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Partage spirituel, philosophique, poétique, etc...

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Survivre à l'effondrement des illusions

Je viens de terminer le livre d'Emmanuel: Prendre soin du monde, dont le sous-titre est: Survivre à l'effondrement des illusions.

Il parle de "la dénégation du tragique". "Le réel est tragique par essence" mais on passe son temps à tout faire pour l'oublier,  surtout en espérant des jours meilleurs, dans tous les domaines, politiques ou quotidiens. Mais quand on se réveille, le réveil est brutal! Je me suis réveillée à ce tragique et j'en ai froid dans le dos, c'est vraiment  une sensation physique! Et alors, comment survivre à ça?

"En renonçant au confort idéologique: il est difficile de vivre dans un monde dénué de sens et il est difficile de donner un sens au monde quand nous commençons à le voir tel qu'il est. Le risque est donc toujours présent de transformer le désir qu'il y ait un sens en croyance qu'il y en a un, c'est à dire en illusion, en "opium" selon l'expression de Marx..."

"Trungpa fait allusion à cette "inclinaison de l'ego à interprêter tout ce qui le menace ou l'irrite de façon à neutraliser la menace ou la convertir en quelque chose de positif de son point de vue."

"Pourquoi tout espérer du monde futur? Qu'aura donc ce monde si radicalement différent du nôtre? Et si tout était là maintenant? S'il n'était pas nécessaire cde croire que le monde sera tellement meilleur demain pour faire exploser les barrières de son ego maintenant? Quel inconfort. Aurions-nous la capacité d'entrer dans cet inconfort? La force de laisser le tragique détruire tous les faux sens? Comme dit Chogyam Trungpa, il faut "travailler avec la déception, entrer dedans et en faire notre mode de vie, ce qui est loin d'être aisé". L"effondrement idéologique peut n'être qu'une amère désillusion qui laisse l'homme abattu, aigri ou amer ou, au contraire, se révéler être un effondrement salutaire qui permet de reposer la question du sens à un niveau plus profond."

J'en suis là aujourd'hui, dans ce "plus rien n'a de sens", inconfortable au possible, que je vis, jour après jour. En faire mon nouveau mode de vie? Difficile à imaginer. Cet état me mine de l'intérieur, me serre le coeur, me compresse, comme si j'étais de la terre glaise malaxée entre les mains de la vie. Bon, finalement cette image me plait et je vais en rester là pour ce soir. Il en sortira peut-être une belle potiche, qui sait?  


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L
Oui..il en sortira une belle potiche !<br /> car quand plus rien n'a de sens ( quand le mental ne décide plus du sens de la vie )..tout prend une nouvelle signification.<br /> <br /> Ma pensée t'accompagne .
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C
Pascale,<br /> je prends le temps d'aller sur ton blog, cela prolonge la conversation entamée hier dans les Bauges.<br /> Tout d'abord, j'aime beaucoup l'image de la potiche, la poterie, objet en terre qui sort des mains d'un créateur auquel on aura bien voulu s'abandonner...<br /> Ensuite, ce que tu vis, je l'ai vécu (il y a 5 ans je crois), et j'en parlais dans les mêmes termes que toi... <br /> Cette étape (très inconfortable) a marqué un changement irréversible.<br /> Hier, et maintenant encore, ce qui s'impose à moi par rapport à cela, c'est le "Pouvoir de l'Instant Présent". Je crois bien que cela <br /> rejoint ce que tu cites ("Et si tout était là maintenant? " et "reposer la question du sens à un niveau plus profond", etc.)<br /> Je t'embrasse, je suis de tout cœur avec toi,<br /> Caroline
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S
je calligraphie cette phrase en ce moment , bien maladroitement d'aiileurs..."La seule consolation est la vérité"...devine de qui elle est!Je t'embrasse fort. Sylvie
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