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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 18:19

A partir de maintenant, je reconnais que tout ce que la vie me prend, me donne, m'apporte, me retire, c'est la grâce du gourou à l'oeuvre. C'est lui qui me fait rencontrer telle personne à tel moment, parce que c'est l'émotion que cette rencontre soulève en moi qui va m'aider à progresser, à condition que je sois intérieurement sur le Chemin. C'est toute la différence. Si, du matin au soir, j'oublie que je suis sur le Chemin, bien sûr je suis défavorisé par rapport à celui qui se trouve inséré dans une règle monastique et qui, toutes les cinq minutes, s'entend dire, d'une façon ou d'une autre, par la règle elle-même: "N'oublie pas, n'oublie pas." Mais je n'oublie pas, rien ne me manque...
Si,
seconde après seconde,
vous accueillez l'existence,
telle qu'elle est,
comme la grâce du gourou à l'oeuvre,
je vous promets
que le Chemin sera parcouru
très vite...
Arnaud Desjardins


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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 18:14

La contrainte qui vient des autres

ou celle d'un idéal

reste toujours une contrainte

qui n'est pas naturelle à l'homme

Swamidji Prajnanpad


 Patisson, ayant poussé sans contrainte
(même pas celle d'avoir été planté intentionnellement),
en toute liberté, dans le jardin. Quelle perfection, vous ne trouvez pas?
Prenons exemple et soyons nous-mêmes, libres d'être soi! Pascale
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 08:56

Ce qui se passe, c'est que
les événements arrivent de l'extérieur
et vous ne vous laissez pas affecter par eux.
Vous vous fermez.
C'est pourquoi aucun changement
ne se produit dans votre vie.
En revanche,
celui qui est affecté profondément par eux
est obligé d'y faire face.
Il n'y a pas d'échappatoire.
Il perd ses illusions et se libère.
Swami Prajnanpad


Jardin de méditation, au mois de mai

 

 

Je suis convaincue qu'il y a là quelque chose de vraiment essentiel...
Pascale

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 22:57

Toujours dans le livre d'Emmanuel:

Le Réel se charge de détruire nos illusions, et ce processus est douloureux. Quand il atteint son paroxysme, nous sommes face à un choix, être brisés ou rebondir. Nous pouvons choisir la vie, la beauté, la créativité, l’amour, la vérité, en puisant dans une ressource intérieure encore plus profonde que la souffrance elle-même. Affirmer la vie, quand nous nous retrouvons face à la réalité crue, ce n’est pas expliquer la condition humaine, ce n’est pas l’enfermer dans une idéologie. C’est la vivre. C’est être complètement engagés, et prendre de la hauteur.

Jusqu’alors, j’étais juste brisée, vraiment, mais je sens revenir en moi l’envie de la vivre cette vie, quelle qu’elle soit, et j’essaie de trouver en moi la ressource intérieure en-dessous de la souffrance… parfois j’y arrive, parfois non. Accueillir… Mais l’intention de choisir la beauté, la créativité, l’amour, la vérité, la vie est bien là, intacte. Ouf ! J’ai eu peur!

 

 

Du point de vue du réel, le tragique et l’heureux sont les deux faces d’une même pièce…

 

Nous nous heurtons en permanence à la différence. Et comme nous ne pouvons pas sortir du réel, sont donc également vraies et intemporelles, les quatre propositions suivantes :

 

- Le réel est. Il existe. (Tout commentaire est superflu, et le silence s’impose, silence qui n’exclut pas l’émerveillement).

 

- Le réel est créateur et heureux. (La vie offre une infinité d’occasions de joie.)

 

- Le réel est destructeur et tragique. (La vie est une vallée de larmes.)

 

- Le réel est créateur et destructeur, heureux et tragique, parfait tel qu’il est. (La vie est belle telle qu’elle est, au-delà ou au cœur de la joie ou de la souffrance).

 

Je ne dis pas que le réel est en partie tragique et en partie heureux, et que nous arrivons à une moyenne neutre. Je dis que tout est, en permanence, à la fois parfaitement heureux et complètement tragique, selon l’endroit où se porte notre regard. La vie illustre parfaitement le double aspect indissolublement tragique et heureux de la réalité, car la mort est inscrite dans la naissance.

 

Oui, la mort est inscrite dans la naissance. J’ai eu besoin de me confronter à la vieillesse et à la mort ces derniers temps et la prise de conscience a été rude, car en être consciente intellectuellement, ça c’était ok, j’ai perdu mon père à 18 ans et je croyais avoir accepté mais y être confrontée journellement, la regarder dans les yeux, plus être surprise par la mort d’une amie, là, c’est autre chose.

 

Accueillir, digérer, accepter, ma propre mort à venir, le chemin est long et difficile… et vivre le présent le plus intensément possible… retrouver la joie, avec la mort intégrée à ma vie, comme dit Etty :

 

« L’éventualité de ma mort est intégrée à ma vie : regarder la mort en face et l’accepter comme partie intégrante de la vie, c’est élargir cette vie. A l’inverse, sacrifier dès maintenant à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort et refus de l’accepter, c’est le meilleur moyen de ne garder qu’un pauvre petit bout de vie mutilée, méritant à peine le nom de vie. Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie, on se prive d’une vie complète, et, en l’accueillant, on élargit et on enrichit sa vie ». Nouveau paradoxe !

 

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 20:56
Je viens de terminer le livre d'Emmanuel: Prendre soin du monde, dont le sous-titre est: Survivre à l'effondrement des illusions.

Il parle de "la dénégation du tragique". "Le réel est tragique par essence" mais on passe son temps à tout faire pour l'oublier,  surtout en espérant des jours meilleurs, dans tous les domaines, politiques ou quotidiens. Mais quand on se réveille, le réveil est brutal! Je me suis réveillée à ce tragique et j'en ai froid dans le dos, c'est vraiment  une sensation physique! Et alors, comment survivre à ça?

"En renonçant au confort idéologique: il est difficile de vivre dans un monde dénué de sens et il est difficile de donner un sens au monde quand nous commençons à le voir tel qu'il est. Le risque est donc toujours présent de transformer le désir qu'il y ait un sens en croyance qu'il y en a un, c'est à dire en illusion, en "opium" selon l'expression de Marx..."

"Trungpa fait allusion à cette "inclinaison de l'ego à interprêter tout ce qui le menace ou l'irrite de façon à neutraliser la menace ou la convertir en quelque chose de positif de son point de vue."

"Pourquoi tout espérer du monde futur? Qu'aura donc ce monde si radicalement différent du nôtre? Et si tout était là maintenant? S'il n'était pas nécessaire cde croire que le monde sera tellement meilleur demain pour faire exploser les barrières de son ego maintenant? Quel inconfort. Aurions-nous la capacité d'entrer dans cet inconfort? La force de laisser le tragique détruire tous les faux sens? Comme dit Chogyam Trungpa, il faut "travailler avec la déception, entrer dedans et en faire notre mode de vie, ce qui est loin d'être aisé". L"effondrement idéologique peut n'être qu'une amère désillusion qui laisse l'homme abattu, aigri ou amer ou, au contraire, se révéler être un effondrement salutaire qui permet de reposer la question du sens à un niveau plus profond."

J'en suis là aujourd'hui, dans ce "plus rien n'a de sens", inconfortable au possible, que je vis, jour après jour. En faire mon nouveau mode de vie? Difficile à imaginer. Cet état me mine de l'intérieur, me serre le coeur, me compresse, comme si j'étais de la terre glaise malaxée entre les mains de la vie. Bon, finalement cette image me plait et je vais en rester là pour ce soir. Il en sortira peut-être une belle potiche, qui sait?  


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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 21:15

Vous ne pouvez pas trouver le surnaturel
sans passer par la nature.
Arnaud Desjardins

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 19:24

 

En lisant ce chapître de Au-delà du Moi, d'Arnaud Desjardins, je ne résiste pas à vous le faire partager. C'est un peu long mais ça vaut vraiment la peine de le lire jusqu'au bout. Tout y est expliqué avec une simplicité remarquable. Ensuite, il n'y a plus qu'à pratiquer sans relâche, encore et encore... jusqu'au bonheur non-dépendant permanent...


La voie ne consiste pas à accomplir des actions admirables; la voie consiste à accomplir de façon admirable les actions quotidiennes.

 

Le mental n’arrête pas –je dis bien n’arrête pas et, si vous le regardez attentivement, vous verrez que c’est vrai- de fabriquer un monde parallèle au monde réel, de comparer le monde réel au monde de son cru, et ensuite d’accepter ou de refuser le monde réel suivant qu’il est ou non conforme au monde illusoire de sa fabrication.

 

Le mental crée un second. Il faut que vous vous surpreniez presque du matin au soir, dans les petites choses avant de vous surprendre dans les grandes, victime de ce mécanisme aberrant.

 

C’est minute après minute, dans les petits détails quotidiens de l’existence que la partie se gagne ou se perd.

 

Exemple :

Nous allons prendre un exemple aussi peu extraordinaire et aussi concret que possible pour que vous voyiez comment fonctionne ce mental et comment il crée de toute pièce la dualité, en comparant avec un critère qui n’a aucune réalité d’aucune sorte.

 

Imaginons un homme d’un milieu moyen, d’une situation moyenne, qui rentre chez lui à la fin de la journée, un peu pressé parce qu’il a juste le temps de changer de chemise et de se donner un coup de rasoir électrique, étant invité à dîner chez une relation qui lui a promis de recevoir en même temps que lui le frère du directeur général de l’entreprise où il travaille. Il a décidé que rencontrer le frère de son directeur général était tout à fait intéressant pour lui et que cela pouvait apporter beaucoup à sa carrière. Le voilà donc qui a probablement pensé toute la journée au dîner de ce soir plus qu’à ce qu’il était en train de faire, et qui est tendu vers ce dîner. Il n’est déjà pas « ici et maintenant » pendant qu’il prend le métro s’il a renoncé à utiliser sa voiture dans Paris ou pendant qu’il conduit dans les embouteillages ; il est déjà projeté sur l’avenir. Admettons qu’il réussisse à se garer. Il rentre, pressé. L’ascenseur n’est pas en bas derrière la porte. Et déjà, parce qu’il est pressé, son mental, immédiatement et à son insu, a créé un monde dans lequel l’ascenseur est dans les étages. Et le mental refuse parce que la situation ne correspond pas à celle qu’il a arbitrairement décidée.

 

Regardez bien.

 

Continuons. J’appuie sur le bouton qui va faire descendre l’ascenseur, et, normalement, une petite lumière doit s’allumer montrant que l’ascenseur est en marche. Cette petite lumière ne s’allume pas. Immédiatement, le mental crée un monde dans lequel cette petite lumière s’allume, parce que je suis déjà un peu en retard, que je suis pressé, et que j’ai besoin de monter très vite chez moi. Et c’est à ce monde totalement inexistant, qui n’a aucune réalité d’aucune sorte, que le mental se permet de comparer le monde réel.

 

Je décide de monter à pied, je rentre et, au moment où je m’apprête à changer ma chemise et à me donner un coup de rasoir, ma femme me dit simplement ces mots : « Mets le thermomètre au petit ». Dans le monde réel, il n’y a rien d’autre. Mais, étant donné que je suis sur le point de me préparer pour aller à ce dîner que je considère comme important, cette phrase ne correspond pas à mon attente et, le mental crée un monde dans lequel ma femme ne prononce pas cette parole à cet instant. Ensuite, il compare à ce monde illusoire le monde réel et il le refuse… Le mental crée un « second » dans lequel ma femme ne prononce pas cette parole à ce moment-là. Cela va très vite. Et le mental refuse.

 

Voilà l’émotion, l’irréalité, le mensonge, qui commencent. Je ne suis plus du tout dans le monde réel et je ne vais plus cesser de comparer le monde réel à ce monde totalement inexistant de ma fabrication.

 

Quoi ? « Mets le thermomètre au petit ! » Si le petit est malade ce soir, c’est la catastrophe ! On ne peut plus le laisser dormir paisiblement dans son lit en attendant que nous revenions. L’émotion est là. Et le mental imagine immédiatement et très vite, beaucoup plus vite que la pensée ordinaire n’est capable de le suivre, tout un monde uniquement douloureux : le petit est malade, qu’est-ce qui va se passer, nous n’allons pas pouvoir aller à ce dîner, par conséquent je ne pourrai pas rencontrer le frère du directeur général de la société dans laquelle je travaille, par conséquent je n’aurai pas la possibilité d’établir cette relation sur laquelle je comptais pour faciliter ma promotion au sein de l’entreprise. Rien ne marche jamais, tout est trop difficile… En un instant, le mental a imaginé toutes sortes de conséquences douloureuses qui n’ont aucune réalité d’aucune sorte non plus puisque rien de tout cela ne s’est encore produit.

 

En vérité, la phrase : « Mets le thermomètre au petit » ne comporte de façon certaine aucune de ces menaces ; elle les comporte peut-être mais elle ne les comporte pas de façon certaine. Mais, le mental extrapole abusivement et transforme les probabilités en certitudes. Il s’agit d’aller vite, cela me fait perdre du temps ; il ne faut pas que le petit soit malade : je commence à être emporté par l’émotion.

 

J’ouvre le tiroir de gauche de la petite armoire de toilette dans laquelle le thermomètre est supposé se trouver et je ne vois pas le thermomètre. Immédiatement, le mental a fabriqué un monde, aussi chimérique que tout à l’heure, dans lequel le thermomètre est bien en place dans le tiroir. Et à ce monde totalement inventé, il compare le monde réel, le seul dans lequel le tiroir est vide – et je refuse. Le mental nie ce tiroir vide qui n’est pas conforme à l’autre terme de la comparaison. J’appelle ma femme : « Brigitte ! » Elle est en train de se sécher les cheveux avec un séchoir électrique qui fait du bruit et ne m’entend pas. Continuons la comparaison, c’est de seconde en seconde ! Dans le monde réel, il n’y a pas de réponse de mon épouse mais le silence ; le mental, lui, fabrique au même instant un monde dans lequel mon épouse répond : « Oui, qu’est-ce que tu veux ? ». Et à ce monde illusoire, il se permet une fois encore de référer le monde réel.

 

Je crie plus fort, mon épouse m’entend et elle me répond : « j’ai déjà sorti le thermomètre, il est sur la table de nuit de la chambre de l’enfant ». Je mets le thermomètre à l’enfant, une minute, deux minutes ; je le sors, je regarde. La colonne de mercure atteint 40°C. C’est la seule réalité. Et mon mental a immédiatement crée un monde dans lequel la colonne de mercure ne dépasse pas 37°2 ; et, par ces 37°2 qui n’ont aucune réalité, le mental juge la seule réalité : le thermomètre qui marque 40°.

 

Je pourrais poursuivre l’histoire de cette soirée de minute en minute, pour ne pas dire de seconde en seconde. Continuons un peu pour que vous soyez encore plus convaincus… Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de demander à ma mère si elle peut venir garder l’enfant. Je téléphone, je compose le numéro de ma mère, ça sonne « occupé ». Il n’en faut pas plus pour que le mental crée une fois encore un monde dans lequel le téléphone ne sonne pas « occupé », compare la réalité et la refuse comme non conforme. J’attends ; je rappelle trois minutes après ; c’est la sonnerie « libre ». Ah… Pendant un instant, le mental ne crée  pas un second ; ça sonne « libre ». Un coup, deux coups, trois coups… et le mental recommence à créer son monde dans lequel au bout de trois coups, on décrocherait et la voix de ma mère me dirait « Allo » ? Quatre coups, cinq coups… Le monde du mental s’éloigne de plus en plus du monde réel. Huit coup, dix coups. Cela sonnait « occupé » tout à l’heure mais maintenant, ça sonne « libre » et cela ne répond pas. Eh bien oui, ma mère était sur le point d’aller voir ma tante, ce qui est bien son droit, ce soir-là ; au moment où elle allait quitter l’appartement, le téléphone a sonné. Avec son manteau sur elle, elle a vite répondu et dès qu’elle a raccroché, elle est partie. Il lui a fallu quinze secondes pour s’en aller et c’est après ces quinze secondes que, moi, j’ai appelé. Situation banale. Seulement, pour moi, la situation s’aggrave parce que c’est ce dîner si important chez mes amis Lambert qui paraît de plus en plus compromis. Et ainsi de suite… Imaginez le déroulement de la soirée : que j’arrive chez les Lambert à 9 heures du soir quand ils m’avaient fait promettre d’être là au plus tard à 20h 30 ou que je doive renoncer à y aller, de toute façon, le déroulement parallèle, seconde après seconde, de ces deux mondes se sera poursuivi.

 

Ce que je suis en train de dire là, je le sais bien, paraît moins extraordinaire que de parler de l’éveil de la Kundalini ou du déploiement des chakras, ou que de vous enseigner la méditation tantrique sur le mandala de la divinité Evajra, ou que de rapprocher le sens de certaines racines arabes dans le soufisme, et de racines hébraïques dans la Kabbale. Le mental est toujours friand de ce qui peut paraître mystérieux, alors que le véritable chemin, celui qui peut réellement vous conduire à l’éveil, passe uniquement par l’instant et rien d’autre. La réalité est toujours une-sans-un-second, quelles que soient les conditions ou les circonstances. Et ce que vous pouvez appeler le sommeil, maya ou le mental crée un second. La seule chance d’échapper au conflit, à la contradiction, à l’ignorance, à l’aveuglement, c’est d’être plus vigilant que le mental, de cesser de créer un second ou, quand ce second a été créé, faire de « deux » « un », c’est-à-dire de faire disparaître ce monde illusoire auquel vous vous permettez de référer le monde réel.

 

La souffrance n’est faite que de cette comparaison vaine et mensongère.

 

Il faudra bien qu’un jour, tout l’enseignement sous forme d’idées ou de formules soit mis de côté et se ramène à un seul geste simple, immédiat, instantané : faire de « deux », « un ». Tout l’enseignement peut être contenu dans cette parole, en la complétant par une autre : « ce qui est, ici et maintenant » et non pas : cela (de ma fabrication), hier ou demain et ailleurs.

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 21:41

Soyez ce que vous êtes, sans dualité, et, à l'instant même, vous avez un goût de liberté. ...

 

Concrètement, où est-ce que le chemin peut commencer? Je suis ce que je suis. Je suis triste? Je suis triste, sans un second. Vous n'arrêtez pas de vouloir tuer; tout ce que vous n'aimez pas, tout ce que l'ego n'aime pas, vous voulez le tuer. Ne tuez pas! "Aimez vos ennemis". Si vous regardez bien, quels sont vraiment vos ennemis aujourd'hui, ce sont vos émotions pénibles et vos émotions douloureuses; ce sont elles qui viennent vous attaquer, vous torturer, vous gâcher l'existence. Ne tuez pas! Aimez vos ennemis. Où y a-t-il des ennemis? Ce sont le mental et l'ego qui qualifient d'ennemis. Tout est brahman. A tout ce qui vient frapper à la porte de votre coeur, même une tristesse, ouvrez. Ouvrez, c'est toujours Dieu qui frappe. Soyez ce que vous êtes. Il n'y a pas d'autre chemin. Cessez vous-même de recouvrir; alors, vous connaîtrez. Vous connaîtrez le brahman sous la forme de la tristesse; vous connaîtrez le brahman sous la forme de la peur; vous connaîtrez le brahman vous la forme de l'angoisse; vous connaîtrez le brahman sous la forme de la passion amoureuse - et, parce que vous connaîtrez au lieu d'être emportés, identifiés, vous serez libres. Ce qu'on appelle maya, illusion, devient lila: le jeu de la manifestation.

 

Ch. "Le yoga de la connaissance" dans Au-delà du moi d'Arnaud Desjardins

P171

 

Pourquoi fuir, pourquoi avoir peur de ce qui se vit à travers nous, puisque c'est brahman? Pascale

 

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 15:14
L'autre est différent
Etre en relation, c'est accepter la différence, le caractère unique de l'autre.

Il n'y a pas de don si l'autre ne reçoit pas
"Il n'y a pas d'action de donner sans l'action de recevoir".
Si vous donnez mais que l'autre n'a pas reçu,
c'est comme si vous n'aviez pas donné.
Et si vous ne donnez pas ce que l'autre attend,
consciemment ou inconsciemment,
ce qui lui est nécessaire,
vous ne lui avez pas donné.

Je vais essayer de donner à l'autre ce qu'il pourra recevoir
et non pas ce que moi j'ai envie de donner.
Parfois, l'ampleur du malentendu saute aux yeux.
"J'ai entendu un jour une femme se plaindre:"dix fois
j'ai dit devant mon mari que je n'aimais pas les roses et
à chaque fois, ce sont des roses qu'il m'offre".

Il y a donc un art de sentir ce que l'autre attend de nous.

L'amour c'est du calcul
Je calcule: "Si je fais cela, qu'est-ce que l'autre va recevoir?"
Comment vais-je utiliser mon temps, mon énergie et mes
moyens financiers pour le meilleur rendement possible de
mes manifestations d'amour?...
Comment faire sentir à l'autre qu'il est aimé et qu'il reçoit?

L'amour est calcul, l'amour est habileté. Cette habileté est une
forme d'intelligence, une intelligence de la tête bien sûr, mais
surtout l'indispensable intelligence du coeur et même du corps
qui peut nous faire sentir: ce dont l'autre a le plus besoin...

Rien n'est parfois plus bouleversant que d'être deviné, compris,
sans avoir formulé la moindre demande. Mais la tête n'est pas
assez intelligente pour sentir ces choses toutes simples qui
peuvent tellement toucher l'autre.

L'amour consiste à aider l'autre à relâcher ses tensions
Mais comment pourrait-on, avec l'habileté de l'amour et
l'intelligence du coeur, aider l'autre si nous ne sommes pas
d'abord nous-mêmes totalement détendus, pacifiés, réconciliés?

Les formules de Swämi Prajnanpad
commentées par Arnaud Desjardins
La Table ronde


                                                                          * * *

Cela me parle bien tout cela, même s'il est difficile de lire "l'amour est calcul", ça fait tout de même bizarre, mais si on y regarde bien, c'est juste. Oui, à pratiquer avec ses proches sans modération: "faire sentir à l'autre qu'il est aimé et qu'il reçoit".
Je m'y essaie même chaque jour avec les personnes âgées donc je m'occupe et je sens que petit à petit, la confiance s'installe entre nous, la détente devient plus flagrante quand ils voient que c'est moi qui arrive dans leur chambre, le sourire est plus radieux. Et cela me nourrit, me détend également, me met en joie. Mais pour cela, il faut, oui, être soi-même quelque peu pacifié. C'est un beau chemin que celui-là qui ouvre les autres et soi-même à l'amour, à la présence, à la paix... Pascale





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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 21:01

L'absolu n'est nulle part ailleurs que dans le relatif et, si vous distinguez l'absolu et le relatif, alors l'absolu n'est plus absolu puisqu'ici l'absolu s'arrête et le relatif commence! "Dans le relatif", cela veut dire une action en relation, dans la dépendance d'éléments nombreux. Vous avez une image idéale en vous, déposée en vous par l'éducation, par l'imitation des héros, par l'identification à un père ou à un oncle que vous avez admiré et, surtout par toutes les exigences extravagantes qu'on vous a imposées comme enfant d'être le plus beau, le meilleur élève, le plus souple, le plus silencieux quand il faut se taire, le plus beau-parleur quand il faut parler, etc. et vous avez pris l'habitude de vous comparer. Selon ces critères absolument faux, vous devriez toujours accomplir une action de surhomme qui n'a aucun sens parce qu'elle ne vous est pas possible. Cette non-vérité doit disparaître complètement pour que vous puissiez découvrir ce qui est, pour vous, l'action parfaite.

Dans le relatif, cela veut dire ici, maintenant, compte tenu de ce que je suis. Si je suis très fatigué, il ne m'est pas demandé de me conduire comme un homme débordant d'énergie. Si je suis limité intellectuellement, je ne peux pas me conduire comme si j'étais ancien élève de Polytechnique et de l'ENA, avec un quotien intellectuel exceptionnel. Si je suis malade, il ne m'est pas demandé de me conduire comme si j'étais en bonne santé. Le relatif tient compte des événements, des éléments de chaque situation et, parmi ces éléments, il y a ce que je suis moi: mes dons, mes lacunes, mes capacités, mes limites, limites intellectuelles, limites énergétiques, etc. Cela doit être complètement accepté; il n'y a que l'ego pour ne pas accepter ce qui est, pour regretter de ne pas être encore plus beau, encore plus fort, encore plus dynamique, encore plus intelligent, encore plus brillant, encore plus efficace. Si je veux avoir, moi, la sainteté de saint Vincent de Paul, le regard divin de Ramana Maharshi, la puissance surhumaine de Gurdjieff, le charme irrésistible de Ramdas, la force intellectuelle et la culture scientifique et sanscrite de Swamidji, je suis comme la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf. C'est inévitable, mais c'est bien courant et bien répandu. Alors il n'y a plus de libération, il n'y a plus de dépassement de l'ego, il n'y a plus que la longue souffrance de se comparer toujours à celui qui est plus beau, plus intelligent, plus fort, etc.
...
N'importe quel être peut être parfait à l'intérieur de sa "médiocrité". C'est quand j'ai compris cela que j'ai été brusquement et totalement soulagé! Je m'installe définitivement dans ma vérité au lieu d'en souffrir et de comparer! Je suis ce que je suis.
...
Si vous êtes vraiment parfait dans le relatif, vous êtes dans l'absolu, il n'y a rien d'autre que le relatif accepté tel qu'il est, sans que le mental crée un second, sublime peut-être mais totalement illusoire.

Au-delà du moi - Arnaud Desjardins - "Jouer son rôle"


Cet extrait m'interpelle vraiment. Etre parfait à l'intérieur de sa "médiocrité". Vivre exactement là où je suis, ni plus, ni moins. Oui, mais aussi, savoir se dépasser... tout cela me pose question. Pascale 
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