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  • Princesse me croyant souvent grenouille, j'ai besoin de toucher au sens de cette vie, de m'ouvrir à ma véritable nature. J'essaie d'etre presente a  tout ce qui se presente a moi, avec curiosité, amour et joie...
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 00:04
Hauteville-octobre-2007-011.jpgHauteville-octobre-2007-012-copie-1.jpg


Hauteville-octobre-2007-013.jpg
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 23:46

 DE MA CHAMBRE

Hauteville-octobre-2007-001.jpg

 

Hauteville-octobre-2007-003.jpg

Hauteville-octobre-2007-004.jpg

     JARDIN DE MEDITATION

 

Hauteville-octobre-2007-005.jpgHauteville-octobre-2007-006.jpg


Hauteville-octobre-2007-007.jpg 














LES POISSONS D'ARNAUD

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 13:01

Voici un cadeau pour vous, en forme de poème, tel qu'il a surgi à l'aurore de ma jeunesse à partir d'une expérience précise et vivante qui a illuminé le but et le sens de la vie (Swâmi Prajnânpad):

divers-008.jpg

De la goutte d’eau à l’océan,
toute chose dans l’univers
immergé dans une extase éternelle,
s’élance vers la totalité :
 
Le bourgeon, rempli de parfum,
désire prendre la forme du fruit.
 
Le ruisseau, fou de joie,
court impétueusement vers la mer.
 
Les atomes de poussière chérissent
dans leur cœur l’espoir de devenir
chaînes de montagne.
 
La montagne s’essaye à toucher la lune
en lançant ses pics toujours plus haut.
 
La nouvelle lune brillante,
dans sa joie sans limites
se languit de devenir pleine lune.
 
Tout l’univers est enchanté à la vue
de ce jeu merveilleux de la totalité.
 
Pourquoi toi seul resterais-tu à l’écart,
ignorant,
passif,
insensible ?
 
Lève-toi, réveille-toi, ô vaillant,
regarde ce jeu, abandonne toute lâcheté !
 
Lance-toi en avant,
empare-toi de la connaissance
qui vient des trésors de la mère univers.
 
Remplis ton cœur jusqu’au bord
du chant d’un nouvel éveil.

 

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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 14:34


Disons qu'au lieu de chercher à aller bien: 
accepter d'aller mal.
Au lieu de chercher la béatitude: 
accueillir la réalité telle qu'elle est, 
aussi négative qu'elle puisse paraître
.
Accepter ce que l'on ressent 
au lieu de refouler.
C'est cela le point d'appui.
A partir du moment où l'on voit à quel point 
l'acceptation libère, 
on ne peut plus s'en passer.

Daniel Roumanoff

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 19:19

Arnaud-010.jpg


...Alors un beau jour, le Malin se lasse, et voyant qu'il est toujours perdant, il abandonne la partie."

Arnaud Desjardin - A la recherche du Soi p. 54-55 - éd de La Table Ronde.
"Celui que l'on a appelé Satan, l'Adversaire ou le Tentateur ou le Malin ou tout simplement le Mental, a une ruse, une seule, mais qui marche toujours: elle consiste, instant après instant, à nous souffler que l'évènement que nous sommes en train de vivre fait exception, que ce n'est pas la grâce du gourou, que c'est une difficulté, un contretemps, une épreuve, et que nous n'avons pas à l'accepter. Et comme il n'a qu'une seule ruse, il n'y a qu'une seul réponse à lui donner, toujours la même. Donnez-la lui en sanscrit, cela l'impressionnera encore plus ! A chaque fois, répondez: "Gourou kripa kevala, tout est la grâce du gourou...
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 19:13

Arnaud-AG-2007-009.jpg
Je reconnais l'émotion en tant qu'émotion ; elle ne m'obligera pas à agir. 
Je ne pactise pas avec les pensées qui sont le fruit de l'émotion. 
Je reconnais que l'émotion est là, donc mes pensées sont viciées, donc toute action qui matérialiserait ces pensées est viciée. 
Je ne réagis pas et la chaîne d'actions et de réactions s'arrête. "

- Arnaud Desjardins, Tu es cela, chapitre "Réaction, action, réponse"-

"Prenez l'émotion en tant que telle, c'est-à-dire dissociez-là de la situation que vous imaginez responsable de votre émotion. 
C'est un déplacement de l'attention : ne plus porter son attention sur les pensées liées à la situation mais la reporter sur l'émotion proprement dite. 
C'est une manière de casser le processus mécanique de l'émotion : un événement vient frapper mon monde intérieur, en fonction de mes prédispositions latentes, il déclenche une émotion, laquelle entraîne toute une série de pensées qui vont dans la même ligne que l'émotion (idées roses si c'est une émotion agréable, idées noires si c'est une émotion pénible). 
Ces pensées tournent autour de la situation que je rends responsable de ma perturbation intérieure ("si seulement il n'avait pas dit ça !"). 
Le premier travail que recommande Swâmiji, c'est de casser cette association fausse entre l'émotion et la situation, de cesser de croire que l'émotion provient de la situation, de considérer l'émotion en elle-même, indépendamment de la situation, de la ressentir; dans l'instant, telle qu'elle est. 
Il s'agit donc momentanément, tant que je suis sous le coup de l'émotion, de ne rien penser de la situation (ni même de l'émotion d'ailleurs). 
Je l'accueille telle qu'elle est, comme une énergie qui se manifeste en moi.
 
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 19:13

Acceptez-vous vous-même

« Quand, dans l’enfance, on nous a proposé une perfection que nous ne pouvions pas incarner, nous avons été divisés et nous nous sommes sentis défaillants par rapport à un idéal qui aurait été en fait flatteur pour notre vanité et nous aurait permis de nous sentir aimés et admirés par nos parents et notre entourage. Nous en arrivons donc à nous détester nous-mêmes d’être ce que nous sommes ou, selon une manière bien erronée de nous exprimer, de « n’être que ce que nous sommes ». Si j’étais autre – tout cela remonte à l’enfance -, je me sentirais tout le temps aimé, jamais critiqué, jamais refusé, et, qui plus est, admiré. Il y a scission entre ce que je voudrais être et ce que je suis, alors qu’en vérité, à chaque instant, je ne peux être que ce que je suis. Sur la base de cette division, qui n’a aucune valeur spirituelle et qui conduit au non-amour de soi, je ne peux pas progresser. Un être divisé ne peut pas croître, évoluer. Un être unifié inévitablement progresse.


C’est un point vraiment essentiel de ne surtout pas confondre l’amour heureux pour soi-même avec l’amour propre, la vanité ou la susceptibilité qui sont au contraire des marques flagrantes de non-amour de soi. Parce que je ne peux pas m’aimer moi-même tel que je suis, je deviens très vulnérable à l’admiration, à la louange ou, au contraire, à la critique. Nous pouvons bien sûr nous sentir déroutés au premier abord par un enseignement qui nous demande de nous aimer nous-même alors qu’on nous a toujours dit qu’il fallait s’oublier soi-même pour aimer les autres et que tout le mal venait justement de ce qu’on s’aimait soi-même au lieu d’aimer les autres. Par un étrange paradoxe, nous trouvons tout à fait normal qu’un sage nous aime d’un amour inconditionnel et absolu mais, nous, nous ne pouvons pas nous aimer parce que nous ne sommes pas ce que nous voudrions être ou ce que, selon les modèles qu’on nous a proposés, nous devrions être.


Il faut, d’une manière ou d’une autre, réussir à se pardonner complètement et à s’aimer soi-même inconditionnellement grâce à l’ensemble de toutes les pratiques d’une voie. »


Dialogue à deux voies, chap « Travailler avec les émotions »

Extrait de Les formules de Swâmi Prajnanpad commentées par Arnaud Desjardins
L’acceptation de soi-même
Ed La Table Ronde p 39 -40
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 21:26
La vie sans conditions
Dr Deepak Chopra
Juillet 2006
 
La guérison complète dépend de votre aptitude à cesser le combat.
 
Le moi = les images digérées sont devenues constitutive de mon identité, de ma personnalité. En ce moment-même, de nouvelles images, faites de ce que j'ai vu, entendu, touché, goûté et senti aujourd'hui deviennent constitutives de mon identité et de ma personnalité.
 
Une nouvelle pensée me transforme en nouvelle personne. 
 
L'esprit décide de nier une part de lui-même.
 
"Aussi inconcevable que cela puisse paraître à la raison ordinaire, vous et tous les autres êtres conscients en tant que tels, êtes tout dans le tout. De ce fait, cette vie qui est la vôtre, que vous vivez, n'est pas simplement un morceau de l'Univers dans son entier mais en est le tout, en un certain sens."
 
 "Vous êtes une partie d'un être éternel et infini. Vous pouvez donc vous jeter à plat au sol, étalé sur la Terre nourricière avec la conviction absolue de ne faire qu'un avec elle et qu'elle ne fait qu'un avec vous. Vous êtes aussi solide, aussi invulnérable qu'elle - en fait mille fois plus solide et invulnérable."
 
" Le sentiment du moi, du Je suis, est forcément primordial dans l'Univers et plus invulnérable que la Terre..." Erwin Schrödinger (physique quantique)
 
La nature est un miroir : l'observateur et l'observé.
 
"Réunissez votre pouce et votre index. Sentez-vous le pouce toucher l'index ou le contraire? C'est l'un aussi bien que l'autre, non? Dans un cas le pouce est l'expérimentateur, dans l'autre il est l'objet de l'expérience. Maintenant, posez-vous la question: Qui effectue la manoeuvre de passage de l'expérimentateur à l'objet observé? Puisque c'est vous qui menez l'opération, vous la dominez. Vous êtes plus vaste que l'expérimentateur, plus vaste qu'aucune série d'expérience. Quoi que vous soyez, vous ne trouverez que vous-même au-delà des choses que vous connaissez." Un Maître indien à ses disciples. Cette histoire me dit que mon histoire ne peut se limiter à cet esprit et à ce corps, qui me limitent aujourd'hui. Qu'est-ce que l'esprit sinon l'expérimentateur, celui qui connait? Et qu'est-ce que le corps, sinon l'objet de l'expérience, le connu? Si je peux faire passer mon attention de l'un à l'autre, alors il doit y avoir un "moi" qui n'est pas enfermé dans le dualisme entre l'esprit et le corps. Ce moi ne peut pas être découvert par des moyens simples. Je ne peux pas le regarder parce qu'il est dans mon oeil; je ne peux pas l'entendre puisqu'il est dans mon oreille; je ne peux pas le toucher puisqu'il est dans mon doigt. Alors que reste-t-il? Seulement la voix intérieure qui murmure: "va plus loin". En suivant ce chuchotement, je risque de me perdre dans un pays inconnu. Mais d'autre part, il se pourrait que je saute hors des frontières du temps lui-même. Alors je découvrirai, une fois pour toutes, si le temps est ma vraie demeure ou bien s'il est éternité.
  
En médecine :"Faire n'importe quoi plutôt que rien" est une attitude sans laquelle nous ne disposerions d'aucun des traitements existants. Mais que penser lorsque c'est ne rien faire qui est le traitement? C'est dans ces moments que l'Ineffable commence à se faire sentir.
L'Ineffable n'est nulle part ailleurs qu'en chaque personne.
 
Le simple fait d'observer que je ne suis pas seulement une poignée d'espace vide est un bon début. Quelque chose fait de moi un tout. Une sorte de colle ou de pôle magnétique empêche mes molécules de s'envoler en tout sens. Quelle est cette colle? Comment est-ce que je m'y prends pour m'organiser autour d'un centre stable et pourvu de sens?
  
Un instant est l'éternité
l'éternité est le maintenant.
Si tu vois au travers de cet instant,
tu vois au travers de celui qui voit.
Wu Men
  
Dehors, au-delà des idées
du bien et du mal faire
il y a un champ, je t'y attends.
Djalàl al-Din Rumi
 
 Lorsque tu es vivement conscient au travers de l'un des sens, reste dans la conscience. Sur un lit ou sur un siège, laisse-toi devenir sans poids, au-delà de l'esprit. Vois pour la première fois une personne fort belle ou un objet ordinaire. Au bord d'un puis profond, regarde ses profondeurs sans détourner les yeux jusqu'à l'émerveillement. En regardant simplement au sein du bleu du ciel, au-delà des nuages, l'éternité.
(techniques directement apportées par le Dieu Shiva)
 
Description d'une personne malade du cancer: "Tout au long de l'année dernière, j'ai eu conscience qu'une bataille faisait rage à l'intérieur de mon corps mais, dans mon coeur, j'étais comme le plus heureux et le plus insouciant des enfants. J'avais trouvé la partie de moi-même qui ne peut être touchée par le cancer. Je suis tellement plus que cette maladie, tellement au-delà d'elle. J'ai parfois l'impression de la maitriser à la perfection, d'autres fois je me contente de l'ignorer. Dans l'un ou l'autre cas, elle ne parvient pas à gâter mon sentiment d'être en vie et entier, bien que je sois entouré par le chaos et la destruction".
 
Il avait cessé de s'identifier à sa maladie!
...faire du cancer un tremplin!
  
On nous a appris à être "bien élevés" avant que nous ne souhaitions l'être. (Alice Miller)
  
Don
Suis-je heureux ou simplement conscient de mon devoir? Est-ce que j'attends en retour de la gratitude, des égards ou du respect? Ou bien est-ce que je laisse l'autre personne libre de ses sentiments, quels qu'ils soient, ou même de ne rien ressentir? Donner peut être la marque d'une liberté authentique, de la volonté de se contenter de moins pour qu'une autre personne ait plus. Mais un individu qui a appris à porter le masque de la générosité vit dans un esclavage total. Par rapport à quoi? Au souvenir de ce qu'il a dû faire pour que ses parents soient satisfaits.
 
Une vie véritablement vécue unit le coeur et l'esprit.
 
Dix mille fleurs au printemps
La lune en automne
Une brise légère en été
La neige en hiver
Si ton esprit n'est pas brouillé par l'inutile
Voici la meilleure saison de ta vie.
Wu Men
 
Dans la méditation, le yogi s'efforce de dégager le sentier des émotions, des sensations et des affects, débarrassant l'esprit des "choses inutiles" afin de pouvoir faire effectivement l'expérience du fond authentique de satisfaction intérieur... Toutes les fois qu'une personne réussit à mettre à l'unisson sa tête et son coeur, il y a yoga.
 
Chat
Lorsqu'un chat traque un moineau dans l'herbe, bondit et le manque, son corps tout entier réagit à la frustration. L'animal se met à faire des allers-retours, il agite nerveusement la queue, se lèche puis s'endort. Ces divers réflexes parviennent à "effacer l'ardoise" dans le système nerveux du chat et la prochaine fois qu'il chassera un oiseau, l'ombre de l'échec précédent sera inexistante.
 
Qu'est-ce que la splendeur de cet arbre, sinon la vôtre vue dans le miroir de la nature?
 
Avec chaque méditation, le yogi meurt et renait, ce qui est une manière de dire qu'il nettoie le miroir et le brandit pour réfléchir une lumière différente.
 
Le parent idéal
Un cri de colère rencontrerait un regard compréhensif disant: "je sais pourquoi tu es en colère" et dans cette compréhension muette, la colère irait son chemin puis se dissoudrait. Privés de cette interaction sensible et aimante, qui doit commencer dès la naissance, nous marchons blessés, tout le reste de notre vie, incapables de nous accepter, sans jamais vraiment savoir pourquoi.
 
Les vieux textes indiens disent souvent que lorsque nous pratiquons le yoga nous devenons notre propre parent. L'image de mourir à vos père et mère, si fréquemment évoquée dans les Upanishads, ne signifie pas qu'il convient de s'enfuir ou de leur tourner le dos. Il s'agit plutôt de se charger soi-même de ce rôle et de développer à l'intérieur de son coeur cette conscience capable de prendre et de donner qui façonne une personne à partir du matériau brut de l'existence.
 
Etre humain, disent les yogis, c'est faire l'expérience du silence unique sous-jacent à toute chose. En vérité, la vie est silence et dans la communion du silence, toute vie est soi-même.
 
L'oeil refuse de voir ce que le mental ne connaît pas.
 
...La réalité est la création personnelle de chacun.
...L'expérience spirituelle est celle dans laquelle la pure conscience se révèle comme faiseuse de réalité.
...Le miroir de la nature nous renvoie l'image de notre propre joie intérieure.
Le poète WBYeats a écrit: "Nous sommes heureux lorsqu'à chaque chose de l'intérieur de nous correspond une chose à l'extérieur".
  
Réitérant le déni émotionnel qui nous fut imposé pendant notre enfance, nous consacrons maintenant une énergie énorme à nous nier nous-mêmes.
 
E. Silver a mis au point une approche d'une simplicité désarmante. Elle expliquait à ses patients, d'une voix autoritaire, que la pharmacie interne du cerveau pouvait guérir tous les troubles, qu'elle allait leur donner une technique simple pour faire naître des drogues cérébrales qui viendraient à bout des douleurs chroniques les mieux enracinées. Puis elle leur demandait de fermer les yeux et d'imaginer qu'ils étaient en train de créer un afflux d'endomorphines à l'intérieur de leur tête mais qu'ils ne le libéraient pas. Il fallait fabriquer la bonne dose d'antidouleur. Pendant les quelques minutes suivantes, elle les tenait en haleine tandis qu'ils sentaient cette dose devenir de plus en plus importante; finalement, elle donnait un signal et chaque personne injectait un flot d'endomorphines dans son système sanguin. A ce moment, tous ou presque, se sentaient envahis par un brusque soulagement de la douleur comme si une dose massive de morphine leur avait été injectée.
 
La conscience humaine et la conscience cosmique ne font qu'un.
 
Chacun a donc bien le droit de se considérer comme le centre du cosmos et comme le détenteur de pouvoirs indicibles.
 
Les rishis ont découvert, il y a des siècles, qu'une personne peut simultanément participer de deux états de conscience. "A partir du moment où vous avez compris que le monde est votre propre projection, vous êtes libérés de lui," disait un gourou à ses disciples.
 
Vous n'êtes piégés que par votre habitude à prendre l'imaginaire pour le réel.
 
Les rishis se sentaient parfaitement à l'aise avec le fait quantique selon lequel notre monde matériel est d'abord bâti sur les vibrations d'un espace vide. Pourtant nous ne sommes pas encore habitués au fait védique selon lequel l'espace qui imprègne tout est intelligent.
 
Toute philosophie est fondée sur l'hypothèse que nous pensons mais il est tout aussi vraisemblable que nous soyons pensés.
 
Upanishads: "Je suis Cela, tu es Cela et tout ceci est Cela". (traduire Cela par le champs dans la physique quantique).
En dépit du pouvoir et de l'immensité sans borne du champ, il n'est besoin de nul effort pour le commander - c'est ce que nous faisons toutes les fois que nous avons une pensée. Mais pour acquérir une réelle maitrise, pour que notre désir le plus profond devienne vrai, nous devons nous engager dans la recherche d'un état supérieur de conscience. A l'instar de toutes les forces de la nature, la force de la conscience peut être faible ou forte. Elle est au plus fort chez les gens dont l'esprit s'identifie au champ, au plus faible chez ceux dont l'esprit est échoué à la surface de la vie. S'identifier pleinement au champ, voilà une bonne définition de ce qu'est l'illumination, la réalisation spirituelle. Alors disparaissent les entraves de la réalité immédiate. Et l'on est enfin libre de se joindre au jeu créatif de l'Univers.
 
Laisser votre désir revenir vers l'intérieur et soyez patient.
Laissez l'accomplissement venir à vous et
résistez doucement à la tentation de poursuivre vos rêves dans le monde.
Poursuivez-les dans votre coeur jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans le soi et laissez-les là.
Cela demande un peu de discipline, mais soyez simple et bon.
Soyez présent à votre santé et à votre bonheur intérieurs.
Le bonheur rayonne comme le parfum d'une fleur et
attire vers vous tout ce qui est bon.
Laissez votre amour vous nourrir, vous et autrui. Ne vous tendez pas vers les besoins de la vie 
- il suffit d'être tranquillement attentif et conscient d'eux. De cette façon, la vie coule plus naturellement et sans effort. La vie est là pour que l'on en jouisse.
 
Il faut tout d'abord être suffisamment honnête pour admettre que la vie n'est pas parfaite, d'ores et déjà.
 
Il faut saisir un détail très fin: s'éveiller implique un processus naturel qui n'a pas besoin d'être contraint. (Vous ne choisissez pas de vous réveiller le matin). Le processus se déroule à sa propre allure et souvent avec bien peu de signes extérieurs ou même aucun.
 
Etre-là est la plus haute des récompenses.
 
Puisque toute chose n'est faite que de conscience, annoncent les Upanishads, il n'est rien dans la création qui n'est pas moi.
 
Si je peux changer mon esprit et si le monde est fait de la même matière que lui, alors je peux changer le monde d'un simple mais stupéfiant coup de baguette magique.
 
...si vous êtes ignare quant à votre propre moi, celui-ci se rétrécira jusqu'à s'ajuster à la conception que vous avez de lui.
 
La pure conscience demeure intacte, même au coeur des pires et des plus violentes agressions infligées par la vie.
 
En tant qu'être libéré, chacun de nous a le choix d'accorder son attention soit à la partie changeante de l'esprit, soit à sa partie in-changeante.
 
La réalité m'invite sans déranger sa propre tranquillité et, pour savoir ce qu'elle chuchote, il me suffit d'être aussi tranquille qu'elle. 
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 20:30

divers-006.jpg

"Tout est différent. Il n'y a pas deux choses semblables. Dire deux, c'est déjà une erreur. Vous n'êtes plus le même qu'il y a une minute. Vous ne vous adressez plus à la même personne qu'il y a une minute. Tout change tout le temps. Chaque chose est unique". "Il n'y a pas deux feuilles du même arbre qui soient semblables, qui aient le même vert".

 
Si tout est différent, si l'autre est différent, alors il n'y a pas de comparaison possible ni de jugement de valeur, il n'y a ni reproche ni responsabilité ni culpabilité possible. Il n'y a plus de place non plus pour le remords et le ressentiment. Tous les jugements de valeur viennent de l'extérieur, de notre éducation, de la société.
 
L'opinion qu'une personne peut avoir de nous n'est fondée sur rien, l'opinion que nous pouvons avoir sur un autre n'est fondée sur rien. Comment en souffrir? A quoi cela rime-t-il de se reprocher de n'être pas assez beau, pas assez intelligent? Tout cela ne repose que sur des comparaisons qui n'ont aucun sens. On ne peut pas dire d'une personne qu'elle est bien ou qu'elle n'est pas bien, elle est ce qu'elle est et rien d'autre.
 
Si l'autre est différent, comment lui reprocher de ne pas répondre à notre attente? Comment attendre quoi que ce soit de lui? Quelqu'un nous a fait du mal, comment lui en vouloir alors qu'une minute après, il n'est déjà plus le même?
 
"Ne jugez pas parce qu'il est impossible de juger".
 
Dire "si j'avais cela en plus" ou "si j'étais à sa place" n'a aucun sens.
 
"Il n'y a qu'un seul sujet de méditation, c'est la différence".
 
On pourrait en tirer des conclusions pessimistes: il n'y a rien à faire, on est complètement isolé, aucune relation n'est possible avec qui que ce soit. Mais la différence est dans les formes et en réalité et intérieurement nous ne sommes pas séparés. "Différents mais non-séparés".
 
La séparation est une illusion de l'ego. Au départ, l'ego souffre de la séparation et cherche à compenser cette souffrance en niant la différence. On veut que l'autre réponde à notre attente. Le chemin d'élargissement et d'assouplissement de l'ego que Swâmidji propose consiste à reconnaître la différence et à prendre conscience de la non-séparation.
 
L'illustration classique de cette non-séparation, c'est la loi d'attraction. Swâmidji dit qu'un désir très fort obtient immanquablement satisfaction. La volonté, la détermination intérieure créent l'événement. Les choses se produisent. Comment cela se peut-il? Parce que nous ne sommes pas séparés. Parce que, fondamentalement, le monde est neutre et répond à la demande.
 
Il prend une forme en fonction de l'impulsion qui lui est donnée. Mais nous ne le percevons pas comme neutre, nous le percevons comme orienté, comme bon ou mauvais. Et ce jugement de valeur que nous portons sur le monde transforme le monde pour le faire correspondre au jugement que nous portons sur lui.
                                                           D. ROUMANOFF                                                   (frère disciple de A. Desjardins)
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