Gasshô nous ouvre ainsi à l’esprit du geste (zanshin), c’est à dire “l’esprit qui demeure, sans s’attacher, et reste vigilant, attentif à l’instant présent et à celui qui le suit... Juste attentif à ce qui se passe, ici et maintenant.” Il nous faut maintenir la conscience du geste, le fait d’être présent à ce que l’on fait, et retrouver le sens du sacré dans notre toucher.
Gasshô est une invitation à vider l’esprit (mu shin) afin que l’action soit juste, parfaite, adaptée et en accord avec la situation ainsi que la personne traitée. Gasshô nous amène à réaliser le non-soi, afin que le Soi véritable se manifeste.

Gasshô facilite l’instrospection, le recueillement ainsi que la contemplation intérieure. Don Alexander rajoutait qu’il aidait à lâcher la notion et la saisie du soi.
 
 
Asseyez-vous en silence chaque matin et chaque soir, avec vos mains jointes placées en position de gasshô. Suivez les grands principes, et soyez pur et tranquille. Méditez en votre coeur et faites les choses à partir de l’espace tranquille à l’intérieur de vous-même. N’importe qui peut accéder au Reiki parce qu’il commence à l’intérieur de soi.
Extrait tiré de l’inscription de la stèle commémorative d’Us
Partager cet article
Repost0
25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 13:05
Zazen Shikan Taza - Méditation pratiquée
et enseignée par Mikao Usui
 
"L'eau, si vous ne l'agitez pas, deviendra claire ; l'esprit, laissé inaltéré, trouvera sa propre paix naturelle"

Une fois que tout est réalisé comme Bouddha
La méditation et la vue n'existent plus séparément
Adopter ce chemin est la vue suprême

En méditant, nul ne peut trouver Bouddha
En l'absence de méditation, on ne le perd pas davantage
Demeurez dans la non-distraction de l'état naturel
 
Portez votre regard très loin, mais sur aucun objet en particulier. Entendez naturellement, mais n'écoutez rien en particulier. Acceptez tout ce que vous sentez, mais ne prêtez attention à aucune sensation. Laissez votre conscience s'absorber complètement dans l'océan illimité de la tranquillité.
Michio Kushi

Zazen signifie littéralement la “méditation - état de conscience sans mouvement, sans objet, sans référence” (zen) “assise” (za). Shikan signifie “rien que”, “seulement”, ta signifie “frapper” et za “être assis”. Le shikan-taza est donc une pratique où l’esprit se concentre intensément sur la posture assise, le seul fait de “juste s’asseoir”, avec intrépidité, tel un tigre prêt à bondir. Étymologiquement, le mot shi-kan provient du chinois chih (shamatha - le calme mental) et kuan
(vipashyana - et vision pénétrante, repos calme et vigilance.

La base même du shikan-taza est une foi inébranlable dans le fait que l'adoption de la posture du Bouddha, avec un esprit vidé de toute conceptualisation, de toute croyance et de toute opinion préconçue, entraîne la réalisation ou le déploiement de l'esprit bodhi (bodai-shin : sagesse intrinsèque ; conscience éveillée) dont tous les êtres sont dotés.
Yasutani Roshi

Doctes et bons amis, le calme et la sagesse sont les fondements de ma méthode. Avant tout, ne tombez pas dans l'erreur de croire que ce sont deux choses différentes. C'est une seule et même substance, et non deux. Le calme est la substance de la sagesse, et la sagesse est la fondation du calme. Chaque fois que fonctionne la sagesse, le calme est en elle. Chaque fois que le calme fonctionne, en lui est la sagesse.
Hui-Neng, Sixième Patriarche Zen
 
Zazen, c'est simplement être présent pendant zazen lui-même ; c'est shikantaza. Ce n'est pas quelque chose que vous pourrez acquérir après avoir fait zazen. Il ne s'agit pas de conceptualiser le processus lui-même, mais de se concentrer sur le processus lui-même... Et le processus, c'est vous.
Dainin Katagiri
 
 
Les sept aspects de la posture méditative de Vairocana (ou posture des sept Vajra)

1 - jambes croisées (lotus ou demi-lotus)
2 - mains en posture de méditation (dyana-mûdra) ou reposant sur les genoux
3 - dos droit et épaules tirées en arrière
4 - menton légèrement rentré
5 - lèvres légèrement entrouverte, ainsi que les dents
6 - pointe de la langue touchant le palais supérieur, à la racine des dents
7 - regard vers le bas, suivant l’arrête du nez
 
"Il y a sept points particuliers au niveau physique concernant la position assise. La première chose importante est d'avoir la colonne vertébrale droite. Pour éviter des tensions dans la nuque, il suffit de la courber légèrement en avant. Les yeux sont dirigés vers le bas, ce qui relâche le front. Le bout de la langue touche la racine des dents supérieures, afin de décrisper la mâchoire. Puis, pour relâcher les épaules, les mains sont posées sur les cuisses, la droite sur la gauche et les pouces se touchant (ce qui permet d'unir les énergies droite et gauche). La position assise en lotus ou demi-lotus permet également de relier les différentes énergies corporelles en même temps que la relaxation du corps..."
Tarab Tulku

La méditation sans objet
 
La pratique du calme mental consiste à stabiliser l'esprit. Elle conduit à l'unité et clarifie les eaux troubles du mental pour permettre la compréhension de la nature ouverte.
La vision pénétrante, c'est la conscience claire et l'unité, la nature ouverte elle-même, sans concept ni séparation entre un “moi” qui perçois et un objet perçu.
Tulku Thondup

Shamatha - le calme maintenu dans l'esprit - c'est ne rien faire, c'est-à-dire relâcher toute saisie et toute crispation. Vipashyana - la vision pénétrante - c'est comprendre qu'il n'y a rien à faire, parce que l'esprit est pure sagesse et que tout s'y manifeste.
 
Pour ne diriger votre esprit sur aucun support ni objet, vous devez regarder fixement, directement dans l'espace, droit devant vous, les yeux ouverts et ne diriger votre esprit sur aucun objet quel qu'il soit. Sans laisser votre esprit penser à quoi que ce soit, ne tolérez pas même le plus léger errement mental. Ne dirigez pas votre esprit vers une réflexion sur les qualités que présente ou non cet état, sur le passé, ou l'avenir. Postez votre attention comme un espion qui contrôle avec beaucoup de diligence que vous ne vagabondez pas, puis détendez-vous. En d'autres termes, placez vous dans un état tranquille, sans artifice, de présence, ici et maintenant. Ne vous dispersez pas même pour un instant. Soyez aussi attentifs que lorsque vous enfilez une aiguille. Ne laissez pas votre esprit être turbulent, qu'il soit plutôt comme un océan sans vague. N'essayez pas d'accomplir quoi que ce soit d'une manière consciente, de vous-même ; observez plutôt votre esprit comme observe l'aigle qui plane. Soyez complètement libres de tout espoir et de toute inquiétude. Quand vous ne vous laissez pas aller à la dispersion, les pensées ne viennent pas. Mais, lorsque advient la dispersion, parce que vos pensées viennent les unes après les autres, essayez alors de les reconnaître pour ce qu'elles sont dès qu'elles s'élèvent : regardez-les en face, puis fixez votre esprit comme auparavant. Peu importe les pensées qui arrivent de cette façon ; reconnaissez-les simplement pour ce qu'elles sont. Dirigez votre attention sur elles dans rien penser de semblable à “Je dois les arrêter” ou “J'ai réussi à les arrêter”, ni vous sentir honteux ou malheureux. Regardez-les simplement avec l'oeil de la conscience discriminante. Prenez la pensée elle-même comme base ou objet de concentration pour votre esprit et fixez-le sur elle. Entraînez votre esprit à ne pas tomber dans un état trop tendu ni trop relâché.
IXe Karmapa - Le Mahamoudra (Ed. Yiga Tcheu Dzin)

Note : La méditation dite “sans objet”, ou sans support, est une pratique déjà assez avancée et réservée à ceux qui sont familiers avec l'assise méditative. Les personnes débutantes peuvent, quant à elle, suivre le va et vient naturel du souffle et poser leur attention dessus, avec douceur et légèreté, sans concentration forcée. Il convient juste de maintenir une qualité de présence ouverte et d'être un avec le souffle, de façon détendue et alerte à la fois.
 
Ne dirigez votre esprit sur aucun objet, ou plutôt, laissez-le lui-même se relâcher et se détendre en son état naturel, sans artifice, sans conscience d'un soi, sans préoccupations anxieuses. Placez-le simplement sur quoi que ce soit qui survienne. Laissez le devenir calme et détendu. Il trouvera sa propre stabilité. N'essayez pas d'accomplir quelque chose ou de vous donner du mal. Détendez-vous comme le petit enfant dont l'estomac est rempli, ou comme une botte de paille quand la corde qui la liait a été coupée. Fixez alors votre esprit et gardez votre attention sur le moment présent, de manière à ne vous distraire aucunement de cet état.Excepté cela, il n'est rien sur quoi méditer. Placez votre esprit en son état naturel et si vos sessions de méditation sont courtes, allongez-les légèrement. Demeurez dans un état d'esprit resplendissant et, si celui-ci s'évanouit, faites une pause. Néanmoins, même entre deux séances, que votre esprit garde un contrôle attentif.
Ouang Tchoug Dordjé, IXe Karmapa

La discipline de la pratique de shamatha (“méditation de la tranquillité”) consiste à ramener sans cesse l'esprit au souffle. Si vous êtes distraits, à l'instant même où vous vous en rendez compte, ramenez tout simplement votre esprit au souffle. Rien d'autre n'est nécessaire. Même se demander : “Comment est-ce possible que je me sois laissé distraire ?” est encore une autre distraction. La simplicité de l'attention, qui ramène sans cesse l'esprit au souffle, va progressivement l'apaiser.
Sogyal Rinpoché
 
Pendant que vous pratiquez la respiration consciente, l'objet de votre attention, de votre Pleine Conscience, est votre respiration ; vous arrêtez toute pensée. Qu'il s'agisse du passé, du futur, de votre douleur, de vos projets, etc., vous cessez de penser, et quand vous cessez de penser, vous commencez à être vraiment là, corps et esprit réunis.
Thich Nhat Hanh

Calmer son esprit, calmer ses émotions, développer la vision intérieure, par le maintien d'une posture stable et le contrôle du souffle, c'est élever notre niveau de conscience pour s'harmoniser et résonner plus près avec la Source de Vie de l'Univers, quel que soit le nom qu'on lui donne. Dans le coeur de l'homme, il y a un Bouddha qui demande à s'éveiller et à manifester pleinement sa puissance dans notre vie quotidienne, si tous les jours, nous savons faire le vide en nous et écouter sa voix. (...) Méditer, ce n'est pas tant concentrer l'esprit dans un effort mental, que de l'observer se calmer spontanément en regardant les pensées les unes après les autres apparaître, puis s‘épuiser et disparaître d'elles-mêmes sans que nous réagissions. (...) Quand la posture est stable, la respiration lente et profonde, le coeur rond, calme, brillant, l'énergie circule librement en nous. (...) Méditer, c'est développer une immense compassion au-delà des formes et des apparences. C'est comprendre que la Source de Vie est Unique et la même pour tous, et ceci nous rapproche les uns des autres.
 
Partager cet article
Repost0