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Partage spirituel, philosophique, poétique, etc...

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Le Vedanta et l'inconscient

LE VEDANTA ET L'INCONSCIENT  d' Arnaud Desjardins 
lu en septembre 1998
 
(extraits)

 
Le disciple.
 
Un jour, commence à apparaître en vous, dans cette confusion, un personnage parmi les autres qui est d'une nature tout à fait différente en ce sens qu'il est susceptible de rester le même, avec le même but, les mêmes intérêts, tout au long de votre existence.
 
Dans cette confusion, ce désordre, dans cette inexistence qu'il faut d'abord découvrir, doit naître le disciple.
 
Le disciple en vous se conduit avec intelligence et sympathie pour tous les autres aspects de vous-mêmes. Que cela vous serve de critère. (La peur voile l'intelligence).
 
Ne torturez pas; ne soyez pas un dictateur. Ne martyrisez pas votre corps pour lui apprendre à se tenir droit, ne martyrisez pas votre sexe pour lui apprendre à ne plus tomber amoureux stupidement, ne martyrisez pas votre pensée parce qu'elle vagabonde et bondit ici et là, ne martyrisez pas vos émotions parce que vous ne pouvez pas accepter de reconnaître en vous la peur, la jalousie, le besoin infantile d'être aimé, la haine de ceux qui vous font souffrir. Ne torturez rien de tout cela. Transformez.
 
Le disciple, dès le départ, doit avoir l'aspiration à l'au-delà de l'ego.
 
Acceptez vos changements, acceptez votre instabilité, votre complexité, vos contradictions, acceptez sans crainte, sinon le mensonge commence et tout s'arrête.
 
Qui est plus ou moins libre aujourd'hui? Le disciple en vous par rapport à tous les autres aspects de vous-même. Ne l'oubliez jamais, sinon vous allez recommencer à dire "moi".
 
Le disciple en vous devient de plus en plus libre par rapport aux pensées, aux émotions, à la sexualité, aux exigences du corps, à l'inconscient.
 
Sachez reconnaître en vous le disciple.
 
La part de vous qui veut faire régner la terreur en vous-mêmes, par ambition, par orgueil, pour atteindre le but plus vite qu'il n'est possible, ne peut pas être le disciple.
 
Le progrès, c'est le progrès du disciple à l'intérieur de tout le reste de vous-même. Plus c'est vrai, plus c'est facile, moins c'est vrai plus c'est difficile.
 
 
L'hypnotiseur.
 
Nous sommes hypnotisés. Les Maîtres se sont éveillés. L'Hypnotiseur n'a plus pouvoir sur eux. Ils sont libres. Leur action devient spontanée. Ils font uniquement la volonté de Dieu.
 
Plus on est attentif, plus on se souvient.
                                                                 
POUR S'EVEILLER, IL FAUT D'ABORD, DURANT DES ANNEES, LUTTER POUR VEILLER.
 
La liberté vis-à-vis de la sexualité, ne signifie par forcément continence absolue mais liberté. Liberté par rapport à l'impulsion de manger, liberté par rapport au besoin de parler, liberté dans tous les domaines.
 
La première suggestion de cet hypnotiseur, c'est de vous faire oublier complètement votre Véritable Nature qui est, elle, libre, unifiée, heureuse et pleine d'un amour immuable pour tout et pour tous.
 
On ne change pas un véritable mouton en tigre. On change en tigre rugissant un bébé tigre qui se prenait pour un mouton.
 
Tous les êtres humains se prennent pour un pauvre homme nécessiteux, frustré, douloureux, vulnérable, imitant servilement les autres, influencé par une mentalité de troupeau alors que le tigre vit seul et indépendant.
 
Le Bouddhisme et l'Hindouisme n'admettent pas un enfer définitif. Tout être humain sera un jour sauvé, mais pas tout de suite.
 
            (Tout est bon pour prouver à chacun qu'il est si spécial. Alors comment voulez-vous qu'un si intéressant mouton ait envie de cesser d'être un mouton et de se retrouver tigre?)
 
Essentiellement vous êtes un, l'éveil est le retour à cette unité, mais dans le sommeil vous êtes extrêmement multiples.
 
Il n'y a ni "je", ni "tu", ni "il", ni "elle" dans le monde relatif. Ne l'oubliez pas. Seules s'expriment des impulsions, des pulsions, des émotions, des pensées, des désirs, des craintes, c'est tout.
 
Acceptez-vous en tant que changement incessant, acceptez-vous en tant que lieu où s'exerce la causalité.
 
 
La Connaissance.
 
La Connaissance se confond avec l'être. Ce n'est pas une connaissance qu'on a, c'est une connaissance qu'on EST.
 
S'il n'y avait pas de distinction entre "moi" et "tout le reste", tout serait changé, tous les problèmes seraient résolus, tous sans exception. (Cette disparition = éveil).
 
Partez dont de cette distinction entre vous et ce qui n'est pas vous et regardez, avec l'œil de la discrimination, tout ce qui vous entoure pour voir de mieux en mieux ce qui est irréel et ce qui est réel. Voyez d'abord avec ces yeux que tout change. Les pensées changent d'instant en instant, les émotions, l'équilibre biologique de toutes vos fonctions change et il en est ainsi pour tout: le changement, la multiplicité, la fragmentation indéfinie.
 
Ce qui est né n'existait pas et un jour n'existera plus. C'est vrai de tout, c'est vrai de chacun d'entre nous en tant que corps, c'est vrai de chacune de nos pensées. De ce que vous voyez, dites-vous: "J'élimine ce qui est né et qui donc mourra, j'élimine ce qui est fait, c'est à dire causé, produit, fabriqué. J'élimine ce qui est devenu, c'est-à-dire changeant, ayant une histoire soumise au temps. J'élimine ce qui est composé. Tout est composé." Ce qui reste, c'est ETRE-CONSCIENCE-BEATITUDE.
 
Chercher en nous ce qui est vraiment le "sujet" qui ne change pas.
 
Nos sensations sont des objets, nos émotions sont des objets et nos pensées sont des objets dont nous pouvons prendre conscience.
 
Toutes les images sont perçues par un seul organe qui est le mental. Le même mental apparaît comme un sujet percevant une infinité d'objets différents qui sont les images inscrites sur l'œil. Mais ce mental qui reconnaît est fait de toutes ces idées et ces idées elles-mêmes peuvent devenir objet pour un sujet qui les perçoit, qui se trouve dont plus intérieur que le mental, qui est capable de reconnaître qu'il y a l'idée de l'oiseau... Ce sujet qui voit les pensées en tant qu'objets peut-il, lui, être à son tour objet pour un autre sujet qui en prendrait conscience?
 
Si vous cherchez de plus en plus profondément à l'intérieur de vous, vous découvrirez le Sujet Ultime qui ne peut devenir objet de conscience pour rien, l'Ultime Conscience qui peut percevoir des phénomènes mais qui, elle, ne peut être perçue par rien.
 
(Vous confondez "Le Soi" avec votre expérience habituelle qui vous fait dire moi. Et vous ramenez la Conscience à ce qui est encore un objet dont un sujet pourrait prendre conscience).
 
Qu'est-ce qui, en vous, est Conscience absolument neutre et non affectée?
 
 
Le témoin.
 
Le spectateur est indescriptible et si vous ramenez le Spectateur à une réalité que vous puissiez décrire, ce n'est pas le Spectateur.
 
Le témoin, comme un miroir, est parfaitement neutre. Il ne peut être décrit ou l'objet d'une autre conscience. Il n'est pas intel, moi, il est la lumière qui éclaire les objets, il n'est pas autre que les objets qu'il éclaire.
 
Attention à l'ego qui peut se croire témoin. On le reconnaît parce que de lui on peut dire "moi" "untel"... L'ego se sent toujours quelqu'un en face de quelque chose d'autre.
 
Les phénomènes quels qu'ils soient sont toujours des objets extérieurs à la conscience. (tristesse, douleur...).
 
La conscience est la même en chacun.
                                                     
Le sujet qui peut dire: "j'ai vu cette pensée, cette pensée a été pour moi objet de connaissance, j'ai discriminé le spectateur du spectacle", ce n'est pas l'ultime témoin.
 
L'être.
 
A tout ce qui se manifeste en moi je trouverai toujours, simplement parce que c'est là, si aléatoire que ce soit, je trouverai toujours comme ultime fondement: l'être, à quoi je ne peux rien rajouter. C'est le fondement même de toutes mes pensées, de toutes mes sensations, de toutes mes émotions, comme c'est le fondement de tout ce qui est extérieur à moi. Par conséquent en moi et hors de moi, c'est la même réalité.
 
Et je vois que tous ces objets en moi, sensations, pensées, émotions, désirs, impulsions sont des expressions de l'Etre mais n'existeraient pas si je n'étais pas aussi en tant que Conscience, puisque ce sont des formes de ma conscience.
 
L'Etre et la conscience, en nous, sont la même chose.
 
 
La joie.
 
Toutes les joies heureuses vers lesquelles nous tendons ont toujours été relatives. Toutes nos joies sans exception, tous nos bonheurs ont toujours été nés, faits, devenus, composés. Si à: "Pourquoi êtes-vous si heureux?" vous pouvez donner une réponse, ce n'est pas ananda.
 
Ananda, c'est cette joie qui est notre véritable nature que nous cherchons à travers diverses choses, voyages, amour, réussite, etc... Cette joie que tout le monde cherche se révèle là, absolue.
 
La réalisation c'est la vision de ce monde comme un mirage, où rien, jamais, ne pourra vous donner, en soi, le bonheur suprême. Et inversement, si ce monde est vu comme un mirage, la souffrance disparaît. Il n'est plus question d'intérieur, d'extérieur, tout a disparu et ananda triomphe.
 
 
Lucidité. Vigilance.
 
Derrière toutes les peurs, derrière tous les désirs, derrière tous les problèmes, derrière tout ce qui fait votre existence, il y a Cela.
 
Cette vigilance doit être absolument impersonnelle, impartiale, n'éliminant rien, ne refusant rien, pareille à un miroir. A ce moment là il n'y a plus ni amis, ni ennemis.
 
Rien n'est laissé à l'écart, rien. 
                         
Cœur affamé n'a pas d'oreilles. Mental affamé n'a pas d'oreilles. On peut parler, il ne peut pas entendre. Quand on est affamé, on demande, on demande, on demande et c'est cela qui empêche d'entendre.
 
Vous êtes déjà le but. Simplement, vous êtes plus ou moins prêts à entendre ce que je dis.
 
Plus vous acceptez, plus vous êtes libres.
 
Vous êtes victimes d'un malentendu et mon action consiste à dissiper ce malentendu et de vous rendre possible, peu à peu, d'entendre.
 
Ce sont les demandes de votre cœur affamé qui vous empêchent d'entendre et qui doivent faire silence.
 
Essayer de mettre en pratique. Lorsque tout va bien ou lorsque tout va mal. Essayez de vous souvenir que tout est déjà là et que la dimension intérieure est toujours ouverte. Réalisez-le une fois: ce sera inoubliable.
 
N'entrez pas en conflit; que ce qui se passe au niveau du corps physique, au niveau des peurs, des désirs, du cœur, des émotions, s'accomplisse. Que ce qui se passe au niveau des pensées s'accomplisse. Mais, moi, je suis la Conscience. Et, par vous même, vous ferez un miracle. Vous transformerez votre limitation en illimitation.
 
La clé est entre vos mains. Cette clé, c'est de reconnaître les pensées en tant que pensées, les émotions en tant qu'émotions, les sensations en tant que sensations, c'est-à-dire en tant que chaînes de causes et d'effets. Qui souffre? Qui est emporté? Engagez-vous dans ce que j'appelle la verticale. Ici et maintenant, tout de suite, c'est là.
 
Vous aurez encore à moissonner le fruit de vos actions (les actions de l'ego), mais vous ne pourrez pas oublier qu'en vérité le problème est déjà résolu.
 
Le chemin est constitué par la répétition de ces moments où vous aurez, sans discuter les circonstances, choisi, au lieu de piétiner sur place et de tourner en rond, de vous engager dans la dimension intérieure, jusqu'à ce que toutes vos peurs, tous vos désirs, tout ce qui vous constitue, ait entendu la vérité.
 
Ecoutez la voie du cœur affamé, du mental affamé. N'essayez pas de la faire taire. Ecoutez-la mais écoutez aussi le disciple en vous. Il a un allié tout puissant, c'est la Vérité profonde...
 
 
Souffrance.
 
Tant qu'on est en conflit, on souffre.
 
La Vérité Absolue, c'est la Vérité relative. Les pensées sont l'expression du Non-Mental, la forme est l'expression du Vide. La souffrance est une expression de la Béatitude. Un jour, vous le verrez!
                                                            
Passer entièrement du côté de la souffrance au point qu'il ne reste plus une personne distincte pour souffrir.
 
Comment échapper à la fournaise de l'Enfer. "Sautez dans les flammes, là où elles sont les plus hautes!".
 
Tenez tout à la fois: l'horizontale et la verticale, les formes, les sensations, les émotions, les pensées, les demandes et le Témoin et la Conscience.
 
Faire silence: Concentrez toute votre attention sur votre respiration; concentrez toutes votre respiration sur un centre à l'intérieur de votre organisme; retirer votre attention et la périphérie, des associations d'idées, des objets des sens. Calmez les agitations du mental.
 
 
 
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S
Je viens de lire des passages de ces extraits de livre d'Arnaud . Je te remercie pour ces morceaux choisis ...J'y reviendrai! <br /> Avec toi tendrement<br /> SYlvie<br /> PS : tes photos sont magnifiques !
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S
Ah oué.
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