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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 19:43
 
Pourquoi, un jour ordinaire devient-il un jour extraordinaire? Pourquoi, un jour, répondre à une annonce de rencontre dans un journal ordinaire débouche-t-elle sur une rencontre pas ordinaire du tout? Mystère... Mystère de la vie, du hasard, ou la main de Dieu posée sur notre main, comme dirait un écrivain extraordinaire?
 
Et on se retrouve dans un café, à se dévoiler à un inconnu. Son allure nous a déjà dit sa façon d'être, pleine de retenue. On est étonné par ce grand corps délié, par ce regard qui glisse sur notre visage, comme à la recherche d'un signe, par ce visage en même temps ouvert et refermé sur un mystère... Et on parle, de tout, de rien... déjà on est parti à la découverte d'une histoire, d'un autre monde qui ressemble par moment au nôtre... mêmes souvenirs d'enfance, même façon de voir la vie, l'amour, même écrivain préféré...
 
Déjà on n'a plus envie de le quitter. On se sent si bien. A sa juste place. Si on continuait la discussion devant un repas? Partage. Qu'y a-t-il derrière ce regard? ces gestes mesurés? ce sourire à peine esquissé parfois, au détour d'un mot? Les heures s'envolent comme des oiseaux effarouchés...
 
Et la soirée s'achève sur un tu qui rapproche, sur une accolade et un baiser sur la joue.
 
Et on se retrouve seule devant une page blanche, avec un prénom à la bouche et un visage à qui penser. Séduite, déjà? peut-être? un peu... beaucoup? qui sait?
 
On s'endort un sourire aux lèvres, le monde n'est plus le même. Quelquechose d'indéfinissable s'est passé.
 
Une rencontre a eu lieu qui, quoi qu'il se passe par la suite, vous laissera le goût d'un instant parfait de communion, d'ouverture, d'amour.
 
                                                           Pascale/septembre 1996
 
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 19:40
                                              
Je me suis aperçu, un jour, il n'y a pas si longtemps, qu'il y avait un petit saule pleureur qui vivait au fond de moi.
 
Je lui ai demandé: "depuis quand es-tu là? pourquoi pleures-tu? que cherches-tu?"
 
Alors, il m'a raconté son histoire.
 
Ce petit arbre ne se rappelle pas à quel moment il est arrivé là mais, la première sensation dont il se souvient est celle d'être incompris. Sa mère, quand elle l'écoutait, et c'était rare, interprétait ses paroles mais ne l'entendait pas, lui, ne le comprenait pas; son père l'impressionnait, il n'osait pas lui confier qu'il était malheureux à l'école, qu'il se sentait isolé, ni lui parler de ses soucis de petit arbre. Alors, il finit par garder tous ses problèmes pour lui et c'était lourd parfois! Surtout que sa mère était souvent malade et qu'elle s'appuyait sur lui pour tout. Elle lui disait qu'elle allait mourir et qu'elle comptait sur lui. Alors il faisait tout son possible pour se montrer fort et raisonnable, afin qu'elle ne se fasse pas de tracas. Mais, sans rien dire à personne, en secret, comme il se sentait petit et faible, il s'appuyait sur la force de son père. Jusqu'au jour où, sans crier gare, son père partit brutalement pour un autre monde...
 
Depuis ce jour il a cherché, à travers les arbres qu'il a aimés, la force de vivre et surtout à être entendu, compris. Et il a pleuré souvent en retrouvant la même incompréhension partout.
 
Un jour, il en a eu assez et il s'est tourné vers le seul capable, à ses yeux, de lui donner cette force, le seul qui puisse lire dans son coeur, le comprendre et l'aimer véritablement: le Divin (qui lui a dit: "aide-toi et je t'aiderai"). Alors il a décidé d'arrêter de pleurnicher, il a séché ses larmes et, aujourd'hui, il apprend à s'aimer, à se protéger, à se donner de la tendresse lui-même... et il est assez heureux, ma foi... sauf quelquefois, quand ses anciennes blessures se rouvrent, sans prévenir, mais c'est de moins en moins souvent... Il a même rencontré sur son chemin des amis dont il se sent compris et ça, c'est un cadeau qu'il n'attendait plus!
 

        Pascale - mars 1996

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 19:37

Chantal-008.jpg

Chantal,

grande petite sœur,
en si peu de temps, tu as pris tellement de place dans ma vie, et je ne le savais pas…
Je te vois comme une princesse, non une reine, ou plutôt une déesse, celle de la maternité. Le cœur et les bras toujours ouverts, pour tous les chagrins, des uns ou des autres. Un sourire comme une porte grande ouverte sur ton coeur. Une écoute immense, des paroles rassurantes, consolantes, apaisantes pour chacun.
Tu avais deviné, toi, que la proximité des enfants enchantait, qu'ils étaient plus près de la vérité que quiconque... Mais savais-tu que les enfants mourants dessinent tous des papillons ?. Car ils savent, eux, ils ont l'intuition que leur corps malade est comme une chrysalide qu'ils vont devoir abandonner et qu'ils vont se transformer et s'envoler vers une vie complètement nouvelle ?
La vie a quitté ton corps qui était devenu trop lourd, petite Chantal, mais, où est-elle allée ? Rien ne disparaît dans ce monde mais tout se transforme… alors moi, je te vois partout… dans la bande de moineaux piailleurs qui virevolte autour de ta maison, dans les mésanges facétieuses qui les accompagnent, dans les fleurs qui commencent à apparaître sur les arbres, dans le souffle du vent, dans le soleil qui se lève derrière la montagne, dans l'air frais du matin, dans le son des cloches des vaches qui viennent d'arriver sur l'alpage.. et j'attends avec impatience l'été pour te voir encore mieux dans les coquelicots du bord des routes, dans les papillons bien sûr mais surtout dans les roses trémières, tes préférées, qui grandissent au pied de ta maison et de la mienne…
Ce que tu m'as donné en si peu de temps, ce cadeau si précieux, ce que tu as su donner à tout ton entourage et au-delà, n'a pas disparu mais continue à vivre en nous. Ce don d'amour reste vivant en chacun et le sera toujours. Cet amour nous donnera la force de continuer sans ta forme physique, petite Chantal, nous donnera le courage de nous dépasser pour être digne de ce don que tu nous as fait, de ta présence parmi nous. Cette présence simple, douce, bienveillante, qui dansait dans tes yeux ébouriffés…
Je te garde en mon cœur, grande petite sœur, et je te souhaite un beau voyage vers ta nouvelle destinée et je sais aussi que tu gardes en ton cœur tous ceux que tu as aimés… que tous portent aux quatre vents ton message d'amour: "aimez-vous comme je vous ai aimés...

Pascale
mai 2004
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