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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 18:37
J'ai envie, ce soir, de partager avec vous la lettre qu'avait joint le Directeur de la Maison de Retraite où je travaille à notre fiche de salaire de décembre:


Bonjour,
Parfois il advient que certaines questions s'imposent à moi. De façon insistante. Presque obsessionnelle.
Quel sens ai-je donné à mon action auprès des Résidants? Ai-je su honorer ma fonction? Mes actes sont-ils en accord avec ma conscience?
Dans ce monde en mouvement presque anarchique, je désire m'employer à "résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux vertus négatives que développe notre époque" (1)
S'engager sur le chemin qui mène à soi est alors indispensable afin de prendre conscience de ses actes et de la responsabilité qui nous incombe.
Nous sommes les seuls à décider pour nous-mêmes et personne d'autre que nous n'est responsable des actes que nous accomplissons.
Notre conscience face à nos actes, face à elle-même.
Si l'aventure vers soi procède d'un élan personnel, nous ne pouvons ignorer ceux qui nous entourent. Nous avons besoin des autres, nous ne pouvons faire sans. C'est là le merveilleux outil que constitue le travail en équipe.
Unir les énergies, les connaissances, les forces et les faiblesses pour travailler ensemble, dans le même objectifr. Rien ne résiste à cela.
J'ai besoin de vous tous pour faire en sorte que l'écoute, le service soient notre force face à l'indifférence.
Une société sans rêve est une société sans avenir. (2)
La seule chose qui puisse nous empêcher d'aboutir, c'est la peur d'échouer.
Osons réussir!
Merci à tous de faire ce chemin ensemble.

Jacques Brel nous a offert ce texte, je vous le propose en terme de voeux...

Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir
Et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer
Et d'oublier ce qu'il faut oublier
Je vous souhaite des passions
Je vous souhaite des silences
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil
Et des rires d'enfants
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence
Aux vertus négatives de notre époque
Je vous souhaite surtout d'être vous.

(1) Jacques Brel - (2) Carl Jung


Je suis contente de travailler avec un être tel que lui et je souffre aussi de voir que cette vision n'est pas partagée par la plupart...au lieu du service à la personne, je constate bien souvent le chacun pour soi, le mental à l'oeuvre. J'essaie de faire de mon mieux mais quelquefois, je me vois prise par mes propres contradictions et écueils, entraînée que je suis par le mouvement général. J'aimerai pouvoir lire cette lettre chaque soir en me disant que j'ai honoré ma fonction et que j'ai été en pleine adéquation avec mes valeurs. Ce soir, je ne suis pas contente de moi, parce que je n'ai pas su m'imposer à la collègue avec qui je travaillais et que je me suis soumise à sa façon de faire qui ne me correspond pas. C'est cela que j'aimerai développer dans les quelques mois à venir, et de plus en plus. Je l'écris ce soir comme un engagement personnel. Merci d'avoir lu jusqu'au bout. Tendresse. Pascale
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 10:00
Pour la nouvelle année qui s'annonce, je ne résiste pas à vous offrir ce poème que je viens de recevoir d'un ami bloggeur et qui dit exactement ce que je porte au coeur aujourd'hui:

Oies sauvages
 
Tu n'as pas à être bonne
Tu n'as pas à marcher sur les genoux
pendant cent miles à travers le désert en te repentant.
Tu dois seulement laisser le doux animal de ton corps
aimer ce qu'il aime.
Parle-moi de désespoir, les tiens, et je te raconterai les miens.
Entre temps le monde continue.
Entre temps le soleil et les clairs galets de la pluie
se déplacent au travers des paysages
au dessus des prairies et des arbres profonds
des montagnes et des rivières.
Entre temps les oies sauvages, loin dans l'air bleu clair,
retournent chez elles.
Qui que tu sois, quelle que soit ta solitude,
le monde s'offre à ton imagination,
t'appelle comme les oies sauvages - âpre et excitant,
annoncant encore et encore ta place
dans la famille des choses.
 
Wild Geese, Mary Oliver, from Dream Work. (traduction de Jean-Marc, blog cité
)


Je vous souhaite à tous, une nouvelle année au plus proche de ce que vous êtes, avec beaucoup d'amour pour vous-même, pour les vivants, pour la vie...

(Je ne sais pas si ce blog repartira en 2009. Je suis encore en questionnement à ce sujet. Je vous informerai quand je serai au clair avec ça).

Tendresse à vous tous,
Pascale
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 18:26

Une cérémonie a eu lieu hier soir pour dire à Dieu à Bernadette.
Comme cette dernière pratiquait le Dharma,
ses enfants ont demandé à deux lamas de Karma Ling
de venir faire une pratique. Ce fut la pratique de Tchenrezi,
le Bouddha de la compassion, très simple et émouvante,
avec la récitation du mantra OM MANI PADME HUNG.



Bernadette, c'était l'amour, l'attention aux autres d'abord.
La veille d'être hospitalisée, elle s'inquiétait encore
du sort d'un homme SDF dont elle s'occupait.
C'était tout elle ça!
Que son amour continue de rayonner sur le monde,
c'est mon souhait. Pascale
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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 14:11

En hommage à mon amie Bernadette, décédée hier soir, d'une maladie longue et douloureuse, ces chants de Gospel qu'elle aimait.
Elle a demandé à chacun d'être en joie, alors voilà: 


http://www.deezer.com/track/768967

Merci pour tout ce que nous avons partagé, Bernadette,
pour ton sourire toujours présent malgré tout,
ton écoute, ton calme, ta beauté intérieure.
Tu rayonnes dans mon coeur .

Nous n'irons pas, comme prévu, nous balader ensemble
dans la nature des Bauges au printemps.
Mais je te croiserai dans chaque fleur, dans chaque oiseau,
dans chaque souffle de vent...
Aujourd'hui, je te vois déjà dans chaque flocon de neige.
Pascale


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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 22:30

La cueillette du jour...
La vie nous aime, sachons le voir, savourer tout ce qu'elle nous donne de bon.
Nous sommes la vie. Soyons joyeux pour qu'elle le soit en nous... Pascale
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 09:42

M'asseoir sur le seuil de la maison
M'ouvrir au silence de la fin du jour
Lever les yeux et me perdre dans le ciel du soir
Bonheur de l'instant

***

Un peu lasse ce soir
Boire un thé au lait et au miel
Me laisser envelopper par une douce chaleur
Bonheur de l'instant

***

Tache de soleil sur le tapis
Mimi sait jouir
du bonheur de l'instant

Pascale

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 09:44

François d’Assise, dans Le Très Bas de Christian Bobin dit :

« La pureté laisse l’impur en dehors d’elle et je ne veux plus d’en-dehors… Je ne veux plus rien que la vie nue et fraternelle. »

 

L’Amour,

l’Attention,

la Présence,

ne rendent-ils pas Pures 
toutes choses?

 

C’est ce que je crois,

C’est ce que je vis.

 

Pascale

 

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 17:22

Depuis quelques temps déjà, ce qui me frappe dans les discussions et échanges, c'est la peur. La peur d'être soi, la peur d'aimer, la peur de s'engager, la peur de se tromper, la peur de dire non, la peur de dire oui, la peur de tout, sur fond de peur ambiante abondamment alimentée par les médias... Je pourrais la résumer par la peur de vivre, qui vient, d'après mon expérience, de la peur de souffrir.

J'ai eu la chance de vivre une grande souffrance l'année passée et d'être au chômage à cette époque. Donc, j'ai pu la vivre pleinement, j'avais du temps pour ça, et une volonté de ne pas me dérober, de ne pas fuir, de ne pas faire semblant, de ne pas me distraire...

Et l'intensité de cette souffrance, traversée en pleine conscience, n'a pas duré très longtemps, finalement, quelques semaines, peut-être deux mois... mais chaque matin, je la regardais en face, je la vivais complètement...

Et la traversée s'est faite.

Après la grosse douleur, il y a eu une alternance de pensées, imaginations, films noirs,  prises de conscience, désillusions, colères, dépressions, ressentiments, sur fond d'une joie fine et sereine sous-jacente, à peine perceptible à certains moments, qui m'a portée de bout en bout.

Et puis, un jour, je me suis rendue compte que je prenais pieds sur la terre ferme. Plus de colère, ni de ressentiment, ni de tristesse, juste le bonheur de vivre ce qui était là, à ma portée.

Et puis, petit à petit, je me suis rendue compte que je n'avais plus peur de vivre. Ayant traversé une intense souffrance en pleine conscience, d'en être sortie plus forte, je n'en ai plus peur. Et sans peur de souffrir, plus de peur de vivre... et ça change la vie...

Durant cette période, en plus, j'ai découvert et pratiqué le Focusing, ce qui m'a enlevé tous mes doutes quant à mes choix. Aujourd'hui, je ressens immédiatement ce qui est bon ou juste pour moi, mon corps, mon intuition, me le dit et je l'écoute... ça aussi, ça a tout changé!

Je vous invite vraiment , à faire cette traversée, je peux vous assurer que cela change la manière de vivre et qu'on vit plus grand.


Aujourd'hui, je me sens libre de vivre ce que je porte en moi de vivre, de m'engager joyeusement sur des chemins inconnus ou escarpés, d'expérimenter de nouveaux territoires extérieurs et surtout intérieurs. Je me sens beaucoup plus libre d'être moi, de me dire, d'aimer... quel bonheur que  de pouvoir dépasser toutes les peurs, car il y en a encore qui viennent frapper à ma porte, mais, n'ayant plus celle de souffrir, je peux dépasser leur limite et vivre plus grand, plus loin...

Et vous? par rapport aux peurs, racontez-moi...
Grande tendresse,
Pascale






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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 21:39
Ma tante, que je remercie de tout coeur, m'a fait connaître un endroit merveilleux, il y a une vingtaine d'année, et depuis nous le parcourons et l'apprécions. 
Voici un texte sur cet endroit, qu'elle m'a envoyé, écrit à l'époque: 
 
J'aime la campagne rendue à elle-même, redevenue nature, lorsque les hommes l'abandonnent (n'ayant su l'apprivoiser), lorsqu'elle n'est pas reconnue comme "valeur marchande" et qu'on la méprise. Elle redevient mystérieuse, ésotérique, inextricable.
Ses enchevêtrements (qui me
font penser à des poèmes - ou des poèmes me font penser souvent à eux) ne sont-ils pas redevenus vierges... plus besoin de les démêler... lorsque nous savons qu'il n'y a plus de mise
en ordre à faire ou à peine...  dans les bois d'Aleyrac, je remue à peine ce qu'il faut, laissant tout en l'état. Je m'identifie à cette forêt magique (ne suis-je pas, peut-être aussi à force de pauvreté, de dérobades, restée rebelle et abandonnée? Plus de mise en ordre en moi et au dehors.
Je mesure 
la portée incommensurable du geste de "déplacer". J'aime l'eau, l'eau secrète, qui, à peine effleure le regard d'un scintillement inattendu et sa langueur tout au bord de ses détours et méandres... son courant à l'oreille chuchote et puis ce grand froissement d'ailes et, ces cris d'alerte perçant le silence; aux aguets.... oui tout juste effleurer pour comprendre, connaitre, aimer.... tout au plus abandonner sa paume, un instant, sur la grande fraîcheur de l'écorce, offerte.
Laisser le mystère...
Le déflorer, c'est déjà le voir s'enfoncer au-delà du regard.
Teshin




Je partagerai bientôt avec vous, avec ceux que cela intéresse, cet endroit magnifique et sauvage, en Drôme provençale, lieu idéal de méditation dans la nature, le silence, la beauté pure...
Pascale
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 20:23




Le manque est naturel.
Besoin de partager avec l'homme qu'on aime
et qui est loin,
Besoin de consoler les chagrins dans ses bras,
Besoin de son regard, de ses bras, de son corps,
C'est naturel.

Mais aussi, vivre bien sans lui,
Vivre pleinement et paisiblement 
La solitude et le silence,

Etre libre, n'est-ce pas aimer qu'il soit là,
tout proche?
Et accueillir le manque quand il est loin?

Tout est à vivre sans peur,
Dans la perspective de la voie,
De l'Absolue Liberté...

Humains et Divins,
N'oublions pas notre humanité
Et tout ce que cela implique 
Au profit d'un ego idéaliste!


Si manque il y a, l'accueillir,
Lui donner sa place en soi,
Sans en faire un problème,
Il est naturel...

...

Profondément humains et divins à la fois,
Nous sommes,
Comme les deux ailes des oiseaux...

Avec une seule aile,
fût-ce-t-elle divine,
comment voler???

Pascale 

 
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